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Papes, Pères du désert et docteurs

Les auteurs.

Les écrits qui nourrissent l'encyclopédie viennent d'une longue chaîne de témoins, de l'école d'Alexandrie aux grands maîtres spirituels coptes contemporains.

Portrait ou icône de Sa Sainteté Chenouda III
1923 – 2012
01117ᵉ Pape d'Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc

Sa Sainteté Chenouda III.

Sa Sainteté est né le 3 août 1923 en Egypte.

Dès l’âge de 16 ans Sa Sainteté le Pape est très actif dans le mouvement de l’école du dimanche, dont la tâche est de donner une éducation chrétienne aux enfants et aux familles au sein de l’église orthodoxe copte.

En juillet 1954, il répond à l’appel de la vie monastique et choisit la solitude du désert égyptien au monastère de la Vierge dit des Syriens au désert de Scété. Prenant comme exemple Saint Antoine le grand, il portera son nom lors de son ordination à la prêtrise devenant Abouna Antonios, Père Antoine.

En 1956 Père Antonios commence une vie complètement solitaire dans la consécration à Dieu, la prière et le jeûne. Il devient ermite et vit dans une grotte qu’il creuse et aménage lui-même, donnant tout son temps à Dieu dans l’étude et la prière, dormant sur une pierre, vivant comme les premiers Pères du désert.

En septembre 1962, le Père Antonios est appelé au Caire par le pape et patriarche d’Alexandrie Cyrille VI, lui-même ancien ermite et il est consacré évêque sous le nom de Shenouda, chargé de l’éducation chrétienne.

Le 14 Novembre 1971, il est élu par l’Eglise et la Grâce divine 117ème pape d’Alexandrie et patriarche de la Prédication de Saint Marc, succédant à Cyrille VI. Il meurt le 17 mars 2012 à l'âge de 88 ans.

Que ses prières et ses intercessions soient avec tous ses enfants qui invoquent son nom.

Portrait ou icône de Saint Jean Chrysostome
vers 344/349 – 407
02Archevêque de Constantinople, Père de l'Église

Saint Jean Chrysostome.

Saint Jean Chrysostome, né à Antioche entre 344 et 349, et mort en 407 près de Comana, a été archevêque de Constantinople et l'un des pères de l'Église.

Son éloquence est à l'origine de son surnom de « Chrysostome » (en grec ancien χρυσόστομος/chrysóstomos, littéralement « Bouche d'or »). Sa rigueur et son zèle réformateur l'ont conduit à l'exil et à la mort.

C'est un saint et un docteur de l'Église catholique, de l'Église orthodoxe et de l'Église copte.

Déposé, exilé de son vivant par l'autorité politique, Jean Chrysostome est un des saints les plus marquants de l'Église orthodoxe.

Portrait ou icône de Saint Basile le Grand
329 – 379
03Évêque de Césarée, Père cappadocien

Saint Basile le Grand.

Basile de Césarée, appelé également Basile le Grand (surnommé « le Grand » dès son vivant), né en 329 et mort selon la tradition le 1er janvier 379 à Césarée de Cappadoce, est l'un des principaux Pères de l'Église.

Fondateur d'un monastère dans la région du Pont, sur la mer Noire, il est l'auteur d'une règle, connue comme la règle de saint Basile, qui est devenue la principale règle monastique de l'Église d’Orient et qui a partiellement inspiré la règle de saint Benoît en complément de l'importation du cénobitisme de Saint Pacôme par la traduction latine de Saint Jérôme dans l'Occident chrétien. Il pratiqua l'ascèse toute sa vie.

En 370, il devient évêque de Césarée. Son engagement pendant la famine, les institutions qu’il crée et qui portent son nom, la Basiliade, en ont fait l'un des précurseurs du christianisme social.

Il défend la foi de Nicée contre l’arianisme et écrit des traités sur le Saint-Esprit, développant la théologie de la Trinité. Il cherche autant qu'il est possible à pacifier les divisions au sein de l’Église. Il est considéré avec Grégoire de Nazianze et Grégoire de Nysse comme l'un des trois « pères cappadociens ».

Portrait ou icône de Saint Athanase l'Apostolique
vers 296/298 – 373
04Pape et Patriarche d'Alexandrie

Saint Athanase l'Apostolique.

Athanase d'Alexandrie (Αθανάσιος), né vers 296-298 et mort le 2 mai 373, dit le Grand, est évêque (pape et patriarche) d'Alexandrie du 8 juin 328 à sa mort (malgré cinq exils).

C'est une figure majeure du christianisme antique : l'Église copte orthodoxe l'appelle l'« Apostolique », le « Phare de l'Orient » et la « Colonne de la foi ».

Les autres Églises orthodoxes le comptent parmi les quatre grands docteurs de l'Église. L'Église catholique le compte parmi ses trente-six Docteurs et un des Pères de l'Église.

Portrait ou icône de Saint Augustin
354 – 430
05Évêque d'Hippone, docteur de l'Église

Saint Augustin.

Saint Augustin, né dans le municipe de Thagaste (actuelle Souk-Ahras, Algérie) le 13 novembre 354 et mort le 28 août 430 à Hippone (actuelle Annaba, Algérie), était un philosophe et théologien chrétien de l’Antiquité tardive, évêque d’Hippone, et un écrivain latin, né d'un père citoyen romain et d'une mère berbère, sainte Monique.

Il est l’un des pères de l’Église latine et l’un des 33 docteurs de l’Église.

Son tombeau se trouve à Pavie. Après saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et le développement du christianisme occidental . Il a été également le penseur le plus lu au Moyen Âge.

Il fut baptisé par Saint Ambroise, évêque de Milan, dans la nuit du 24 au 25 avril 387.

Après la mort de sa mère, Augustin décide de se rendre à Rome. Il y reste un an avant de revenir en Afrique pendant l’été 388.

Portrait ou icône de Saint Macaire le Grand
vers 300 – 391
06Père du désert de Scété

Saint Macaire le Grand.

Macaire de Scété, ou Macaire le Grand moine égyptien du IVe siècle et « Père du désert ». On l'appelle aussi « l'Égyptien » pour le distinguer de son homonyme et contemporain Macaire d’Alexandrie avec qui il est souvent confondu. De nombreux apophtegmes rapportent ses paroles ou ses actions. Il est considéré comme l'un des pères du monachisme.

Originaire de la Haute-Égypte où il semble être né au tout début du IVe siècle, confiseur de formation, il devint vers l’âge de trente ans membre d’une colonie monastique qui peuplait le désert de Scété à l’ouest du delta du Nil à l'endroit appelé depuis Deir Abu Makar. Disciple de saint Antoine, remarqué pour sa sainteté précoce, on lui avait attribué le surnom de « jeune vieillard ».

Prêtre à 40 ans, il possédait les charismes de guérison et de prophétie. Fermement opposé à l'hérésie arienne, il fut, vers 374, exilé dans une île du Nil par l'évêque Lucius d'Alexandrie. Il put cependant revenir au désert pour y finir ses jours, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans. C'est pendant cette dernière période qu'Évagre le Pontique fut son disciple. Il mourut vers 391.

La Légende dorée rapporte qu'ayant tué une puce qui l'avait piqué, il demeura nu dans le désert durant six mois pour expier de s'être ainsi vengé du mal qu'elle lui avait fait.

Il aurait offert aux hommes qui s'attachaient à lui la voie d'un semi-anachorétisme, c'est à dire la formation de colonies d'ermites, afin de faciliter le soutien logistique tout en préservant la solitude.

Portrait ou icône de Saint Jérôme
vers 347 – 420
07Traducteur de la Vulgate, docteur de l'Église

Saint Jérôme.

Saint Jérôme, connu principalement pour avoir traduit la Bible en latin (la Vulgate), est également respecté dans la tradition copte pour son immense contribution à la diffusion des Écritures et à la préservation des textes sacrés. Né vers 347 en Dalmatie, il a voyagé à travers le monde chrétien, visitant entre autres les déserts d'Égypte, où il a été fortement influencé par les moines coptes. Leur mode de vie ascétique et leur dévotion ont inspiré son propre engagement spirituel, et il a contribué à l'introduction de la vie monastique en Occident.

Dans la tradition copte, Saint Jérôme est vu non seulement comme un érudit, mais aussi comme un défenseur ardent de l'orthodoxie chrétienne face aux hérésies de son époque. Il a entretenu une correspondance avec de nombreux théologiens orientaux et a pris une position ferme lors des débats théologiques, particulièrement sur les questions liées à la nature du Christ et la Trinité, des débats qui ont façonné les conciles de l'Église universelle.

Bien que sa vie soit souvent associée à l'Occident, Saint Jérôme est également perçu dans l'Église copte comme un modèle de sainteté et d'érudition, exemplifiant une foi profonde ancrée dans l'amour des Écritures et une vie de renoncement.

Portrait ou icône de Saint Justin de Naplouse
vers 100 – vers 165
08Philosophe et martyr, apologiste du IIᵉ siècle

Saint Justin de Naplouse.

Saint Justin, né vers l'an 100 à Flavia Neapolis (l'antique Sichem, aujourd'hui Naplouse) dans une famille païenne de colons grecs, parcourut les écoles stoïcienne, péripatéticienne, pythagoricienne puis platonicienne avant de rencontrer, au bord de la mer, un vieillard qui lui révéla les prophètes et le Christ. Il devint ainsi le premier philosophe chrétien à mettre la culture grecque au service de la foi.

Établi à Rome, il y ouvrit une école et rédigea les trois écrits que l'Antiquité lui reconnaît avec certitude : deux Apologies adressées à l'empereur Antonin le Pieux puis au Sénat romain, et le grand Dialogue avec le Juif Tryphon. On y trouve les plus anciens témoignages détaillés sur le baptême et l'eucharistie des chrétiens, ainsi que la doctrine du Verbe « semé » dans toute sagesse humaine, qui fera de lui une référence pour Clément d'Alexandrie et pour l'école catéchétique copte.

Dénoncé par le philosophe cynique Crescens, il fut décapité à Rome vers 165 avec six de ses compagnons : de là son nom de Justin Martyr. L'Église copte orthodoxe l'honore parmi les défenseurs de la foi qui, avant les grands conciles, ont montré que la recherche de la vérité conduit au Christ.

Portrait ou icône de Saint Ignace d’Antioche
vers 35 – vers 108
09Évêque d’Antioche, Père apostolique et martyr

Saint Ignace d’Antioche.

Saint Ignace, surnommé Théophore — « le porteur de Dieu » —, fut le troisième évêque d’Antioche, disciple des apôtres selon la tradition. Condamné sous l’empereur Trajan, il fut conduit d’Antioche à Rome pour être livré aux bêtes dans l’amphithéâtre. C’est au cours de ce long voyage, escorté par des soldats, qu’il écrivit les sept épîtres authentiques qui font sa gloire : aux Éphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Romains, aux Philadelphiens, aux Smyrniens et à saint Polycarpe.

Ces lettres sont parmi les plus beaux témoignages de l’Église naissante : Ignace y affirme la réalité de la chair du Christ contre les docètes, exhorte à l’unité autour de l’évêque, des prêtres et des diacres, et emploie le premier l’expression « Église catholique ». Dans l’épître aux Romains, il supplie les chrétiens de ne pas empêcher son martyre : « Laissez-moi être broyé sous la dent des bêtes, froment de Dieu, pour devenir le pain du Christ. »

Vénéré comme martyr par toutes les Églises, il tient une place particulière dans la conscience copte : Antioche et Alexandrie, les deux grands siècles apostoliques d’Orient, partagent la même foi et la même mémoire des Pères. Son enseignement sur l’eucharistie « aliment d’immortalité » résonne avec la spiritualité liturgique de l’Église copte orthodoxe.

Portrait ou icône de Saint Cyprien de Carthage
IIIᵉ siècle – 258
10Évêque de Carthage, martyr

Saint Cyprien de Carthage.

Saint Cyprien de Carthage, né au IIIe siècle, est un évêque et martyr vénéré dans la tradition copte pour son rôle déterminant dans la défense de l'Église face aux persécutions romaines et aux schismes internes. Converti au christianisme après une carrière brillante comme avocat, il devint rapidement évêque de Carthage et se distingua par sa sagesse pastorale et son zèle pour l'unité de l'Église. La tradition copte se souvient particulièrement de lui pour ses écrits théologiques et ecclésiologiques, notamment sur la nature de l'Église, qu'il voyait comme une communauté unifiée et sainte, sous la direction des évêques.

Saint Cyprien est également reconnu dans l'Église copte pour son ferme engagement face aux persécutions de l'empereur Dèce. Durant cette période, il défendit les chrétiens apostats qui cherchaient à réintégrer l'Église, en affirmant un équilibre entre miséricorde et discipline. Sa doctrine sur la réconciliation des pécheurs, articulée dans ses écrits, a eu un impact durable sur la théologie ecclésiastique orientale.

Martyrisé en 258 après avoir refusé d’abjurer sa foi, Saint Cyprien est perçu dans la tradition copte comme un modèle de courage, de fidélité à la foi et de dévotion à l'Église. Son exemple a inspiré de nombreuses générations de croyants, et il est célébré comme un saint protecteur de l’unité ecclésiale et de la défense de l’orthodoxie chrétienne.

Portrait ou icône de Saint Grégoire de Nysse
IVᵉ siècle
11Père cappadocien, théologien de la théosis

Saint Grégoire de Nysse.

Saint Grégoire de Nysse, l’un des Pères cappadociens, est vénéré dans la tradition copte pour sa profonde contribution à la théologie trinitaire et à la compréhension mystique de la foi chrétienne. Né au IVe siècle, il était le frère cadet de Saint Basile le Grand et un proche de Saint Grégoire de Nazianze. Dans la tradition copte, il est particulièrement reconnu pour sa défense de l’orthodoxie face aux hérésies, notamment l'arianisme, et son rôle dans les débats théologiques des conciles œcuméniques, y compris celui de Constantinople en 381, qui affirma la divinité du Saint-Esprit.

Les enseignements mystiques de Saint Grégoire, notamment son concept de la "théosis" (divinisation) et sa vision de la montée perpétuelle vers Dieu, résonnent profondément dans la spiritualité copte. Ses écrits sur la vie spirituelle et le cheminement de l’âme vers la perfection ont influencé les moines et les ascètes de l'Église copte, qui voyaient dans ses œuvres une réflexion sur l'expérience de la prière et de la communion avec Dieu.

Saint Grégoire de Nysse est aussi célébré pour son amour de la création et sa vision de l’humanité comme image vivante de Dieu. Dans la tradition copte, il est perçu comme un théologien qui a su allier la rigueur doctrinale et une profonde spiritualité mystique, offrant ainsi une voie vers la connaissance de Dieu qui intègre à la fois la théologie et l'expérience intérieure de la foi.

Portrait ou icône de Saint Ambroise de Milan
IVᵉ siècle
12Évêque de Milan, docteur de l'Église

Saint Ambroise de Milan.

Saint Ambroise de Milan, né au IVe siècle, est honoré dans la tradition copte pour son rôle décisif en tant qu'évêque et défenseur de l'orthodoxie chrétienne, ainsi que pour sa profonde influence sur la liturgie et la théologie de l'Église. Évêque de Milan, il fut un pasteur actif, réputé pour sa fermeté dans la défense de la foi contre l'arianisme, une hérésie qui niait la divinité du Christ. Son autorité morale et spirituelle a marqué son époque, et il est particulièrement vénéré pour avoir joué un rôle central dans la conversion de Saint Augustin, l'un des plus grands théologiens de l'Église.

Dans la tradition copte, Saint Ambroise est également admiré pour ses écrits théologiques et spirituels. Ses œuvres sur la Trinité, l'Incarnation, et la nature de l'Église sont considérées comme des piliers de la doctrine orthodoxe. Il a promu une vision équilibrée de l'autorité ecclésiastique, où l'évêque devait défendre la vérité tout en étant un serviteur du peuple de Dieu. Son courage face à l'empereur Théodose, qu'il exhorta à la repentance après le massacre de Thessalonique, est vu comme un exemple de l'indépendance spirituelle de l'Église face au pouvoir politique.

Enfin, Saint Ambroise est célébré dans l'Église copte pour sa contribution à la liturgie, notamment par l'introduction du chant antiphonal, qui influença profondément le culte chrétien. Sa vie d'évêque, combinant sagesse théologique et piété profonde, fait de lui un modèle de sainteté et de leadership spirituel, toujours vénéré dans la tradition copte comme un défenseur de la foi et de la justice chrétienne.

Portrait ou icône de Son Éminence Anba Pichoï
XXᵉ – XXIᵉ siècle
13Métropolite de Damiette, Kafr El-Sheikh et Barari

Son Éminence Anba Pichoï.

Son Éminence Anba Pichoï, né en 1942 et décédé en 2021, fut un éminent évêque de l'Église copte orthodoxe, connu pour son engagement spirituel et pastoral. Il a servi avec dévotion, contribuant à l'enseignement et à la formation des fidèles dans la tradition orthodoxe copte, tout en incarnant un modèle de vie chrétienne centrée sur la prière et la piété.

Anba Pichoï portait le nom de Saint Pichoï, une figure monastique vénérée dans l'Église copte. Son ministère reflétait cet héritage spirituel monastique, avec un profond attachement à la prière, à l'ascèse et à la vie spirituelle, éléments clés de la tradition copte. Il est resté un guide spirituel pour ceux cherchant à approfondir leur foi.

Sous sa direction, il a su maintenir l'unité et la fidélité aux enseignements de l'Église, tout en servant les besoins de la communauté copte avec compassion et sagesse. Son souvenir reste vivant parmi les fidèles pour sa sagesse et son dévouement à la transmission des valeurs chrétiennes.

Portrait ou icône de Saint Cyrille d'Alexandrie
vers 376 – 444
1424ᵉ Pape d'Alexandrie, Pilier de la foi

Saint Cyrille d'Alexandrie.

Saint Cyrille d'Alexandrie, l'un des plus grands théologiens de l'Église copte et un Père de l'Église universelle, est vénéré pour son rôle central dans la défense de l'orthodoxie chrétienne, notamment lors des controverses christologiques du Ve siècle. Patriarche d'Alexandrie, il est surtout connu pour son opposition à Nestorius, qui séparait la nature divine et humaine du Christ. Saint Cyrille, dans la tradition copte, est reconnu pour avoir affirmé avec force l'union hypostatique des deux natures du Christ, divine et humaine, une doctrine confirmée au Concile d'Éphèse en 431, où il joua un rôle clé. Sa défense de la Mère de Dieu, proclamant Marie comme Theotokos (Mère de Dieu), est une pierre angulaire de la foi copte.

Dans la tradition copte, Saint Cyrille est également célébré pour ses écrits théologiques profonds, notamment ses commentaires sur l'Évangile de Jean, ainsi que ses lettres et homélies qui exposent avec clarté les mystères de la foi chrétienne. Son œuvre théologique est empreinte de dévotion et de rigueur intellectuelle, et il est vu comme un père spirituel qui a guidé l'Église copte à travers des temps de grandes divisions théologiques. Ses écrits ont non seulement combattu les hérésies, mais ont aussi renforcé la doctrine orthodoxe de l'Église, ce qui lui vaut le titre de "Pilier de la Foi" dans la tradition copte.

Saint Cyrille est surtout un modèle de courage et de leadership spirituel pour l'Église copte. Sa ténacité à défendre la foi, malgré les conflits politiques et ecclésiastiques, a préservé l'intégrité doctrinale de l'Église d'Alexandrie. Il est honoré comme un champion de l'unité de l'Église et un défenseur inébranlable de la vérité chrétienne, laissant un héritage spirituel profondément ancré dans la théologie et la piété coptes.

Portrait ou icône de Saint Denis l'Aréopagite
Iᵉ siècle
15Évêque d'Athènes, disciple de saint Paul

Saint Denis l'Aréopagite.

Saint Denis l'Aréopagite, selon la tradition copte, est vénéré comme l'un des premiers convertis au christianisme en Grèce et un théologien mystique dont les écrits ont eu une profonde influence sur la pensée chrétienne. Selon les Actes des Apôtres, il fut converti par l'apôtre Paul après son célèbre discours à l'Aréopage d'Athènes. Saint Denis, impressionné par l'enseignement de Paul sur le "Dieu inconnu", devint l'un de ses disciples et fut consacré comme le premier évêque d'Athènes puis de Paris. Dans la tradition copte, il est perçu comme un exemple de conversion intellectuelle, passant du paganisme à une foi chrétienne enracinée dans la contemplation et la théologie mystique.

Les écrits attribués à Saint Denis, connus sous le nom de Corpus dionysien, occupent une place importante dans la tradition copte pour leur contribution à la théologie mystique. Ses œuvres, telles que La Hiérarchie céleste et Les Noms divins, explorent la nature ineffable de Dieu et la hiérarchie des anges, tout en proposant une voie de purification, d'illumination, et d'union avec Dieu. Cette approche mystique a résonné profondément dans la spiritualité copte, influençant les moines et les théologiens dans leur quête d'une communion plus intime avec le divin.

Dans l'Église copte, Saint Denis l'Aréopagite est honoré non seulement pour ses écrits théologiques, mais aussi pour sa vie de foi. Il est vu comme un exemple de sainteté, alliant intellect et spiritualité, et son œuvre continue de nourrir la contemplation et la compréhension mystique du Christ dans la tradition orientale. Sa vision de l’union avec Dieu à travers la prière et la connaissance divine est une pierre angulaire de la spiritualité chrétienne copte.

Portrait ou icône de Saint Jean Climaque
vers 579 – 649
16Higoumène du Sinaï, auteur de L'Échelle sainte

Saint Jean Climaque.

Saint Jean Climaque, également appelé Saint Jean de l'Échelle, est un moine et théologien du VIIe siècle particulièrement vénéré dans la tradition copte pour son œuvre spirituelle monumentale, L'Échelle Sainte (ou L'Échelle du Paradis). Il a passé la majeure partie de sa vie dans le désert du Sinaï, où il a pratiqué une vie d'ascèse rigoureuse avant de devenir higoumène (abbé) du monastère Sainte-Catherine. Son ouvrage, qui décrit le cheminement spirituel vers Dieu en trente étapes, est une source clé de la spiritualité monastique copte, guidant les moines dans leur lutte contre les passions et dans leur quête d’union avec Dieu.

Dans L'Échelle Sainte, Saint Jean Climaque propose un parcours de purification de l'âme, structuré en trois grandes phases : la lutte contre les passions, la pratique des vertus, et l'acquisition de l’union mystique avec Dieu. Ce modèle d’ascension spirituelle est au cœur de la spiritualité monastique copte, où les moines s'inspirent de ses enseignements pour avancer sur le chemin de la perfection chrétienne. Son œuvre met l'accent sur la prière, l'humilité, la patience, et le discernement, des vertus particulièrement prisées dans la tradition copte.

Saint Jean Climaque est également reconnu pour sa profonde humilité et son expérience mystique. Dans la tradition copte, il est considéré comme un père spirituel exemplaire, dont les conseils ont façonné des générations de moines et d'ascètes. Sa vision de la vie spirituelle, vue comme une échelle menant à Dieu, reste une image centrale dans la théologie et la pratique monastique de l'Église copte orthodoxe.

Portrait ou icône de Saint Pacôme le Père des Cénobites
vers 292 – 348
17Père du cénobitisme

Saint Pacôme le Père des Cénobites.

Pacôme le Grand, Pacôme de Tabennèse ou Tabennêsis (en latin Pachomius Tabennisiensis ou Tabennensis ; parfois Pachôme, en copte Pachom signifiant « grand aigle » ou « faucon du roi »), né en Thébaïde vers l'an 292, et mort le 9 mai 346, est généralement considéré comme le fondateur du cénobitisme chrétien, c'est-à-dire de la vie religieuse vécue en commun.

Au contraire de Saint Paul et Saint Antoine, Pacôme, est né vers 292 dans un village des environs de Kénèh, à Kénoboskion (actuelle Nag Hammadi dans la Haute-Égypte qui connaît peu le monde grec. Pacôme qui parle uniquement le copte, est d'origine modeste et élevé dans le paganisme.

À vingt ans, il est enrôlé de force dans les armées impériales de Constantin contre les Perses. Vers 314, démobilisé et sans ressource, il est recueilli par des chrétiens à Thèbes. Le païen qu'il est profondément touché par la charité et l'attention des chrétiens à l'égard de ceux qui souffrent. Il se convertit au christianisme et reçoit le baptême.

Il aime réciter la prière suivante : « Ô Dieu, créateur du ciel et de la terre ! Jette sur moi un regard de pitié ; délivre-moi de mes misères ; enseigne-moi le vrai moyen de me rendre agréable à tes yeux. Tout mon désir et tous mes soins seront de te servir et d'accomplir ta sainte volonté. »

Pacôme est un bon organisateur. Ses moines sont groupés — une vingtaine de membres — sous la direction d'un préposé, assisté d'un second. Ils habitent sous le même toit, exercent le même travail (tailleur, tanneur, scribe, agriculteur, etc.), obéissent au préposé et observent un ordre du jour commun. Chaque groupe a son pavillon. Sa règle est a fortement inspiré la règle de Saint Benoit en Occident.

Portrait ou icône de Saint Irénée de Lyon
IIᵉ siècle
18Évêque de Lyon, Père de l'Église

Saint Irénée de Lyon.

Saint Irénée de Lyon, né au IIe siècle, est un Père de l'Église respecté dans la tradition copte pour son rôle de défenseur de la foi orthodoxe et son opposition aux hérésies, notamment le gnosticisme. Originaire d'Asie Mineure, il fut disciple de Saint Polycarpe, lui-même disciple de l'apôtre Jean, ce qui le place dans une lignée apostolique directe. Envoyé en Gaule, il devint évêque de Lyon et travailla à fortifier l'Église face aux nombreuses influences hérétiques de l'époque. Son œuvre principale, Contre les hérésies, est une référence majeure dans la tradition copte, car elle défend vigoureusement la foi apostolique, l'unité de l'Église et la doctrine chrétienne authentique.

Dans Contre les hérésies, Saint Irénée démontre une grande érudition théologique en réfutant les enseignements gnostiques et en affirmant l'unité de Dieu et l'Incarnation véritable du Christ. Il y développe également une théologie de la récapitulation, selon laquelle le Christ, en devenant homme, a récapitulé en lui-même toute l'humanité, rétablissant ainsi l'ordre perdu par le péché d'Adam. Ce concept est en résonance avec la théologie copte, qui met l'accent sur la restauration de la nature humaine à travers l'œuvre rédemptrice du Christ.

Dans la tradition copte, Saint Irénée est vénéré non seulement pour ses contributions théologiques, mais aussi pour son engagement pastoral. Il est vu comme un modèle de foi inébranlable et de sagesse spirituelle, qui a su guider l'Église à travers des temps de crise. Sa défense de la tradition apostolique et son souci de préserver l'unité de l'Église font de lui un exemple de fidélité doctrinale et de dévouement pastoral, des qualités profondément appréciées dans l'Église copte.

Portrait ou icône de Saint Ephrem le Syrien
vers 306 – 373
19Diacre et hymnographe, « Harpe de l'Esprit »

Saint Ephrem le Syrien.

Saint Ephrem le Syrien, né au IVe siècle, est un diacre et poète théologien particulièrement vénéré dans la tradition copte pour ses hymnes et ses écrits spirituels empreints de mysticisme. Il est souvent surnommé la "harpe du Saint-Esprit" en raison de la beauté et de la profondeur de ses compositions, qui mêlent poésie et théologie pour exprimer les mystères de la foi chrétienne. Ses hymnes, écrits principalement en syriaque, sont une source d’inspiration pour la prière et la liturgie dans l'Église copte, reflétant une spiritualité fondée sur la pureté, la repentance, et l'humilité.

Saint Ephrem a joué un rôle crucial dans la défense de la foi orthodoxe face aux hérésies de son époque, comme l'arianisme et le gnosticisme. Dans ses écrits, il a souvent utilisé des images bibliques et des métaphores poétiques pour enseigner la théologie chrétienne aux fidèles, tout en réprimant les enseignements erronés. Son approche pastorale, combinant la profondeur théologique et la simplicité d’expression, a eu un impact durable dans l'Église orientale, y compris l'Église copte, qui valorise sa méthode pour transmettre les vérités spirituelles de manière accessible.

Dans la tradition copte, Saint Ephrem est aussi un modèle de vie ascétique et de service. Bien qu’il ait refusé la prêtrise, il a servi l'Église avec humilité en tant que diacre, enseignant et écrivain. Son engagement envers la prière, la charité, et l'étude des Écritures est vu comme un chemin vers la sainteté, et ses œuvres continuent d’inspirer les fidèles à mener une vie de dévotion et de repentir. Ses écrits, empreints de profondeur théologique et d'une grande piété, font de lui une figure bien-aimée dans la tradition copte.

Portrait ou icône de Son Eminence Anba Serapion
XXᵉ – XXIᵉ siècle
21Métropolite de Los Angeles

Son Eminence Anba Serapion.

Son Éminence Anba Serapion est un évêque de l'Église copte orthodoxe, largement reconnu pour son leadership spirituel et son service pastoral, particulièrement en tant qu'évêque du diocèse copte orthodoxe de Los Angeles, du Sud de la Californie et de l'Ouest des États-Unis. Né en 1951, il a été consacré évêque en 1985 par le Pape Shenouda III et s'est distingué par son engagement envers la croissance de l'Église copte en dehors de l'Égypte, notamment en Amérique du Nord.

Anba Serapion est également reconnu pour son érudition théologique et sa capacité à répondre aux besoins pastoraux dans un contexte multiculturel. Il a œuvré pour l'intégration des jeunes générations dans la vie de l'Église tout en maintenant les traditions spirituelles et liturgiques coptes. Son ministère est marqué par une attention particulière aux questions d'identité chrétienne, d'unité ecclésiale, et d'engagement social.

Sous sa direction, le diocèse a connu une croissance significative, avec la création de nouvelles églises, d'écoles et d'institutions spirituelles, et il continue d'être une figure inspirante pour les fidèles, grâce à son approche pastorale ancrée dans la tradition copte et ouverte aux réalités contemporaines.

Portrait ou icône de Son Eminence Anba Moussa
XXᵉ – XXIᵉ siècle
22Évêque de la Jeunesse

Son Eminence Anba Moussa.

Son Éminence Anba Moussa est l'évêque de la jeunesse de l'Église copte orthodoxe, une figure particulièrement aimée et respectée pour son engagement auprès des jeunes et son rôle dans la formation spirituelle de plusieurs générations. Né en 1938, il a été consacré évêque en 1980 par le Pape Shenouda III, avec pour mission spécifique de s'occuper des besoins spirituels des jeunes, un domaine dans lequel il s'est distingué par son dynamisme et sa capacité à établir des ponts entre les générations.

Anba Moussa est connu pour ses conférences, ses écrits et ses retraites spirituelles qui visent à inculquer des valeurs chrétiennes solides tout en répondant aux défis contemporains auxquels les jeunes sont confrontés. Il a joué un rôle clé dans le développement de la pastorale des jeunes au sein de l'Église copte, en établissant des programmes et des initiatives qui mettent l'accent sur la formation spirituelle, le service social, et l'intégration des jeunes dans la vie de l'Église.

Son approche pastorale, marquée par une écoute attentive et un engagement sincère, a permis à de nombreux jeunes de se sentir soutenus dans leur foi et dans leur vie quotidienne. Anba Moussa est toujours une figure centrale dans la vie spirituelle des jeunes coptes, inspirant par son amour de Dieu et son dévouement inébranlable à la mission de l'Église.

Portrait ou icône de Clément d'Alexandrie
vers 150 – 215
23Didascale de l'école d'Alexandrie

Clément d'Alexandrie.

Clément d'Alexandrie, né au milieu du IIe siècle, est un théologien et philosophe chrétien particulièrement vénéré dans la tradition copte pour son rôle dans la formation intellectuelle et spirituelle de l'Église d'Alexandrie. Il est l'un des pionniers de l'école catéchétique d'Alexandrie, une institution qui a joué un rôle crucial dans l'éducation théologique et dans la défense de la foi chrétienne face aux philosophies païennes et aux hérésies. Clément est connu pour son approche visant à harmoniser la foi chrétienne avec la philosophie grecque, affirmant que la raison et la révélation ne s'opposent pas, mais qu'elles mènent toutes deux à la vérité.

Ses œuvres majeures, notamment Le Pédagogue, Les Stromates, et Le Protreptique, sont très respectées dans la tradition copte pour leur contribution à la réflexion chrétienne sur la nature de Dieu, la vie éthique, et la quête de la connaissance divine. Il y développe une vision de la vie chrétienne qui intègre la discipline intellectuelle et la sainteté personnelle. Clément enseigne que la foi n'est pas simplement un assentiment intellectuel, mais un chemin de transformation intérieure, menant à la gnosis, ou la connaissance de Dieu, qui est accessible par la purification du cœur et l'illumination de l'esprit.

Dans la tradition copte, Clément d'Alexandrie est perçu comme un modèle d'érudition et de piété. Sa capacité à dialoguer avec les cultures et les idées de son époque tout en restant fermement ancré dans la foi chrétienne fait de lui un exemple de défenseur de la vérité. Il est également respecté pour sa vision selon laquelle toute véritable connaissance mène à Dieu, et que la sagesse humaine, lorsqu’elle est éclairée par la foi, peut être un outil pour mieux comprendre les mystères divins.

Portrait ou icône de Saint Isaac le Syrien
VIIᵉ siècle
24Évêque de Ninive, père spirituel

Saint Isaac le Syrien.

Saint Isaac le Syrien, également connu sous le nom d'Isaac de Ninive, est un moine et mystique du VIIe siècle, profondément vénéré dans la tradition copte pour ses écrits spirituels et ascétiques. Né dans la région de Beth Qatraye (actuelle Qatar), il fut brièvement évêque de Ninive avant de se retirer pour mener une vie d'ermite, consacrée à la prière et à la contemplation. Ses œuvres, en particulier ses Discours ascétiques, sont une source d'inspiration pour la spiritualité monastique copte, mettant l'accent sur l'humilité, la miséricorde divine, et l'amour infini de Dieu pour l'humanité.

Dans la tradition copte, Saint Isaac est apprécié pour sa vision profondément mystique de la vie chrétienne. Il enseigne que la prière et la méditation sont les chemins les plus sûrs vers la connaissance de Dieu, et il encourage une vie de repentir et de renoncement aux choses du monde pour se concentrer pleinement sur la recherche de la présence divine. Ses écrits mettent un accent particulier sur la douceur de Dieu et son infinie compassion, affirmant que la miséricorde divine transcende toute compréhension humaine, un concept qui résonne fortement dans la spiritualité copte.

Saint Isaac est également reconnu pour sa sagesse et ses conseils sur la vie spirituelle intérieure. Il encourage les moines et les ascètes à ne jamais se décourager dans leur lutte contre les passions et à persévérer dans l'ascèse avec amour et patience. Ses enseignements, profondément ancrés dans la théologie mystique, continuent d'inspirer non seulement les moines, mais aussi tous les croyants cherchant à approfondir leur relation avec Dieu dans la tradition copte orthodoxe.

Portrait ou icône de Saint Cyrille VI
1902 – 1971
25116ᵉ Pape d'Alexandrie

Saint Cyrille VI.

Découvrez l'œuvre du Patriarche, le très saint Pape Cyrille, sixième du nom, Kyrellos de son nom copte, 116e successeur de Saint marc, prédécesseur de Sa Sainteté Chenouda III qu'il a lui même élevé au rang d'évêque.

Fondateur du monastère Saint Ménas (Mina) d'Alexandrie et de la grande cathédrale du Caire. Durant son siège sur le trône de Saint Marc, l'Egypte a reçu la bénédiction de l'apparition de la Sainte Vierge en l'Eglise Notre Dame de Zeitoun, apparition vue et reconnue à la fois par l'Eglise et le gouvernement égyptien et l'Eglise Copte a reçu les saintes reliques de l'Apôtre Saint Marc rendues à notre bienheureux patriarche.

Vous trouverez biensûr sa biographie ainsi que les récits qui ont été rapporté vis-à-vis de ces miracles effectué pendant son patriarcat. Le pape Cyrille VI est considéré en Egypte comme l'un des grands saints de l'Eglise copte orthodoxe et l'un des plus familiers. Pour nous il vient nous rappeler entre autres une citation connue : "La sainteté n’est pas pour hier ou pour demain, elle n’est pas pour un état particulier, elle est pour tout de suite, pour chacun et pour toutes les circonstances de la vie".

Que ses prières et ses intercessions soient avec tous ses enfants qui invoquent son nom.

Portrait ou icône de Saint Grégoire de Nazianze
vers 329 – 390
26Archevêque de Constantinople, le Théologien

Saint Grégoire de Nazianze.

Saint Grégoire de Nazianze, également appelé Grégoire le Théologien, est un Père de l'Église vénéré dans la tradition copte pour son rôle central dans la défense de l'orthodoxie trinitaire et sa profonde contribution théologique. Né au IVe siècle en Cappadoce, il est un contemporain et un ami proche de Saint Basile le Grand et de Saint Grégoire de Nysse, formant avec eux le groupe des "Pères cappadociens". Saint Grégoire est surtout connu pour son opposition à l'arianisme, une hérésie qui niait la divinité du Christ, et pour ses enseignements clairs et éloquents sur la Sainte Trinité, en particulier sur la divinité du Saint-Esprit, que l'Église copte considère comme une pierre angulaire de la foi chrétienne.

Dans ses Cinq Discours théologiques, Saint Grégoire a brillamment exposé les mystères de la Trinité et a défendu l'unité des trois personnes divines : le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. Ses écrits, d'une grande clarté théologique, ont aidé à façonner les doctrines sur la Trinité lors du Concile de Constantinople en 381, où la pleine divinité du Saint-Esprit fut proclamée. Pour cela, il est particulièrement respecté dans la tradition copte, où il est reconnu comme un défenseur de la foi orthodoxe, contre les hérésies qui menaçaient l'unité doctrinale de l'Église.

Saint Grégoire de Nazianze est également vénéré dans la tradition copte pour sa vie de sainteté et de contemplation. Bien qu'il ait occupé des postes de grande responsabilité dans l'Église, y compris brièvement celui d'archevêque de Constantinople, il est surtout connu pour son amour de la vie monastique et retirée. Il a mené une vie de prière, de solitude, et de méditation, et ses écrits poétiques sur la vie chrétienne et la relation avec Dieu continuent d'inspirer les croyants dans la tradition copte, qui le voit comme un modèle de sainteté et de sagesse théologique.

Portrait ou icône de Saint Sévère d'Antioche
vers 465 – 538
27Patriarche d'Antioche

Saint Sévère d'Antioche.

Sévère d'Antioche (465-538) est une figure éminente de l'Église orientale, reconnu comme un ardent défenseur de la vraie foi. Né à Sozopolis, en Pisidie (Asie Mineure), il se convertit au christianisme après des études en philosophie et en rhétorique. Devenu moine, il s'engage à protéger et à transmettre l'enseignement orthodoxe sur l'unité de la nature divine et humaine dans la personne du Christ, tel qu'il a été transmis par les saints Pères.

Élu patriarche d'Antioche en 512, Sévère s'oppose aux déviations doctrinales de son temps, proclamant la vérité de la foi chrétienne selon les décisions des conciles œcuméniques précédant celui de Chalcédoine. En 518, l'empereur Justin Ier, partisan du concile de Chalcédoine, le dépose et l'exile. Sévère se réfugie en Égypte, où il est accueilli par les fidèles orthodoxes, notamment au sein de l'Église copte.

En Égypte, il continue d'éclairer l'Église par ses écrits et ses homélies, devenant une source d'inspiration pour les fidèles. Ses œuvres, profondément enracinées dans la tradition apostolique, sont encore vénérées aujourd'hui. L'Église copte orthodoxe le reconnaît comme un saint et le surnomme le Docteur des Orthodoxes. Sa mémoire est célébrée le 8 février dans le calendrier copte.

Portrait ou icône de Saint Samuel le Confesseur
vers 597 – 695
28Higoumène du monastère de Qalamoun

Saint Samuel le Confesseur.

Saint Samuel le Confesseur, également connu sous le nom de Saint Samuel de Qalamun, est un moine égyptien du VIe siècle, vénéré dans la tradition copte pour sa foi inébranlable et sa résilience face aux persécutions. Originaire de la région de Dakhlah, il embrasse très jeune la vie monastique et devient disciple d'Abba Agathon au monastère de Saint-Macaire. Après une vision divine de la Sainte Vierge, il est guidé vers un ancien monastère abandonné dans la région montagneuse de Qalamun, où il entreprend de restaurer l'église et de revitaliser la vie monastique.

Durant sa vie, Saint Samuel s'oppose fermement aux doctrines chalcédoniennes imposées par l'empereur Héraclius, ce qui lui vaut d'être sévèrement persécuté par les Byzantins. Il est battu, suspendu par les bras et perd un œil à cause des tortures subies. Malgré ces épreuves, il reste fidèle à la foi orthodoxe copte et continue d'enseigner ses disciples, renforçant ainsi l'identité spirituelle de l'Église copte.

Jusqu'à sa mort en 695, Saint Samuel mène une vie ascétique exemplaire, marquée par des miracles et une profonde sagesse spirituelle. Le monastère qu'il a restauré, connu sous le nom de Monastère de Saint Samuel le Confesseur, demeure un lieu de pèlerinage et de prière pour les fidèles coptes, témoignant de l'impact durable de son héritage spirituel.

Portrait ou icône de Saint Pierre d'Alexandrie
† 311
2917ᵉ Pape d'Alexandrie, « Sceau des martyrs »

Saint Pierre d'Alexandrie.

Saint Pierre le Sceau des Martyrs, également connu comme Saint Pierre d'Alexandrie, est un patriarche et martyr du début du IVe siècle, vénéré comme un défenseur inflexible de la foi chrétienne. Né en Égypte, il devient patriarche d'Alexandrie vers 300, succédant à Théonas. Son épiscopat est marqué par une période de grandes persécutions contre les chrétiens sous l'empereur Dioclétien.

Face aux persécutions, Saint Pierre adopte une position équilibrée mais ferme, encourageant les chrétiens à rester fidèles malgré les épreuves tout en offrant réconciliation et pardon aux lapsi (ceux ayant renié la foi sous la contrainte). Son intransigeance doctrinale et sa défense de l’unité de l’Église lui valent une grande admiration parmi les fidèles. Il rédige également des lettres pastorales qui soulignent la nécessité de la pureté doctrinale et morale.

Saint Pierre est arrêté sous le règne de Maximin Daïa, puis exécuté en 311. Il est décapité à Alexandrie, scellant ainsi son témoignage de foi et son surnom de « Sceau des Martyrs ». Considéré comme le dernier martyr de la grande persécution, il est honoré comme un modèle de fidélité et de courage. Sa mémoire est perpétuée dans l'Église copte, et son martyre reste une source d’inspiration pour les chrétiens face aux épreuves.

Ses articles1 texte
Portrait ou icône de Saint Théophile d'Alexandrie
† 412
3023ᵉ Pape d'Alexandrie

Saint Théophile d'Alexandrie.

Saint Théophile d'Alexandrie, patriarche de l'Église copte orthodoxe de 385 à 412, est une figure majeure du christianisme antique. Originaire d'Égypte, il succède à son oncle Timothée et devient connu pour son zèle dans la défense de l’orthodoxie chrétienne. Il joue un rôle crucial dans la transition de l’Égypte vers une société chrétienne, notamment par la destruction du Serapeum d'Alexandrie, marquant la fin de l’influence païenne dans la région.

Théophile consacre son ministère à affermir l’autorité de l’Église d’Alexandrie et à lutter contre les hérésies, notamment l’arianisme et l’origenisme. À travers ses écrits et son action pastorale, il se distingue comme un défenseur inflexible de la foi chrétienne et un guide spirituel pour son Église. Ses efforts contribuent à définir les contours de la théologie chrétienne dans une période de grande transformation.

Jusqu’à sa mort en 412, il travaille à consolider l’identité doctrinale et spirituelle de l’Église, tout en encourageant le développement de la vie monastique en Égypte. Vénéré comme un patriarche zélé et visionnaire, il est honoré dans la tradition copte pour son engagement envers la foi et l’unité de l’Église.

Portrait ou icône de Saint Hippolyte de Rome
IIᵉ – IIIᵉ siècle
31Prêtre, théologien et martyr

Saint Hippolyte de Rome.

Saint Hippolyte de Rome est compté parmi les grands témoins de la foi des premiers siècles et figure parmi les martyrs vénérés dans l’Église ancienne. Selon la tradition ecclésiastique, il vécut à la fin du IIᵉ siècle et au début du IIIᵉ siècle. Prêtre et théologien de grande autorité, il se distingua par son zèle pour la défense de la doctrine apostolique et par l’ampleur de ses écrits. Les catalogues anciens lui attribuent de nombreux ouvrages exégétiques, théologiques et disciplinaires, parmi lesquels la Tradition apostolique, qui transmet la discipline liturgique et ecclésiale reçue des apôtres. Une statue antique découverte à Rome portant une liste de ses œuvres témoigne de la mémoire durable de son enseignement dans l’Église.

Hippolyte vécut dans le contexte des premières grandes controverses doctrinales et disciplinaires de l’Église romaine. Il s’opposa vigoureusement à certaines positions théologiques qu’il jugeait contraires à la foi reçue, en particulier dans la défense de la distinction des personnes de la Sainte Trinité face aux doctrines modalisantes. Malgré les tensions qui marquèrent cette période, la tradition ecclésiale a retenu avant tout son témoignage de fidélité à la foi apostolique et l’importance de sa contribution à la transmission de la discipline ecclésiastique. Ses écrits témoignent d’une connaissance profonde de l’Écriture, de la tradition apostolique et de la vie liturgique des premières communautés chrétiennes.

Selon la tradition conservée dans les Églises d’Orient et d’Occident, Hippolyte subit le martyre vers le milieu du IIIᵉ siècle, probablement sous la persécution de l’empereur Maximin le Thrace (vers 235). Exilé en Sardaigne avec le pape Pontien, il partagea finalement le même destin de confession et de souffrance pour le Christ. Réconcilié avec l’Église avant sa mort, il fut honoré comme martyr et sa mémoire est restée vivante dans la tradition liturgique des Églises anciennes, y compris dans la tradition copte, qui le considère comme un témoin de la fidélité à la Tradition apostolique et à la doctrine orthodoxe.

Portrait ou icône de Père Tadros Y. Malaty
Né en 1937
32Prêtre d'Alexandrie, exégète et catéchète

Père Tadros Y. Malaty.

Le Père Tadros Yacoub Malaty est prêtre de l'Église copte orthodoxe à Alexandrie et l'un des auteurs les plus lus de la catéchèse copte contemporaine. Son œuvre, traduite en plusieurs langues, met à la portée des fidèles la lecture patristique de l'Écriture.

Ses commentaires bibliques, ses introductions à l'Église copte orthodoxe et ses études sur les Pères d'Alexandrie forment un corpus considérable, constamment nourri par saint Athanase, saint Cyrille et l'école catéchétique d'Alexandrie.

Portrait ou icône de Samuel Metias
XXᵉ – XXIᵉ siècle
33Auteur et traducteur copte

Samuel Metias.

Samuel Metias est un auteur copte contemporain qui a consacré ses travaux à la transmission de la spiritualité et de l'histoire de l'Église d'Alexandrie auprès des fidèles de la diaspora.

Ses textes, souvent nés d'un travail de traduction et de vulgarisation, rendent accessibles des sources coptes et patristiques peu connues du lecteur francophone.

Portrait ou icône de Père Charobime Yacoub
XXᵉ – XXIᵉ siècle
34Prêtre copte orthodoxe

Père Charobime Yacoub.

Le Père Charobime Yacoub est prêtre de l'Église copte orthodoxe. Ses écrits pastoraux accompagnent la vie liturgique et sacramentelle des paroisses.

Son enseignement, ancré dans la tradition des Pères du désert, s'adresse d'abord aux familles et aux serviteurs de l'école du dimanche.

Portrait ou icône de Sévère d'Achmounein
Xᵉ siècle
35Évêque d'Achmounein, historien de l'Église

Sévère d'Achmounein.

Sévère ibn al-Muqaffaʿ, évêque d'Achmounein au Xᵉ siècle, est l'une des grandes figures de la littérature copte-arabe. Théologien et apologète, il défendit la foi de son Église dans un contexte de controverses.

On lui attribue la mise en forme de l'Histoire des Patriarches d'Alexandrie, source majeure pour connaître la succession des papes coptes et la vie de l'Église d'Égypte.

Portrait ou icône de Saint Clément de Rome
Iᵉʳ siècle
36Évêque de Rome, Père apostolique

Saint Clément de Rome.

Saint Clément de Rome compte parmi les Pères apostoliques, ces témoins immédiats de la génération des apôtres. La tradition le place au siège de Rome à la fin du Iᵉʳ siècle.

Sa Lettre aux Corinthiens, l'un des plus anciens écrits chrétiens hors du Nouveau Testament, appelle à la concorde ecclésiale et témoigne de la structure des premières communautés. L'Église copte le vénère parmi les saints.

Portrait ou icône de Saint Grégoire le Grand
vers 540 – 604
37Pape de Rome, docteur et pasteur

Saint Grégoire le Grand.

Saint Grégoire le Grand, né à Rome vers 540 dans une famille sénatoriale, quitte les charges publiques pour la vie monastique avant d'être appelé, malgré sa résistance, au siège de Rome en 590, au milieu d'une ville ravagée par les inondations du Tibre et par la peste. Sa Harangue au peuple, prononcée en pleine épidémie, ouvre son ministère par un appel à la pénitence et à la prière commune.

Ses quarante Homélies sur les Évangiles, prêchées durant la liturgie entre 590 et 592 et rassemblées à la demande de l'évêque Secundinus de Taormina, commentent l'évangile du jour avec une simplicité pastorale et une science des Écritures qui en firent l'un des livres les plus lus du premier millénaire. Il y unit toujours l'explication du texte, l'exhortation morale et le récit exemplaire.

L'Église copte le reçoit comme un pasteur et un docteur de la charité, proche de la tradition monastique d'Égypte par son amour de la vie retirée, son insistance sur la componction du cœur et son souci constant des pauvres. Sa réforme du chant liturgique et sa Règle pastorale ont nourri des siècles de formation du clergé.

Portrait ou icône de Tertullien
vers 155 – vers 220
38Apologiste et théologien de Carthage

Tertullien.

Tertullien (Quintus Septimius Florens Tertullianus), né à Carthage vers 155, est le premier grand écrivain chrétien de langue latine. Juriste de formation, il met sa rigueur d'avocat au service de la défense des chrétiens persécutés et forge une part importante du vocabulaire théologique latin, notamment le mot « Trinité ».

Son Apologétique, adressée aux magistrats de l'Empire vers 197, réfute les calomnies portées contre les chrétiens et affirme la liberté de croire ; ses traités Contre Marcion, Contre Praxéas, Des prescriptions contre les hérétiques et De la résurrection de la chair réfutent le dualisme gnostique et défendent la réalité de l'Incarnation. D'autres œuvres — Du baptême, De l'oraison dominicale, De la patience, De la pénitence — nourrissent encore la catéchèse et la vie spirituelle.

Proche de l'Église d'Alexandrie par son horizon africain, Tertullien reste lu dans la tradition copte pour la vigueur de son témoignage devant la persécution et pour sa formule célèbre : « le sang des martyrs est une semence de chrétiens ». Ses années tardives, marquées par son rapprochement du montanisme, expliquent qu'il ne soit pas compté parmi les saints, mais son œuvre demeure un jalon majeur de la théologie des premiers siècles.

Portrait ou icône de Edith Louisa Butcher
1855 – 1930
39Historienne de l'Église d'Égypte

Edith Louisa Butcher.

Edith Louisa Butcher est l'auteur de The Story of the Church of Egypt, l'une des premières grandes synthèses en langue anglaise consacrées à l'histoire de l'Église copte.

Vivant au Caire à la fin du XIXᵉ siècle, elle travailla à partir des sources coptes et arabes disponibles et contribua à faire connaître au public occidental la continuité de l'Église d'Alexandrie.

Portrait ou icône de Abū l-Barakāt Ibn Kabar
† 1324
40Prêtre et encyclopédiste copte

Abū l-Barakāt Ibn Kabar.

Abū l-Barakāt Ibn Kabar, prêtre de l'église al-Muʿallaqa du Caire, est l'auteur de La Lampe des ténèbres, vaste encyclopédie copte-arabe des sciences ecclésiastiques.

Son œuvre décrit la liturgie, le calendrier, les canons, la hiérarchie et la littérature de l'Église copte : elle demeure une source de premier ordre pour la connaissance du rite alexandrin médiéval.

Portrait ou icône de Al-Ṣafī Ibn al-ʿAssāl
XIIIᵉ siècle
41Canoniste et théologien copte

Al-Ṣafī Ibn al-ʿAssāl.

Al-Ṣafī ibn al-ʿAssāl appartient à la célèbre famille copte des Awlād al-ʿAssāl, qui donna au XIIIᵉ siècle une génération de théologiens et de juristes de premier plan.

Son recueil canonique, le Nomocanon, a organisé le droit de l'Église copte orthodoxe et fait encore autorité dans la tradition canonique alexandrine.

Portrait ou icône de William Tadros
XXᵉ – XXIᵉ siècle
42Auteur copte contemporain

William Tadros.

William Tadros est un auteur copte contemporain dont les contributions portent sur l'histoire et la spiritualité de l'Église d'Alexandrie.

Ses textes s'adressent aux fidèles soucieux de connaître l'héritage de leur Église et de le transmettre dans les communautés de la diaspora.

Portrait ou icône de Nabil Adly
XXᵉ – XXIᵉ siècle
43Auteur copte contemporain

Nabil Adly.

Nabil Adly est un auteur copte contemporain qui a consacré ses travaux à la mémoire des saints et des pères spirituels de l'Église copte du XXᵉ siècle.

Ses écrits recueillent des témoignages et des enseignements transmis oralement dans les monastères d'Égypte.

Portrait ou icône de Son Éminence Anba Thomas
XXᵉ – XXIᵉ siècle
44Évêque copte orthodoxe

Son Éminence Anba Thomas.

Son Éminence Anba Thomas est évêque de l'Église copte orthodoxe. Son enseignement est marqué par le souci de la formation spirituelle et de la vie communautaire.

Ses conférences et ses homélies articulent la tradition monastique du désert et les questions concrètes de la vie chrétienne aujourd'hui.

Portrait ou icône de Saint Barnabé
Iᵉʳ siècle
45Apôtre et compagnon de saint Paul

Saint Barnabé.

Saint Barnabé, Lévite originaire de Chypre, fut le compagnon de saint Paul lors de son premier voyage missionnaire et l'un des artisans de l'ouverture de l'Évangile aux nations.

L'Épître qui porte son nom, très lue dans l'Égypte chrétienne des premiers siècles, développe une lecture typologique de l'Ancien Testament dont l'école d'Alexandrie héritera.

Portrait ou icône de Sa Sainteté Tawadros II
Né en 1952
46118ᵉ Pape d'Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc

Sa Sainteté Tawadros II.

Sa Sainteté le Pape Tawadros II, né en 1952 à Mansoura, pharmacien de formation, devint moine au monastère Saint-Pichoï du Ouadi Natroun avant d'être consacré évêque auxiliaire de Béheira.

Élu le 4 novembre 2012, il est le 118ᵉ Pape d'Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc. Son ministère est marqué par le renouveau de la catéchèse, le service de la diaspora et le dialogue entre les Églises.

Portrait ou icône de Sa Sainteté le Pape Gabriel V
† 1427
4788ᵉ Pape d'Alexandrie, liturgiste

Sa Sainteté le Pape Gabriel V.

Le Pape Gabriel V, 88ᵉ patriarche d'Alexandrie, gouverna l'Église copte du début du XVᵉ siècle jusqu'à sa mort en 1427.

Son Rituel, vaste ordonnancement des offices et des sacrements, fixa des usages liturgiques encore suivis aujourd'hui : il demeure une référence majeure pour l'étude du rite copte.

Portrait ou icône de Le Pape Gabriel II ibn Turayk
† 1145
4870ᵉ Pape d'Alexandrie, réformateur canonique

Le Pape Gabriel II ibn Turayk.

Gabriel II ibn Turayk, 70ᵉ patriarche d'Alexandrie (1131-1145), entreprit une réforme profonde de la discipline ecclésiastique de son temps.

Ses canons, destinés à corriger les abus et à affermir la vie sacramentelle, comptent parmi les textes législatifs les plus importants de l'Église copte médiévale.

Portrait ou icône de Père Raphaël Ava Mina
1912 – 2010
49Moine du monastère de Saint-Mina, disciple de Cyrille VI

Père Raphaël Ava Mina.

Le Père Raphaël Ava Mina fut, pendant plus de vingt ans, le disciple et le compagnon de Sa Sainteté le Pape Cyrille VI, avant de vivre en moine au monastère de Saint-Mina à Maryout.

Il a recueilli et transmis les paroles, les conseils spirituels et les miracles du Pape Cyrille VI, léguant à l'Église copte un témoignage direct sur l'un de ses plus grands saints contemporains.

Portrait ou icône de Père Antonios El Baramoussy
XXᵉ siècle
50Moine du monastère Al-Baramous

Père Antonios El Baramoussy.

Le Père Antonios El Baramoussy est moine du monastère Al-Baramous, l'un des quatre grands monastères du Ouadi Natroun, héritier direct des Pères de Scété.

Ses écrits transmettent l'ascèse, la prière et le discernement des anciens du désert égyptien.

Portrait ou icône de Père Abrahamo
XXᵉ siècle
51Prêtre copte orthodoxe

Père Abrahamo.

Le Père Abrahamo est un prêtre copte orthodoxe dont les textes pastoraux accompagnent la vie liturgique et sacramentelle des fidèles.

Son enseignement, simple et pratique, s'enracine dans la tradition des Pères du désert.

Portrait ou icône de Habib Guirguis
1876 – 1951
52Archidiacre, père du renouveau de l'école du dimanche

Habib Guirguis.

L'archidiacre Habib Guirguis est considéré comme le père du renouveau catéchétique copte moderne. Doyen du Séminaire théologique copte, il consacra sa vie à la formation du clergé et des laïcs.

Fondateur du mouvement des écoles du dimanche, il forma la génération dont sortirent Cyrille VI et Chenouda III. Il a été canonisé par le Saint-Synode de l'Église copte orthodoxe en 2013.

Portrait ou icône de Jean de Nikiou
VIIᵉ siècle
53Évêque et chroniqueur copte

Jean de Nikiou.

Jean, évêque de Nikiou dans le Delta au VIIᵉ siècle, est l'auteur d'une Chronique universelle qui s'achève avec la conquête arabe de l'Égypte.

Conservée en éthiopien à partir d'un original copte ou grec perdu, elle constitue le témoignage le plus proche des événements de 641 et une source irremplaçable pour l'histoire de l'Égypte chrétienne.

Portrait ou icône de Pallade d'Hélénopolis
vers 363 – 431
54Historien du monachisme égyptien

Pallade d'Hélénopolis.

Pallade d'Hélénopolis vécut plusieurs années auprès des moines de Nitrie et des Cellules avant de devenir évêque en Asie Mineure.

Son Histoire lausiaque rassemble les portraits des Pères et Mères du désert égyptien qu'il a connus : elle est, avec les Apophtegmes, la source première de la spiritualité monastique.

Portrait ou icône de Évagre le Pontique
345 – 399
55Moine de Scété, maître de la vie spirituelle

Évagre le Pontique.

Évagre le Pontique quitta Constantinople pour le désert d'Égypte, où il vécut aux Cellules parmi les disciples de saint Macaire.

Premier grand théoricien de la vie intérieure, il analysa les pensées et les passions du moine et légua un vocabulaire spirituel que toute la tradition ascétique, copte et byzantine, a repris.

Portrait ou icône de Évagre le Scholastique
vers 536 – vers 600
56Historien de l'Église, juriste d'Antioche

Évagre le Scholastique.

Évagre le Scholastique fut avocat et conseiller juridique à Antioche, auprès du patriarche Grégoire, avant de recevoir des charges honorifiques des empereurs Tibère et Maurice.

Son Histoire de l'Église poursuit le récit là où Eusèbe, Socrate, Sozomène et Théodoret s'étaient arrêtés : elle couvre les années 431 à 594, du concile d'Éphèse aux débuts du règne de Maurice, et constitue une source précieuse pour l'histoire de l'Égypte et du patriarcat d'Alexandrie après Chalcédoine.

Portrait ou icône de Hermas
IIᵉ siècle
57Père apostolique, auteur du Pasteur

Hermas.

Hermas est l'auteur du Pasteur, écrit de la première moitié du IIᵉ siècle, très lu dans l'Église d'Alexandrie où il fut longtemps compté parmi les livres édifiants.

Fait de visions, de préceptes et de paraboles, ce texte appelle les chrétiens à la pénitence et témoigne de la vie des communautés au lendemain de l'âge apostolique.

Portrait ou icône de B. Evetts
XIXᵉ – XXᵉ siècle
58Éditeur et traducteur des sources coptes

B. Evetts.

Basil Thomas Alfred Evetts est l'éditeur et le traducteur de l'Histoire des Patriarches de l'Église copte d'Alexandrie, publiée dans la Patrologia Orientalis.

Son travail philologique a rendu accessibles au public savant des sources copte-arabes fondamentales pour l'histoire de l'Église d'Égypte.

Portrait ou icône de Ashraf et Bernadette Sadek
XXᵉ – XXIᵉ siècle
59Coptologues, fondateurs du Monde Copte

Ashraf et Bernadette Sadek.

Ashraf et Bernadette Sadek ont fondé et animé la revue Le Monde Copte, consacrée à l'histoire, à l'art et à la spiritualité de l'Égypte chrétienne.

Leurs travaux, menés depuis la France, ont largement contribué à faire connaître la civilisation copte au public francophone.

Portrait ou icône de Arietta Papaconstantinou
XXᵉ – XXIᵉ siècle
60Historienne de l'Égypte tardo-antique

Arietta Papaconstantinou.

Arietta Papaconstantinou est historienne de l'Antiquité tardive et spécialiste de l'Égypte chrétienne, du culte des saints et des sociétés multilingues de la vallée du Nil.

Ses recherches, appuyées sur les sources papyrologiques coptes et grecques, éclairent la vie religieuse quotidienne des Égyptiens des premiers siècles chrétiens.

Portrait ou icône de Eusèbe de Césarée
vers 265 – 339/340
61Évêque de Césarée, historien de l'Église

Eusèbe de Césarée.

Eusèbe de Césarée, né vers 265 et mort en 339 ou 340, fut évêque de Césarée de Palestine et l'un des premiers et plus grands historiens de l'Église chrétienne. Contemporain des persécutions de Dioclétien et du tournant constantinien, il consacra sa vie à préserver la mémoire des premiers siècles chrétiens.

Son œuvre maîtresse, l'Histoire ecclésiastique en dix livres, retrace l'histoire de l'Église depuis les apôtres jusqu'à la paix de Constantin, témoignant des successions épiscopales, des hérésies, des persécutions et du martyre. Sa Chronique et sa Vie de Constantin forment, avec la Préparation évangélique et la Démonstration évangélique, un corpus monumental d'érudition et d'apologétique.

Ami et conseiller de Constantin, il assista au concile de Nicée en 325. Son récit Sur les Martyrs de Palestine conserve le souvenir des confesseurs de la dernière persécution. Sa Préparation évangélique réfute le paganisme et prépare l'esprit à l'Évangile ; sa Démonstration évangélique établit la vérité chrétienne à partir de l'Écriture.

Bien qu'il ne soit pas canonisé dans la tradition copte, son Histoire ecclésiastique est une source indispensable pour l'histoire de l'Église d'Alexandrie et des premiers siècles du christianisme égyptien.

Portrait ou icône de Saint Polycarpe de Smyrne
vers 69 – vers 155
62Évêque de Smyrne, Père apostolique et martyr

Saint Polycarpe de Smyrne.

Saint Polycarpe, disciple de l’apôtre Jean, fut évêque de Smyrne et l’une des plus fermes colonnes de l’Église du IIᵉ siècle. Saint Irénée de Lyon, qui l’avait connu dans sa jeunesse, se souvenait de sa gravité, de sa sainteté et de ses récits sur ceux qui avaient vu le Seigneur. C’est lui qui envoya Pothin, Irénée et d’autres disciples prêcher la foi dans les Gaules.

De sa plume, il ne reste qu’une seule épître, adressée aux Philippiens après le passage de saint Ignace conduit à son martyre : elle y enseigne la charité, la soumission aux prêtres et aux diacres, et met en garde contre l’avarice et les fausses doctrines. On la lisait encore publiquement dans les Églises d’Asie trois cents ans plus tard.

Traditionnellement honoré par l’Église copte parmi les Pères apostoliques, il scella sa foi par le martyre à Smyrne vers 155 : les Actes de son martyre comptent parmi les plus anciens récits du genre.

Portrait ou icône de Athénagore d’Athènes
IIᵉ siècle
63Philosophe athénien, apologiste du IIᵉ siècle

Athénagore d’Athènes.

Athénagore d’Athènes se présente lui-même comme « philosophe chrétien d’Athènes ». Converti à la foi après avoir étudié la sagesse grecque, il met la culture philosophique de son temps au service de la défense des chrétiens, sans jamais renier la rigueur du raisonnement.

Sa Supplique au sujet des chrétiens, adressée vers 177 à Marc Aurèle et à son fils Commode, répond aux trois accusations qui nourrissaient les persécutions : l’athéisme, les repas impies et l’inceste. Il y expose la foi en un seul Dieu incréé, la doctrine du Verbe et de l’Esprit, et la sainteté du mariage chrétien, en s’appuyant sur les poètes et les philosophes que ses juges vénéraient.

Il n’est pas compté parmi les saints canonisés, mais son œuvre demeure l’un des témoignages les plus élevés de la pensée chrétienne du IIᵉ siècle, souvent citée aux côtés de saint Justin dans la tradition apologétique reçue par les Églises d’Orient.

Portrait ou icône de Saint Théophile d’Antioche
IIᵉ siècle – vers 183
64Septième évêque d’Antioche, apologiste du IIᵉ siècle

Saint Théophile d’Antioche.

Saint Théophile, né aux confins de l’Euphrate dans une famille païenne, vint à la foi par la lecture des prophètes. Devenu septième évêque d’Antioche vers 169, il gouverna cette Église apostolique au temps de Marc Aurèle et lutta contre les hérésies naissantes.

Il ne reste de son œuvre que les trois livres À Autolyque, adressés à un ami cultivé et resté païen : il y montre que le Dieu invisible ne se laisse connaître que de l’âme purifiée, réfute l’idolâtrie et les fables des poètes, expose la création selon la Genèse et établit, par une longue chronologie, l’antiquité des Écritures.

C’est chez lui qu’apparaît pour la première fois le mot « Trias » — Trinité — pour désigner Dieu, le Verbe et la Sagesse : témoignage précieux d’une théologie encore toute proche des Apôtres, reçu avec vénération par la tradition d’Orient, où il est honoré comme saint.

Portrait ou icône de Père Matta el-Maskîne
1919 – 2006
65Moine du monastère Saint-Macaire, maître spirituel copte contemporain

Père Matta el-Maskîne.

Né Youssef Iskander en 1919, le Père Matta el-Maskîne (« Matthieu le Pauvre ») quitte une vie aisée de pharmacien pour revêtir l’habit monastique en 1948 au monastère Saint-Macaire, dans le désert de Scété. Il en deviendra le père spirituel et l’un des artisans du renouveau monastique copte du XXᵉ siècle.

Son enseignement, nourri de la lecture assidue des Pères du désert et de l’Écriture, a marqué des générations de moines et de laïcs, en Égypte comme en Occident. Ses ouvrages sur la prière, la communion eucharistique et la vie spirituelle ont été traduits en de nombreuses langues.

Les Conseils pour la prière, publiés notamment dans la revue Irénikon en 1986, condensent son expérience : la prière comme rencontre personnelle avec le Christ, intercession pour les autres et participation à l’adoration des êtres spirituels.

Portrait ou icône de Saint Cyrille de Jérusalem
vers 313 – 386
66Évêque de Jérusalem, Père de l'Église et catéchète

Saint Cyrille de Jérusalem.

Saint Cyrille naît à Jérusalem vers 313, dans une famille chrétienne, au moment où l'Église sort des persécutions. Ordonné prêtre vers 345, il reçoit la charge de catéchiser les candidats au baptême : c'est à lui qu'incombent, dans la basilique du Saint-Sépulcre, les instructions données aux néophytes pendant le carême.

De cet office sont nées les Catéchèses baptismales, vingt-trois instructions prononcées vers 348, qui suivent le cheminement du Symbole et de la prière dominicale : elles exposent la foi de l'Église sur la Trinité, l'Incarnation, les sacrements et les derniers biens. Une seconde série, les cinq Catéchèses mystagogiques, commente pour les baptisés les rites du baptême, de la confirmation et de l'eucharistie.

Élu évêque de Jérusalem vers 350, il gouverne cette Église au milieu des querelles ariennes et subit trois exils pour avoir défendu la foi de Nicée. Au concile de Constantinople en 381, il voit sa orthodoxie reconnue. L'Église copte le vénère parmi les saints Pères ; sa catéchèse, toute nourrie de l'Écriture et du Symbole reçu des Apôtres, demeure l'une des plus anciennes initiations chrétiennes au mystère du Christ.

Portrait ou icône de Naguib Mahfouz Naguib
XXᵉ – XXIᵉ siècle
67Historien des églises et monastères coptes

Naguib Mahfouz Naguib.

Naguib Mahfouz Naguib consacre ses travaux à la mémoire des lieux de culte coptes : églises du Vieux Caire, monastères du désert, sanctuaires et reliques dont il retrace l’histoire, l’architecture et les traditions liturgiques.

Ses notices, réunies dans la série « Histoires d’églises et de monastères », mêlent l’enquête historique et la description des iconostases, des chapelles et des inscriptions, afin de rendre accessible au lecteur francophone un patrimoine souvent connu des seuls spécialistes.

Sources liturgiques et manuscrites
Iᵉʳ – XVIIIᵉ siècle
Corpus — Corpus liturgiques, ecclésiaux et documentaires

Sources liturgiques et manuscrites.

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