Psaume 7
- 1 — Le sens du mot « Shiggaion » est incertain a. Certains érudits présument un lien au terme Assyrien légu [=lamentation]
- 2 — « Cusch » : le fils aîné de Cham avait ce nom ; mais la difficulté vient du fait que nulle telle personne n’est mentionnée dans l’histoire comme étant contemporaine de David. (3)
- 01 — Confiance et Prière [1-2]
- 1.1 — « Éternel, mon Dieu ! Je cherche en toi mon refuge ; Sauve-moi de tous mes persécuteurs, et délivre-moi. » [1]
- 02 — David l’Innocent [3-5]
- 2.1 — St. Ambroise
- 2.2 — St. Ignatius d’Antioche
- 2.3 — Père Dorotheos de Gaza
- 2.4 — Père Caesarius D’Arles
- 03 — Lève-Toi, ô Éternel ! [6-7]
- 3.1 — St. Jérôme
- 3.2 — St. Augustin
- 3.3 — St. Jérôme
- 04 — Jugement Eschatologi que [8-10]
- 4.1 — St. Augustin
- 05 — La fin de l’iniquité [9-17]

Psaume 7
Père Tadros Y. Malaty · 12 juin 2016 · 30 min de lecture · 4 928 vues
Cette lamentation est un appel à la cour de justice du Seigneur.
Son occasion est un évènement qui est arrivé pendant la persécution de David par certains ennemis malicieux, peut-être Saül et ses hommes. Calomnié par ses ennemis brutaux, David s’évade vers le Seigneur, dans Son temple, à la fois pour sa sécurité personnelle et pour le jugement de la cause et pour une déclaration d’innocence. Hans Schmidt voit que la situation du psalmiste est comme il est envisagé dans 1 Rois 8:31 ff., où un homme qui a été accusé, quoiqu’innocent, demande, au Temple, le verdict de Dieu - qui le justifiera en établissant sa piété, et qui condamnera son adversaire qui l’a calomnié, en le punissant comme il le mérite. David, comme homme pieux, transforme tout évènement de sa vie en une occasion de dévotion. Les paroles et les actions méchantes de Cusch envers lui l’incitent à prier et à chanter un hymne pour se consoler lui-même, et, par conséquent, animer l’église pour les siècles qui suivent. Grandes Lignes : 1. Confiance et prière [1-2] 2. David l’innocent [3-5] 3. Lève-Toi, ô Éternel ! [6-7] 4. Jugement Eschatologi que [8-9] 5. La fin de la méchanceté [10-17] Le Titre : « Complainte (Shiggaion) de David, chantée à l’Éternel, au sujet de Cusch, Benjamite. »
1. Le sens du mot « Shiggaion » est incertain a. Certains érudits présument un lien au terme Assyrien légu [=lamentation]§
b. Certains voient qu’il signifie « pleurer à haute voix », étant en danger, en perplexité ou en peine sévère. C’est utilisé dans les psaumes seulement, et encore une fois au pluriel, « Shiginoth », dans Habakuk 3:1. Il y a une similarité frappante entre les deux fois. Les hauts pleurs dans la grande ode d’Habakuk ont lieu dans des circonstances similères à celles des pleurs dans le Psaume devant nous.
c. D’autres voient que « Shiggaion » veut dire « errer ». Quatre explications sont offertes ci-dessous pour une telle interprétation : + Une [explication] est que cette composition est à être chantée sur un air errant, c’est-à-dire sur un air plein de variation dans le ton, temps et style d’exécution. + La seconde [explication] est que ce psaume est d’une mesure variée. + La troisième est que David a chanté à propos de ses propres vagabondages, mais si ça fait référence à son état instable dans le désert ou à une erreur quelconque ou vagabondage moral, est une question qui n’est pas établie. + La quatrième est que David parle des vagabondages ou des erreurs d’autres ayant affaire à lui. d. D’autres voient que « Shaggion » veut dire un chant « charmant », très merveilleux et doux.
2. « Cusch » : le fils aîné de Cham avait ce nom ; mais la difficulté vient du fait que nulle telle personne n’est mentionnée dans l’histoire comme étant contemporaine de David. (3)§
+ Selon St. Athanase et St. Basile le Grand, « Cusch » désigne « Huschaï » qui a dissuadé Absalom de suivre le conseil d’Achitophel. Huschaï était appelé le fils de la main droite (Benjamite) parce qu’il avait donné son amitié à Absalom pour le convaincre de ne pas se battre avec son père. Huschaï était une source de soutien pour David, se tenant à son côté et travaillant pour lui. + D’autres voient que « Cusch » fait référence à Schimeï, qui était en effet un Benjamite, qui a injurié David. Peut-être Cusch le Benjamite était un parent de Saül qui était un ennemi invétéré de David. + Comme « Cusch » veut dire « noir », certains érudits déclarent que « Cusch le Benjamite » veut dire Saül le Benjamite, dont l’âme à l’intérieur était dans les ténèbres à cause de sa malice. Historiquement, le Psaume peut être placé en connection avec 1 Samuel 24 et 28. Saül est un type prophétique de l’Antéchrist. + St. Jérôme voit que ce psaume fait référence aussi à la fois où Absalom s’était levé en révolte contre son père David. Cusch a vaincu le conseil d’Achitophel, le conseiller d’Absalom, et il a envoyé le dire à David (2 Rois 15-17), alors, David a chanté ce chant.
« Éternel, mon Dieu ! Je cherche en toi mon refuge ; Sauve-moi de tous mes persécuteurs, et délivre-moi. » [1]§
C’est la première fois dans le psautier que David adresse le Tout Puissant par le nom uni de « Jéhovah » et « mon Dieu ». David, dans sa difficulté, voit son sévère ennemi comme un lion qui désire le déchirer 2, alors il offre la prière et la louange à Jéhovah, comme Dieu qui entre en alliance avec Son peuple pour le protéger. Jéhovah est le Dieu de tous comme Il l’est de David, qui s’occupe de chacun personnellement. Il est comme si David, le fidèle, disait à Dieu : « Tu es le Seigneur de toute l’Église, et surtout le mien. Tu es mon Dieu ; alors, à qui irai-je sinon à Toi ? Tu es mon Dieu et je suis Ton serviteur qui a le droit d’être protégé par Toi, mon bouclier et mon refuge. » La foi et la prière sont les clés par lesquelles les portes de la miséricorde de Dieu sont ouvertes et elles sont les bras par lequelsle croyant vainc une formidable tentation et triomphe de son ennemi spirituel.
Aux temps de difficulté, le croyant s’enfuit toujours vers le Seigneur de toute l’Église et se réfugie en Lui, Lui qui donne un abri personnel et qui a le pouvoir de [le] délivrer de l’adversaire qui menace de le tuer. Il trouve toute suffisance et toute sécurité en Lui. Rien n’est plus sûr que l’énergie soutenante de Dieu à tous ceux qui comptent sur Lui. Bien que plusieurs ennemis se tiennent contre David, un [d’eux] est distingué comme étant le plus important, et il est comparé à un lion déchirant sa proie en pièces [1,2]. Comme jeune berger, l’image d’un lion terrible déchirant un agneau ou un mouton en pièces est familière à David, depuis son enfance (1 Sam. 17 : 34-35). Ici, le lion est Satan, l’adversaire de tous les êtres humains. Il est un lion rugissant, un accusateur, un menteur et le père du mensonge, l’ancien serpent, le prince du pouvoir de l’air, le dieu de ce monde, le prince des ténèbres, l’esprit qui travaille maintenant dans les enfants de la désobéissance et nul ne peut le résister effectivement.
La protection du Seigneur est le seul et le dernier espoir de délivrance qui reste à David. Les mots que le psalmiste prononce sont ceux d’un homme secoué par une terreur mortelle, qui tremble et a le souffle court, mais ils sont en même temps les mots d’un homme défendu par le sentiment qu’en Dieu il trouvera un endroit de sécurité en qui il peut avoir confiance (4). Car il est pour la gloire de Dieu que ceux qui sont sans défense sont aidés. La persécution a commencé avec Caïn et elle a été poursuivie par des hommes méchants dans les ages qui ont suivi. L’église, comme Daniel, vit dans une fosse aux lions. Ils sont rugissants toujours et partout, attendant de tuer le juste. Mais, appeler Dieu la mène (l’église) à un refuge sûr. Au milieu du stress et de la multiple opposition, David voit seulement cet adversaire dangereux, voulant « déchirer » son âme.
Il n’est pas alarmé de perdre son trône, ni de souffrir de la peine physique, mais il craint que son âme perde la foi et la vie éternelle ! L’adversaire avait saisi l’âme du premier Adam et il l’avait soumis [à lui]. Maintenant, il semble croire à son pouvoir et à sa capacité de saisir l’âme du Second Adam, qui agit pour toute l’humanité et qui est le Sauveur de tous, mais il échouera. Au jardin de Gethsémané, Jésus appelle le Père pour nous soulever au temps de stress, et, en entrant dans les Enfers, Christ en secoue les coins et libère toutes les âmes captives. L’ennemi du bien est un lion rugissant qui cherche uniquement la destruction des âmes, alors que Christ est le lion venant de Juda pour sauver et libérer les âmes par Son sang précieux. + L’apôtre dit, « Votre adversaire, le diable, rode comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. »
(1 Pierre 5:8). Alors, après que le Psalmiste dit, au pluriel, « Sauve-moi de tous mes persécuteurs », il continue au singulier, disant, « afin qu’ils ne me déchirent pas (qu’il ne me déchire pas), comme un lion. » Remarquez qu’il ne dit pas, « afin qu’ils ne me déchirent pas. » Il sait qui est cet ennemi et cet adversaire de l’âme parfaite… Si Dieu ne rachète pas ni ne sauve, le diable saisira sa proie. St. Augustin
