Avertissement aux Donatistes après la Conférence
- 01 — Chapitre I — Pourquoi donc, ô Donatistes, vous laissez-vous encore séduire par vos évêques, dont les…
- 02 — Chapitre II — Pourquoi prêter l’oreille à des mensonges humains et rester sourds aux oracles divins…
- 03 — Chapitre III — C’est ainsi qu’ils nous répondirent quand nous leur disions : Le concile que vous nous…
- 04 — Chapitre IV — Mais que ce cri de l’unité s’échappe à la fois de toutes les églises du Pont, de la…
- 05 — Chapitre V — Que l’Église catholique fondée en Afrique et unie à toutes ces autres Églises par la…
- 06 — Chapitre VI — A cela que répondent ceux qui font sonner à vos oreilles d’indignes mensonges qui…
- 07 — Chapitre VII — En agissant ainsi, les bons ne sont nullement souillés par leur mélange avec les méchants
- 08 — Chapitre VIII — Quand donc on tolère les méchants, c’est pour le bien de la paix, et non dans le but de…
- 09 — Chapitre IX — Soit donc que les méchants se séparent, soit qu’ils restent dans l’Église, qu’ils y…
- 10 — Chapitre X — Quand donc vos évêques nous citent certains passages de l’Écriture pour nous prouver
- 11 — Chapitre XI — Nous agissons autrement, et en acceptant tous les témoignages de la révélation, nous…
- 12 — Chapitre XII — Il est donc évident, comme nous le disions, qu’il faut distinguer dans l’Église…
- 13 — Chapitre XIII — Ce qui leur paraissait un trait d’esprit, devenait ainsi contre eux un argument…
- 14 — Chapitre XIV — Vos évêques pont essayé certainement de nier que dans l’Évangile l’Église fût comparée…
- 15 — Chapitre XV — Peut-être renieraient-ils volontiers cette phrase, mais leur signature est là pour les…
- 16 — Chapitre XVI — Mais remarquez, je vous prie, que leur justification n’a fait que les compromettre…
- 17 — Chapitre XVII — Le soleil nous éclairait encore quand, voulant casser le jugement de l’évêque de Rome…
- 18 — Chapitre XVIII — Le soleil nous éclairait encore quand on discuta le Concile de Cirté, si toutefois…
- 19 — Chapitre XIX — Cependant ils reprochaient à ce concile de Cirté de désigner le jour de sa réunion et…
- 20 — Chapitre XX — On lit dans les actes ces paroles adressées par Primianus au magistrat de Carthage «…
- 21 — Chapitre XXI — Redoublez d’attention, et mettez-vous en garde contre les séductions d’une pernicieuse…
- 22 — Chapitre XXII — Après avoir ainsi secoué votre erreur, il ne vous reste plus qu’à contempler l’Église…
- 23 — Chapitre XXIII — Ainsi donc, ou bien toute persécution n’est injuste, ou bien, quand elle est juste…
- 24 — Chapitre XXIV — Éveillez-vous donc, ne vous laissez point surprendre par le sommeil de la mort…
- 25 — Chapitre XXV — « La cause ne préjuge pas la cause, et la personne ne préjuge pas la personne »
- 26 — Chapitre XXVI — entendre, depuis leur défaite, rappeler avec complaisance un imposant passage tiré du…
- 27 — Chapitre XXVII — Nous voyons en effet que quand Dieu voulut frapper les pécheurs d’un châtiment…
- 28 — Chapitre XXVIII — De là cependant, il ne faut pas conclure que l’Église s’endorme sur la question de la…
- 29 — Chapitre XXIX — On nous objecte qu’un prophète reçut la défense formelle de manger même du pain et de…
- 30 — Chapitre XXXI — Maintenant donc, écoutez dans la suite de la prophétie ce qui a été prédit à ce peuple…
- 31 — Chapitre XXXII — On pourrait objecter peut-être que ce peuple à qui il avait d’abord été dit : «…
- 32 — Chapitre XXXIII — Ils citent aussi dans leurs écrits ce passage d’une épître de saint Paul : « Ne portez…
- 33 — Chapitre XXXIV — Parmi les Corinthiens, il s’en trouvait
- 34 — Chapitre XXXV — L’Apôtre voulait assurément empêcher ceux qui croyaient à la résurrection des morts, de…
- 35 — Chapitre XXXVI — Puisqu’il en est ainsi, dites vous-mêmes de quelle folie il faut être victime, à quel…
- 36 — Chapitre XXXVII — Du temps de Cécilianus, il s’est trouvé des hommes amis de la paix qui, tout persuadés…
- 37 — Chapitre XXXVIII — Je conclurai donc que la cause ne préjuge pas la cause et que la personne ne préjuge…
- 38 — Chapitre XXXIX — Mais quels qu’ils aient été, que nous importe à nous ?
- 39 — Chapitre XLI — À quel prix avons-nous dû acheter la faveur qu’ils nous ont faite en dévoilant…
- 40 — Chapitre XLII — À quel prix avons-nous dû acheter la faveur qu’ils nous ont faite, en présumant si bien…
- 41 — Chapitre XLIII — Le troisième jour de la conférence, à quel prix n’avons-nous pas dû acheter la faveur…
- 42 — Chapitre XLIV — Ils voulaient traiter dans toutes les formes la question du demandeur, et prouver que…
- 43 — Chapitre XLV — Quand ou à quel prix aurions-nous pu acheter la faveur qu’ils nous ont faite en…
- 44 — Chapitre XLVI — Si quelque impatience vous presse de connaître la sentence portée en notre faveur par…
- 45 — Chapitre XLVII — Comment donc, effrayés qu’ils étaient par la nécessité de donner connaissance des…
- 46 — Chapitre XLVIII — Malgré la vivacité et le bruit de ces discussions, nous prîmes demander qu’ils eussent…
- 47 — Chapitre XLIX — À quel prix encore n’avons-nous pas dû acheter la faveur qu’ils nous ont faite en…
- 48 — Chapitre L — C’est en nous appuyant sur les témoignages de l’Écriture sainte que nous avons prouvé…
- 49 — Chapitre LI — À l’occasion de l’affaire des Maximianistes, ils proclamèrent hautement que la présence…
- 50 — Chapitre LII — Nous avions rappelé là cause de Maximien, afin de leur faire comprendre que la…
- 51 — Chapitre LIII — Mais au prix de quels trésors, de quelles richesses, de quels diamants et perles…
- 52 — Chapitre LIV — C’était peu à leurs yeux de soutenir calomnieusement que Cécilianus avait été comdamné…
- 53 — Chapitre LV — Pourrait-on jamais supposer qu’ils aient porté plus loin le zèle de notre justification ?
- 54 — Chapitre LVI — Quant à l’ordre chronologique des consuls, nous n’eûmes pas alors le temps de l’examiner
- 55 — Chapitre LVII — Maintenant, que doit penser d’elle-même la secte des Donatistes tant de fois…
- 56 — Chapitre LVIII — Frères, vous dirai-je, si toutefois vous ne vous irritez pas que nous vous donnions ce…

Avertissement aux Donatistes après la Conférence
Saint Augustin · 111 min de lecture · 8 vues
Oeuvres complètes de saint Augustin traduites pour la première fois en français, sous la direction de M. Raulx, Bar-Le-Duc, L. Guérin & Cie, éditeurs, 1869, Tome XIII, p. 596-627.
Saint Augustin avertit les Donatistes laïques de ne pas se laisser plus longtemps séduire par leurs propres évêques, dont les actes publics prouvent la honteuse défaite dans une conférence générale. Il réfute successivement toutes les calomnies tancées contre cette conférence et déjà répandues parmi le peuple.
Pourquoi donc, ô Donatistes, vous laissez-vous encore séduire par vos évêques, dont les fausses ténèbres ont été dissipées par une lumière éclatante, dont l’erreur s’est révélée dans toute sa nudité, dont l’obstination a fini par être vaincue ? Pourquoi vous jettent-ils encore au visage l’inanité de leurs mensonges ? Pourquoi croyez-vous encore à des vaincus ? Quand ils vous disent que le juge s’est laissé corrompre par l’appât de la récompense, est-ce donc là une objection nouvelle ? Tous ceux qui, après avoir été convaincus d’erreur, refusent de reconnaître la vérité, ne trouvent-ils pas toujours dans l’iniquité du juge un prétexte à leurs calomnies et à leurs mensonges ? Demandez-leur pourquoi ils sont venus à Carthage, dans quel but ils sont entrés avec nous en conférence ; sommez-les de vous répondre, s’ils le peuvent.
Depuis plusieurs années nous les invitions publiquement à venir conférer avec nous afin de faire briller la vérité dans tout son éclat, et de faire disparaître toute trace de la dissension qui nous divisait. Mais, fuyant la vérité, ils nous ont toujours répondu par leurs actes : « Il est indigne que des enfants des martyrs se rassemblent en un même lieu avec la génération des traditeurs ». Pourquoi donc enfin ont-ils consenti à cette réunion ? Je suis assuré qu’ils n’auraient pas voulu se permettre une chose indigne à leurs yeux, et qu’ils ont reconnu que nous ne sommes pas une génération de traditeurs. Ou bien demandez-leur pourquoi, après avoir fait sonner si haut cette parole : « Il est indigne que les enfants des martyrs se réunissent en un même lieu avec une génération de traditeurs », ils ont accepté dans la suite de se réunir avec nous ?
Quelle nécessité les a donc contraints à faire une chose indigne ? Pourtant ils n’y ont pas été conduits enchaînés, ils y sont venus dans une parfaite liberté. Diront-ils qu’ils ont obéi aux ordres de l’empereur ? Pour obéir à un empereur, ils consentiraient donc à faire une chose indigne ? Pourquoi donc ce courroux qu’ils déploient contre je ne sais quels traditeurs qui ne sont pour rien. dans notre affaire ? Oui, sans doute, livrer les manuscrits sacrés à des persécuteurs, c’est indigne, mais cette indignité n’est donc plus un crime quand elle est commandée par l’empereur ? Ce langage n’est pas le nôtre, il est la conséquence nécessaire. de leur perversité. Ce sont eux qui l’ont tenu, les actes publics en font foi. Un des leurs, et des plus célèbres, Primianus, leur évêque de Carthage, a osé tenir ce langage.
Primianus l’a écrit au magistrat de Carthage, il a ordonné à son diacre de dire et de consigner dans les actes publics : « Il est indigne que les enfants des martyrs se réunissent avec une génération de traditeurs ». Et cependant eux et nous, nous nous sommes réunis ; qu’ont-ils à répondre ? S’ils disent qu’il n’y a à cela aucune indignité, pourquoi ont-ils menti, quand ils ont dit que c’était là une chose indigne ? S’ils répondent que c’est une indignité, pourquoi l’ont-ils commise ? Pour prouver qu’ils ne l’ont pas commise et qu’ils n’ont pas contredit les paroles de Primianus, qu’ils disent En vérité, il est indigne que les enfants des martyrs se réunissent avec la génération des traditeurs, mais nous savons que vous n’êtes pas une génération, de traditeurs, voilà pourquoi nous consentons à nous assembler avec vous.
S’il en est ainsi, pourquoi, au moment où ils se réunissaient à nous, nous avoir jeté ces calomnies outrageantes ? était-ce pour nous convaincre qu’ils n’étaient pas les enfants des martyrs ? Les martyrs sont des témoins ; or, les témoins de Jésus-Christ sont des témoins de la vérité. Pour eux, ne sont-ils pas les témoins du mensonge, puisqu’ils ont osé accuser leurs frères, les uns du crime de tradition, les autres de crimes qui ne leur étaient pas personnels ? et quand il s’est agi d’en fournir les preuves, ils ont dû avouer leur impuissance.
