La Mort Cérébrale
- 01 — Qu’est-ce que la mort cérébrale ?
- 02 — Le point de vue juridique
- 03 — Le point de vue religieux
- 3.1 — Considérer l’arrêt total du cerveau comme signe déterminant la mort d’une personne est utile dans les cas suivants

La Mort Cérébrale
Son Eminence Abba Serapion · 16 juin 2016 · 6 min de lecture · 2 714 vues
Si vous interrogez des individus ordinaires à propos des signes qui déterminent la mort d’une personne, ils auront une réponse unanime.
Mais si vous posez cette même question à un groupe comprenant des médecins, des scientifiques et des juristes, dans un pays évolué tel que les États Unis d’Améri que, il leur faudrait un séminaire pour débattre de cette question, sans garantie d’aboutir à un accord.
Les progrès scientifiques ont rendu obsolète la définition courante selon laquelle la mort d’une personne est déterminée par l’arrêt de la respiration et des pulsations cardiaques. L’exemple le plus clair est celui des centres de soins intensifs où la respiration du patient est maintenue artificiellement par le moyen d’appareils médicaux. Selon l’idée largement répandue, cette personne est considérée comme vivante, alors qu’elle est médicalement et scientifiquement morte, car dès l’instant où les appareils médicaux auront été débranchés, son cœur s’arrêtera immédiatement. De plus, le maintien de ces appareils n’entraîne aucun progrès de l’état du patient.
Avec les progrès scientifiques, le simple critère d’arrêt des pulsations et de la respiration pour déterminer la mort, est devenu insuffisant. Or le débranchement des appareils médicaux dans les salles de réanimation doit être précédé d’une vérification sûre et fiable de la mort de la personne, sans quoi nous serions face à un meurtre.
C’est pourquoi, le monde s’oriente maintenant vers la notion de mort cérébrale pour déterminer la mort d’une personne.
La mort cérébrale est l’arrêt complet des fonctions du cerveau, suite à la destruction totale de ses cellules. Les médecins ont mis en place des signes cliniques permettant de définir la mort cérébrale. La définition la plus répandue est celle établie par l’université américaine de Harvard. Ces critères, dits de Harvard pour déterminer la mort cérébrale sont :
- L’absence de réceptivité
- L’absence de réponse
- L’absence de mouvements spontanés (dont la respiration)
- L’absence de réflexes
- Pupilles fixes et dilatées
Ces signes doivent être observés pendant au moins 24 heures continues
L’examen clinique doit être complété par un électro-encéphalogramme (tracé de l’activité du cerveau) qui doit montrer un arrêt total des fonctions du cerveau pendant 24 heures continues.
Ces critères ont été acceptés dans les milieux médicaux. Leur observation est considérée comme une preuve formelle de l’arrêt total et définitif du fonctionnement du cerveau, suite à la destruction de ses cellules. Les médecins les ont donc considérés comme un indice décisif de la mort d’une personne.
Il est à noter qu’il existe une différence entre la mort cérébrale, qui signifie l’arrêt de toutes les fonctions du cerveau, et la perte de connaissance. La personne qui perd connaissance est toujours vivante, mais son cerveau a perdu certaines de ses fonctions. Ainsi, cette personne continue à percevoir, se déplacer, respirer,…
