Contre les spectacles
Les jeux du cirque et du théâtre au regard de la foi
- 01 — Chapitre I — Serviteurs de Jésus-Christ, qui travaillez en ce moment à vous approcher de Dieu\[1\]…
- 02 — Chapitre II — Mais ce prétexte est dans la bouche de tout le monde : « Dieu, s’écrie-t-on, et nous…
- 03 — Chapitre III — Cette doctrine ainsi exposée contre l’opinion des païens, occupons-nous plutôt…
- 04 — Chapitre IV — Mais pour que l’on ne s’imagine pas que je cherche des subtilités, j’invoquerai…
- 05 — Chapitre V — L’origine des jeux étant obscure et inconnue à la plupart de nos frères, nous n’avons…
- 06 — Chapitre VI — À ce témoignage de l’antiquité se joignent les siècles postérieurs qui, en nous…
- 07 — Chapitre VII — Puisque l’origine de ces doubles jeux est la même, et les dénominations communes, comme…
- 08 — Chapitre VIII — Pour en venir maintenant aux lieux, conformément à notre dessein, le Cirque est…
- 09 — Chapitre IX — Maintenant, un mot sur la manière dont se représentent les jeux du Cirque
- 10 — Chapitre X — Passons maintenant au théâtre, dont l’origine, les titres et l’administration sont les…
- 11 — Chapitre XI — Pour demeurer fidèle à notre plan, arrivons aux combats athlétiques
- 12 — Chapitre XII — Il nous reste à signaler le plus fameux et le plus agréable de tous les spectacles
- 13 — Chapitre XIII — Il est suffisamment démontré, j’imagine, en combien de manières les spectacles sont…
- 14 — Chapitre XIV — Maintenant, quoiqu’il soit établi que l’idolâtrie est le fond de tous les spectacles…
- 15 — Chapitre XV — L’idolâtrie, nous l’avons démontré, est le principal motif qui condamne ces spectacles…
- 16 — Chapitre XVI — Nous interdire la fureur, c’était donc nous interdire toute espèce de spectacles, et le…
- 17 — Chapitre XVII — Il nous est prescrit au même titre de haïr toute impudicité
- 18 — Chapitre XVIII — Si nous devons mépriser les doctrines de la science mondaine, parce qu’elles ne sont…
- 19 — Chapitre XIX — Demandons maintenant aux Écritures si elles condamnent l’amphithéâtre ?
- 20 — Chapitre XX — Qu’elle est donc vaine, ou plutôt qu’elle est misérable, l’argumentation de ceux qui…
- 21 — Chapitre XXI — Les païens, chez qui ne réside pas la plénitude de la vérité, parce qu’ils n’ont pas le…
- 22 — Chapitre XXII — Pourquoi nous étonner des contradictions de ces hommes qui mêlent et confondent…
- 23 — Chapitre XXIII — Puisque la justice humaine se souvient, malgré l’ascendant du plaisir, de condamner ces…
- 24 — Chapitre XXIV — En combien de manières prouverons-nous encore que rien de ce qui appartient aux…
- 25 — Chapitre XXV — Se souviendra-t-il encore de Dieu là où rien ne lui parlera de Dieu ?
- 26 — Chapitre XXVI — Après cela, pourquoi de pareils Chrétiens ne seraient-ils pas ouverts aux incursions…
- 27 — Chapitre XXVII — Que ferez-vous, surpris dans ce détroit orageux de suffrages impies ?
- 28 — Chapitre XXVIII — Que les convives de Satan s’engraissent de ces aliments
- 29 — Chapitre XXIX — Eh bien, je vous l’accorde, il faut à l’homme des délassements
- 30 — Chapitre XXX — Mais, surtout, quel admirable et prochain spectacle que l’avènement du Seigneur, alors…

Contre les spectacles
Les jeux du cirque et du théâtre au regard de la foi
Tertullien · 13 juillet 2016 · 51 min de lecture · 6 vues
Serviteurs de Jésus-Christ, qui travaillez en ce moment à vous approcher de Dieu\[1\], vous tous qui l’avez déjà confessé et lui avez rendu témoignage, apprenez sur quelles règles de la foi, sur quels principes de la vérité, sur quelle loi de la discipline repose l’obligation de renoncer aux spectacles, parmi les autres erreurs du siècle, de peur que vous ne péchiez, les uns par ignorance, les autres par dissimulation. Tel est en effet la séduction des plaisirs, qu’elle entraîne l’ignorance dans la chute, ou corrompt la conscience par le mépris du devoir. Pour ajouter à ce double malheur, on se prévaut des maximes des païens qui, dans cette matière, ont coutume de raisonner ainsi contre nous. Qu’importent à la religion, au fond de l’âme et de la conscience, des consolations extérieures accordées uniquement à l’oil et à l’oreille ?
Dieu s’offense-t-il d’un délassement durant lequel l’homme garde toujours la crainte et le respect qu’il lui doit ? Non, en jouir dans son temps et dans son lieu n’est pas un crime. Illusion ! Nous avons dessein de démontrer que ces plaisirs s’accordent aussi peu avec la religion véritable qu’avec la véritable soumission à Dieu. Suivant quelques-uns, les Chrétiens, race d’hommes toujours prête à mourir\[2\] se forment à l’intrépidité par la privation des divertissements, afin de mépriser plus facilement la vie, en coupant les liens qui pourraient les y enchaîner, et de ne pas regretter une chose qu’ils ont rendue inutile. Ainsi, sur ce fondement, il faudrait haïr sa vie plutôt par les conseils d’une sagesse humaine que par soumission au précepte divin. En effet, ceux qui persévèrent dans le plaisir ne meurent pour Dieu qu’avec regret. Toutefois, s’il en était ainsi, cette mâle constance devrait déjà savoir gré à ces sages précautions.
