Homélie 9 — La parabole des talents
Prononcée devant le peuple dans la basilique de saint Sylvestre, le jour de sa fête, 31 décembre 590
- 01 — Présentation
- 02 — Évangile du jour (Mt 25, 14-30)
- 03 — Homélie — « Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et fit ses comptes avec eux

Homélie 9 — La parabole des talents
Prononcée devant le peuple dans la basilique de saint Sylvestre, le jour de sa fête, 31 décembre 590
Saint Grégoire le Grand · 11 mars 2017 · 14 min de lecture · 3 vues
Saint Grégoire explique ce que signifient les talents de la parabole, et comment le mauvais serviteur qui enfouit le sien est l’image des mauvais chrétiens qui ont peur d’entrer dans la voie de la sainteté. Le pape montre ensuite dans le détail que tous ont reçu quelque chose qui les oblige, et quel usage chacun doit faire des divers biens reçus par lui.
Un tel commentaire révèle le souci que le pasteur apporte à indiquer leur devoir d’état à ses ouailles. L’exégèse un peu alambiquée du nombre des talents reçus par chaque serviteur risque de déconcerter le lecteur d’aujourd’hui ; cependant, la leçon de théologie morale qu’en tire Grégoire garde toute sa valeur. Instrument pédagogique plein de charme poétique, l’allégorie permet au prédicateur de présenter une doctrine qu’il a trouvée très explicitement enseignée en d’autres passages de la Bible. C’est donc en vertu du grand principe de l’unité de toute l’Écriture qu’il dégage de tel ou tel détail du texte sacré un sens moral ou spirituel que le texte en question ne contient pas toujours littéralement, mais que l’orateur a trouvé clairement affirmé ailleurs.
En tout cas, si certains de ses modes d’expression nous désorientent un peu, le message de cette Homélie n’en reste pas moins pleinement actuel. Le péché d’omission que le pape dénonce ici ne demeure-t-il pas l’un des plus préjudiciables à la diffusion du catholicisme et au développement du bien ?
