De la résurrection des morts
Traité sur la résurrection de la chair
- 01 — Chapitre I — Toujours à côté du vrai on voit naître le faux ; ce n’est pas que le faux naisse du…
- 02 — Chapitre II — Voici donc comment il faut envisager la question : il est certain que l’incrédulité…
- 03 — Chapitre III — Il peut recomposer nos corps, et la preuve c’est qu’il a pu les créer
- 04 — Chapitre IV — Voyez ce qu’on nous répète sans cesse : combien d’hommes ont péri misérablement au…
- 05 — Chapitre V — Ces objections viennent de ce que la plupart n’ont pas une idée assez juste de la…
- 06 — Chapitre VI — Puis donc que les animaux sont infiniment variés dans leur nature, et que les aliments…
- 07 — Chapitre VII — Pour nous servir d’un mot consacré par l’usage, appelons-le un aliment, si vous le…
- 08 — Chapitre VIII — Mais à quoi bon parler des corps humains, qui n’ont été destinés à nourrir aucun…
- 09 — Chapitre IX — Comme il me reste des choses beaucoup plus utiles à dire sur le sujet que je traite, je…
- 10 — Chapitre X — Dieu ne peut se refuser à vouloir qu’une chose injuste ou indigne de lui
- 11 — Chapitre XI — Ainsi donc j’ai démontré, par les premiers principes et par les conséquences qui en…
- 12 — Chapitre XII — Pour tirer en faveur de la résurrection une preuve solide des motifs qui ont présidé à…
- 13 — Chapitre XIII — Nous sommes aussi certains de ce grand événement que nous le sommes de tant de…
- 14 — Chapitre XIV — La démonstration des vérités fondamentales ou d’un sujet quelconque livré à l’examen…
- 15 — Chapitre XV — Le motif tiré de l’intention de Dieu suffirait pour nous conduire, par un enchaînement…
- 16 — Chapitre XVI — Mais qu’on ne s’étonne pas si j’appelle permanente une vie interrompue par la mort et…
- 17 — Chapitre XVII — L’instabilité est le caractère de notre nature, ainsi Dieu l’a voulu, suivez-en les…
- 18 — Chapitre XVIII — Les preuves que nous avons apportées jusqu’ici pour établir la vérité de la…
- 19 — Chapitre XIX — C’est par ce raisonnement, et d’autres semblables, qu’on peut confondre ceux qui…
- 20 — Chapitre XX — Ou bien, la mort est l’extinction totale de la vie, de manière que l’âme s’évanouit…
- 21 — Chapitre XXI — Si le bien est récompensé, il y aura évidemment injustice envers le corps qui a partagé…
- 22 — Chapitre XXII — Puisque la vertu est de l’homme, et que le vice qui lui est opposé n’appartient point à…
- 23 — Chapitre XXIII — Mais n’est-ce pas le comble de la déraison, de lui donner des lois revêtues d’une…
- 24 — Chapitre XXIV — Après avoir rempli la tâche que nous nous étions imposée, il ne reste plus qu’à…
- 25 — Chapitre XXV — La fin de l’homme n’est pas non plus le bonheur de l’âme séparée du corps

De la résurrection des morts
Traité sur la résurrection de la chair
Athénagore d'Athènes · 1838 · 59 min de lecture · 10 vues
Toujours à côté du vrai on voit naître le faux ; ce n’est pas que le faux naisse du fond même et des principes de la vérité : il est imaginé par certains esprits qui cherchent à trouver dans la vérité même un germe d’erreur, afin de pouvoir plus sûrement la corrompre ; on peut s’en convaincre d’abord par l’exemple des philosophes qui se sont livrés à des recherches du genre de celles qui nous occupent, et par leur peu d’accord les uns avec les autres, ou avec ceux qui les ont précédés ; aussi quelle confusion d’idées sur le sujet que nous traitons ! II n’est point de vérité que leurs attaques aient respectée ; l’essence de Dieu, sa science, ses opérations divines, tous les devoirs qui découlent naturellement de ces connaissances, le culte que nous lui devins, rien n’a été épargné : les uns ont désespéré d’arriver à la vérité sur ces questions, d’autres lui ont fait violence pour l’accommoder à leurs systèmes ; d’autres enfin ont révoqué en doute ce qu’il y a de plus certain et de plus évident : d’où je conclus que celui qui entreprend de traiter ces questions doit partager son discours en deux parties ; parler dans l’une pour la vérité, et dans l’autre sur la vérité.
La partie destinée à défendre la vérité s’adresse aux personnes qui doutent ou refusent de croire ; celle qui traite du fond de la vérité regarde les esprits droits, amis de la vérité et avides de la connaître. C’est pourquoi, lorsqu’on traite ces sortes de sujets, il faut considérer ce qui convient à l’époque où l’on parle, renfermer la discussion dans les bornes qu’elle exige, établir l’ordre que comporte le sujet, suivre fidèlement le plan qu’on s’est tracé, et mettre chaque chose à la place qui lui convient. La méthode, l’ordre naturel, semblent demander que la partie du discours qui établit la vérité précède la partie destinée à la défendre ; mais si l’on considère l’utilité, on verra que c’est au contraire celle-ci qui doit être placée la première.
Ainsi voit-on le laboureur attentif à n’ensemencer ses terres qu’après les avoir défrichées et débarrassées des ronces et des épines nuisibles à la semence ; ainsi voit-on un habile médecin ne faire prendre à un malade les remèdes propres à lé guérir qu’après l’avoir délivré de toute humeur vicieuse, ou en avoir arrêté le cours ; vous ne ferez jamais entrer la vérité dans un esprit prévenu d’une erreur qui le met en garde contre cette vérité. Aussi, dans l’intérêt de ceux qui m’écoutaient, j’ai toujours commencé par dissiper leur prévention contre la vérité avant de leur donner les preuves qui l’établissent.
Procédons de la même manière dans ce discours sur la résurrection ; c’est l’ordre qui convient le mieux, je crois, à mes auditeurs. En effet, sur ce point comme sur tant d’autres, plusieurs sont incrédules, d’autres doutent ; ceux mêmes qui admettent les premiers principes ne paraissent pas plus fermes que les autres : mais ce qu’il y à de plus déraisonnable, c’est qu’ici le doute ou l’incrédulité ne reposent sur rien, et ne peuvent pas même s’appuyer sur la plus légère probabilité
