À Orose, sur les Priscillianistes et les Origénistes
- 01 — Chapitre I — Mon très-cher fils Orose, je ne dois pas répondre à toutes les questions que vous…
- 02 — Chapitre II — Cependant la discussion au sujet de l’âme ne se termine point encore là
- 03 — Chapitre III — En effet, quand on dit : Dieu a fait de rien (tel ou tel être), on né dit pas autre…
- 04 — Chapitre IV — Vous ajoutez ensuite avec douleur que les hommes de votre province sont tombés de…
- 05 — Chapitre VI — À la vérité, ils trouveront peut-être dans le langage ordinaire des Écritures…
- 06 — Chapitre VII — Mais pour quiconque pèse mûrement ces paroles : « Allez au feu éternel », la preuve…
- 07 — Chapitre VIII — De même, relativement au règne du Christ, — non pas en tant qu’il est le Verbe au…
- 08 — Chapitre IX — Quant à ce qu’ils disent des créatures raisonnables, des saints anges, des esprits…
- 09 — Chapitre X — Mais puisque la vérité, qui ne porte pas ses jugements sur l’inconnu et qui ne trompe…
- 10 — Chapitre XI — Quant au soleil, à la lune et au reste des astres, nous voyons bien qu’ils sont des…
- 11 — Chapitre XII — J’ai dit : Qu’on nous lise les divines Écritures, et nous croyons aussitôt
- 12 — Chapitre XIII — Au reste, si l’on dit que les saints anges au ciel ne sont pas justes, en comparaison…
- 13 — Chapitre XIV — Cette question, dis-je, est différente de celle-ci : Les astres, le soleil, la lune…

À Orose, sur les Priscillianistes et les Origénistes
Saint Augustin · 27 min de lecture · 6 vues
In Oeuvres Complètes de Saint Augustin, traduites pour la première fois en français sous la direction de M. Raulx, Tome XIV, p. 531-538, Bar-Le-Duc, 1869.
Mon très-cher fils Orose, je ne dois pas répondre à toutes les questions que vous m’avez posées dans votre Mémoire ; je ne dois pas non plus les laisser sans réponse aucune, de peur de paraître mépriser votre zèle, qui m’est très-agréable, et, par là même, de vous offenser à l’excès. Dans quelques-uns de mes opuscules, que vous avez lus ou que vous pourrez lire, j’ai dit beaucoup de choses qui conservent toute leur force contre l’hérésie des Priscillianistes : à la vérité je ne me proposais pas de les réfuter ; mais, d’après ce que vous me dites de leurs opinions, je vois maintenant que je l’ai fait, quoique traitant d’autres sujets. Car, dans mes nombreuses controverses avec les Manichéens au sujet de l’âme, j’ai établi que, malgré l’immortalité que l’âme possède d’une manière à elle particulière, cependant sa dégradation par le mal et son perfectionnement par le bien prouvent qu’elle n’est pas immuable, et par là même démontrent de la manière la plus claire qu’elle n’appartient point à la substance de Dieu : or, ceci renverse en même temps l’opinion de Priscilli en.
Car, ce principe seul, une fois établi d’une manière inébranlable, principe d’ailleurs très-véritable et, dont tout homme reconnaît facilement la vérité en lui-même, dès qu’on éveille son attention sur ce sujet ; ni les uns ni les autres ne savent plus sur quoi appuyer leurs fables. Est-il donc besoin de suivre, pour les trancher successivement, les rameaux d’une erreur toujours féconde en paroles, tandis qu’on peut d’un seul coup en arracher et en extirper la racine ? surtout lorsque vous vous félicitez vous-même de ce que déjà on la regarde chez vous comme une imposture et une extravagance.
