Psaume 3
- 01 — 1. « O Éternel, que mes ennemis sont nombreux ! » [1]. David, étant maintenant chassé de sa maison, de la cité royale, de l’arche sainte de l’alliance et de son peuple par son fils rebelle, Absalom, qui a formé un complot contre lui pour prendre non seulement sa couronne mais aussi sa vie (1 Sam. 15) se plaint à Dieu, Son refuge. Dans sa fuite, il monte sur le Mont des Oliviers, avec beaucoup de chagrin, il pleure abondamment, avec sa tête couverte et marchant pieds nus. Il pleure, prie et chante cette lamentation. Les malheurs n’ont pas pu l’éloigner de Dieu, au contraire, ceux-ci le mène à l’ombre de la résurrection du Christ, le Fils de David, correlé à la souffrance et à la crucifixion
- 02 — 2. David remarque que ces ennemis sont malicieux, ils visent à le troubler, car ils considèrent, avec impiété, Dieu incapable de le soulager : « Son danger est si grand que Dieu ne peut pas l’aider. Ils essayèrent d’ébranler sa confiance en Dieu et de l’amener vers le désespoir. (4) »
- 03 — 3. « Je me couche et je m’endors ; je me réveille. » [5] Plusieurs se couchent et ne peuvent pas dormir, à cause d’une peine dans le corps, ou d’un esprit angoissé, ou d’alarmes continuelles à cause de la peur. Plusieurs se couchent et s’endorment, et ne se réveillent plus jamais ; ils dorment du sommeil de la mort, comme les premiers-nés des Égyptiens (Exod. 12:29)
- 04 — 1. Les ennemis essaient d’ébranler la confiance de David en Dieu, puisqu’Il est incapable de le soulager ; mais il est conduit à Dieu comme son bouclier, sa gloire et celui qui relève sa tête [3]
- 05 — 2. David a été chassé de la cité sainte, et de l’arche sur la sainte montagne, mais Dieu, qui y demeure, remplit toute la terre et peut entendre la voix du coeur de David où qu’il soit. Les ennemis ne purent former un gouffre entre la communication de la Grâce de Dieu et Son homme, David, qui dit, « Il me répond de Sa montagne sainte » [4] Par la foi, David reçoit des réponses de paix de la montagne sainte, malgré son bannissement. Dans psaume 2:6, nous voyons Christ comme Roi de la colline sainte de Sion, et c’est par Lui, Lui que le Père écoute toujours, que nos prières sont entendues
- 06 — 3. Absalom est un symbole de Satan qui incite les nations (Juifs et Gentils) contre le Fils de David, dans la lutte du Calvaire. Donc, ce psaume est récité par l’évêque ou le prêtre le Vendredi Saint, pendant le rite de l’ensevelissement du Christ, disant, « Je me couche et je m’endors » [5], regardant la mort du Christ et sa résurrection comme se coucher puis se réveiller. Satan crut qu’il avait détruit le Christ et s’était débarassé de Lui au moment de sa crucifixion. Il ne réalisa pas que la mort du Christ n’était qu’un sommeil suivi d’un réveil. Notre Christ a prononcé de forts cris dans Sa souffrance, et Il fut entendu, car Il est le Fils obéissant, en qui le Père a mis toute Son affection. Donc, bien qu’Il s’étendit dans le sépulcre, et s’endormit du sommeil de la mort, Il se réveilla le troisième jour dans l’incorruption

Psaume 3
Père Tadros Y. Malaty · 12 juin 2016 · 21 min de lecture · 3 666 vues
Ce psaume est une lamentation personnelle ; à travers ce psaume, le croyant exprime, chaque matin, ce à quoi il s’attend comme souffrances et difficultés dans la lutte incessante pour le salut.
En plus, le ton change en un chant du salut qui remplit l’âme de joie et de paix. Ceci vient d’une vision intérieure de la résurrection du Christ, qui reflète sur nous l’esprit de victoire, même sur la mort, et nous accorde la participation à la gloire divine, ainsi que des bénédictions divines continuelles. Autrement dit, ce psaume est à la fois une lamentation amère et un chant joyeux. C’est un chant militaire que nous récitons durant notre lutte spirituelle et un hymne de victoire, puisque les dents des méchants sont brisées, alors nous les trouvons ridicules, tandis que Dieu est glorifié et Son peuple béni. Ce psaume touche la vie personnelle de David et offre une prophétie au sujet de la personne du Christ, le Fils de David. Il touche la vie de chacun de nous dans sa relation personnelle avec son Sauveur, et il touche aussi la vie de la communauté sainte en général.
Le psaume commence au singulier, mais finit au pluriel : « Que Ta bénédiction soit sur Ton peuple. » Sa position : Psaumes 1 et 2 sont considérés comme une introduction du Psautier tout entier. Dans Ps. 1, le psalmiste déclare que personne ne peut chanter des hymnes joyeusement et louer Dieu sans atteindre l’état de « béni » (Ps. 1:1). Dans Ps. 2, le psalmiste montre que cet état nous est accordé par le Messie-Roi contre qui le mal et ses disciples sont rebelles, et non grâce à notre mérite. Ayant considéré les 2 premiers psaumes comme introduction, Psaumes 3 et 4 représentent l’entrée dans la collection de psaumes ; le premier est un psaume du matin, et le dernier est un psaume du soir (4:8). Chaque matin, le croyant pieux chante cet hymne en se rappelant qu’il doit souffrir, mais il ne perd jamais sa paix et sa joie intérieures.
Il regarde la résurrection du Christ qui est arrivée tôt le matin, et qui ouvre pour lui, les portes du royaume de Dieu. Autrement dit, il n’est pas confus, puisqu’il atteint la vie nouvelle, ressuscitée, attendant, chaque matin, Son Christ Crucifié et Ressuscité qui vient bientôt. Une Lamentation Personnelle : Psaumes 3, 4 et 5 en tant que lamentations personnelles, ont été composés pendant que le prophète David fuyait son fils Absalom (2 Sam. 15:8). Dans Ps. 3, David déclare que la bataille n’était pas une bataille personnelle entre lui et son fils, mais elle était entre Dieu et le diable. Dans Ps. 4, il voit que la vertu, comme source de victoire, n’est pas la sienne, mais elle est la vertu de Dieu Lui-même. Dieu Lui-même est sa vertu. Finalement, dans Ps.
5, il tourne son attention vers Achitophel, le méchant conseiller d’Absalom qui est comparable à l’antéchrist. Psaume 3 est une lamentation personnelle. Le Psalmiste se sent personnellement sans défense, totalement seul devant une multitude convergente de gens hostiles. En même temps, ce psaume est fortement communautaire, puisque ce qui affecte la vie personnelle d’un membre a un effet sur toute la communauté. Pourtant, ce psaume peut être appliqué à n’importe quelle situation triste, surtout quand celui qui souffre se sent abandonné et trahi, oppressé par des gens hostiles. Certains érudits argumentent que l’auteur doit être un roi (comme David), mis en péril comme il l’est par tant d’adversaires 2, par des « milliers de personnes » 7.
D’autres modifient cette théorie et pensent que c’est un individu Israélite qui utilise ces phrases qui peuvent originellement avoir fait partie des lamentations royales. (1) St. Augustin déclare que ce psaume est écrit par David de la part du Messie, le Fils de David. Il dit, [Les mots de ce psaume… nous mènent à croire que nous devons les appliquer à la personne du Christ. Car ils sont plus conformes à la passion de notre Seigneur et à sa résurrection qu’au récit que l’histoire donne sur la fuite de David du visage de son propre fils rebelle.] Il est intéressant de noter que ce psaume de lamentation a été utilisé dans l’ancient rituel d’exorcisme contre les esprits méchants, car l’Église voit que son autorité sur le mal et sur les esprits méchants est basée sur la résurrection du Christ. Grandes Lignes :
- Un appel au Seigneur [1-2]
- Confiance dans la résurrection [3-6]
- Un second cri au secours 7
- Le salut est auprès de l’Éternel 8
La pensée principale de ce psaume est que nous atteignions le salut divin par la résurrection de notre Christ, malgré la multitude d’adversaires qui nous assaillent. Christ, Celui qui est Persécuté :
En vérité, David souffrait à cause du péché qu’il a commis envers Urie ; et Dieu menaça d’élever contre lui quelqu’un de sa propre maison (2 Sam. 12:11), mais, il ne rejetta pas sa confiance en son Dieu. Même son chagrin fut changé en joie, puisqu’il croit à l’oeuvre de rédemption de Dieu. Il n’y eut pas seulement un grand nombre d’ennemis qui s’élevèrent contre le psalmiste, mais ses amis aussi 2 lui tournèrent leur dos. Il est seul pour endurer le jugement, et, à travers sa foi, il savait que Dieu ne le quitterait jamais. Abandonné par la multitude d’ennemis et d’amis, il s’accroche de toutes ses forces plus fermement à son Dieu. (2) Tertullien voit que le Christ, le Fils de David, parle, ici, à Son Père de notre part, car, dans nos souffrances, nous nous sentons seuls et sans défense.
Il dit, [Écoutez les expressions du Fils au Père : « O Éternel, que mes ennemis sont nombreux ! » Presque tous les psaumes qui prophétisent sur la personne du Christ représentent le Fils comme s’entretenant avec le Père - c’est-à-dire, représentent Christ parlant à Dieu. (3)] Christ avait plusieurs ennemis : les chefs hostiles des Juifs, une grande multitude, et même un de Ses disciples participa à Sa crucifixion.
