Chronique — chapitres LI à LXXX
- 01 — Chapitre LI — Cyrus le Perse, après avoir vaincu Astyages, devint roi…
- 02 — Chapitre LII — Il fut un homme, nommé Énée, qui épousa la fille de Latinus, nommée Lavinia
- 03 — Chapitre LIII — Il fut, en Italie, un homme nommé Pallas, qui y vivait avec son fils
- 04 — Chapitre LIV — Creusés, étant monté sur le trône, fonda une ville appelée Alba ; puis, ayant quitté…
- 05 — Chapitre LV — Il fut une femme cananéenne, nommée Didon, mariée à un homme nommé Sichœus
- 06 — Chapitre LVI — Il y avait, du temps d’Ezéchias roi de Juda, deux frères, nommés Romulus et Romanus…
- 07 — Chapitre LVII — Romulus eut pour successeur Numa
- 08 — Chapitre LVIII — Au temps où, à Jérusalem, le grand prêtre était un homme nommé Judas, régna en…
- 09 — Chapitre LIX — Alexandre, fils de Philippe le Macédonien, étant monté sur le trône, fonda en Égypte la…
- 10 — Chapitre LX — Sous le règne du Ptolémée Philadelphe, dont le nom signifie « aimant les frères, »
- 11 — Chapitre LXI — Antigonus régna en Asie, en Cilicie et sur (la région traversée par) le fleuve appelé…
- 12 — Chapitre LXII — Seleucus, qui est Pausanias, fut le premier qui écrivit des chroniques et des annales…
- 13 — Chapitre LXIII — Antiochus, surnommé Epiphane, fit torturer les Macchabées
- 14 — Chapitre LXIV — Histoire des consuls des anciens Romains. Jules César le dictateur occupa le pouvoir…
- 15 — Chapitre LXV — On raconte, au sujet d’Archélaüs, gouverneur de Cappadoce, et d’Hérode, le scélérat, le…
- 16 — Chapitre LXVI — Hérode, lui aussi, fonda en Palestine une ville qu’il appela Césarée, en l’honneur de…
- 17 — Chapitre LXVII — La reine Cléopâtre descendit de la Palestine en Égypte, pour y établir sa résidence
- 18 — Chapitre LXVIII — Or les chrétiens orthodoxes n’acceptent d’autre règle que celle qu’ils ont reçue et qui…
- 19 — Chapitre LXIX — Après la mort de l’empereur Auguste régna son fils Tibère, qui soumit aux lois de Rome…
- 20 — Chapitre LXX — Après la mort de Clau de régna, à Rome, l’abominable Néron, qui était païen et idolâtre
- 21 — Chapitre LXXI — Après la mort de Titus régna son frère Domiti en, qui était un grand philosophe chez…
- 22 — Chapitre LXXII — Nerva, l’excellent empereur, eut pour successeur Trajan, qui était très attaché au…
- 23 — Chapitre LXXIII — Après sa mort, régna, à Rome, le cousin de Trajan premier, Hadri en
- 24 — Chapitre LXXIV — Il eut pour successeur Aelius Antoninus Pius. Celui-ci était bienveillant, humain et…
- 25 — Chapitre LXXV — Il eut pour successeur Dèce l’impie, l’ennemi de Dieu, qui organisa une terrible…
- 26 — Chapitre LXXVI — Dèce eut pour successeur un homme nommé Auréli en
- 27 — Chapitre LXXVII — Lorsque Dioclétien l’Égyptien eut pris le gouvernement, l’armée se déclara en sa…
- 28 — Chapitre LXXVIII — Les fils du grand empereur Constantin s’appelaient Constance, Constant et Constantin
- 29 — Chapitre LXXIX — On rapporte au sujet de saint Théophile, patriarche d’Alexandrie, qu’il était né de…
- 30 — Chapitre LXXX — Or le misérable Julien se mit à construire le temple des Juifs à Jérusalem qui avait…

Chronique — chapitres LI à LXXX
Jean de Nikiou · 1883 · 74 min de lecture · 12 vues
Cyrus le Perse, après avoir vaincu Astyages, devint roi…. qui est Cambyse. Or Crésus était un homme dur et orgueilleux. Tous les États, situés de près ou de loin, étaient dans sa dépendance. Ceux (des rois) qui acceptaient sa domination lui payaient tribut et demeuraient en paix ; quant à ceux qui lui résistaient, il les emmenait captifs, leur enlevait leurs richesses et s’emparait de leurs territoires ; car il était puissant et fort redoutable et maître de la victoire. Or Cyrus fut dans une grande inquiétude. Il avait une femme nommée Tertânâ, qui avait été l’épouse de Darius, successeur de Balthazar. Celle-ci lui parla ainsi : Il y a parmi nous un prophète d’entre les Hébreux, nommé Daniel, en qui est la sagesse de Dieu ; il est du nombre des captifs des enfants d’Israël.
Darius n’entreprenait rien sans son conseil, et tout ce que ce prophète lui annonçait s’accomplissait. Ayant entendu ces paroles, Cyrus envoya auprès du prophète Daniel, le fit amener avec honneur et lui adressa cette question : Remporterai-je ou ne remporterai-je pas la victoire sur Crésus ? Le prophète Daniel, après avoir gardé le silence pendant une heure,47 répondit : Qui peut connaître la sagesse de Dieu ? Puis il se mit à prier et demanda au Seigneur son Dieu de lui révéler si Cyrus serait à même de résister à ce conquérant rapace, à l’orgueilleux Crésus. Dieu lui répondit : S’il donne la liberté de partir aux captifs des enfants d’Israël, il vaincra Crésus et fera la conquête de son empire. Daniel, ayant entendu ces paroles de Dieu, annonça à Cyrus qu’il triompherait de Crésus, s’il voulait laisser partir les enfants d’Israël.
À ces paroles, Cyrus tomba aux pieds de Daniel et jura en disant : « Vive le Seigneur ton Dieu ! Je renverrai les Israélites à Jérusalem, leur ville, afin qu’ils servent le Seigneur leur Dieu ! » Et Cyrus, selon son devoir envers Dieu, combla de bienfaits les Israélites et leur permit de partir.
Or Crésus se mit en campagne avec une immense armée, pour envahir les États de Cyrus. Ayant traversé le fleuve de Cappadoce, pour combattre Cyrus et pour le réduire à un état misérable, il fut lui-même vaincu par Cyrus. Il lui fut impossible de se dérober par la fuite, parce que le fleuve se trouvait devant lui. En effet, en arrivant à ce fleuve, un grand nombre de ses soldats y furent précipités et noyés et quant à lui-même, il fut empêché de le traverser, parce que Dieu avait décidé de le faire tomber, en cette occasion, entre les mains de Cyrus. Les soldats de Cyrus l’ayant poursuivi l’atteignirent, le prirent vivant et lui mirent des chaînes, et ils tuèrent quarante mille hommes de son armée. Cyrus fit pendre son ennemi Crésus à un arbre et fit subir au reste de ses troupes l’humiliation et l’outrage. Quant aux Juifs et à leur roi, il leur permit de retourner dans leur pays, ainsi qu’il avait promis au prophète Daniel.
Lorsqu’il fut de retour en Perse, Cyrus distribua toutes ses possessions et donna l’empire de Perse et de Babylone a son fils Cambyse. Celui-ci était un homme méchant ; il abandonna la sagesse de son père et le culte de Dieu, le Seigneur. À cette époque régnait, en Égypte, le roi Apriès, dans la ville de Thèbes, à Memphis et dans deux autres villes, à savoir Moûhîb et Soûfîroû. Ce fut alors qu’à la suite des intrigues des peuples voisins (des Juifs), Cambyse envoya à Jérusalem l’ordre de les empêcher de reconstruire le sanctuaire de Dieu. Ensuite il se mit en campagne avec une armée innombrable, avec des cavaliers et fantassins de la Médie, pour attaquer l’Égypte. Les habitants de la Syrie et ceux de la Palestine cherchèrent (en vain) à s’opposer à sa marche, et il dévasta, non quelques-unes, mais un grand nombre des villes des Juifs ; car il était le conquérant du monde entier. Dans son orgueil, il changea son nom et s’appela Nabuchodonosor. Ses dispositions étaient celles d’un barbare et, inclinant vers le mal, il haïssait les hommes.
Son père Cyrus avait été grand et honoré devant le Dieu vivant ; il avait ordonné la construction du temple de Dieu à Jérusalem, avec zèle et piété, alors qu’il renvoya le grand prêtre Josué, fils de Josédec, et Zérubabel, qui est Esdras, et tous les captifs juifs, et leur permit de se rendre dans le pays des Hébreux et en Palestine. Au contraire, Cambyse48 qui est Nabuchodonosor le second, et Balthazar, brûlèrent la ville sainte de Jérusalem et le temple, ainsi que l’avaient prédit les saints prophètes Jérémie et Daniel. Après qu’ils eurent brûlé la ville, Cambyse vint à Gaza, rassembla des troupes et tout le matériel de guerre et descendit vers l’Égypte pour y porter la guerre. Ayant envahi le pays, il remporta la victoire et s’empara des villes égyptiennes de Farmâ, Schanhoûr, San et Bastâh. Il prit vivant Apriès, le pharaon, dans la ville de Thèbes, et le tua de sa propre main.
Or il y avait, en Égypte, un guerrier nommé Phoûsîd, qui pratiquait la vertu et haïssait le mal. Lors d’une guerre entre les Perses et les Égyptiens, il avait envahi la Syrie et l’Assyrie, et avait fait prisonniers quatre fils de Cambyse, ainsi que ses femmes, au nombre de quarante personnes, avait brûlé leurs demeures, pillé leurs richesses, et les avait emmenées dans la ville de Memphis, où il les fit enfermer dans le palais du roi. Lorsqu’il y eut la nouvelle guerre entre les Égyptiens et les Assyriens, ceux-ci reprirent l’avantage, triomphèrent des Égyptiens et conquirent le royaume de Thèbes. (Lors d’un engagement,) comme les soldats assyriens lançaient des traits, Phoûsîd fut frappé par une flèche, au côté droit. Les soldats égyptiens l’emportèrent, avant qu’il expirât, hors des atteintes des Assyriens ; mais il ne survécut qu’une heure et laissa, en mourant, une mémoire illustre à la postérité.
Alors les Égyptiens, n’ayant plus de capitaine comme Phoûsîd, étaient découragés, et ils se retirèrent dans la ville de Sais, dont les fortifications et les remparts étaient plus solides que ceux des autres villes. Cambyse, de nouveau, attaqua cette ville, s’en rendit maître et la détruisit. Il conquit toutes les villes de la basse Égypte, dans le nord, jusqu’au bord de la mer ; il enleva aux habitants toutes leurs richesses, détruisit leurs villes et leurs villages, livra aux flammes leurs maisons et n’y laissa pas un être vivant, ni hommes ni bêtes ; il fit couper les arbres, détruire les plantations, et fit de l’Égypte un désert. Puis, se dirigeant vers le Rif, il attaqua la ville de Memphis et vainquit le roi qui s’y trouvait. Il saccagea et détruisit aussi la ville de Bousir, qui est située en deçà de Memphis, en enleva toutes les richesses, la livra aux flammes et la rendit complètement déserte.
Les fils des rois qui avaient survécu se réfugièrent dans une autre ville rapprochée, se retirèrent dans la citadelle et en fermèrent les portes. Les Assyriens assiégèrent cette citadelle, la prirent d’assaut pendant la nuit et détruisirent la ville de Memphis la grande. L’un des rois d’Égypte, nommé Moûdjab, avait fait prévenir en secret son fils nommé Elkâd, afin qu’il lui amenât ses richesses, et celles de tous ses officiers et les quarante femmes de Cambyse ou Nabuchodonosor, qui avaient été amenées par Phoûsîd le capitaine. En conséquence on avait, pendant la nuit, ouvert les portes de la citadelle, fait sortir ces personnes, et on les avait conduites par une route qui n’était pas la route ordinaire, et que les gens ne connaissaient pas, dans le désert.
Quant aux quatre fils de Cambyse, les habitants de la ville de Memphis les amenèrent, les firent monter au haut du mur et les égorgèrent, les coupèrent en morceaux et jetèrent les membres en bas, là où se trouvait Cambyse. Lorsque l’armée de Cambyse vit cette abominable action des habitants de Memphis, les soldats, transportés de fureur, donnèrent l’assaut et traitèrent la ville sans miséricorde. Ils établirent des machines de guerre, détruisirent les palais des rois et mirent à mort les fils des rois Moûdjab et Soûfir, ainsi que tous les chefs de l’armée qui se trouvaient dans la ville, sans faire grâce à aucun.
En apprenant la mort de son père, Elkâd s’enfuit et se rendit en Nubie. Alors Cambyse saccagea la ville d’Aoun (Héliopolis) et la haute Égypte, jusqu’à la ville d’Eschmoûn. Les habitants de cette ville, prévenus (de son approche) et cédant à la crainte, se réfugièrent dans la ville d’Eschmoûnaïn ; puis ils envoyèrent à Elkâd, fds de Moûdjab, en Nubie, un message et l’invitèrent à se rendre auprès d’eux, parce qu’ils voulaient le reconnaître comme roi, à la place de son père ; car il avait, autrefois, fait la guerre dans les provinces de l’Assyrie. Elkâd rassembla aussitôt une nombreuse armée d’Ethiopiens et de Nubiens et marcha contre l’armée de Cambyse, en suivant la rive orientale du fleuve Gehon. Les Ethiopiens n’étaient pas à même de traverser le fleuve.
Alors les Perses, pleins de ruse, s’éloignèrent d’eux et se mirent en mouvement, comme s’ils voulaient s’enfuir ; puis, à l’entrée de la nuit, ils traversèrent le fleuve avec précaution, s’emparèrent de la ville d’Eschmoûnaïn et la saccagèrent, sans que l’armée d’Elkâd s’en aperçût. Après en avoir fini avec la ville d’Eschmoûnaïn, ils s’avancèrent dans l’Égypte supérieure, détruisirent la ville d’Asouân, traversèrent le fleuve en face de la ville d’Ahîf et saccagèrent Philé, comme ils avaient fait des autres villes. Ils se tournèrent ensuite contre les villes et les bourgs qui restaient encore, les pillèrent et les brûlèrent, de telle sorte que toute l’Égypte devint un désert et que l’on n’y trouva plus un être vivant, ni un homme, ni même un oiseau du ciel.
Alors Elkâd, le roi d’Égypte, prit un autre parti, lui et les hommes qui n’avaient pas été anéantis par les Perses. Ils allèrent au-devant de Cambyse, portant des présents, au son des lyres, des timbales et des tambourins et, s’arrêtant à distance, se prosternèrent devant lui et lui demandèrent grâce. Cambyse accorda la grâce à ces Égyptiens survivants qui venaient lui offrir leur soumission ; il les traita avec bienveillance, les emmena en Médie et à Babylone, et leur donna un gouverneur choisi dans leurs rangs. Quant à Elkâd, il ne lui ôta pas la couronne royale ; au contraire, il le rétablit sur le trône, et il ne l’emmena pas avec lui. Le nombre des Égyptiens que Cambyse emmena avec lui fut de cinquante mille, sans les femmes et les enfants.
Ils demeurèrent dans la captivité, en Perse, pendant quarante ans, et l’Égypte restait déserte. Cambyse, après avoir dévasté l’Égypte, mourut dans la ville de Damas. Artaxerxès, le grand sage, régna ensuite pendant vingt ans, ne cessant jamais d’aimer Dieu et d’aimer les hommes. Il ordonna à Néhémie, l’échanson, de construire les murs de Jérusalem, et il traitait avec bonté le peuple juif, parce que Cyrus et Darius avaient honoré le Dieu du ciel et l’avaient servi ; c’est pourquoi il favorisait toutes les entreprises des Juifs. Quant aux : Égyptiens, il les traitait (également) avec bienveillance et bonté ; il choisissait parmi eux des fonctionnaires, pour délibérer avec ses propres officiers. Enfin il les renvoya dans leur pays, dans la quarante et unième année de leur captivité depuis la catastrophe de leur patrie.
Après leur retour, les Égyptiens se mirent à construire, dans leurs différentes villes, des maisons, non de grandes maisons, comme autrefois, mais de petites maisons d’habitation, et ils plantèrent une grande quantité d’arbres et de vignes. Ils se donnèrent un roi, nommé Phîwâtoûrôs, sur l’ordre d’Artaxerxès, le philanthrope.
Il y avait un Égyptien, un consolateur dévoué, sage et vertueux, nommé Schenoûfî, nom qui signifie « bonne nouvelle, » lequel s’appliqua avec ardeur à reconstruire les villes et les bourgs, et à rétablir la culture de la terre, de telle sorte qu’en peu de temps il avait reconstruit tous les bourgs de l’Égypte ; et il reconstitua ce pays tel qu’il avait été auparavant. L’Égypte jouissait, de son temps, d’une grande prospérité, le nombre des habitants augmenta de beaucoup, et leur bétail se multiplia également. Schenoûfî régna pendant quarante-huit ans, dans le contentement et la paix, heureux du retour des captifs égyptiens, et il mourut entouré de vénération. Il avait, avant de mourir, fait recenser les Égyptiens, dont le nombre se trouva être de cinq cent mille hommes. Après la mort de Schenoûfî, les Égyptiens demeurèrent pendant longtemps sans roi ; mais ils payaient l’impôt aux Perses et aux Assyriens ensemble. Ils furent en paix, jusqu’à ce qu’ils se donnassent un autre pharaon comme roi, auquel ils payèrent l’impôt.
Mais les Perses ne voulaient pas admettre que les Égyptiens payassent l’impôt à leur propre roi. Les Perses également étaient restés sans roi après la mort du grand Artaxerxès, qui s’était montré clément envers les Égyptiens. Celui qui régnait après Artaxerxès fit d’abord la guerre aux Juifs, qui se soumirent. Il attaqua ensuite les Égyptiens, les vainquit et leur enleva leurs richesses ; car le pays d’Égypte, grâce à Dieu, est extrêmement fertile.
Lorsque Nectanébo, le dernier des pharaons, eut appris des grands thaumaturges, par une déclaration positive des démons, qu’il ne régnerait pas sur les Égyptiens (car il était lui-même magicien, et il avait interrogé les démons impurs, pour savoir s’il régnerait ou s’il ne régnerait pas sur les Égyptiens), il se rasa la tête, rendit sa figure méconnaissable et prit la fuite, li se rendit d’abord à Farma, puis en Macédoine, où il demeura. Les Égyptiens restèrent soumis à Ioulianos jusqu’à l’arrivée d’Alexandre, c’est-à-dire le conquérant du monde, qui tua Hestâtès, le roi des Perses. Après un court espace de temps (depuis la mort d’Artaxerxès), régna sur les Perses Ochus, pendant douze ans ; après lui, Artaxerxès, pendant vingt-trois ans ; puis Darius, surnommé Akreyous ( ?),49 pendant six ans. C’est alors qu’Alexandre attaqua celui-ci, le tua et lui enleva l’empire de Babylone ; car Alexandre, fils de Philippe, le Macédonien, fut le conquérant du monde.50
