Histoires Spirituelles
- 01 — Le Livre de Dessin
- 02 — Le Vrai Avocat
- 03 — Le Petit Ath é e
- 04 — L’Enregistreur
- 05 — Mourrais-je dans la foi de ma chère Mère,
- 06 — Ou dans ton manque de foi, mon cher Père ?
- 07 — Le Maquillage et Le Nil
- 08 — Fais-Tu Mourir et Vivre ?
- 09 — Une Loi Forte ou Faible ?
- 10 — Marie L’Égyptienne
- 11 — Moi et Marina La Pieuse
- 12 — Marina

Histoires Spirituelles
Père Charobime Yacoub · 23 juin 2016 · 37 min de lecture · 2 506 vues
Le Chanteur Pleurant
Il était un chanteur connu par les soupirs et les pleurs dans ses chansons, qui enflammèrent les sentiments des adolescents et des adolescentes. Moi, j’étais l’une d’elles. Je possédais toutes ses cassettes, ses chansons et ses poèmes. Quand la radio jouait ses chansons, je forçais ma maison au silence complet pour qu’elle l’écoute. Je tenais mon mouchoir pour me sécher les larmes. Malheur à moi de cet esclavage amer.
J’écrivais ses chansons et ses poèmes sur des papiers que je distribuais à mes collègues. J’utilisais même ses phrases dans mes paroles de chaque jour et je gardais ses photos dans mes livres. Mon père et ma mère essayèrent de me retourner de cela, mais en vain.
Par un plan divin étrange, une nouvelle église fut construite près de ma maison. J’allai alors la voir. Là bas, j’entendis un sermon contenant les paroles de Paul l’apôtre : « Dites ensemble des psaumes, des hymnes et des chants inspirés ; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre coeur. En tout temps, à tout sujet, rendez grâce à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus Christ. » (Ephesiens 5)
Je sentis la grandeur de l’impureté où je vivais, et de mon esclavage dur au chanteur pleurant. Je me demandai si le Seigneur accepterait mon repentir comme Il accepta le repentir de Manassé. Je me demandai où étaient les psaumes et les hymnes, où étaient les chants inspirés, les chansons et les célébrations du coeur, dans ma vie. Où était le rendement de grâce à tout sujet.
Je me hatai à retourner à la maison, et, d’une facilité étrange, je saisis les cassettes de chansons et les cahiers de poèmes et je les détruisis et les déchirai toutes. Le Seigneur, ensuite, saisit ma main et me fit entrer par sa porte, même si elle est étroite et même si la route est difficile, qu’elle est vaste et glorieuse la vie avec le Christ ! Je trouvai un grand plaisir, qu’on ne peut mesurer, dans les chants et hymnes spirituels. Je trouvai la meilleure vie dans la parole pure de Dieu. Je trouvai la pureté dans l’église de Dieu qu’il a possédée par son sang. Je me trouvai et je trouvai ma vie éternelle, en paix, dans les mains de Celui qui nous a délivrés, et non dans les chansons du chanteur pleurant ou dans ses soupirs !
Le Seigneur commença à bénir ma vie, d’après la richesse de sa gloire. Je travaillai dans une école et j’aimai mes élèves d’un vrai amour chrétien, au point qu’elles aimèrent le Christ à travers moi. Il est vrai que j’ai regretté les jours que les sauterelles, le vent et les soupirs du chanteur ont mangés, mais le Seigneur me récompensa, car il me rendit un serviteur dans sa sainte église ; un serviteur qui se réjouit du retour des âmes, attachées à l’amour du monde, à Sa pitié sincère.
La salle de dessin à mon école secondaire se distinguait par la présence de peintures magnifiques de grands peintres mondiaux. Dans cette salle, je vis aussi un livre d’images, contenant des peintures artistiques extrêmement belles et inventives des plus grands peintres, dont les étudiants se guidaient dans leurs dessins. J’étais doué dans le dessin et j’admirai le livre. Chaque fois que j’entrais dans la salle, je me dirigeais vers le livre pour l’admirer. Finalement, Satan me tenta à le voler. Je ne résistai pas. Une fois, personne ne se trouvait dans la salle. Alors, je volai le livre et je l’utilisai pour faire des peintures. Ensuite, j’oubliai cette affaire complètement pour un an.
A l’église, j’écoutai des sermons à propos du repentir de Zachée et de Dimas le voleur, et je sentis que Dieu m’invitait à me repentir. Je commençai alors à prier, à étudier La Bible et à être diligent à aller à l’église.
Un soir, je me tenais debout pour prier, à la maison, et je me rappelai du livre de dessin. Chaque fois que je priai, les jours suivants, je me rappelai du livre et il y avait une voix interne qui disait : le livre de dessin. Le livre de dessin…
La bénédiction du Christ voulait se répandre sur moi, mais le livre de dessin la bloquait de moi.
L’image du livre commençait à grandir et grandir, et il devint comme une montagne devant mes yeux. Je ne trouvai pas de repos. Finalement, je découvris l’affaire à mon guide spirituel. Alors, il me dit : Apprends de Zachée. Il a retourné le quadruple de ce qu’il a pris, et toi, tu dois rendre le livre pour jouir de la bénédiction. Mais je fus très troublé par l’idée de rendre le livre. Que dira-t-on de moi, et comment le rendrai-je ?
Le livre devint le dilemme de ma vie. Il ne me quittait pas un instant, à un degré dangereux qui menaça ma pensée et ma paix. Finalement, je dis : Mon Dieu, aidez moi. Je pris le livre, ayant très peur, et j’allai à l’école. Je trouvais le garçon de bureau à la salle de dessin. Alors, je lui donnai le livre courageusement et je lui dis : Donne-le au professeur de dessin et dit-lui que je l’ai apporté.
Rien n’arriva de la part de l’école. Je remerciai alors Dieu, qui a effacé mon offense et a caché mon péché aussi. Ainsi, le Saint Esprit enleva la raison de l’attardement de la bénédiction, et Il me donna la force pour me repentir, rendre ce qui a été volé et faire sortir le péché de ma vie.
