Après s’être posé cette question : Comment l’Apôtre appelle-t-il le Christ Vertu de Dieu et Sagesse de Dieu? Saint Augustin demande si le Père n’est pas lui-même Sagesse, mais seulement Père de la Sagesse. — Remettant à plus tard la solution de cette question, il prouve l’unité et l’égalité du Père, du Fils et du Saint-Esprit; il démontre que Dieu n’est pas triple, mais Trinité. — En dernier lieu, il explique la parole de saint Hilaire : « Eternité dans le Père, Beauté dans l’image, Usage dans le Don ».

Mystère de l’Incarnation. — Comment le Verbe fait chair dissipe nos ténèbres, nous fait connaître la vérité, rend la vie à notre âme et à notre corps. — Digression sur le nombre six, qui, multiplié par quarante-six, exprime celui des jours que le Sauveur demeura dans le sein de sa mère. — Tous les fidèles ne forment en Jésus-Christ qu’un seul corps; comment Jésus-Christ leur a mérité la gloire éternelle. Au reste, quoique le Verbe ait été envoyé par le Père, et qu’il lui soit inférieur comme homme, il n’en reste pas moins, selon sa nature divine, égal, co-éternel et consubstantiel à son Père. Il faut en dire autant du Saint-Esprit, qui est Dieu comme le Père et le Fils.

PREMIER DEGRÉ

 

1. Il convient qu'ayant à parler ici à des Serviteurs de Dieu, je commence mon discours par son nom saint et adorable. Ainsi, Dieu, qui est notre roi suprême, a doué du libre arbitre toutes les créatures raisonnables, auxquelles Il a donné l'être et l'existence; néanmoins on doit remarquer qu'elles diffèrent les unes des autres. En effet, les unes ont mérité d'être pour toujours les amis de Dieu; les autres sont ses bons et fidèles serviteurs; les autres ne sont que de mauvais serviteurs; les autres se sont entièrement séparées de Lui; et les autres enfin sont des ennemis déclarés, et quoiqu'elles ne puissent rien contre Lui, elles ne laissent pas de Lui faire une guerre sacrilège.

Dieu permet que les démons devinent, et qu'il leur soit rendu un certain culte : mais il ne suit pas de là que ces divinations et ce culte soient dans l'ordre. — D'où viennent les divinations des démons. — Pourquoi elles sont quelquefois vraies, et pourquoi elles sont fausses la plupart du temps.

Réfutation de trois erreurs auxquelles l'auteur oppose les trois propositions suivantes :
1° On ne doit pas admettre indistinctement toute sorte de personnes au baptême ; la tolérance pour les pécheurs doit se concilier dans l'Église avec le maintien de la discipline ecclésiastique.
2° Il faut initier les catéchumènes aux mystères de la foi et tout ensemble aux devoirs de la vie chrétienne.
3° Celui qui a reçu le baptême est incapable, s'il ne réforme pas ses moeurs criminelles, d'arriver par la foi seule au salut éternel.

Résumé de ce qui a été dit dans les quatorze livres précédents. — Il faut chercher la Trinité dans les réalités éternelles, immatérielles et immuables, dont la parfaite contemplation nous est promise comme le souverain bonheur. — Nous ne découvrons ici-bas cette Trinité que comme à travers un miroir et en énigme, dans l’image de Dieu qui est en nous, comme une ressemblance obscure et difficile à saisir. C’est ainsi qu’on peut conjecturer et expliquer d’une manière quelconque la génération du Verbe divin par la parole de notre âme, mais avec difficulté, à cause de l’immense différence qui sépare les deux verbes; et aussi la procession du Saint-Esprit, par l’amour, lien produit par la volonté.

Lutte à soutenir contre Satan. — Satan vaincu et subjugué quand on parvient à dompter les passions et à réduire le corps en servitude. — Le corps est soumis, quand on le soumet à Dieu, de qui dépend toute créature, de gré ou de force. — La faiblesse humaine a pour appui la foi, et elle trouve le remède le plus efficace dans le Fils de Dieu fait chair. — Parcourant ensuite les différents points de lit foi catholique renfermés dans le Symbole, saint Augustin fait voir les diverses hérésies qui se sont élevées contre elle, et apprend à les fuir.

ANALYSE. Nécessité de prêter une oreille attentive à la parole de Dieu. — Le Fils est consubstantiel au Père. — Les expressions qui dans l'Écriture semblent rabaisser le Fils, trouvent leur explication dans l'Incarnation. — Autres motifs du langage de l'Écriture. — Il y a deux volontés en Jésus-Christ. — Exhortation à la prière.

Il y a une différence entre les chrétiens et les hommes de ce monde. En effet, ceux-ci, ayant l’esprit du siècle, sont retenus dans les liens terrestres par le cœur et par l’intellect, tandis que ceux-là, assoiffés de l’amour du Père céleste, n’ont que lui devant les yeux, avec un grand désir.

Encore de l’égalité et de l’unité de substance dans les trois personnes divines. — Celui qui est envoyé n’est point inférieur à celui qui l’envoie. — Diverses apparitions de Dieu rapportées dans l’Ecriture. — La Sainte Trinité, immuable et invisible de sa nature, est présente en tout lieu. — Il y a en elle unité d‘action dans la mission et dans l’apparition.

— Rapportant à la substance de Dieu tout ce que l’Ecriture affirme de la relation des personnes, ils en concluaient que le Fils étant engendré par le Père, lui était par cela seul inférieur. — Saint Augustin leur répond que les relations diverses qui existent entre les personnes divines, n’altèrent aucunement en elles la substance, ou nature, et qu’il règne entre elles une égalité parfaite. — Il prouve sa thèse par l’explication de divers passages de l’Ecriture, et aussi par quelques comparaisons ou similitudes qu’il emprunte aux créatures, et il termine en avouant combien est grande l’impuissance du langage humain quand il s’agit d’expliquer le mystère de la Sainte Trinité.

Contre les hérétiques ; par l'exemple de la perle et par d'autres preuves évidentes, il y est démontré que nous devons croire que la sainte Enfantrice de Dieu, en dehors de toute loi de la nature, a conçu Dieu notre Seigneur et l'a mis au monde pour le salut du monde.

D'une lecture, même superficielle, il ressort avec évidence que le Testament se compose de plusieurs morceaux disparates, à peine reliés entre eux. Cette constatation a déterminé quelques auteurs à le rejeter en bloc comme apocryphe, tandis que ses défenseurs étaient obligés d'admettre des interpolations.

Trinité dans la science. — Eloge de la foi chrétienne.  — Comment la foi des croyants est individuelle.  — Tous désirent le bonheur, et cependant tous n’ont pas la foi qui conduit au bonheur. Or cette foi ne se trouve que dans le Christ qui est ressuscité d’entre les morts; lui seul peut délivrer de l’esclavage du démon par la rémission des péchés.  — Ce n’est point par la force, mais par la justice, que le Christ a dû vaincre le démon quand les paroles de la foi sont confiées à la mémoire, il se forme dans l’âme une sorte de trinité, puisque les sons des paroles sont dans la mémoire, même quand l’homme n’en forme aucune pensée ; que, quand il y pense, la vision de la mémoire prend naissance, et qu’enfin la volonté unit le souvenir et la pensée.

Dieu le Père, qui a engendré le Fils, ou la vertu et la sagesse, non-seulement est le Père de la vertu et de la sagesse, mais est lui-même vertu et sagesse, et également le Saint-Esprit. Cependant il n’y a pas trois vertus ou trois sagesses, mais une seule vertu et une seule sagesse, comme il n’y a qu’un Dieu et une essence. Pourquoi les Latins disent-ils une essence et trois personnes, et les Grecs une essence et trois substances ou hypostases? Ces expressions sont nécessaires pour signifier d’une manière quelconque ce que sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Ce livre est le fruit de plus de quinze conférences qui avaient toutes été données à la "Grande Cathédrale" au couvent de l'Amba Roueis au Caire, (sauf les trois premières conférences). L'heure est venue de les publier par suite d'une requête du conseil des Eglises du Moyen-Orient qui a décidé de consacrer sa réunion de la mi-septembre 1984 à la foi.