Nous voyons dans l'histoire de la Résurrection comment le chagrin et la peur des apôtres au jour du Golgotha et de la crucifixion, avaient fini par leur joie et leur tranquillité au jour de la Résurrection. Peut-être que cela nous rappellerait d'un verset important qui a été cité dans le livre le l'Ecclésiaste:

 

"Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement": à condition naturellement qu'elle soit une fin heureuse....

La fin heureuse rend l'homme oublieux de toutes ses fatigues, et il ne se souvient plus que de cette fin joyeuse qui lui donne la consolation, exactement comme la Résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ avait effacé des sentiments des apôtres, tout ce qu'ils avaient souffert le jour de la crucifixion.

Ainsi nous voyons les gens chercher et se préoccuper toujours de la fin.

Cela dans tous les domaines de la vie: vous racontez une histoire, ou vous entendez un récit, et tout ce qui vous importe c'est comment l'histoire ou le récit se sont terminés Un cas judiciaire, ou une dispute entre époux, ou un accident en route ce qui importe c'est comment s'est-il terminé? Celui qui vous raconte vous explique peut-être les détails de ce qui s'est passé, mais vous demandez avec inquiétude: et la fin? La même situation se trouve dans tout match, ou toute compétition, ou toute guerre entre deux états, ou toute discussion ou toute négociation .la question importante c'est: comment était la fin ou le résultat. ?

Même dans la vie spirituelle: toute l'importance réside dans la fin c'est pourquoi l'apôtre saint Paul dit des hommes de Dieu:

"Considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi" (Heb. 13:7).

C'est ce que l'Eglise cite aux jours des fêtes des saints Les saints dont l'Eglise fête la naissance, sont peu nombreux, comme la Sainte Vierge (le premier du mois de Bachans), saint Jean-Baptiste (30 Toubah), Saint Chenouda l'archimandrite (7 Bachans). Mais à peu près toutes les fêtes des saints sont les jours de leur mort ou de leur martyre, à la fin de leur vie, lorsqu'ils ont terminé leur combat en paix. Car il y a des personnes qui avaient bien commencé, mais qui finirent mal.

Parmi les exemples de ceux-là, il y a Démas qui était un disciple de l'apôtre saint Paul qui le citait parmi les colonnes de l'Eglise avec les saints Marc, Luc et Aristarque. Mais finalement, il dit de lui: "Démas m'a abandonné, par amour pour le siècle présent" (2 Tim. 4:10). Il dit aussi à propos des personnes pareilles à ce Démas: " .. car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte .." (Philip.3: 18-19).

Ce qui est surprenant à propos de ceux-là, c'est que leur fin sera la perdition! Donc, ce qui importe c'est la fin.

Car plusieurs avaient commencé par l'esprit, mais avaient complété par la chair, comme les Galates. Le sage Salomon, avait commencé par une sagesse excellente, mais il finit par les idoles (1 Rois 11) ..Nous espérons qu'il eut une autre bonne fin, qui fut son ascétisme qui a été cité dans le livre de l'Ecclésiaste comme une preuve de sa repentance. Là, nous disons, ou plutôt ainsi dit l'intuition divine par la bouche de Salomon: "Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement"

DES HISTOIRES DE BONNES FINS

 

La Sainte Bible nous raconte des histoires de bonnes fins dont nous mentionnons:

L'histoire du juste Joseph, qui avait commencé par la trahison et la dureté de ses frères qui l'avaient vendu comme esclave;. par son travail comme domestique dans la maison de Potiphar,. ensuite la fausse accusation qui fut fabriquée contre lui, et sa mise en prison. Mais ce qui est important, c'est la fin, dans laquelle il devint père de Pharaon (Gen.45:8), et dominait sur toute la terre d'Egypte, et sa joie de rencontrer son père et ses frères qui pleurèrent entre ses mains en demandant pardon. Vraiment "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement".

Nous disons la même chose à propos de Daniel et les trois jeunes hommes:

Daniel avait été jeté dans la fosse aux lions. Mais cela finit par Dieu qui envoya son ange pour fermer les gueules des lions (Dan. 6:22). Les trois jeunes hommes avaient été jetés dans la fournaise ardente, mais ils finirent par marcher dans la fournaise avec un quatrième qui ressemble à un fils des dieux, sans avoir été atteints d'aucun mal (Dan. 3:25).

Dans les deux cas, cela finit par l'adoration du vrai Dieu, et de sa glorification dans tout le royaume plus que tous les dieux des nations. Vraiment, "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement"

Nous disons les mêmes paroles à propos du juste Job qui fut exposé à une épreuve qui pourrait peut-être surpasser ce qu'un homme peut supporter. Il perdit ses enfants, ses biens, sa santé, et sa vénération....et l'épreuve atteint son apogée. Mais quelle fut la fin? L'Ecriture dit: "L'Eternel rétablit Job dans son premier état. et l'Eternel lui accorda le double de tout ce qu'il avait possédé Pendant ses dernières années, Job reçut de l'Eternel plus de bénédictions qu'il n'en avait reçu dans les premières .Job vécut après cela cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu'à la quatrième génération ....(Job 42: 10-17). Vraiment, "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement".

Le temps me manquerait si je parlais des bonnes fins que la Sainte Bible a mentionnées dans: l'offrande d'Isaac comme holocauste; et dans la construction des murs de Jérusalem par Néhémie, après la destruction de la ville et l'incendie de son rempart (Néh. 1), et comment Dieu l'avait rendu finalement vainqueur. Ainsi l'histoire des captifs à Babylone, et comment ils retournèrent finalement, après avoir pleuré sur les fleuves de Babylone, et avoir suspendu leurs harpes aux saules, après avoir dit: "comment chanterions-nous les cantiques de l'Eternel sur une terre étrangère" (Ps. 137). Ce sont toutes des bonnes fins dont nous disons "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement".

Nous disons la même chose à propos des histoires des pénitents.

Chaque fois que nous citons la vie de saint Augustin, et comment il avait commencé une vie de débauche et d'insouciance de même saint Moïse le Noir, et comment il avait commencé comme un tueur dur et les saintes Marie la Coptesse, Pélagie, Sarah, et comment elles avaient commencé une vie d'adulteresses, ensuite elles finirent leurs vies comment des grandes saintes. Ne dirions-nous pas à propos de la vie de ceux-là, que "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement".

Chacun doit donc chercher dans toute chose: comment sera la fin?

Chaque voie dans laquelle vous marchez, demandez-vous: quelle est la fin de cette voie? Pensez ainsi de la même manière dans tout projet que vous commencez, et dans toute relation que vous entreprenez avec autrui.

Par exemple, un jeune homme qui aime une jeune fille d'une autre religion, doit penser quelle sera la fin de cette relation? Quel sera sa destinée à lui, et à elle? Un homme qui est en désaccord avec sa femme, et ce désaccord grandit sans réconciliation, doit aussi penser: Quelle sera la fin de ce désaccord, et où il le conduira?! Un jeune homme qui commence à fumer, même une seule cigarette pour imiter ses camarades, ou pour avoir l'expérience du goût de la fumée, doit aussi beaucoup penser, que sera la fin de cela.

De la même manière, dans toute pratique qui pourrait se transformer en habitude: l'être humain se demande: Quelle sera la fin de cette pratique?

Même toute expression qu'il prononce, et toute colère qui s'enflamme dans son intérieur, qu'il se demande: Quelle sera la fin? Quels seront les répliques et les agissements de l'autre parti? Et où finira sa colère? Et où finira le mot qui n'est pas contrôlé? De même dans tout problème que vous rencontrez, ne désespérez pas et ne vous troublez pas, mais dites-vous: "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement". Dites à vous-même: Cela doit finir ce problème devra nécessairement se terminer. Et la fin est dans les mains de Dieu, et Dieu est compatissant et clément, et certainement "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement" Cette façon de penser ne devrait pas s'appliquer seulement à vos problèmes personnels, mais à tout problème ou toute tribulation que rencontreraient vos amis et les personnes que vous connaissez, et même en ce qui concerne l'Eglise elle-même .

Probablement ce verset passait par l'idée des martyrs et des confesseurs.

Quelle est la fin de la douleur et de la mort? N'est-ce pas l'arrivée à l'autre monde? Au paradis, aux couronnes, finalement au bonheur éternel. Cela est certainement beaucoup mieux. "O mort, où est ton aiguillon" (1Cor. 15:55). Il a disparu, et "mieux vaut la fin d'une chose que son commencement". L'éternité est certainement une meilleure fin. L'autre monde est un monde meilleur, là se trouvent "des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment" (1 Cor. 2:9) et le corps spirituel céleste dans lequel nous vivrons après la résurrection (1 Cor. 15: 44:49) est certainement meilleur que ce corps matériel et notre fréquentation de Dieu et ses anges et ses saints dans l'éternité, est incommensurablement meilleure que la fréquentation de ce monde présent. Notre existence dans un monde qui est tout bien, est meilleur que notre existence ici, où se trouve le bien et le mal, et où l'ivraie vit à côté du froment.

L'éternité est, par suite, meilleure, pourquoi donc la craignons-nous? Et pourquoi ne nous préparons pas pour elle?

Dans les tribulations, nous nous souvenons peut-être de la réflexion qu'avait le prophète Jérémie présenté au Seigneur de gloire disant: "Tu es trop juste, Eternel, pour que je conteste avec toi; je veux néanmoins d'adresser la parole sur tes jugements: Pourquoi la voie des méchants est-elle prospère? Pourquoi tous les perfides vivent-ils en paix? (Jér. 12:1).

Saint Augustin répond à cette question en regardant la fin: Il dit que les méchants sont comme la fumée qui s'élève toujours vers le haut. Elle disparaît lorsqu'elle se répand de plus en plus largement en s'élevant. Tandis que le feu demeure en bas, mais il demeure fort. Par suite, l'être humain doit se préoccuper, avant toute chose, de la fin, quelle que soit la fatigue ou la détresse qui existe dans le commencement.

UNE BONNE FIN APRES UN COMMENCEMENT PENIBLE

La vie spirituelle commence par la porte étroite et difficile, (Matt.7: 13-14). Mais cette difficulté mène au bonheur éternel, "Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition" (Matt. 7:13) C'est pourquoi, combien est belle la parole du psalmiste:

"Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes" (Ps. 126:6).

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