1. Dans un discours assez long pour former un premier Livre, discours d'ailleurs très-nécessaire, nous avons réfuté la sotte erreur de ces païens, qui jugent indigne de toute confiance et de tout égard la rédaction de l'Evangile due aux disciples de Jésus-Christ, parce que nous ne montrons aucun écrit venant de Jésus lui-même.

Dans l'Épître qu'il a écrite aux Romains, l'Apôtre saint Paul, autant qu'on peut en juger par le texte même, traite cette question, savoir : l'Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ a-t-il été annoncé aux Juifs seuls, en récompense de leurs oeuvres Légales ; ou bien, la justification de la foi, qui émane de Jésus-Christ, a-t-elle été au contraire offerte à tous les Gentils, sans aucun mérite de leurs oeuvres précédentes ?

Prononcée dans le martyre de Romanésie, où les corps des martyrs, d'abord enterrés sous le pavé de l'église à côté des cadavres des hérétiques, furent ensuite levés de terre et déposés séparément dans un lieu plus élevé.

1° Dans cette homélie, dont on ne peut pas fixer l'année, saint Jean Chrysostome exhorte les fidèles à se réjouir, parce que la fête qu'ils célèbrent est la principale ou, comme il dit, la Métropole de toutes les fêtes; qu'elle en est le complément, parce qu'en ce jour nous recevons les fruits des promesses du Fils de Dieu.