La vision de Théophile sur le séjour de la Vierge en Égypte
Version syriaque du manuscrit 128 du musée Borgia
- 01 — Introduction
- 02 — I. — Le manuscrit syriaque 128 du musée Borgia
- 03 — II. — La vision de Théophile
- 04 — Analyse de la version syriaque

La vision de Théophile sur le séjour de la Vierge en Égypte
Version syriaque du manuscrit 128 du musée Borgia
F. Nau · 01 septembre 2026 · 17 min de lecture · 0 vue
Introduction§
I. — Le manuscrit syriaque 128 du musée Borgia§
Ce manuscrit, écrit en 1720, renfermait, aux folios 1 à 82, une compilation intitulée « Histoire de la Vierge », divisée en six livres, dont Mgr Graffin a bien voulu nous procurer une reproduction. Les feuillets 1 à 9 manquent. Le feuillet 10 porte la traduction de la fin du Protévangile (XXII, 3 à la fin) avec la finale ordinaire1, puis on trouve : « fin du second livre, de la naissance ». Les feuillets 1 à 10, qui portaient deux livres, pouvaient porter le Protévangile, car c’est à peu près la place qu’il lui fallait ; cependant on trouve aussitôt : « Ensuite livre troisième qui est sur l’Annonciation (faite) à ses parents (de la Vierge) par l’ange », avec, à la suite, les chapitres I à XVI du Protévangile. Il ne paraît donc pas probable qu’ils aient déjà figuré plus haut.
Au folio 15 v°, on trouve la vision de Théophile que nous analyserons plus bas.
Au folio 40 : « Fin du livre quatrième de l’accroissement. Priez pour le pécheur et le faible qui a écrit. Ensuite livre cinq et comment furent trouvés et recherchés ces livres de la Mère de Dieu. Que sa prière soit avec nous. Amen et Amen. »
On trouve alors le texte édité par M. Wright2 et réédité par Madame Smith Lewis. Le manuscrit de M. Wright (add. 14184) est de la fin du vie siècle et celui de Madame Lewis de la fin du ve ou du commencement du vie siècle.
Au folio 68 v° b se termine le livre cinq, qui correspond aux livres un, deux et trois édités par Wright ; puis on lit : « Ensuite livre sixième sur le départ de ce monde de la Mère de Dieu, Marie. » C’est le livre IV de Wright.
Au folio 78 r° b se termine le livre sixième, puis on trouve le titre : « Ensuite sur le départ de la mère de Dieu pour la vie de l’Éden. » La suite (78 r° à 82 v°) correspond aux livres V et VI de Wright. Ces deux livres ne sont pas séparés dans notre manuscrit et même, au passage de l’un à l’autre (folio 80 r° b), notre texte est plus concis que celui de Wright.
II. — La vision de Théophile§
Elle occupe les feuillets 15 v° à 40. Nous ne connaissons pas d’autre manuscrit syriaque qui la renferme. Le texte arabe (manuscrit 155, p. 188) ne renferme pas l’introduction qui figure en tête du syriaque ; par contre, il donne — avec Sozomène — le nom de l’arbre qui s’inclina pour adorer Notre-Seigneur. Nous avons sans doute ici la source des traditions coptes relatives au séjour de la sainte Famille en Égypte. Car Sozomène, vers le milieu du ve siècle, résume déjà, d’après des témoignages oraux, les faits consignés dans la vision (Histoire ecclésiastique, V, 21) :
On dit qu’on voit à Hermopolis (Aschmounaïn), ville de la Thébaïde, un arbre nommé perséa, dont les jeunes pousses, la feuille ou un peu d’écorce, appliquées sur les malades, les guérissent de leurs infirmités. Les Égyptiens rapportent que Joseph, au temps où il fuyait la poursuite d’Hérode, vint avec le Christ et Marie, sa sainte Mère, à Hermopolis (Aschmounaïn), et qu’au moment où Jésus s’approchait de la porte, l’arbre, qui était élevé, frappé de la venue du Christ, s’inclina jusqu’à terre pour adorer le Sauveur.
Ce que je dis de cet arbre, je l’ai entendu d’un grand nombre de personnes ; je crois que Dieu opéra ce prodige pour annoncer la venue du Christ, ou bien que le démon qu’on adorait dans cet arbre trembla et s’enfuit à l’approche de Jésus, de même que toutes les idoles de l’Égypte furent renversées, selon la prophétie d’Isaïe.
Le démon chassé, l’arbre resta debout en témoignage du prodige et guérit les fidèles de leurs maladies. Un grand nombre d’Égyptiens attestent ce miracle qui eut lieu chez eux.
Avant Sozomène, Rufin écrit3 dans son Historia monachorum :
Nous avons vu un autre saint homme en Thébaïde, nommé Apollo, dans la contrée d’Hermopolis (Aschmounaïn), où vint le Sauveur avec sainte Marie et Joseph, selon la prophétie d’Isaïe : Voici que le Seigneur, porté sur une nuée légère, entrera en Égypte et, à sa vue, les idoles de l’Égypte seront ébranlées (XIX, 1).
Ce voyage de Rufin se place en 394 à 395, mais il est possible qu’il soit fictif, et imaginé seulement pour servir de cadre aux récits. Nous aurions donc, comme terminus ad quem, la rédaction même de ces récits, que M. Preuschen place de 402 à 4044. Comme Théophile était patriarche d’Alexandrie depuis l’an 385 (385 à 412), il reste possible que la tradition consignée par Rufin ait été créée par Théophile lors d’un voyage en Thébaïde. C’est comme corollaire de l’Apocalypse XII, 6, qu’on a fixé à trois ans et demi la durée du séjour du Christ en Égypte. Le prologue particulier au syriaque met en scène Théodose le Jeune et devient ainsi très suspect, car c’est sous Théodose le Grand (376 à 395) que Théophile a détruit le temple de Sérapis (en 391) et sans doute les autres temples des idoles dont parle le prologue, et c’est sous Théodose le Grand qu’a pris naissance la tradition consignée par Rufin. La Basse-Égypte n’a peut-être fait que dédoubler à son profit la légende créée par Théophile en faveur d’Aschmounaïn. Le tout a passé dans les livres d’office et les synaxaires égyptiens. On trouve aussi dans la vie de la Vierge éditée en syriaque et traduite par M. Budge (Londres) les idoles brisées (p. 38), le démoniaque délivré (p. 40), les statues sur les murs de la ville (p. 41), les voleurs (p. 41-42). Mêmes incidents dans l’évangile arabe de l’enfance5, mais on trouve aussi des additions, plus nombreuses encore, dans l’évangile latin du pseudo-Matthieu (ibidem, p. 81-87).
On remarquera que, dans tous ces récits, la sage-femme Salomé est une cousine de la sainte Vierge, qui l’accompagne pour prendre soin de l’enfant ; d’après la vision de Théophile, c’est toujours elle qui le lave. Lorsque l’iconographie copte la représente, il ne faudrait donc pas toujours conclure que c’est dans l’exercice des fonctions de sage-femme6, car en somme elle ne joue ici que le rôle de suivante et de servante. D’après d’autres récits coptes, Salomé est fille d’Abimélech et sœur du prêtre Siméon ; elle tombe dans le péché et son frère va la chercher à Jéricho pour lui faire faire pénitence7. Il est facile de reconnaître là une adaptation de l’histoire d’Abraham et de Marie8 et de Thaïs9.
Nous résumons la version syriaque de la vision de Théophile en traduisant tout ce qui peut offrir un intérêt géographique ou historique. Nous avons prié M. l’abbé Dib de résumer les deux discours de Cyriaque de Behnésâ qui traitent du même sujet, afin de compléter notre travail. Nous avons demandé aussi à M. l’abbé Leroy de faire connaître la pièce « sur la mort de la Vierge », du manuscrit arabe de Paris, n° 150, folios 157-171. Ce récit, qui a été écrit à l’usage de l’église égyptienne (d’après les dates qu’il contient — mois coptes — et l’origine du manuscrit), suit d’assez près le texte grec édité par Tischendorf10 et n’a donc rien d’original. Cependant Tibériade « près de Rome » est devenue l’Afrique « loin de Rome » ; Jérômias est devenu Théophane et on lui attribue deux miracles, comme le latin B11 ; Thomas n’est pas mentionné au commencement, mais vient seulement à la fin pour constater l’assomption, comme dans le latin A12.
Analyse de la version syriaque§
Ensuite nous écrivons le livre de la fuite qui fut révélé à Théophile, patriarche de la grande ville d’Alexandrie, au sujet de la venue de Notre-Dame mère de Dieu, Marie, au pays d’Égypte, et au sujet de la maison où elle habita avec son fils chéri, Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la sainte montagne de Qôsqâm13, parce qu’on craignait beaucoup le roi Hérode, et cause qui amena le patriarche à cette montagne.
Le patriarche vint pour voir les grands et célestes prodiges : car Théodose le Jeune14, roi orthodoxe, lui avait donné les clefs des nombreux temples d’idoles qui étaient par toute la terre d’Égypte, depuis Alexandrie jusqu’à Syène, pour prendre les richesses qui s’y trouvaient et les distribuer à l’église de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour faire des constructions. Quand il arriva à Syène, sur la montagne orientale, et qu’il retournait en descendant dans la montagne à partir de Syène, avec dix évêques du Saïd, ceux-ci lui parlèrent de l’honneur de cette montagne et il désira se rendre à l’église qui s’y trouvait, afin d’être béni par elle et de prendre les eulogies. Il arriva à cette église trois jours avant la fête de la Mère de Dieu, qui a lieu le vingt et un de Toubah — cette fête a lieu le 10 du second Conoun (16 janvier). Les Pères évêques et tous les moines qui étaient dans cette sainte montagne, au nombre de trois cents, le saluèrent et le prièrent de demeurer avec eux jusqu’après la fête de la sainte Vierge mère de Dieu, Marie, puis de s’en aller dans la paix de Notre-Seigneur. Amen.
Le sermon de Théophile commence aussitôt, sans préambule : « Et moi, mes frères et mes amis dans le Christ, je m’enhardis à dire ce que j’ai vu et entendu sur cette montagne sainte… » Il compare cette montagne au Sinaï et montre qu’Isaïe et Jérémie en ont parlé ; il cite plusieurs passages de l’Apocalypse (XII, 1, 3 à 5, 15 ; XI, 6, 17), puis il expose qu’il s’agit de la sainte Vierge fuyant devant Hérode et allant passer 1 260 jours (Apocalypse, XII, 6), c’est-à-dire trois ans, cinq mois et dix jours, sur cette montagne ; il s’écrie ensuite :
Que dire et quelles paroles employer pour louer Notre-Seigneur Jésus, à cause de l’honneur qu’il m’a fait, à moi le pauvre et le pécheur Théophile : tu m’as donné ton saint corps et ton sang victorieux… tu m’as donné, pour m’y asseoir, un siège dont je n’étais pas digne, tu m’as choisi pour paître ton peuple… tu as donné des rois illustres — Théodose le Jeune — qui aiment la vérité ; tu as renversé la religion d’Arius et ses soutiens, à cause desquels mon père, l’apostolique Athanase, a erré de lieu en lieu durant vingt-sept ans… Il retourna à Rome la grande pour être béni par les corps des saints disciples Pierre et Paul… Il voulut ensuite bâtir une église au nom de Jean-Baptiste, mais il ne put le faire15 ; après lui vint Pierre, puis Dimotios (Timothée) ; enfin je bâtis une église au nom de Jean-Baptiste16 et, après elle, une église aux trois enfants de chez Ananie : je l’ornai et j’y plaçai tous ses ustensiles, leurs corps étant à Babel des Chaldéens ; nous fûmes remplis de joie et d’allégresse et les saints apparurent dans l’église le jour de sa dédicace, et tout le peuple les vit17… Théodose vint à Alexandrie… j’allai au-devant, moi Théophile, avec les grands… et nous lui dîmes… Nous l’avons conduit à l’église du saint apôtre Marc… L’empereur répond : «… je te donne de manière constante les temples de ces lieux, depuis le pays d’Alexandrie jusqu’à Syène, pour que tu en enlèves toutes les richesses que tu y trouveras… » Nous allâmes jusqu’au camp d’Alexandre : il y avait mis des trésors et il en avait fermé et scellé la porte de trois sceaux… Je trouvai sur ces trois sceaux trois thêta, qui signifiaient : Dieu (Theos), Théodose et moi, Théophile ; et aussitôt la porte s’ouvrit… L’empereur donna les richesses qui s’y trouvaient aux églises, aux monastères, aux pauvres et aux orphelins, et on mit le reste dans un char pour le conduire à la ville impériale18.
Je parcourus l’Égypte pour accomplir le dessein du roi et prendre les biens des maisons des idoles, puis j’arrivai à cette maison sainte où Dieu demeura avec ses anges et sa mère la sainte Vierge, maison semblable à la Jérusalem céleste.
Théophile raconte qu’après les prières de la nuit il est monté dans la chambre haute où la Vierge avait vécu, et qu’il lui a demandé comment elle était venue en Égypte. Elle lui dit :
Lève-toi et ne crains pas, ô Théophile, notre serviteur… Je suis Marie, fille de Ionakir, et ma mère est Anne, de la tribu de Juda… Hérode fit tuer les enfants innocents… Nous avons beaucoup souffert, ô Théophile, avant d’arriver à ce pays d’Égypte. Salomé portait l’enfant, et Joseph les bagages. À l’est de la ville19 nous nous arrêtâmes sous un arbre à cause de la chaleur — et c’était le 26 du mois d’Iyar (mai). Joseph et Salomé s’endormirent… Voilà que deux voleurs vinrent à passer : l’un était égyptien et l’autre syrien. Celui-ci dit : « Je voudrais prendre les habits de cette femme et de son fils, parce qu’ils semblent des habits royaux. Si je les trouvais à l’écart, je leur prendrais leurs habits20. »
Jésus a soif, personne ne veut leur donner d’eau ; les voleurs enlèvent les souliers de Jésus ; la Vierge pleure, Jésus lui essuie les larmes et fait apparaître un puits rempli d’eau douce.
Nous arrivâmes ensuite à la ville nommée Schmounin21. Nous trouvâmes des statues de chevaux sur la porte, sur les quatre angles de la porte, qui regardaient toute la ville : ils tombèrent et se brisèrent aussitôt. Mon fils leur parla et dit : « Ils seront un signe pour cette ville et ses habitants, pour toujours… »
Un arbre s’incline et les bénit22. Ils entrent à Aschmounaïn. Cinq chameaux sont changés en pierres ; toutes les idoles tombent et se brisent, tous les malades viennent se faire guérir. Ils quittent le nord de la ville et vont à l’endroit appelé Philès. Prodiges et guérisons. Un charpentier qui connaissait Joseph entend parler d’eux et les conduit chez lui ; il avait un fils démoniaque : le démon est chassé. On veut les arrêter à cause des idoles qu’ils ont brisées ; ils partent et vont à Qôsqâm23 ; les idoles tombent et les démons veulent les empêcher d’entrer dans la ville, les prêtres prennent des bâtons pour les chasser, Jésus maudit la ville de Qôsqâm « qui est à l’est de la montagne boréale du pays d’Aschmounaïn » ; ils vont un peu au sud de cette ville. À l’endroit où ils s’arrêtèrent, Jésus planta le bâton d’olivier de Joseph, et aussitôt il donna des fruits. Ils se dirigèrent vers la montagne, et les deux voleurs qu’ils avaient rencontrés avant leur arrivée à Bastah, et qui les avaient suivis, les dépouillèrent. Lamentation de la Vierge. Le voleur veut garder leurs habits, mais l’Égyptien les leur rend et Jésus révèle que ces deux voleurs seront crucifiés avec lui, l’Égyptien étant crucifié à sa droite, et que l’endroit où ils ont été dépouillés et où la Vierge a pleuré donnera la guérison aux malades. Ils arrivent sur la montagne à une maison déserte et y demeurent ; il y avait un puits auquel Jésus donne des grâces de guérison. Avec eux était Salomé24, qui lavait l’enfant, et la Vierge l’allaitait.
Satan révèle à Hérode l’endroit où se trouve la sainte Famille : il faut se rendre à Qôsqâm, puis aller au couchant de la ville jusqu’à la montagne. Hérode envoie dix soldats et leur promet à chacun dix mines s’ils lui amènent la sainte Famille. Un parent de Joseph, nommé Moyse25, devance les soldats et, en dépit du démon qui veut l’arrêter en route, il va prévenir Joseph. Il arrive au moment où Salomé lavait l’enfant. « Je pris mon fils à Salomé, et montai en haut, à la chambre qui a des fenêtres, et je m’assis à la fenêtre du nord qui regardait le chemin. » Lamentations de la Vierge. Jésus lui dit de descendre près de Joseph et de Salomé, puis il dit à Moyse de prendre pour oreiller la pierre sur laquelle on le lavait et de dormir un peu, après quoi il l’enverra avec Abraham, Isaac et Jacob, jusqu’au jour où il sauvera Adam et toute sa descendance. Moyse meurt, on l’enterre sous le seuil, à l’intérieur, « et sa mémoire demeure jusqu’aujourd’hui ».
La sainte Famille a demeuré six mois sur cette montagne de Qôsqâm, depuis Barmoudah26 (en marge : Nisan ou avril) jusqu’au six Babeh (3 octobre). Depuis le départ de Bethléem jusqu’au retour à Nazareth, il s’est écoulé trois ans et six mois. Bénédictions promises à la maison qui les a abrités. Retour à Aschmounaïn, puis au bord de la mer, où Jésus fait apparaître une barque. Arrivée à Nazareth. Mort de Joseph. Passion. Résurrection. La Vierge, dans la maison de Marie, fille de Jean Marc, raconte à Pierre toutes ses souffrances passées. Jésus apparaît, la console et lui dit qu’il veut consacrer une église à Moharraq avant toute autre église. Une nuée les y emporte à la troisième heure, le 6 Hatour27. On trouve des habits tout préparés, avec ce dont on se sert dans l’église ; Pierre célèbre, leurs pères qui étaient morts viennent se faire baptiser et communier, un grand oiseau descend du ciel et apporte tous les biens : le vin, l’huile, etc. ; chacun prend ce qu’il veut, les anges servent. Jésus commande aux disciples de bâtir sur cette montagne une église en leur nom. Une nuée les remporte à Jérusalem, le soir du jour où ils l’avaient quittée.
Voilà ce que tu as demandé, ô Théophile, je te l’ai dévoilé à cette heure. Révèle à tous ce que je t’ai dit nous être arrivé, et écris-le-moi en souvenir pour toujours. Lève-toi et offre le sacrifice pour les moines et le peuple réunis ici en ce jour, car je les bénirai avant de partir… Voilà l’histoire et le discours que je tiens de la Vierge Marie ; je vous l’ai fait connaître aujourd’hui, ô fidèles dans le Christ. Dieu m’est témoin que je n’ai rien ajouté ni retranché à ce qui m’a été dit et à ce que j’ai entendu de Notre-Dame Marie.
Viennent enfin de bons conseils adressés à tous ceux qui visitent cette église.
