Vie d’Olympias la diaconesse
Texte anonyme du Vᵉ siècle, traduit par Joseph Bousquet
- 01 — I — La royauté de notre Sauveur Jésus-Christ, qui existe avant les siècles, et dont l’éclat…
- 02 — II — Fille selon la chair de Seleukos, un des « comites », elle était, selon l’esprit…
- 03 — III — Redevenue libre, elle aurait pu user de la règle donnée par l’Apôtre en ces termes : «…
- 04 — IV — Voilà ce qu’elle déclara devant l’empereur Théodose, avant le temps des machinations…
- 05 — V — À son retour de la guerre contre Maxime, l’empereur lui fit rendre la disposition de…
- 06 — VI — Par la volonté divine, elle est ordonnée diaconesse de cette sainte Grande-Église de…
- 07 — VII — Les choses en étant arrivées à ce point par le concours divin, la vraie servante de…
- 08 — Viii — Il y a certaines choses qu’on ne pouvait voir sans étonnement dans la sainte troupe et…
- 09 — IX — Mais le démon ne peut supporter la grande et admirable conduite de ces pieuses femmes…
- 10 — X — Voyant donc la franchise avec laquelle elle défend la vérité, et ne pouvant supporter…
- 11 — XI — Or avant qu’on eût enseveli son saint corps, elle apparut en songe au métropolite de…
- 12 — XII — Après sa mort, la véritable servante de Dieu Marina, cette amie du Christ, sa parente…
- 13 — Xiii — J’ai cru nécessaire et tout à fait utile d’introduire dans ce récit le détail des…
- 14 — XIV — Elle pourvut à l’entretien de plusieurs Pères et en particulier, ai-je dit, à celui du…
- 15 — XV — *À cause de cette sympathie pour eux, elle essuya de nombreuses épreuves par le fait du…
- 16 — XVI — Cette divine et divinement inspirée Olympias, n’ayant plus aucun sentiment charnel…
- 17 — Xvii — Demandons-lui donc ses prières pour fléchir le Dieu tout miséricordieux et…
- 18 — Xviii — *Ce dernier paragraphe manque dans le manuscrit de Paris ; il est conservé par le…

Vie d’Olympias la diaconesse
Texte anonyme du Vᵉ siècle, traduit par Joseph Bousquet
Auteur anonyme · 01 septembre 2026 · 24 min de lecture · 2 vues
Vie ou conduite1 et actions de la pieuse, bienheureuse et juste Olympias, qui fut diaconesse de la très sainte Grande-Église de Constantinople.
Bénis, Père.
La royauté de notre Sauveur Jésus-Christ, qui existe avant les siècles, et dont l’éclat s’étend jusqu’aux siècles sans fin, établit dans l’immortalité ceux qui ont combattu pour elle, qui ont achevé leur course, et qui ont conservé jusqu’au bout, sans tache et sans défaillance, leur foi en Dieu2. Les uns ont pratiqué l’hospitalité, qui est le couronnement des perfections, comme le saint ancêtre Abraham et son neveu Lot ; d’autres ont lutté pour la chasteté, comme le saint Joseph ; d’autres ont soutenu avec patience le choc des épreuves, comme le bienheureux Job ; d’autres ont livré leur corps au feu et aux tourments pour recevoir la couronne d’incorruptibilité, et ils n’ont pas craint les brutalités des tyrans ; mais, lutteurs courageux, ils ont foulé aux pieds le démon, et se sont montrés les héritiers du royaume céleste. Parmi eux fut Thècle, qui règne aujourd’hui dans le ciel ; qui remporta par de nombreux combats la victoire du martyre ; qui, sainte entre toutes les femmes, méprisa les richesses, et détesta les plaisirs éphémères et funestes de ce monde. Elle refusa un riche mariage et déclara qu’elle se présenterait vierge sans tache au véritable Époux ; ayant suivi les enseignements de Paul, l’apôtre béni, et ayant embrassé dans son cœur les Écritures divinement inspirées, elle reçut la couronne d’incorruptibilité de notre Maître et Sauveur Jésus-Christ ; et, pour les siècles sans fin, elle jouit du repos avec tous les saints qui, depuis l’origine des temps, ont plu au Seigneur Jésus-Christ.
Sur les traces de cette sainte, et suivant toute la perfection de la vie divine, marcha Olympias, la très vénérable, très zélée pour la voie qui mène au ciel : en toutes choses, elle se conforma à la doctrine des divines Écritures, et trouva ainsi la perfection.
