Un seul Dieu en trois Personnes
L’image du soleil dans la tradition patristique et copte
- 01 — Les noms que le Christ nous a donnés
- 02 — Le Père et le soleil que nous ne pouvons approcher
- 03 — Le Fils et la lumière qui nous rejoint
- 04 — L’Esprit et la chaleur reçue sans être vue
- 05 — La réserve de Saint Grégoire le Théologien
- 06 — Prier le Père par le Fils dans l’Esprit

Un seul Dieu en trois Personnes
L’image du soleil dans la tradition patristique et copte
Samuel Metias · 15 septembre 2026 · 11 min de lecture · 3 vues
Dans la prière copte, l’invocation du Père, du Fils et du Saint-Esprit s’achève par ces mots : « un seul Dieu ». Cette formule familière exprime une conviction que nous avons parfois du mal à expliquer. Nous nommons les Trois et nous adorons un seul Dieu. L’image du soleil, de sa lumière et de sa chaleur nous aide à comprendre comment Celui qui nous dépasse peut pourtant nous rejoindre. Encore faut-il expliquer pourquoi nous rapprochons l’astre du Père, la lumière du Fils et la chaleur de l’Esprit. Ces correspondances parlent de notre rencontre avec Dieu ; elles ne décrivent pas trois degrés de divinité.1
Au Jourdain, Jésus se tient dans l’eau, l’Esprit descend sur lui et la voix du Père se fait entendre. Le récit évangélique nous place devant des relations. Le Fils est aimé du Père ; l’Esprit repose sur lui. Ces noms appartiennent à ce qui se passe entre eux. Les réduire à trois façons de parler d’un personnage unique ferait perdre au récit son sens, car celui qui parle n’est pas celui qu’il désigne comme son Fils.2
Le Christ ressuscité confie ensuite à ses disciples le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Il leur demande aussi d’enseigner ce qu’il leur a commandé. La confession trinitaire accompagne donc une existence nouvelle, avec ses apprentissages et ses exigences. Avant même de savoir expliquer les mots « essence » ou « hypostase », le baptisé est accueilli dans cette relation à Dieu. Les définitions viendront préciser ce que la foi et la prière lui ont déjà donné à connaître.3
Le Credo garde ensemble les affirmations que nous sommes tentés de séparer : Dieu est un ; le Fils est véritablement Dieu, de même essence, c’est-à-dire de même nature divine, que le Père ; l’Esprit reçoit avec eux la même adoration. Une comparaison naturelle a sa place si elle nous aide à entendre ces affirmations. C’est bien la confession de l’Église qui permet de juger l’image, puisque nous connaissons les noms du Père, du Fils et de l’Esprit par le Christ.4
