De la Chair de Jésus-Christ
Contre ceux qui nient la réalité de l’Incarnation
- 01 — Chapitre I — Ceux qui s’élevant contre la foi de la résurrection, laquelle ne recevait aucune…
- 02 — Chapitre II — Cependant la naissance a été annoncée par Gabriel
- 03 — Chapitre III — Il est nécessaire que j’emploie cette défense contre toi, puisque tu as cru qu’il…
- 04 — Chapitre IV — Si donc tu ne rejettes la nature corporelle en Jésus-Christ, ni comme impossible, ni à…
- 05 — Chapitre V — Il est vrai qu’il y a d’autres choses qui paraissent aussi folles, et ce sont celles…
- 06 — Chapitre VI — Mais quelques disciples de ce docteur du pays du Pont, comme s’ils avaient à se montrer…
- 07 — Chapitre VII — Mais toutes les fois que l’on dispute de la naissance, ceux qui la rejettent à cause…
- 08 — Chapitre VIII — Ce que nous avons dit jusqu’à présent, pour expliquer selon la vérité de l’Évangile…
- 09 — Chapitre IX — Nous passons plus avant, et nous disons qu’une chose qui prend son être d’une autre…
- 10 — Chapitre X — Je passe maintenant à d’autres gens qui n’ont pas une moins bonne opinion de leur…
- 11 — Chapitre XI — Mais examinons un autre de leurs arguments, et qu’ils nous disent pourquoi…
- 12 — Chapitre XII — Toutefois que l’âme nous ait été montrée par la chair, s’il est certain qu’on ait dû la…
- 13 — Chapitre XIII — Vous dites que l’âme a reçu la qualité de la chair afin qu’elle devînt visible ; mais…
- 14 — Chapitre XIV — « Mais Jésus-Christ, disent-ils, s’est revêtu de la nature angélique : — Comment…
- 15 — Chapitre XV — Parlons maintenant de l’opinion de l’hérétique Valentin, qui, par le privilège de…
- 16 — Chapitre XVI — Je viens à cet Alexandre qui, selon l’esprit des herétiques, se met sur les rangs par…
- 17 — Chapitre XVII — Mais laissant cet Alexandre avec ses syllogismes qu’il lance audacieusement contre ses…
- 18 — Chapitre XVIII — Disons maintenant les choses plus simplement : il n’était pas convenable que le Fils de…
- 19 — Chapitre XIX — Que veulent donc dire ces paroles : « Ils ne sont nés ni du sang, ni de la volonté de…
- 20 — Chapitre XX — Mais quelle est votre manière d’agir, pleine d’illusions et de chicane ?
- 21 — Chapitre XXI — Que si nos adversaires prétendent qu’il fallait, pour rendre cette naissance nouvelle…
- 22 — Chapitre XXII — Mais que les hérétiques, qui combattent cette extraction, effacent donc le témoignage…
- 23 — Chapitre XXIII — Ainsi nous voyons l’accomplissement de cette parole prophétique que Siméon prononça sur…
- 24 — Chapitre XXIV — Il est vrai qu’Isaïe jette la confusion sur le front des hérétiques, nais…
- 25 — Chapitre XXV — Mais c’est assez parler de cette matière, et il me semble que j’ai bien prouvé la chair…

De la Chair de Jésus-Christ
Contre ceux qui nient la réalité de l’Incarnation
Tertullien · 03 juillet 2016 · 84 min de lecture · 7 vues
Ceux qui s’élevant contre la foi de la résurrection, laquelle ne recevait aucune controverse avant que ces nouveaux Sadducéens parussent dans le monde, s’efforcent même de montrer que l’espérance que nous en avons ne regarde point notre chair, ont raison de mettre en question la chair de Jésus-Christ, et de soutenir ou qu’elle est tout autre chose que la chair d’un homme ; de peur que s’il est certain que ce soit la chair d’un homme, ce ne soit un préjugé contre eux que cette chair, qui est ressuscitée en Jésus-Christ, ressuscite en tous les hommes. Il faut donc que ce même argument que ces gens-là emploient pour détruire le vœu et le souhait de la chair de l’homme nous serve pour l’établir. Examinons quelle est la substance corporelle de notre Seigneur, car quant à la substance spirituelle, l’on en convient, c’est de sa chair que l’on dispute ; on en révoque la vérité en doute, on remet en question sa qualité, on demande si elle a été, d’où elle a été, et comment elle a été : la preuve de sa nature sera la règle de notre résurrection.
Marcion, voulant nier la chair de Jésus-Christ, a aussi nié sa naissance, ou voulant nier sa naissance, a aussi nié sa chair, craignant, que dans la correspondance qui est entre la naissance et la chair, l’un ne rendît témoignage en faveur de l’autre, parce que la naissance n’est point sans la chair, ni la chair sans la naissance ; comme si par la licence ordinaire des hérétiques il n’eût pas été en son pouvoir, ou, en admettant la chair, de nier la naissance selon la témérité d’Apelles, son disciple et depuis son déserteur, ou, confessant la chair et la naissance, de leur donner un autre sens par une interprétation nouvelle, selon l’esprit et la pensée de Valentin, cet autre disciple et déserteur de Marcion. Celui-là même qui a osé parler de là chair de Jésus-Christ comme d’une chair imaginaire, a pu de la même sorte parler de sa naissance comme d’un fantôme, et avancer que la conception, la grossesse et l’enfantement de la Vierge, et enfin la suite et l’ordre de la vie de cet enfant, n’a été qu’une apparence, que toutes ces choses ont trompé les mêmes yeux en les mêmes sens, qui ont été séduits par l’opinion que l’on a conçue de la vérité de cette chair.
