Paroles d’utilité spirituelle — Volume III
Par Sa Sainteté le pape Chenouda III, 117ᵉ patriarche d’Alexandrie
- 01 — 101. Leçons tirées du fleuve Nil
- 02 — 102. La Vérité
- 03 — 103. L’esprit du service
- 04 — 104. Souviens-toi
- 05 — 105. Afin que tu te souviennes
- 06 — 106. Les nuits de prière
- 07 — 107. De l’influence des fréquentations
- 08 — 108. Demande la foi
- 09 — 109. La journée idéale
- 10 — 110. La Transfiguration
- 11 — 111. La visite pastorale
- 12 — 112. Le sens de la responsabilité
- 13 — 113. La persévérance
- 14 — 114. Le tempérament agressif
- 15 — 115. L’espérance (I)
- 16 — 116. Sois une joyeuse nouvelle
- 17 — 117. Oublie ce qui est en arrière
- 18 — 118. La prière contrite
- 19 — 119. Ne résistez pas au mal
- 20 — 120. L’amitié
- 21 — 121. Le froment et l’ivraie
- 22 — 122. L’estimation et l’attention
- 23 — 123. L’exercice de la prière en tout temps
- 24 — 124. Ton rapport à la Sainte Écriture
- 25 — 125. L’élément de la mémorisation
- 26 — 126. Ne pas différer
- 27 — 127. Comment te confesser en préparation de la nouvelle année ?
- 28 — 128. Je veux…
- 29 — 129. Ne désespère pas
- 30 — 130. L’autre moitié
- 31 — 131. Grâce et fléau
- 32 — 132. La vie spirituelle
- 33 — 133. Dans les lieux sanctifiés par les saints
- 34 — 134. L’élément de la persévérance
- 35 — 135. La bienséance à l’église
- 36 — 136. Juste à ses propres yeux
- 37 — 137. Pourquoi prions-nous ?
- 38 — 138. Ce qui convient
- 39 — 139. Exercices pour la maîtrise de soi
- 40 — 140. Toi… et la vérité
- 41 — 141. Tes fautes ou les fautes d’autrui
- 42 — 142. Comment pries-tu ?
- 43 — 143. L’espérance (II)
- 44 — 144. Le Saint-Esprit dans ta vie
- 45 — 145. La ligne constante
- 46 — 146. Le don de soi
- 47 — 147. La Résurrection, source d’espérance
- 48 — 148. La jalousie des démons
- 49 — 149. Le père de confession
- 50 — 150. La douce parole

Paroles d’utilité spirituelle — Volume III
Par Sa Sainteté le pape Chenouda III, 117ᵉ patriarche d’Alexandrie
Sa Sainteté Chenouda III · 05 novembre 2026 · 89 min de lecture · 0 vue
Sais-tu que ce fleuve a pour origine des gouttes d’eau, descendues en pluie et rassemblées pour devenir un fleuve ?
N’apprenons-nous pas de lui que toute grande œuvre peut commencer par une chose simple, peut-être par une idée ? Et selon le proverbe : « Le plus long voyage commence par un pas ». Le premier péché a commencé par un simple entretien avec le serpent. Et la plus grande querelle commence peut-être par une parole.
Cette eau charrie la boue des montagnes d’Abyssinie ; elle paraît trouble au premier abord, mais elle porte le limon qui est la cause de la fertilité de l’Égypte, et c’est elle qui a revêtu son sable de limon.
Ces eaux troublées par la boue chantent avec la vierge du Cantique et disent : « Je suis noire et belle » (Ct 1, 5). En dépit de ce trouble, ces eaux portent en elles-mêmes une belle douceur pour celui qui en boit, qui se manifeste plus tard sous l’effet de facteurs de purification, tout comme s’est manifestée la douceur de la vie d’Augustin et de Moïse le Noir après la repentance.
Cela nous donne une idée de la gradation dans la vie spirituelle, et de la patience envers l’âme jusqu’à ce qu’elle parvienne à sa stabilité après quelque temps. De même, il ne nous est point permis de condamner ceux qui sont au stade des marécages et ne sont point encore parvenus au lit profond et stable.
De même, nous devons louer les deux rives du fleuve, entre lesquelles l’eau s’écoule et qui l’empêchent de se répandre çà et là. Elles ne sont point deux barrières qui restreignent sa liberté, mais deux gardiennes qui le préservent de la perte. Elles sont comme les commandements : non des entraves à la liberté, mais des protections.
C’est un long voyage qu’a parcouru le Nil jusqu’à ce qu’il parvienne à nous, et durant son cours, il distribue de ses bienfaits à chaque contrée qu’il rencontre : il a donné à l’Éthiopie, à la Nubie, au Soudan, à l’Égypte et à tous les déserts environnants… Il nous enseigne à dispenser le bien à quiconque nous rencontrons.
