Paroles d’utilité spirituelle — Volume II
Par Sa Sainteté le pape Chenouda III, 117ᵉ patriarche d’Alexandrie
- 01 — 51. Dans le désert et le calme
- 02 — 52. L’esprit de parti
- 03 — 53. La division
- 04 — 54. Celui qui désire tirer profit
- 05 — 55. Le travail assidu
- 06 — 56. Moi seul
- 07 — 57. Les songes
- 08 — 58. La pensée personnelle
- 09 — 59. Le calme
- 10 — 60. Le bon moyen
- 11 — 61. Les vertus mères : l’amour, l’abandon, l’humilité
- 12 — 62. L’amour de tirer profit
- 13 — 63. La Croix
- 14 — 64. La foi
- 15 — 65. La prière
- 16 — 66. La vie de don de soi
- 17 — 67. La complémentarité dans la vertu
- 18 — 68. Les fêtes des saints
- 19 — 69. Travailler avec Dieu
- 20 — 70. Réexamine ta voie
- 21 — 71. Tirer profit de ses erreurs
- 22 — 72. La croissance
- 23 — 73. La réflexion tardive
- 24 — 74. À la fin de l’année
- 25 — 75. Fidèle en peu de choses
- 26 — 76. Toute la vérité
- 27 — 77. Comment te confesser ?
- 28 — 78. Méditations sur la Théophanie
- 29 — 79. La violence ou la fermeté
- 30 — 80. Deux niveaux : le spirituel et le social
- 31 — 81. Le peu et le beaucoup
- 32 — 82. Le profit spirituel
- 33 — 83. Le formalisme
- 34 — 84. Les épreuves
- 35 — 85. Tout est pour ta vie spirituelle
- 36 — 86. Le repentir et sa perfection
- 37 — 87. L’amour de Dieu pour nous (I)
- 38 — 88. L’amour de Dieu pour nous (II)
- 39 — 89. L’amour se donne
- 40 — 90. Les solutions du Seigneur
- 41 — 91. Dieu est présent
- 42 — 92. Un autre regard
- 43 — 93. La fidélité
- 44 — 94. La paix de l’Église
- 45 — 95. Être une pierre d’achoppement pour autrui
- 46 — 96. La gloire de la souffrance
- 47 — 97. L’Ascension
- 48 — 98. Le jeûne des Apôtres
- 49 — 99. Une parole d’édification
- 50 — 100. L’amour de soi

Paroles d’utilité spirituelle — Volume II
Par Sa Sainteté le pape Chenouda III, 117ᵉ patriarche d’Alexandrie
Sa Sainteté Chenouda III · 05 novembre 2026 · 105 min de lecture · 0 vue
Au milieu de la cohue de la vie, de ses occupations, de son bruit et de ses multiples soucis, qu’il est beau que l’homme se rende disponible – ne serait-ce qu’un peu – pour s’asseoir avec Dieu, dans un climat de méditation, de prière et d’ouverture du cœur à Dieu…
L’homme a alors recours au silence et au calme…
Car pour s’entretenir avec Dieu, il convient d’être seul avec Dieu…
C’est pour cela que Dieu a fait partir notre père Abraham de sa patrie, du milieu des siens et de sa parenté, vers la montagne, là où il se retrouve seul en tête-à-tête avec Dieu… C’est là qu’il bâtit l’autel…
Et dans la solitude sur la sainte montagne, Moïse passa quarante jours avec Dieu ; il reçut de Lui la Loi et les commandements, et il reçut le modèle selon lequel il construisit la tente de la rencontre.
Et dans la solitude sur la montagne, le Seigneur Christ rencontrait ses disciples, et parfois il les emmenait dans un lieu désert…
À la parole de Dieu conviennent le silence et le calme…
Et sur le mont Carmel, dans le calme, le prophète Élie s’est formé.
Et dans le désert, durant trente ans, Jean-Baptiste a grandi.
Et dans le calme et le silence également se sont formés les membres de l’école des prophètes.
Moïse ne devint prophète, et le Seigneur ne le choisit pour guider le peuple, qu’après avoir passé quarante ans dans le désert, dans le silence, loin du palais de Pharaon, de son tumulte et de sa politique…
Et le Seigneur Christ lui-même, malgré le silence infini qui demeurait en son for intérieur, et malgré son union éternelle et permanente avec le Père, afin de nous donner l’exemple, ne commença son ministère public qu’après quarante jours passés seul sur la montagne, dans une vie de silence, avec le Père…
La montagne avait son rôle et sa place dans la vie du Seigneur. Et qu’elle est belle cette parole de l’Écriture à ce sujet : « Chacun s’en alla dans sa maison. Jésus se rendit à la montagne des Oliviers » (Jn 8, 1).
Le jardin de Gethsémani était également un lieu de calme et de paix pour le Christ. Il y passait des moments de recueillement d’une profonde intensité.
Marie, sœur de Marthe, était un modèle de vie silencieuse, assise paisiblement aux pieds du Seigneur, ce qui lui valut cette parole : « Tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire »…
Puisses-tu donc chercher le centre du calme dans ta vie.
Et toi, t’inquiètes-tu et t’agites-tu pour beaucoup de choses… ?
Et quand trouveras-tu enfin le calme en toi-même… ? Quand ?
