Lettres de saint Sévère d’Antioche
Collection de cent dix-huit lettres conservées en syriaque
- 01 — I. — du même[^1], lettre à œcuménius[^2] le comte[^3], au sujet des propriétés et des opérations, qui est du nombre de celles écrites avant l’épiscopat
- 02 — Ii. — du même, deuxième lettre au même œcuménius le comte sur le même sujet, et elle est parmi celles écrites durant l’épiscopat
- 03 — III. — DU MÊME, DE LA 5e LETTRE À ŒCUMÉNIUS, QUI COMMENCE PAR : « Quand j’ai lu la lettre adressée au presbytre Pierre, ami de Dieu[^57] »
- 04 — IV. — DU MÊME, DE LA LETTRE À SIMUS LE SCRINIAIRE, QUI COMMENCE PAR : « À moins que je n’eusse quelque grande affection pour votre illustre personne »
- 05 — V. — DU SAINT SÉVÈRE, DE LA LETTRE À EUSÈBE LE SCOLASTIQUE, QUI COMMENCE PAR : « Puisque vous avez soulevé une objection contre moi par votre lettre »
- 06 — VI. — DU SAINT SÉVÈRE, DE LA LETTRE À MARON, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Lorsque Naaman le Syrien »
- 07 — VII. — DE SÉVÈRE, DE LA LETTRE À MARON, QUI COMMENCE PAR : « Quand, il y a quelque temps, je reçus la lettre de votre religiosité »
- 08 — Viii. — à maron
- 09 — Ix. — de notre Père sévère, de la lettre à maron
- 10 — X. — DU SAINT SÉVÈRE, DE LA LETTRE À ÉLEUSINIUS[^72], QUI COMMENCE PAR : « Comme le grand Moïse apparut »
- 11 — XI. — DU MÊME, DE LA LETTRE À ÉLEUSINOS L’ÉVÊQUE, QUI COMMENCE PAR : « Dans les combats de lutte »
- 12 — Xii. — du saint sévère, de la lettre à éleusinos
- 13 — Xiii. — du saint sévère, de la lettre à estorechios ( ?)[^85] évêque d’anazarbe, au sujet de la dispute qui eut lieu dans la ville royale, datant d’avant l’épiscopat, alors qu’il parlait contre macedonios, évêque de Constantinople
- 14 — Xiv. — du même, de la solution ou défense en réponse à la 15ᵉ question de celles qui lui furent envoyées par thomas son syncelle[^87]
- 15 — Xv. — du même, de la lettre à thomas son syncelle, dans laquelle il montre que c’est la même chose de parler de l’union dans le Christ comme provenant de deux natures et de deux hypostases
- 16 — Xvi. — de sévère, de la lettre à thomas le syncelle
- 17 — Xvii. — à thomas le presbytre
- 18 — XVIII. — DU MÊME, DE LA LETTRE AUX MOINES DE TUFA, QUI COMMENCE PAR : « Quand j’ai lu la lettre de votre amour de Dieu »
- 19 — XIX. — DU SAINT SÉVÈRE, DE LA LETTRE À ISIDORE, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Je me suis grandement réjoui quand j’ai reçu la lettre de [votre] illustre personne aimant le Christ »
- 20 — Xx. — du saint sévère, de la lettre à isidore le comte
- 21 — XXI. — DU MÊME, DE LA LETTRE À ISIDORE LE COMTE, QUI COMMENCE PAR : « De la lettre de votre magnificence religieuse et amie du savoir »
- 22 — XXII. — LE DOCTEUR DE LA VÉRITÉ A DONC DIT DANS LA LETTRE À JEAN ET JEAN, PRESBYTRES ET ARCHIMANDRITES[^96] ET AUX AUTRES, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Après que j’eus écrit en réponse à la précédente communication de vos saintetés ce qui suit »
- 23 — Xxiii. — de nouveau du même, de la lettre aux prêtres et archimandrites, jonathan, Samuel et Jean, qui se tenaient sur des colonnes, et à tout le reste des orthodoxes[^102] qui se sont assemblés dans l’église de la ville d’anbar, et dans l’église de ḥirtha dnuʿman
- 24 — Xxiv. — du saint mar sévère, de la lettre qu’il écrivit à Jean le romain aimant le Christ[^106], montrant ce qui est signifié par le fait qu’une personne soit plongée trois fois, et pourquoi le Christ vint au baptême à l’âge de 30 ans ; et il montre en outre quelle est la nature
- 24.1 — De la confirmation par l’onction[^107] par laquelle ceux qui ont été baptisés sont confirmés après le baptême
- 24.2 — Du même à Jean le Romain, sur le fait que le saint baptême est accompli au nom de la Trinité, et que, par le fait que la personne soit immergée trois fois dans l’eau, il est signifié qu’elle est ensevelie avec le Christ, et pourquoi le Christ vint au baptême à l’âge de 30 ans
- 25 — Xxv. — du saint sévère, la lettre écrite par lui aux émésiens
- 26 — Xxvi. — du même, de la lettre à Jean et Jean et théodore[^183] les archimandrites
- 27 — Xxvii. — du saint sévère, de la lettre à Jean et théodore et Jean, les prêtres et archimandrites aimant Dieu, contre les codicilles[^184] de l’alexandrin
- 28 — Xxviii. — du même, de la 7e lettre du 1er livre de celles d’avant l’épiscopat, dans laquelle est contenu un principe selon lequel ceux qui disent que Dieu existe sous forme humaine sont approuvés dans leur action ( ?)
- 29 — Xxix. — de saint sévère, de la 63e lettre du 2e livre de celles écrites durant l’épiscopat, à antonin, évêque de bérrhée[^207]
- 30 — Xxx. — du saint sévère, de la lettre au prêtre victor[^213], parce que quelqu’un, lisant avec ce même victor dans le livre du même patriarche, lui dit qu’il n’est pas convenable de dire que le pain qui est consacré sur les saints autels, qui est le corps d’emmanuel, est impassible et immortel, et est donateur d’impassibilité et d’immortalité à ceux qui y communient, bien que lui-même dît et confessât que le pain qui a été transmué est le corps, mais non impassible, parce qu’il est rompu et divisé ; ce à quoi le saint homme lui-même parle ainsi
- 31 — Xxxi. — du saint sévère, de la lettre à sergius le médecin et sophiste
- 32 — Xxxii. — du même, de la lettre aux frères orthodoxes[^225] de la ville de tyr, qui est sour
- 33 — Xxxiii. — du saint sévère, de la lettre à néon le prêtre et archimandrite[^232], au sujet de la réception d’eutychès
- 34 — Xxxiv. — du saint sévère, lettre à élisée le prêtre et archimandrite, et aux autres ³
- 35 — Xxxv. — du patriarche sévère aux moines d’orient[^272]
- 36 — XXXVI. — DU SAINT SÉVÈRE, DE LA LETTRE À ISAAC LE SCOLASTIQUE, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Moi, qui à cause de mes péchés ai été condamné à vivre longtemps dans la ville royale »
- 37 — XXXVII. — DU MÊME, DE LA LETTRE À CHARISIUS LE MOINE, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Il n’a pas échappé à notre petitesse »
- 38 — Xxxviii. — du saint mar sévère le patriarche, de la lettre à Pierre et ammonius[^315] et olympiodore, au sujet de la nomination de Pierre comme évêque d’Alexandrie ; qui est la 10e du ier livre des lettres écrites pendant l’occupation du siège
- 39 — Xxxix. — du saint sévère, de la lettre qui fut écrite aux presbytres d’Alexandrie
- 40 — Xl. — du même, de la lettre aux habitants du couvent de la maison de mar bassus, qui fut écrite au sujet des noms[^349]
- 41 — XLI. — DE LA LETTRE À MUSONIUS ÉVÊQUE DE MÉLOÉ EN ISAURIE[^350], DONT LE COMMENCEMENT EST : « Quand je parvins au trône pontifical[^351] »
- 42 — Xlii. — du même, de la lettre à théophane le scolastique,
- 43 — Xliii — Car dans les matières où nous avons des exemples patristiques, nous ne sommes pas à…
- 44 — XLIV. — DU MÊME, DE LA LETTRE À URBAIN LE GRAMMAIRIEN, QUI COMMENCE : « Quand j’ai lu la lettre de votre érudition »
- 45 — XLV. — DU SAINT SÉVÈRE, DE LA LETTRE À SÉTÉRIC[^370] ÉVÊQUE DE CÉSARÉE EN CAPPADOCE, QUI COMMENCE PAR : « L’évêque aimant Dieu de la cité des Nysséniens »
- 46 — XLVI. — DU SAINT SÉVÈRE, DE LA LETTRE À HIPPOCRATE LE SCOLASTIQUE[^381], QUI COMMENCE PAR : « Je n’ai pas appris à plaisanter des choses divines comme sur une scène[^382] »
- 47 — XLVII. — DU MÊME, D’UNE AUTRE LETTRE AU MÊME HIPPOCRATE, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Ce qui amène votre sagesse »
- 48 — Xlviii. — car le saint sévère a dit dans une lettre à hippocrate
- 49 — Xlix. — du même, de la lettre à Dioscore, patriarche d’Alexandrie
- 50 — L. — du même, de la lettre à Dioscore, évêque d’Alexandrie
- 51 — LI. — ET CECI ENCORE, LE SAINT SÉVÈRE L’AFFIRME DANS LA LETTRE À AMANTIUS LE CHAMBELLAN, EN RÉFÉRENCE À ÉPIPHANE, MÉTROPOLITAIN DE TYR[^406], « Même s’il se repent, je ne puis le recevoir, de peur que l’Église ne soit déchirée en ce qu’il a blessé les sentiments de beaucoup » ; CAR IL DIT AINSI
- 52 — Lii. — du même, de la 2e lettre au même philippe, prêtre et moine[^407], sur la formation de l’homme, et sur le fait que l’habit monastique libère des péchés antérieurs
- 53 — LIII. — DE SAINT SÉVÈRE, TIRÉ DE LA LETTRE À CÉSARIE L’HYPATISSA[^417], QUI COMMENCE PAR : « Que Dieu soit aussi le commencement de cette lettre »
- 54 — LIV. — DE LA LETTRE DE SAINT SÉVÈRE, PATRIARCHE D’ANTIOCHE, À CÉSARIE L’HYPATISSA, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Les paroles qui m’ont été adressées par votre altesse aimant Dieu »
- 55 — Lv. — de saint sévère, tiré du 21e hypomnestikon à césarie l’hypatissa
- 56 — Lvi. — de mar sévère à césarie l’hypatissa, en guise de défense pour sa propre crainte et sa propre timidité, et sur le fait que craindre lorsqu’il nous advient d’être assaillis par les épreuves procure une récompense et est une marque d’amour de Dieu
- 57 — Lvii. — du bienheureux mar sévère, concernant l’ordination ³
- 58 — Lviii. — à zénobe[^439]
- 59 — Lix. — de la lettre à andré le presbytre[^440]
- 60 — Lx. — de mar sévère, de la lettre à Jean, archimandrite de la maison de mar hananya
- 61 — Lxi. — du saint sévère le patriarche, lettre aux saints couvents de vierges du Christ
- 62 — LXII (XIX)[^451]. — NOTRE PÈRE INSPIRÉ DE DIEU SÉVÈRE DIT DANS LA LETTRE À ISIDORE LE COMTE, DONT LE COMMENCEMENT EST : « Je me suis grandement réjoui lorsque j’ai reçu la lettre de votre illustre magnificence aimant le Christ »
- 63 — Lxiii. — du saint[^454] mar sévère, de la lettre à césarie[^455]
- 64 — LXIV. — ET QUE LE THÉOPHORE SÉVÈRE RENDE AUSSI TÉMOIGNAGE, LUI QUI EN TOUTES CES MATIÈRES A PLUS DE CONNAISSANCE QUE BEAUCOUP D’HOMMES. DANS LA LETTRE À ŒCUMÉNIUS [^457], DONT LE COMMENCEMENT EST : « Je n’ai pas non plus oublié lorsque j’écrivais la lettre », PARLANT DE CE SUJET, IL EMPLOIE LES PAROLES SUIVANTES
- 65 — Lxv. — de la lettre du même saint sévère à eupraxius le chambellan[^460], et au sujet des questions qu’il lui a adressées
- 65.1 — Et ensuite la troisième question, sur la manière dont nous devons comprendre la parole de Paul : « En lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité »[^500]. La défense
- 65.2 — Et de nouveau la quatrième question, sur le fait que, si nous disons que la Trinité est une seule nature, et confessons aussi une seule nature incarnée de Dieu le Verbe, comment ne disons-nous pas aussi que le Père et le Saint-Esprit se sont incarnés avec le Fils. La défense
- 65.3 — Ensuite la cinquième question, quant à la manière dont l’Unique, qui est une bénédiction vivifiante, fut appelé malédiction[^524]. La défense
- 65.4 — Et de nouveau la sixième question, quant à la manière dont nous disons que le même a souffert dans la chair, et qu’en sa divinité il est demeuré sans souffrance, et, que bien que nous ne le rendions pas étranger à la souffrance, nous le gardons sans souffrance. La défense
- 65.5 — Ensuite la septième question, pourquoi la loi fut donnée aux pères pour qu’ils circoncisent leur prépuce. La défense
- 66 — Lxvi. Du saint sévère, de la lettre à eupraxius
- 67 — Lxvii. — du saint mar sévère, de la lettre à eupraxius le chambellan
- 68 — Lxviii. — du même, de la 10e lettre du 2e livre de celles écrites avant l’épiscopat, adressée à phocas et eupranius les chambellans
- 69 — Lxix. — la lettre du saint mar sévère, patriarche d’Antioche, à anastasie la diaconesse[^639]
- 70 — Lxx. — du même, au sujet de la parole de David : « comme les flèches dans la main d’un homme puissant, ainsi sont les Fils des ébranlés »[^704], de la lettre à anastasie la diaconesse[^705]
- 71 — Lxxi. — du même, de la 8e lettre du 2e livre de celles d’après l’exil, adressée à anastasie la diaconesse
- 72 — Lxxii. — de saint mar sévère, de la lettre à anastasie la diaconesse
- 73 — Lxxiii. — du même, sur ce que signifie la parole selon laquelle ceux qui ont reçu la semence céleste porteront du fruit au centuple, au soixantuple et au trentuple[^738], de la lettre à dorothée le comte
- 74 — LXXIV. — DU MÊME, DE LA LETTRE À VICTOR LE PRESBYTRE[^743], DONT LE COMMENCEMENT EST : « C’est avec un grand plaisir que j’ai reçu la lettre de votre sagesse qui aime Dieu »
- 75 — Lxxv. — à victor le presbytre
- 76 — Lxxvi. — de saint mar sévère, de la lettre à georgia la patricienne et à sa fille[^744]
- 77 — Lxxvii. — de mar sévère, de la lettre à philoxène l’évêque
- 78 — Lxxviii. — de saint mar sévère, de la 55e lettre du 2e livre de celles écrites durant l’épiscopat, qui fut adressée à conon le silentiaire[^750]
- 79 — Lxxix. — du même, de la 4e lettre du 6e livre de celles écrites après l’exil, adressée à prorus le général[^754]
- 80 — Lxxx. — du même mar sévère, de la lettre à ammonius le presbytre d’Alexandrie[^761]
- 81 — Lxxxi. — du même à Jean de bostra[^765], expliquant pourquoi, alors que les évangiles et les autres divines écritures disent que le Christ a lui pour nous au dernier jour, nous voyons que de nombreuses révolutions d’années se sont écoulées depuis ce temps
- 82 — Lxxxii. — du même, de la 11e lettre du 1er livre de celles écrites après l’exil, adressée à scholasticus
- 83 — Lxxxiii. — de mar sévère à Jean[^780], que, selon la lettre, le Christ et Paul ont tous deux aboli la loi, mais que, selon l’Esprit, ils la confirment
- 84 — Lxxxiv. — du même, de la 20ᵉ lettre du 8ᵉ livre de celles écrites durant l’épiscopat, qui fut adressée aux moines de la maison de mar Isaac[^804]
- 85 — Lxxxv. — du même saint sévère, de la 27ᵉ lettre du 2ᵈ livre de celles écrites après l’exil, qui fut adressée à sergius le comte et archiatros[^812]
- 86 — Lxxxvi. — du même, de la 70e lettre du 6e livre de celles écrites après l’exil, qui fut adressée à sergius le comte et *archiatros*[^825]
- 87 — Lxxxvii. — du même, sur la parole de notre Seigneur : « je ne boirai plus désormais avec vous de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père »[^830] ; tiré de la 60ᵉ lettre[^831], qui fut adressée à léonce le prêtre[^832]
- 88 — Lxxxviii. — du même, tiré de la 69ᵉ lettre du 4ᵉ livre de celles d’après l’exil, qui fut adressée à serge, évêque de cyrrhus[^844]
- 89 — Lxxxix. — de mar sévère à ammonius le scolastique de bostra
- 90 — Xc. — du même, de la lettre à constantin évêque de laodicée[^858], une interprétation des points énoncés ci-dessous
- 91 — Xci. — du saint sévère patriarche d’Antioche, de la 15e lettre du 5e livre de celles d’après l’exil, qui fut adressée à mar constantin évêque de laodicée
- 92 — Xcii. — encore du même, de la lettre à procla, dans laquelle il montre que la femme avait un honneur égal à celui de l’homme dans la vie au paradis
- 93 — Xciii. — du même, de la 5e lettre du 9e livre de celles écrites pendant qu’il détenaiit l’épiscopat, qui fut adressée à archélaüs le lecteur[^890]
- 94 — Xciv. — du saint sévère, de la lettre à archélaus, où il apporte des témoignages des docteurs
- 95 — Xcv. — du saint mar sévère, de la lettre à isidore le comte[^912]
- 96 — Xcvi. — de saint sévère, la 22e lettre du 2e livre de celles écrites durant l’épiscopat, qui fut adressée à solon, évêque d’isaurie[^918]
- 97 — XCVII. — DU MÊME, DE LA 74e LETTRE DU 3e LIVRE DE CELLES D’APRÈS L’EXIL, ADRESSÉE À CÉSARIA L’HYPATISSA, QUI COMMENCE PAR : « Les diverses communications que m’a adressées votre altesse »
- 98 — XCVIII. — DE MAR SÉVÈRE, DE LA 5e LETTRE DU 4e LIVRE DE CELLES D’APRÈS L’EXIL, QUI FUT ADRESSÉE À CÉSARIE L’HYPATISSA, ET QUI COMMENCE PAR : « Quand j’ai lu la lettre de l’amour de Dieu de votre magnificence, non pas une fois ni deux »
- 99 — Xcix. — du même, de la 57ᵉ lettre du 4ᵉ livre de celles écrites après l’exil, qui fut adressée à césaria l’hypatissa[^1030]
- 100 — C. — du même, de la iiie lettre du vie livre de celles d’après l’exil, qui fut adressée à la glorieuse caesaria
- 101 — Ci. — du même, de la lettre à césaria l’hypatissa
- 102 — Cii. — du saint mar sévère, extrait des paroles écrites à césarie la patricienne
- 103 — Ciii. — du saint mar sévère, de la lettre à césarie
- 104 — Civ. — du saint mar sévère, de la lettre à césarie
- 105 — Cv. — de mar sévère à césarie l’hypatissa
- 106 — Cvi. — du saint mar sévère le patriarche, sur quelques expressions tirées du même livre de kohéleth, qui sont : « garde ton pied quand tu vas dans une maison de Dieu, et approche-toi pour écouter »[^1124], de la lettre à césarie
- 107 — Cvii. — du saint sévère, patriarche d’Antioche, sur ce que l’âme rencontrera. (À Thomas, évêque de Germanicée)[^1126]·
- 108 — Cviii. — du saint sévère, patriarche d’Antioche, tiré de la 27ᵉ lettre du 9ᵉ livre après l’exil, qui fut adressée à thomas, évêque de germanicée
- 109 — Cix. — du même saint sévère, de la 250e lettre du 1er livre avant l’épiscopat, qui fut adressée à théognoste
- 110 — Cx. — de saint mar sévère, de la lettre à eugénie, diaconesse et archimandritesse
- 111 — Cxi. — de saint mar sévère, de la lettre à simus le scriniarius[^1164], montrant que l’insufflation divine en adam est l’Esprit saint, et la puissance qui fait l’âme de l’homme
- 112 — Cxii. — de saint mar sévère, de la lettre à uranius
- 113 — Cxiii. — de saint mar sévère, de la lettre à zacharie[^1170]
- 114 — Cxiv. — du saint mar sévère, de la lettre à mitraeus[^1173]
- 115 — Cxv. — de mar sévère, de la lettre à héracliane[^1179]
- 116 — Cxvi. (xxvii) — du saint sévère, du traité contre les codicilles[^1184] d’alexandre, après ses deux parties ( ?). (À Jean, Théodore et Jean)[^1185]
- 117 — Cxvii. — du même saint sévère, tiré des hypomnestika à césarie l’hypatissa, du livre iᵉʳ, de l’hypomnestikon xxᵉ ³. Au sujet des défunts
- 118 — Cxviii. — fragment d’une lettre de sévère à sotéric de césarée, depuis le Copte

Lettres de saint Sévère d’Antioche
Collection de cent dix-huit lettres conservées en syriaque
Saint Sévère d’Antioche · 02 octobre 2026 · 493 min de lecture · 1 vue
Nous avons aussi dans l’Écriture inspirée de Dieu des ressources d’humilité, et nul manque d’arguments pour nous abaisser et nous aider à garder le silence. Si vous, comme si vous étiez sur le point de monter sur le mont Sinaï, reculez à l’idée d’écrire « à un tel homme » (faisant allusion à moi), et jugez bon d’utiliser les paroles de David qu’il adresse à ceux qui le pressaient de prendre en mariage la fille de Saül, « Est-ce une petite chose à vos yeux que je devienne le gendre du roi ? »4, moi qui suis un homme pauvre et sans gloire, de même moi, lorsqu’il m’est demandé de répondre à votre question, j’use de ces mots : « Je ne suis ni prophète, ni fils de prophète, mais je suis un berger, et un pinceur de fruits de sycomore »5, si ce n’est pas trop pour moi de dire même cela : car je ne suis pas digne de raconter les justices de Dieu, et de prendre son alliance dans ma bouche6. Cependant, comme le temps des luttes présentes ne permet pas le silence, j’accepte de vous une défaite honorable, et je me tourne vers la question. Et en cela, je vous défais, puisque je montre que vous ne pratiquez pas l’humilité dans un esprit philosophique7. Quant à votre affirmation selon laquelle les saints vieillards appelaient le franc-parler8 feu ou chaleur, je dis ceci, que nous ne devons pas utiliser cette manière de parler sans discernement, mais qu’il y a des occasions pour l’utiliser et des circonstances auxquelles l’appliquer. Notre Seigneur dans les Évangiles, en de nombreuses paraboles, nous enseigne dans le cas des requêtes spirituelles à frapper sans cesse et à faire montre d’une audace louable. Et la parole des Proverbes nous instruit aussi qu’« il y a une honte qui conduit au péché, et il y a une honte qui apporte gloire et grâce »9. Sachez donc, homme puissant, (car je reviens maintenant pour répondre) qu’il ne nous est pas permis d’anathématiser ceux qui parlent des propriétés des natures (j’entends la divinité et l’humanité dont se compose l’unique Christ). La chair ne renonce pas à son existence de chair, même si elle est devenue la chair de Dieu, et le Verbe n’a pas quitté sa nature, même s’il a été uni hypostatiquement à une chair qui possède une âme rationnelle et intelligente : mais la différence est aussi préservée, ainsi que la propriété sous la forme des caractéristiques naturelles des natures dont se compose l’Emmanuel, puisque la chair ne fut pas convertie en la nature du Verbe, ni le Verbe changé en chair. Nous parlons au sujet des caractéristiques naturelles, et non pas que celles qui furent naturellement unies soient séparées et divisées l’une de l’autre singulièrement et individuellement : telle est l’affirmation de ceux qui fendent notre unique Seigneur Jésus-Christ en deux natures. Car, puisque l’union en l’hypostase est reconnue, il s’ensuit que celles qui furent unies ne sont pas séparées l’une de l’autre ; mais il y a un seul Fils, et une seule nature de Dieu le Verbe incarné, comme le dit aussi le saint Cyrille dans l’ouvrage contre Diodore : « Qu’il sache donc que le corps qui est né à Bethléem, même s’il n’est pas le même que le Verbe issu de Dieu et du Père (j’entends par là les caractéristiques naturelles), est néanmoins devenu sien, et non celui de quelqu’un d’autre, séparé du Fils : et l’on reconnaît un seul Fils et Christ et Seigneur et Verbe qui a pris chair »10. Ceux donc qui confessent une seule nature incarnée du Dieu Verbe, et ne confondent pas les éléments dont il se compose, reconnaissent aussi la propriété de celles qui furent conjointes dans l’union (et une propriété est ce qui existe sous la forme d’une manifestation des différences naturelles), et non pas que nous devions attribuer les actes de l’humanité seulement à la nature humaine, et imputer à leur tour ceux de la divinité séparément au Dieu le Verbe, mais ils reconnaissent la différence seulement, sans admettre de division : car le principe de l’union n’admet pas de division. Écoutez ce que le saint et sage docteur Cyrille dit dans le second volume11 de l’ouvrage contre les blasphèmes de Nestorius : « Car entre la divinité et l’humanité, j’admets aussi qu’il y a une grande distinction et distance. Car les choses qui ont été nommées selon le principe de leur manière d’être sont clairement différentes, et ne se ressemblent en aucun point. Mais, lorsque le mystère dans le Christ est introduit parmi nous, le principe de l’union n’oublie pas la différence, mais il rejette la division, non par un mélange ou une confusion des natures entre elles, mais en ce que, après que le Verbe de Dieu a eu part à la chair et au sang, il est encore ainsi compris et nommé comme un seul Fils »12. Mais, si l’Emmanuel est un, se composant de la divinité et de l’humanité qui ont une existence parfaite selon leur propre principe, et si l’union hypostatique sans confusion montre la différence de ce qui a été conjoint en un dans une union économique, mais rejette la division, alors et les éléments qui appartiennent naturellement à l’humanité sont devenus la propriété de la divinité même du Verbe, et ceux qui appartiennent au Verbe lui-même sont devenus la propriété de l’humanité même qu’il s’est unie hypostatiquement. À ce sujet, nous citerons de nouveau les paroles sacrées de Cyrille. Dans le prosphonétique au pieux roi Théodose, il s’est exprimé ainsi : « De même donc qu’il est advenu à l’humanité d’être l’Unique-Engendré, parce qu’elle avait été unie au Verbe dans une union économique, de même il est advenu au Verbe d’être » le premier-né d’entre beaucoup de frères « 13, en raison de l’union avec la chair »14. Grégoire le Théologien15 aussi, dans la lettre à Clédonius, a écrit des paroles qui s’accordent avec lui, comme suit : « Comme les natures sont mêlées, de même le sont aussi les appellations ; et elles s’entrecroisent selon le principe de coalescence »16. Que le terme « mêler » ne vous trouble pas : car il l’a utilisé très clairement et sans danger17 dans l’intention de dénoter l’union première : car, là où il y a union de quelque chose d’incorporel avec un corps, aucun danger ne naît nulle part du mélange. Car c’est manifestement une qualité des corps fluides, d’être confondus ensemble par entrelacement et, pour ainsi dire, de sortir de leur nature. Nous anathématisons donc non pas ceux qui confessent les propriétés des natures dont se compose l’unique Christ, mais ceux qui séparent les propriétés, et les répartissent à chaque nature à part. Une fois que l’unique Christ a été divisé (et il est divisé par le fait qu’ils parlent de deux natures après l’union), avec les natures qui ont été scindées en une dualité et séparées en une diversité distincte, vont les opérations et les propriétés qui sont la progéniture de cette division, comme le déclarent les paroles de l’impie lettre de Léon dans ce qu’il a dit : « Car chacune des formes effectue en partenariat avec l’autre ce qui lui est propre, le Verbe faisant ce qui appartient au Verbe, et le corps accomplissant les choses qui appartiennent au corps »18.
Contre ces choses, il est bon d’opposer les paroles si honorées du saint Cyrille qui réfutent l’impiété. Dans le Scholion au sujet du charbon, il parle ainsi : « Néanmoins, nous pouvons voir dans le charbon comme en une figure que Dieu le Verbe fut uni à l’humanité, mais ne s’est pas dépouillé d’être ce qu’il est, mais a plutôt changé ce qui avait été assumé ou uni en sa gloire et en son opération. Car, de même que le feu, lorsqu’il saisit du bois et y est introduit, l’emporte sur lui, et ne le fait pas cesser d’être du bois, mais le change plutôt en l’apparence et la force du feu, et accomplit en lui tous ses propres actes, et est déjà compté comme un avec lui, comprenez-le ainsi dans le cas du Christ également. Car, puisque Dieu fut uni de manière ineffable à l’humanité, il l’a conservée dans ce que nous disons qu’elle est, et lui-même aussi est demeuré ce qu’il était. Mais, une fois qu’il a été uni, il est compté comme un avec elle, s’appropriant ses qualités, mais lui-même aussi a continué l’opération de sa nature en elle »19.
Si20 donc le Verbe a changé l’humanité qu’il s’était unie hypostatiquement, non pas en sa nature, car il est demeuré ce qu’il était, mais en sa gloire et son opération, et que les choses qui appartiennent manifestement à la chair en sont venues à appartenir au Verbe lui-même, comment admettrons-nous que chacune des formes accomplit ses propres actes ? Mais nous devons anathématiser ceux qui enferment le Christ un en deux natures et disent que chacune des natures accomplit ses propres actes. Entre les choses accomplies et faites par le Christ un, la différence est grande. Certaines d’entre elles sont des actes qui siéent à la divinité, tandis que d’autres sont humains. Par exemple, marcher et se déplacer sous une forme corporelle sur la terre est sans conteste humain ; mais conférer à ceux qui sont estropiés des pieds et ne peuvent aucunement marcher sur le sol le pouvoir de marcher comme des personnes valides est digne de Dieu. Pourtant, le Verbe un incarné a accompli l’une et l’autre, et l’une nature n’a pas accompli l’une, et l’autre l’autre ; ni, parce que les choses accomplies sont différentes, ne définirons-nous pour cette raison à juste titre deux natures ou formes comme opérantes.
De plus, le Tome de Léon dit : « Car chacune des natures conserve sa propre propriété sans diminution »21, distribuant les propriétés aux deux natures séparément, comme quelqu’un qui divise le Christ un et unique en deux natures. Car la propriété des natures dont se compose Emmanuel, qui se montre dans les caractéristiques naturelles, demeure constante et fixe, comme le dit aussi le saint Cyrille dans la seconde lettre à Succensus : « Mais, tandis que chacune d’elles demeure et est perçue dans la propriété qui est par nature, selon le principe que nous venons d’énoncer, l’union ineffable et incompréhensible nous a montré une seule nature du Fils, mais, comme je l’ai dit, une nature incarnée »22. Mais Dieu le Verbe n’a pas permis à sa chair de subir en toutes choses les passions qui lui sont propres, afin que sa propriété soit conservée sans diminution, comme l’a dit l’impie disputeur. Car observez ce que dit le sage docteur Cyrille, en réponse aux objections faites par Théodoret, dans la défense du dixième anathème : « Lorsque la bassesse provenant de l’anéantissement vous semble dure, admirez grandement l’amour du Fils envers nous. Car, ce que vous dites être une chose médiocre, il l’a fait volontairement pour vous. Il a pleuré de manière humaine, afin d’ôter vos pleurs. Il a craint par dispense, dans la mesure où il a parfois permis à sa chair de subir les passions qui lui sont propres, afin de nous rendre vaillants »23.
S’il a parfois permis par dispense à sa chair de subir les passions qui lui sont propres, il n’a pas conservé sa propriété sans diminution : car en de nombreux cas, on voit qu’elle n’a pas subi les choses qui appartiennent manifestement à sa nature ; car elle était unie au Verbe, le Créateur de la nature. Le Verbe donc qui s’était fait chair a marché sur la mer, et après sa mort, sous la blessure de la lance, a fait jaillir de son côté un flot de salut : de même, après la Résurrection, il est entré alors que les portes étaient closes, et est apparu aux disciples dans la maison ; à qui il a aussi permis de le toucher, montrant que sa chair était tangible et solide, et d’une seule essence24 avec nous, et qu’elle était aussi supérieure à la corruption ; et par là il a renversé la théorie de l’apparence illusoire. Il appartient donc à ceux qui séparent le Christ un en deux natures et dissolvent l’unité de dire : « Car chacune des natures conserve sa propriété intacte ». Mais ceux qui croient que, après que Dieu le Verbe se fut uni hypostatiquement à une chair qui possédait une âme intelligente, il a accompli tous ses propres actes en elle, et l’a changée non pas en sa nature (à Dieu ne plaise !), mais en sa gloire et en son opération, ne recherchent plus les choses qui appartiennent manifestement à la chair sans diminution, chair à laquelle les choses qui appartiennent manifestement par nature à la Divinité en sont venues à appartenir en raison de l’union. Mais, s’ils la séparent sans intelligence de Dieu le Verbe en parlant de deux natures après l’union, elle marche alors selon ses propres voies en suivant sa nature, et conserve ses propriétés sans diminution selon le principe des hommes impies.
Mais il n’en va pas ainsi (comment le pourrait-il ?), mais bien tout autrement, car l’union rejette la division, comme l’a dit le saint Cyrille : « Car, bien qu’il soit dit qu’il a eu faim et soif, et qu’il a dormi et s’est lassé d’un voyage, et qu’il a pleuré et craint, ces choses ne lui sont pas arrivées exactement comme à nous, conformément aux décrets obligatoires de la nature ; mais lui-même a volontairement permis à sa chair de suivre les lois de la nature, car il lui permettait parfois même de subir ses propres passions »25. Car des paroles de Cyrille, comme d’une ancre sacrée, je ne m’écarte pas. Et la même affirmation est faite par Grégoire le Théologien26 de Nazianze également dans le sermon sur le baptême : « Car il est la pureté même, et n’avait pas besoin de purification ; mais il est purifié pour vous ; tout comme pour vous il a revêtu un vêtement de chair, alors qu’il est sans chair : et il n’aurait couru absolument aucun danger à différer le baptême ; car il était lui-même à lui-même un gardien de la passion »27. Par conséquent donc28, il était à lui-même un gardien de la faim aussi bien que de la fatigue après un voyage, et de l’acceptation des autres passions humaines, telles qu’elles ne tombent pas sous le péché, afin de montrer l’Humanisation vraiment et sans phantaisie29. De ce que nous avons dit, voici la somme ; que nous devons anathématiser ceux qui divisent le Christ un : et ils le divisent en parlant de deux natures après l’union, et en répartissant par conséquent les opérations et les propriétés entre les natures. Par conséquent, la saine doctrine est contenue dans le30 — du roi serein : car il anathématise ceux qui divisent en deux natures le Fils un qui fut uni hypostatiquement à la chair, ainsi que les opérations et les propriétés des mêmes deux natures : car ainsi parle aussi l’impie Théodoret : « Comment range-t-il sous l’impiété ceux qui divisent les propriétés des natures de Dieu qui est avant les siècles et de l’homme qui fut assumé dans les derniers jours ? »31 J’ai écrit ces choses, bien que je sois pauvre en intellect, et je loue la grandeur de votre intelligence théophile ; et parce que, comme vous êtes sage, je vous donne une occasion d’atteindre à des résultats plus sages. Pardonnez-moi si, en raison du manque de loisir causé par les luttes présentes, j’ai tardé à écrire. Saluez votre honorée épouse, qui est une associée et une aide dans les affaires de Dieu.
Fin de la première lettre à Œcuménius le comte.
