Les canons du patriarche Macaire II
Traduction française intégrale de l’étude de Youhanna Nessim Youssef (Journal of Coptic Studies, 2009)
- 01 — Introduction
- 02 — Macaire II
- 03 — Texte
- 04 — Traduction
- 05 — Commentaire
- 06 — Conclusion
- 07 — Bibliographie

Les canons du patriarche Macaire II
Traduction française intégrale de l’étude de Youhanna Nessim Youssef (Journal of Coptic Studies, 2009)
Youhanna Nessim Youssef · 03 septembre 2026 · 17 min de lecture · 16 vues
Traduction française intégrale de : Youhanna Nessim Youssef, « The Patriarch Macarius II and his Canons », Journal of Coptic Studies 11 (2009), p. 115-125 (DOI 10.2143/JCS.11.0.2044701). Publié avec l’accord des ayants droit. Les citations arabes de l’original sont rendues en français d’après les traductions données par l’auteur ; les mots entre parenthèses sont de lui. Les numéros de folios et de pages sont conservés.
Au Moyen Âge, plusieurs patriarches de l’Église copte promulguèrent des canons traitant des observances liturgiques et de sujets pratiques. Le premier de cette série de patriarches est Christodoulos1, soixante-sixième patriarche d’Alexandrie (1047-1077)2. Son successeur Cyrille II3, le soixante-septième (1078-1092), publia une autre collection de canons prohibant la simonie4.
Plus tard, Gabriel Ibn Turaïk5, soixante-dixième patriarche du siège de saint Marc (1131-1145), promulgua deux séries de canons : la première traitant de la conduite et des devoirs des évêques et des prêtres6, la seconde des lois de succession7.
Le dernier de cette série de canons des patriarches est Cyrille III8, soixante-quinzième patriarche du siège de saint Marc (1235-1243), qui édicta les canons relatifs au mariage, aux testaments, aux héritages et au sacerdoce9.
Il est clair qu’il existe une lacune entre Christodoulos et Cyrille II d’une part, et Gabriel Ibn Turaïk de l’autre.
Riedel fut le premier à attirer l’attention des savants sur les « Canons de Macaire II, concernant les ministres de l’Église », en renvoyant au manuscrit de Berlin, Arab. 10184, et à Ibn Kabar10. Graf a répété cette information11. Les derniers travaux consacrés aux canons de l’Église copte, en revanche, ne mentionnent pas la collection des canons de Macaire II12.
