Les canons de saint Athanase d’Alexandrie
Les cent sept canons de l’Église copte, traduits intégralement en français
- 01 — Prologue : les lois des prêtres
- 02 — Canons 1 à 9 : la crainte de l’autel et le choix des ministres
- 03 — Canons 10 à 22 : les sept ordres, l’évêque et les biens de l’Église
- 04 — Canons 23 à 40 : la discipline du clergé et le service de l’autel
- 05 — Canons 41 à 57 : les fautes, les pénitences et la semaine pascale
- 06 — Canons 58 à 70 : les lecteurs, l’économe et les biens de l’Église
- 07 — Canons 71 à 92 : les pénitences, l’autel, les défunts et les vases sacrés
- 08 — Canons 93 à 107 : les laïcs, la virginité, l’encens et l’offrande
- 09 — Colophon de Michel, évêque de Tinnis

Les canons de saint Athanase d’Alexandrie
Les cent sept canons de l’Église copte, traduits intégralement en français
Athanase d’Alexandrie · 06 septembre 2026 · 92 min de lecture · 1 vue
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, un seul Dieu.
Les Canons du saint et excellent Athanase, l’apostolique, patriarche d’Alexandrie. Que sa bénédiction soit avec nous. Amen. Et leur nombre est de cent sept canons. Dans la paix du Seigneur. Amen.
Voici les lois des presbytres. « Que ceux qui exercent bien leur ministère soient jugés dignes d’un double honneur, et surtout ceux qui travaillent à la parole et à l’enseignement1 » ; car ils ne sont pas établis par les évêques en vue d’un salaire quelconque, et c’est pourquoi il faut les honorer de tout honneur selon Dieu.
Car lorsque Moïse servit l’autel dignement, Dieu accorda à son visage un éclat plus grand que celui de tous2. Et cela, Dieu le fit en signe pour ceux qui servent l’autel comme il convient, dans la sainteté, à sa ressemblance. Car il était le presbytre fidèle, qui « travaillait à la parole et à la doctrine », qui établit la loi pour ce peuple obstiné, et qui porta son fardeau, ses pleurs et ses murmures irrévérencieux, par lesquels ils murmurèrent contre le Seigneur, et les malédictions qu’ils prononcèrent contre lui. Or tout cela ne lui fut pas un fardeau, à cause de la beauté de l’autel dont il était le ministre et qui était une image du Verbe. C’est pourquoi il fut honoré plus que tous, en ce qu’il goûta la douceur de Dieu ; lui, le premier qui parla de l’Église et lui donna la forme du tabernacle, afin que par ce dessein arrêté l’Église fût rappelée à la mémoire. Car le tabernacle qui vint après lui était une image de l’Église. Et non seulement il le fit, mais il y disposa aussi dans l’ordre les prescriptions du service sacré, afin de nous enseigner la crainte de Dieu qui entoure l’autel, quoique nous ne la voyions pas. Car il fit des sonnettes autour du bord du vêtement d’Aaron son frère3, afin que, lorsque les chefs du lieu saint l’entendaient entrer dans le tabernacle, ils se retirassent de côté, de peur qu’il ne mourût. Car quiconque osera approcher de l’autel sans observer la loi de Dieu mourra d’une mort misérable, comme les fils d’Éli, le prêtre du Seigneur. Car nul de ceux qui servent l’autel dans l’impureté ou avec négligence ne mourra d’une bonne mort.
