La fête de la Croix
Sa Sainteté le Pape Chenouda III, Pape d’Alexandrie et Patriarche de la prédication de saint Marc
- 01 — Notre Seigneur le Christ et la croix
- 02 — La croix dans la vie des saints
- 03 — La vie chrétienne est une croix
- 04 — L’amour du christianisme pour la croix
- 05 — Comment tu portes la croix en pratique
- 5.6 — Habitue-toi à la patience, car la patience est une croix

La fête de la Croix
Sa Sainteté le Pape Chenouda III, Pape d’Alexandrie et Patriarche de la prédication de saint Marc
Sa Sainteté Chenouda III · 27 septembre 1990 · 12 min de lecture · 7 vues
L’Église célèbre la fête de la croix deux fois par an : le 17 Toute (le 27 septembre) à l’occasion de l’apparition de la croix à l’empereur Constantin ; et le 10 Baramhate (le 19 mars) à l’occasion de la découverte de la croix par la reine Hélène.
Je voudrais vous parler aujourd’hui de la croix du point de vue spirituel, de son importance et de sa bénédiction pour notre vie.
La croix est toute souffrance que nous supportons pour l’amour de Dieu ou pour l’amour des gens, pour le Royaume du ciel en général.
Le Seigneur nous a appelés à porter la croix, il dit : « Si l’on veut venir à ma suite, il faut renoncer à soi-même, prendre sa croix et me suivre ainsi » (Mt 16, 24), « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi » (Mt 10, 38). Il dit aussi au jeune riche : « Va vendre tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres… puis, viens et suis-moi » (Marc 10, 21).
Il a considéré la croix comme une condition pour devenir son disciple.
Il dit : « Et quiconque ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite, ne peut être mon disciple » (Luc 14, 27).
Même pendant sa vie sur la terre, il a vécu portant la croix. Dès sa naissance Hérode le roi cherchait à le tuer, ce qui l’obligea à s’enfuir avec sa mère en Égypte. Quand il commença sa mission il subit la souffrance de cette mission, de sorte qu’il n’eut pas « où reposer la tête » (Luc 9, 58). Il supporta la peine pendant sa vie. Isaïe le prophète dit de lui : « Homme douloureux, familier de la souffrance » (Isaïe 53, 3). Il souffrit beaucoup des persécutions des juifs. Une fois « ils ramassèrent des pierres pour le lapider » (Jean 10, 31). Une autre fois, ils voulurent le précipiter en bas du sommet de la colline (Luc 4, 29). Quant à leurs insultes et leurs accusations, elles étaient nombreuses. Tout cela était d’autres croix que celle sur laquelle il fut crucifié.
