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À saint Augustin (VI)

Traduction française de 1838 — Œuvres de saint Jérôme

Saint Jérôme · 2020 · 1 min de lecture · 0 vue

Il y a des gens qui, après avoir eu le cou rompu et les jambes cassées, ne peuvent néanmoins se résoudre à se soumettre, toujours attachés à leurs anciennes erreurs, quoiqu’ils n’aient pas la liberté de les enseigner. Nos frères qui sont ici vous saluent avec beaucoup de respect, et particulièrement vos saintes et vénérables filles [1]. Je vous prie de vouloir bien aussi saluer de ma part vos frères Alypius et Evodius [2]. Jérusalem [3] est tombée sous la puissance de Nabuchodonosor, et cependant elle ne veut point écouter les conseils de Jérémie; elle désire au contraire se retirer en Égypte, pour mourir dans Taphnès, et expirer sous le joug d’une éternelle servitude.

Notes et références

  1. Saint Jérôme, *À saint Augustin (VI)*, in *Œuvres de saint Jérôme*, traduction de M. Benoît Matougues sous la direction de M. L. Aimé-Martin, Paris, 1838. Texte établi d’après l’édition numérisée sur remacle.org.
  2. [1]Eustochia et la jeune Paula.
  3. [2]) Alypius était grand ami de saint Augustin et évêque de Tagaste. Evodius était évêque d’Uzale.
  4. [3]Cet endroit est une énigme dont il est assez difficile de pénétrer le sens. Erasme, Marianus et quelques autres écrivains croient que saint Jérôme veut parler de Jean de Jérusalem, qui, après la condamnation d’Origène, ltchait toujours de défendre ses erreurs. Mais les théologiens de Louvain, et Erasme même dans l’édition des ouvrages de saint Augustin, croient que saint Jérôme veut parler de la prise de Rome par Alaric, Baronius est aussi de ce sentiment.