Homélies sur la Genèse
Soixante-sept homélies sur le premier livre de Moïse
- 1 — Homélies tome 5
- 01 — Première homélie
- 02 — Première homélie (reprise 2)
- 2.1 — Analyse
- 03 — Homélies tome 5
- 04 — Homélies tome 5 (reprise 2)
- 05 — Homélies tome 5 (reprise 3)

Homélies sur la Genèse
Soixante-sept homélies sur le premier livre de Moïse
Saint Jean Chrysostome · 1643 min de lecture · 4 vues
Homélies tome 5§
Tome Vème AVERTISSEMENT. *
DEUXIÈME HOMÉLIE. Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. (Gen. I, 1.) *
TROISIÈME HOMÉLIE. Suite, de ces paroles : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre », jusques à celles-ci : et du soir et du matin se fit le Premier jour, (Gen. I, 1…5.) *
QUATRIÈME HOMÉLIE. Dieu dit aussi : « Que le firmament soit fait au milieu des eaux ; et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux » et cela se fit ainsi. (Gen. I, 6.) *
CINQUIÈME HOMÉLIE. Dieu dit : « Que les eaux, qui sont sous le ciel, se rassemblent en un seul lieu, et que l’aride paraisse. » (Gen, I, 9.) *
SIXIÈME HOMÉLIE. Et Dieu dit : « Que des corps de lumière soient faits dans. le firmament du ciel, et qu’ils éclairent la terre, afin qu’ils séparent le jour et la nuit et qu’ils servent de signes pour marquer les temps et les saisons, les jours et les années. » (Gen. I, 14.) *
SEPTIÈME HOMÉLIE. Et Dieu dit : « Que les eaux produisent des animaux vivants qui nagent dans l’eau, et, des oiseaux qui volent sur la terre, sous le firmament du ciel, et il fut fait ainsi. » Dieu créa donc les grands poissons, et tous les animaux qui ont la vie et le mouvement, que les eaux produisirent, chacune selon leur espèce (Gen. I, 20, 21.) *
HUITIÈME HOMÉLIE. Et Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer ; et sur les oiseaux du ciel, et, sur les animaux, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui se meuvent sur la terre. » (Gen. I, 26.) *
NEUVIÈME HOMÉLIE. Suite de ces paroles : « Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance. » *
DIXIÈME HOMÉLIE. Suite de ces paroles : « Faisons l’homme à notre image, et à notre ressemblance, » et Dieu créa l’homme et il le créa à l’image, de Dieu : « il les créa mâle et femelle. » (Gen. I, 26, 27.) *
ONZIÈME HOMÉLIE. Qu’il faut estimer la vertu, imiter les saints, qui, étant de même nature que nous, l’ont pratiquée excellemment : la négligence sera sans excuse. *
DOUZIÈME HOMÉLIE. Sur des paroles : « Ceci est le livre de la création du ciel et de la verre, quand ils furent créés, au jour que Dieu fit le ciel et la terre. » (Gen, II, 4.) *
TREIZIÈME HOMÉLIE. « Or le Seigneur Dieu avait dans Éden, vers l’Orient, un jardin de délices, et il y plaça l’homme qu’il avait formé. » (Gen. II, 8.) *
QUATORZIÈME HOMÉLIE. « Et le Seigneur, Dieu prit. l’homme qu’il avait formé, et le plaça dans le jardin de délices pour le cultiver et le garder. » (Gen. II. 25.) *
QUINZIÈME HOMÉLIE. Mais il ne se trouvait point pour Adam d’aide semblable à lui : Dieu envoya donc à Adam un profond sommeil ; et pendant qu’il dormait, Dieu prit une de ses côtes et mit de la chair en sa place. Et Dieu produisit la femme de la côte qu’il avait ôtée à Adam. (Gen. II, 21, 22.) *
SEIZIÈME HOMÉLIE. « Ils étaient nus et ils n’en rougissaient pas. (Gen, II, 25.) » *
DIX-SEPTIÈME HOMÉLIE. « Et ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui s’avançait dans le jardin, après le milieu du jour. » (Ge. III, 8) *
DIX-HUITIÈME HOMÉLIE. « Et Adam donna à sa femme le nom d’Eve, parce qu’elle est la mère de tous les vivants. Et le Seigneur Dieu fit à Adam et à sa femme des tuniques de peau, et il les en revêtit ; et il dit : Voici Adam devenu comme l’un de nous. » (Gen. III ; 20, 21 ; 22.) *
Qu’il parle ou qu’il écrive, saint Jean Chrysostome ne fait guère que commenter la sainte Écriture. Il ne pense, il ne sent, il ne raisonne que d’après le Livre sacré. C’est son élément, et il s’y tient si constamment qu’il semble ne pas connaître autre chose. Il le parcourt dans tous les sens avec une aisance et une agilité merveilleuses ; sans cesse il vole de la Genèse à l’Évangile, de l’Évangile à la Genèse, de David et d’Isaïe à saint Paul et à saint Jean, de ceux-ci à ceux-là, comparant les textes, les complétant, les éclaircissant les uns par les autres, avec une éloquence toujours montée au ton de l’enthousiasme.
Dans ce perpétuel commentaire des Livres saints qu’offrent les oeuvres complètes du grand Docteur, on distingue néanmoins ce qu’on pourrait nommer les couvres de circonstance, Traités, Homélies, Lettres : elles remplissent les quatre premiers volumes de cet ouvrage ; puis les commentaires suivis sur de grandes parties de l’Écriture, ce qu’on peut nommer les commentaires proprement dits. Il y en a sur la Genèse, sur les Psaumes, sur les Prophètes, sur saint Matthieu, sur saint Jean, sur toutes les épîtres de saint Paul. C’est cette seconde catégorie, de beaucoup la plus considérable et la plus importante, des oeuvres de notre auteur, que nous abordons avec notre tome Ve : elle remplira tous les volumes suivants jusqu’au dernier, que Dieu nous fasse la grâce d’achever bientôt.
Le P. Montfaucon, à son ordinaire, fait précéder le commentaire sur la Genèse d’une dissertation aussi longue qu’érudite sur le nombre des homélies, sur le lieu et sur l’époque où elles furent prononcées, sur le style qui leur est propre, sur l’édition des Septante suivie par saint Chrysostome, sur ce que l’Orateur entend (2) par le centième dont il parle dans sa troisième homélie, sur la grande semaine, sur le jour dominical, et sur l’inégalité des heures chez les anciens.
Voici les conclusions de cette dissertation :
Le nombre des Homélies est de 67 : elles furent prêchées à Antioche pendant le carême, on ne sait de quelle, année. Selon Photius, le style de ces homélies est moins correct que celui des autres écrits de saint Chrysostome. Les parenthèses sont quelquefois si longues, que le saint Docteur perd totalement de vue son sujet. C’est qu’il parlait sans beaucoup de préparation et que souvent il se laissait entraîner par de nouvelles pensées qui le frappaient subitement. Cela n’empêche pas que l’on y remarque cette pureté de langage, cette clarté d’expression, cette abondance de similitudes, cette vivacité d’images qui caractérisent toujours saint Chrysostome. L’édition des Septante dont s’est servi saint Chrysostome diffère en quelques endroits de l’édition commune. Le centième dont il est fait mention à la troisième homélie exprime le taux ordinaire de l’usure chez les anciens, un pour cent par mois. Les habitants d’Antioche donnaient le nom de Grande semaine à la dernière semaine du carême.
Le jour dominical emera kuria, dont parle saint Chrysostome, n’est autre que le jour de Pâques. Les anciens, divisant le jour et la nuit chacun en douze parties égales, avaient nécessairement des heures plus ou moins longues suivant les différentes saisons de l’année.
