Homélie 37 — Les conditions pour être disciple
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Sébastien, martyr, le jour de sa fête, 20 janvier 592
- 01 — Présentation
- 02 — Évangile du jour (Lc 14, 26-33)
- 03 — Homélie — « Qui de vous, en effet, s’il veut bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour…

Homélie 37 — Les conditions pour être disciple
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Sébastien, martyr, le jour de sa fête, 20 janvier 592
Saint Grégoire le Grand · 11 avril 2017 · 22 min de lecture · 4 vues
Le passage d’Évangile expliqué par Grégoire énonce la grande loi du renoncement, puis l’illustre par deux courtes paraboles : celle de l’homme qui calcule la dépense avant de construire une tour, et celle du roi qui s’apprête à combattre un adversaire deux fois plus puissant. Le saint pape, commentant ce texte à son peuple, va s’efforcer de lui inculquer qu’il est à la fois nécessaire de se renoncer et d’obtenir de Dieu le pardon de ses fautes. Il passe très habilement de la première nécessité à la seconde à l’occasion de la parabole du roi en guerre.
I- (1-6) Le prédicateur commence par insister sur les grands efforts indispensables pour parvenir aux récompenses infinies de l’éternité. Il explique en quel sens Jésus nous demande de haïr nos proches et notre âme, ce que signifie porter notre croix et le suivre, à quoi nous invitent à réfléchir la comparaison de l’homme qui calcule sa dépense pour bâtir une tour et celle du roi en guerre. Ce roi dont les forces sont insuffisantes nous représente : nous avons des comptes à rendre à notre souverain Juge, et nous ne pourrons jamais y suffire. Que faire ?
II- (7-10) Nous devons, de toute nécessité, éviter la rencontre frontale avec l’armée de notre Roi, et envoyer à cette fin au-devant de lui l’ambassade de nos larmes, de nos aumônes et du saint sacrifice pour obtenir notre pardon. Une histoire, connue de l’auditoire, vient rappeler ici opportunément que la messe est très efficace pour nous délivrer des chaînes de nos péchés. Et la belle mort de l’évêque Cassius, qui célébrait la messe chaque jour en y joignant des larmes et des aumônes, montre à quel degré de sainteté peut nous faire parvenir l’ambassade du saint sacrifice. Si donc nous ne pouvons tout quitter comme nous le demande notre Roi, apaisons-le du moins par nos prières.
