Homélie 30 — La Pentecôte
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Pierre, apôtre, le jour de la Pentecôte, 3 juin 591
- 01 — Présentation
- 02 — Évangile du jour (Jn 14, 23-31)
- 03 — Homélie — « Je vous ai dit ces choses, tant que je demeure avec vous

Homélie 30 — La Pentecôte
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Pierre, apôtre, le jour de la Pentecôte, 3 juin 591
Saint Grégoire le Grand · 04 avril 2017 · 26 min de lecture · 5 vues
Cette Homélie est construite selon le plan en deux parties qu’affectionne particulièrement saint Grégoire :
I- (1-3) Commentaire de l’évangile, permettant au prédicateur d’appliquer aux besoins de ses fidèles les paroles qu’ils viennent d’entendre. Quelle fête de loger Dieu en notre cœur ! Encore faut-il, pour qu’il y demeure, que nous ayons soin d’éviter tout péché et que nous le laissions opérer en nous, supplier en nous, et nous enseigner intérieurement par son onction. Le pape nous montre comment on doit s’ouvrir à l’action de l’Esprit-Saint.
II- (4-10) Méditation du mystère de la fête :
En utilisant le passage des Actes (2, 1-11) qui relate l’événement de la Pentecôte (épître de la messe du jour), et en le mettant en parallèle avec l’autre descente du Saint-Esprit, lors du baptême du Christ dans le Jourdain, Grégoire se pose plusieurs questions au sujet des apparences sous lesquelles l’Esprit s’est manifesté en ces deux occasions :
pourquoi du feu ?
pourquoi des langues de feu ?
pourquoi tantôt sous la forme d’une colombe, tantôt sous forme de feu ?
pourquoi sur Jésus sous la forme d’une colombe, et sur les apôtres sous forme de feu ?
La réponse à ces quatre questions ébauche un petit traité de théologie spirituelle sur le Saint-Esprit, qu’on lit avec grand profit.
Le prédicateur utilise ensuite divers textes traitant de l’action de l’Esprit dans l’âme des apôtres : trouvés faibles et craintifs, les disciples ont été, après la Pentecôte, remplis d’ardeur pour prêcher et pour souffrir pour le nom du Christ.
Sans doute, remarque enfin l’orateur, notre intelligence ne peut-elle connaître directement l’Esprit de Dieu, qui est invisible, mais nous pouvons le contempler dans l’âme des saints qu’il remplit, comme on voit le soleil par le sommet des montagnes qu’il éclaire. Le pape conclut en prêchant l’amour du prochain, sans lequel notre amour de Dieu est mensonger, et en nous invitant à tendre de toutes nos forces vers le Ciel.
