Homélie 29 — L’Ascension
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Pierre, apôtre, le jour de l’Ascension, 24 mai 591
- 01 — Présentation
- 02 — Évangile du jour (Mc 16, 14-20)
- 03 — Homélie — Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus s’éleva au ciel ; et il siège à la…

Homélie 29 — L’Ascension
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Pierre, apôtre, le jour de l’Ascension, 24 mai 591
Saint Grégoire le Grand · 03 avril 2017 · 20 min de lecture · 4 vues
L’Homélie du jour de l’Ascension tire son originalité du fait qu’elle constitue une petite anthologie biblique sur le mystère célébré : saint Grégoire y a rassemblé, en un discours pastoral très accessible, les textes que l’Écriture et la liturgie proposent en ce jour à notre piété.
I- (1-8) Le pape commente d’abord l’évangile. Il remarque que le retard qu’ont mis les disciples à accepter la Résurrection donne plus d’assurance à notre foi. Jésus leur montre la vérité de son corps en mangeant avec eux, avant de monter au ciel. L’orateur explique en quel sens c’est « à toute créature » que les disciples sont envoyés prêcher l’Évangile. Il donne à cette occasion un bel aperçu de la notion antique de l’homme, considéré comme un microcosme de toute la création. Il expose ensuite de quelle façon il faut entendre que ceux qui croiront seront sauvés, pourquoi les miracles promis aux croyants étaient réservés aux débuts de l’Église, et comment ils continuent sur un plan spirituel, qui n’en a que plus de valeur. Grégoire résout enfin l’apparente contradiction entre le texte de saint Marc, qui présente Jésus assis au Ciel, et le témoignage de saint Étienne, qui le voit debout à la droite du Père.
II- (9-11) Méditant le mystère de l’Ascension, le pape y voit avant tout un mystère de joie : joie de l’élévation de notre nature humaine, de l’effacement du décret qui nous condamnait à la mort, et de notre délivrance de la captivité.
L’Homélie s’achève par un vibrant appel à jeter dans le Ciel l’ancre de notre espérance : Dieu ne décevra pas le désir que lui-même nous inspire.
