Homélie 28 — La guérison du fils de l’officier royal
Prononcée devant le peuple dans la basilique des saints Nérée et Achille, Le jour de leur fête, 12 mai 592
- 01 — Présentation
- 02 — Évangile du jour (Jn 4, 46-53)
- 03 — Homélie — L’homme crut ce que lui disait Jésus et partit

Homélie 28 — La guérison du fils de l’officier royal
Prononcée devant le peuple dans la basilique des saints Nérée et Achille, Le jour de leur fête, 12 mai 592
Saint Grégoire le Grand · 02 avril 2017 · 9 min de lecture · 0 vue
Saint Nérée et saint Achille sont morts à la fin du premier siècle. Ils pourraient avoir appartenu aux cohortes prétoriennes de Néron. Après leur martyre, ils ont été enterrés dans le cimetière des Flaviens chrétiens.
L’évangile du jour raconte la guérison du fils de l’officier, peut-être en rapport avec la qualité d’officiers des deux martyrs. Cet épisode, dit Grégoire, a plus besoin d’exhortation que d’explication, sauf sur un point : pourquoi le Christ reproche-t-il son manque de foi à un homme qui manifeste justement sa foi en demandant la guérison de son fils ? L’orateur montre ce qui manque à la foi de cet officier.
Il note aussi que Jésus a refusé de se rendre auprès du fils de l’officier royal, bien qu’il ait fait le déplacement pour le serviteur du centurion. C’est pour nous apprendre à ne pas avoir égard à la richesse ni aux honneurs, mais à la seule nature des hommes, créés à l’image de Dieu. Nous devons considérer en chacun ce qu’il est ( « sa dignité de personne », dirait-on de nos jours), non ce qu’il a. C’est aussi un appel à nous humilier quand nous sommes riches.
Aujourd’hui, remarque enfin le prédicateur, c’est le monde lui-même, tout rempli de calamités, qui vient nous apprendre à ne pas l’aimer, et nous ramène ainsi à Dieu.
