Homélie 14 — Le bon pasteur
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Pierre, apôtre, 7 février 591 (anniversaire de la mort de Pélage II, à qui Grégoire a succédé sur le trône pontifical)
- 01 — Présentation
- 02 — Évangile du jour (Jn 10, 11-16)
- 03 — Homélie — « Je suis le Bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le…

Homélie 14 — Le bon pasteur
Prononcée devant le peuple dans la basilique du bienheureux Pierre, apôtre, 7 février 591 (anniversaire de la mort de Pélage II, à qui Grégoire a succédé sur le trône pontifical)
Saint Grégoire le Grand · 16 mars 2017 · 12 min de lecture · 0 vue
Le Christ nous a donné dans l’évangile de ce jour les marques qui distinguent le Bon Pasteur du mercenaire. Ces marques, dit saint Grégoire, ne s’aperçoivent bien que par la venue du loup, au temps de l’épreuve et du trouble. Le pape montre que le loup peut s’interpréter de deux manières, puis il explique ce qu’il faut entendre par la fuite du mercenaire, esquissant ainsi un petit traité de pastorale.
Après avoir parlé des devoirs du pasteur, le prédicateur fixe ceux des fidèles : apprendre à connaître Jésus, non par la seule foi, mais aussi par l’amour, et un amour qui pose des actes. Invités à la fête magnifique de l’éternité, nous devons en rechercher les joies de toute l’ardeur de notre âme, et désirer vivement y participer. Aimer, c’est déjà y aller.
Cette Homélie est l’un des joyaux du recueil. Grégoire y laisse parler son cœur de pape, horrifié par le manque de zèle de bon nombre de ses confrères dans l’épiscopat, qui laissent se perdre les âmes sans bouger. Le contemplatif perce aussi très fort dans ce discours, dont la finale est animée d’un souffle de lyrisme mystique de toute beauté.
