Homélie 12 — La parabole des dix vierges
Prononcée devant le peuple dans la basilique de sainte Agnès, le jour de sa seconde fête, 28 janvier 591
- 01 — Présentation
- 02 — Évangile du jour (Mt 25, 1-13)
- 03 — Homélie « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

Homélie 12 — La parabole des dix vierges
Prononcée devant le peuple dans la basilique de sainte Agnès, le jour de sa seconde fête, 28 janvier 591
Saint Grégoire le Grand · 14 mars 2017 · 29 min de lecture · 0 vue
Une semaine après sa fête, on faisait à Rome une seconde mention de sainte Agnès, vierge et martyre. Il est difficile de déterminer si c’était là une ancienne octave, ou bien si l’on commémorait ainsi une apparition de la sainte venant révéler sa gloire à ses parents. En tout cas, ce fait, unique dans le calendrier, révèle l’extrême popularité que la petite sainte s’était gagnée dès les origines.
C’est en cette seconde fête que saint Grégoire explique la parabole des dix vierges. Cinq d’entre elles étaient folles, et ne prirent pas d’huile dans les vases de leurs lampes. Cette pénurie d’huile est interprétée par le prédicateur avec beaucoup de subtilité. L’époux vient, qui est le souverain Juge, et la porte du Ciel est fermée aux vierges folles. Trop tard : le temps de la pénitence est passé ! « Veillez, nous dit Jésus, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » En effet, ajoute Grégoire, celui qui a promis le pardon au pénitent n’a pas promis de lendemain au pécheur. Et dans son désir d’inculquer cette vérité avec plus de force, le saint pape raconte la mort terrifiante du riche Chrysaorius. Cette histoire est la première de celles qui vont désormais assez souvent illustrer les Homélies. Un tel récit dispense le prédicateur d’insister, et il se grave profondément dans les mémoires des auditeurs.
