Deuxième Apologie
Au Sénat romain
- 01 — Chapitre I — Romains, il s’est passé dernièrement dans votre ville des choses étranges, sous…
- 02 — Chapitre II — Une femme avait un mari qui vivait dans le vice, comme elle-même y avait vécu auparavant
- 03 — Chapitre III[^3]
- 04 — Chapitre IV — On nous dira peut-être : « Donnez-vous tous la mort à vous-mêmes
- 05 — Chapitre V — Cette objection pourrait aussi se présenter à l’esprit de quelqu’un : Si Dieu était…
- 06 — Chapitre VI — Le Créateur de l’univers n’a pas de nom, parce qu’il est non engendré
- 07 — Chapitre VII — Si Dieu retarde là catastrophe qui doit bouleverser l’univers, et faire disparaître les…
- 08 — Chapitre VIII — Les Stoïciens ont établi en morale des principes justes : les poètes en ont exposé…
- 09 — Chapitre IX — On objectera peut-être, avec les prétendus philosophes, que ce ne sont que des mots et…
- 10 — Chapitre X — Notre doctrine surpasse toute doctrine humaine, parce que nous avons tout le Verbe dans…
- 11 — Chapitre XI — Nous ne serions pas mis à mort, les méchants et les démons ne seraient pas plus forts…
- 12 — Chapitre XII — Moi-même, lorsque j’étais disciple de Platon, entendant les accusations portées contre…
- 13 — Chapitre XIII — Voyant donc que, pour détourner les autres hommes, les mauvais démons jetaient ainsi le…
- 14 — Chapitre XIV — Nous vous demandons de sanctionner cette requête, en telle forme qu’il vous plaira
- 15 — Chapitre XV — \[J’ai méprisé, parmi les miens, l’enseignement impie et faux de Simon\]

Deuxième Apologie
Au Sénat romain
Saint Justin de Naplouse · 1904 · 21 min de lecture · 6 vues
Romains, il s’est passé dernièrement dans votre ville des choses étranges, sous Urbicus, et partout nous voyons de semblables injustices commises par les magistrats. C’est ce qui m’a forcé de vous adresser ce discours dans votre intérêt1, car vous êtes des êtres de même nature que nous et nos frères, quand même vous ne le sauriez pas et quand même vous ne le voudriez pas à cause de la haute opinion que l’on a de vous. \[2\] Partout, ceux qui méritent d’être repris par un père, un voisin, un fils, un ami, un frère, un mari, une femme ; tous, si l’on excepte ceux qui croient que les méchants et les intempérants seront punis dans le feu éternel et que les bons qui ont vécu selon le Christ seront heureux avec Dieu, nous voulons dire les chrétiens ; ceux donc qui méritent d’être repris pour leur obstination, leur amour des plaisirs, leur répugnance à se plier à la vertu, et en outre les démons, nos ennemis, qui ont sous leur main et à leur service ces juges, ces magistrats animés de leurs fureurs, tous veulent notre mort. \[3\] Mais, pour bien vous faire connaître la cause de ce qui se passa sous Urbicus, je vais vous raconter le fait.
