De la Correction et de la Grâce
- 01 — Chapitre XVI — Conclusion — De la correction et de la grâce
- 02 — Chapitre premier — De la liberté pour le bien et pour le mal
- 03 — Chapitre II — Nous ne pouvons avoir que ce qui nous a été donné
- 04 — Chapitre III — Le précepte, le reproche et la prière
- 05 — Chapitre IV — Objection
- 06 — Chapitre V — Utilité de la correction
- 07 — Chapitre VI — La persévérance est un don de Dieu
- 08 — Chapitre VII — Les appelés et les élus
- 09 — Chapitre VIII — La volonté obtient la liberté par la grace
- 10 — Chapitre IX — Les vrais enfants de Dieu
- 11 — Chapitre X — Le libre arbitre dans les anges et le premier homme
- 12 — Chapitre XI — Le premier homme avant sa chute
- 13 — Chapitre XII — Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur
- 14 — Chapitre XIII — Le nombre des élus est déterminé
- 15 — Chapitre XIV — Dieu seul peut rendre la correction efficace et salutaire
- 16 — Chapitre XV — Dieu veut que tous les hommes soient sauvés
- 17 — Chapitre XVI — Conclusion

De la Correction et de la Grâce
Saint Augustin · 97 min de lecture · 5 vues
In Oeuvres complètes de Saint Augustin, sous la direction de M. Raulx, Tome XVI ème Bar-le-Duc 1871, pp. 295-320
Le moine Florus, chargé de la lettre de Valentin, apporta à l’évêque d’Hippone de bonnes nouvelles d’Adrum et. Mais il crut devoir lui soumettre une objection d’un de ses frères contre le livre de la Grâce et du Libre Arbitre. S’il est vrai, disait ce cénobite, que Dieu opère en nous le vouloir et le parfaire, il faut que nos supérieurs se bornent à nous instruire de nos devoirs et à demander à Dieu de nous aider à les remplir, au lieu de nous corriger quand nous y manquons ; ce n’est pas notre faute si nous sommes privés d’un secours que Dieu seul peut nous donner. Une telle conséquence, contraire à la doctrine catholique, eût été féconde en désordres : la rébellion, l’inertie morale et aussi le désespoir religieux étaient au bout. Le livre de la Correction et de la Grâce fut la réponse d’Augustin.
Le docteur agrandit même l’objection de manière à prévenir les objections nouvelles qui pourraient naître, et rien ne resta debout. Cet ouvrage est comme la clef de la doctrine de saint Augustin sur la Grâce, et renverse particulièrement et victorieusement toutes les bases du jansénisme. Les idées du docteur d’Hippone sur la prédestination, s’y trouvent développées pour la première fois.
