Contre Julien, Défenseur du Pélagianisme
Œuvre intégrale en 6 parties
- 01 — Livre 1 — CONTRE JULIEN Défenseur du Pélagianisme
- 02 — Livre premier — Les catholiques accusés de manichéisme
- 03 — Livre 2 — Les cinq principaux arguments des Pélagiens contre le péché originel, réfutés par…
- 04 — Livre 3 — Augustin entreprend de réfuter Julien par le raisonnement et en suivant l’ordre qui lui…
- 05 — Livre 4 — Saint Augustin répond au deuxième livre de Julien ; il y prouve que les vertus des…
- 06 — Livre 5 — Saint Augustin y réfute le troisième livre de Julien
- 07 — Livre 6 — Réponse au quatrième livre de Julien et à toutes ses arguties contre le traité du…

Contre Julien, Défenseur du Pélagianisme
Œuvre intégrale en 6 parties
Saint Augustin · 717 min de lecture · 8 vues
CONTRE JULIEN Défenseur du Pélagianisme.
Augustin à son bienheureux frère et collègue Clau de, salut dans le Seigneur.
Mû par un sentiment fraternel, vous m’avez envoyé, avant que je vous les eusse demandés, les quatre livres de Julien contre le premier livre d’un de mes ouvrages (Du mariage et de la concupiscence). Je ne crois pas pouvoir mieux faire que de vous envoyer, plutôt qu’à tout autre, ce que j’y réponds ; vous jugerez si j’y réponds bien. Des extraits des quatre livres de Julien avaient été envoyés, j’ignore par qui, à l’illustre et pieux comte Valère, à qui on savait que mon ouvrage était dédié ; ces extraits me furent remis, grâce aux soins de l’illustre comte, et-je me hâtai d’ajouter à mon premier livre, un second où je réfute tout cela de mon mieux. Mais en comparant ces extraits aux quatre livres qui sont entre mes mains, je me suis aperçu que tout n’est pas rapporté comme Julien l’a écrit.
Julien, ou quelqu’un de ses amis, pourra dire que je n’ai pas été vrai, parce que la publication des extraits envoyés au comte diffère des quatre livres. Dès lors, quiconque lira mon second livre, adressé au comte Valère, comme le premier, saura que, en quelques endroits, je ne réponds pas à Julien, mais à l’auteur même de ces extraits infidèles, qui a cru devoir faire des changements, peut-être pour s’approprier en quelque manière l’ouvrage d’autrui. Mais aujourd’hui, persuadé que les exemplaires que m’a envoyés votre sainteté sont plus exacts, je crois devoir répondre à l’auteur lui-même, qui se vante d’avoir réfuté mon premier livre avec ses quatre livres, et qui ne cesse de répandre partout ses poisons. J’ai donc entrepris cet ouvrage avec l’aide du Sauveur des petits et des grands ; et je sais que vous avez prié pour moi, afin que je pusse l’achever ; vous avez aussi prié pour ceux à qui nous espérons et désirons que ces sortes de travaux soient profitables. Examinez donc ma réponse, dont le commencement est à la suite de cette lettre. Adieu, souvenez-vous de nous dans le Seigneur, bienheureux frère.
