Œuvres de Schenoudi — Tome I
Traduction française d’Émile Amélineau, d’après les manuscrits coptes
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Œuvres de Schenoudi — Tome I
Traduction française d’Émile Amélineau, d’après les manuscrits coptes
Chenouté l’Archimandrite · 1914 · 552 min de lecture · 1 vue
l’homme malade que nous vous envoyons ou qui est près de vous, afin que vous nous l’envoyiez, surtout à cause de notre sollicitude", ou si vous ne dites pas père seulement de la langue’. Qu’est-ce que cela fait si je le livre de mes mains à l’une chez vous ou même chez nous? Qu’est-ce qu’il ne faut pas (faire) certes, afin que je l’arrache de la main des autres de manière à ne pas la leur donner, ou que je vous exhorte à boire du vin, ce qui ne me plaît pas, afin que les vaillants parmi nous fassent des œuvres de martyre"? Est-ce que ce n’est pas l’œuvre de tous les saints, est-ce que ce n’est pas souffrance ou affliction ce qui est écrit dans l’Ecriture?’J Est-ce qu’il n’y a pas quelque repos ou s’il ne le boit pas jusqu’à ce qu’il (en) meure? Mais je
Notes d’Émile Amélineau
1. Ce fragment est pris de la Biblioteca nazionale de Naples on il est rangé sous le numéro CLXXXIV; il a été analysé et publié en grande partie par Zoëga, p. 380-382
5. Le texte contient une omission quelconque à la fin de la colonne que terminent ces mots. — 6. C’est-à-dh’e: de notre inquiétude à votre égard.
7. C’est-à-dire: si vous ne me nommez pas seulement de bouche votre père.
8. C’est-à-dire: afin que les vaillants s’en abstiennent, abstinence qui équivaudrait pour eux à souffrir le martyre. Telle quelle, cette traduction donne le sentiment d’une exagération dans la pensée de Schenoudi; mais cette exagération se comprend facilement si l’on prend la phrase dans le sens ironique. D’ailleurs ce qui précède étant perdu, cette perte gêne considérablement pour l’intelligencede cette phrase.
voulais, en dehors des canons qui nous gouvernent", faire que pas un seul de nous murmure ou accuse et faire que sa bonne action ne vienne pas par force, mais de son bon gré. C’est pourquoi informez-moi avec sûreté dans ce que vous m’écrirez toutes à la fois, sans rien cacher", comment vous avez enlevé cette règle chez vous afin que je sache quelle est l’utilité près de Dieu et près des hommes’. Et quant à vos six fois du soir 5, faites votre prière seulement dans votre maison; ne faites rien jusqu’à ce que j’aie le loisir de considérer cette chose et d’autres œuvres encore ressemblant à celle-ci ", car je juge de manière à faire que les hommes n’aient rien à dire sous aucun prétexte au jour du jugement. Et le malin aussi, faites vos prières bellement, et votre petit travail de mains, faites-le aussi selon nos canons; ne prévenez pas midi outre mesure, de peur que vous ne le fassiez étant troublés 7; ne vous levez pas non plus avant l’heure 8. Je vous l’ai dit souventes fois: ce n’est pas
2. Mot à mot: qui nous ont été placés.
3. Mot à mot: peut très bien se comprendre dans son sens ordinaire.
4. C’est-à-dire: quelle est, près de Dieu et des hommes, l’utilité, l’avantage de ce que vous avez fait. — 5. Je n’ai pu encore parvenir à savoir ce qu’étaient réellement ces six fois où le moine devait prier; j’avais pensé que nous avions là la première mention des prières de ce qu’on nomme à présent l’office catholique; mais cette mention précise: vos six fois du soir, ne laisse pas place à cette interprétation. — 6. Il y a encore ici accord avec la pensée, mais non avec le texte de Schenoudi.
7. C’est-à-dire: de peur que vous ne soyez distraits. On peut aussi comprendre: n’étendez pas, n’éloignez pas midi. dehors de l’heure, montre bien qu’il faut traduire par se lever avant l’heure.
le lieu pour l’homme de manifester sa vaillance, que le milieu de vieillards et de vieilles femmes, d’enfants et de ceux qui souffrent tant et plus parmi nous; mais (c’est) le moment de prier sans cesse, des récitations nombreuses et des nuits de veille avec force, c’est manifeste chez les sages 8. Et celui qui désire s’abstenir pour endurer des souffrances tant et plus, qui ne se réjouirait avec lui clans le ciel et sur la terre parmi tous les hommes qui désirent la gloire de Dieu et l’honneur de ces lieux saints. Seulement ne négligez pas de m’informer 1, car la crainte de Dieu est en ma présence en toute heure à cause de vous. Je vous prie de prendre souci de vos compagnes en toute chose convenable, afin que vous donniez rafraîchissement à mon coeur. Portez-vous bien, priez pour moi. En cette nuit où nous avons châtié ces hommes ignorants dans la maison de Dieu, c’était le matin du neuvième jour de Tôbé*, comme ils étaient emprisonnés, enchaînés, comme nous allions juger de rendre ces (hommes)
2. C’est-à-dire: ce n’est pas le lieu d’employer le temps à surveiller les uns ou les autres, mais c’est évidemment le temps de prier sans cesse.
3. C’est-à-dire: ne négligez pas de m’apprendre ce qui se passera chez vous. — 4. Le mois de Tôbé, ou de Toubah comme on dit maintenant, est le quatrième mois de l’année copte; il correspond à janvier-février actuellement.
impurs étrangers au lieu du Christ, — cette chose, je la vois — au moment où je demandais au Seigneur universel 2 s’il fallait les laisser en ces synagogues ou s’il fallait en arracher leurs racines 3, voici qu’un homme, ayant pris la forme d’un magistrat* qui aurait été envoyé par plus grand que lui, pénétra par la porte de ces lieux sans avertissement 5, pendant qu’un autre le suivait comme s’il était sous sa dépendance0. Il se saisit de moi comme je traversais les rues de ces lieux, affligé (que j’étais) sur ces hommes de pestilence, commençant de lever sa main contre moi pour me combattre, étant comme celui qui prend souci de ces hommes-là. Moi aussi, je le combattis au point de l’étrangler par la chose enroulée à son cou ou qui était à son col 7, pendant que disais ces paroles: « Je n’ai pas la moindre crainte et je ne suis pas troublé de savoir qui tu es. Pourquoi te caches-tu sans te mani-, = ne&= maître dans le sens de proqu’un autre, mais la locution a exactement le même sens que la vieille locution; seulement le sens est tiré d’une autre figure. — 3. Schenoudi compare ses moines à des arbres ou à des plantes. — »
4. Mot à mot: d’une puissance, titre de chancellerie que donnaient les Égyptiens de basse classe aux magistrats de district qui leur semblaient bien au-dessus d’eux et avoir toute la puissance de l’empereur, ce en quoi ils ne se trompaient guère. — 5. Maintenant encore quand on rend visite à quelqu’un de grand, on doit le prévenir de son arrivée: la politesse l’exige en Egypte comme dans toute l’Afrique,
6. Mot à mot: comme étant sous son pied. — 7. Les deux mots AIÙ.K£ et ïia.2&eq signifiaient cou; il y avait sans doute une nuance que nous ne connaissons pas, plus grande que celle qui existe entre le doublet cou et col.
« fester? Si tu es un esprit ou un ange qui vienne de par Dieu, moi aussi je apprends-moi, si l’on t’a envoyé, si ce sont eux qui ont péché contre Dieu, ou si c’est moi qui ai péché contre lui, car nous avons dessein de les chasser de notre milieu ’; sinon nous te mettrons pas à la porte, mais je combattrai contre toi tant et plus ». Pendant que je disais cela et d’autres choses, il lutta avec moi voulant s’en aller, et moi je luttai avec lui, je prévalus sur lui et contre lui. Et lorsqu’il fit comme qui voulait me terrasser, je le terrassai, je lui posai mes pieds sur la poitrine1’, et je me mis à appeler les frères que je voyais autour de moi, car ils m’avaient suivi en tout ce combat, disant: « Saisissez cet autre! » Car pendant que je pensais en moi-même qu’il est impossible qu’un homme vainque un esprit ou un ange de Dieu, au contraire les hommes tombent à terre par crainte s’ils les voient,’car c’est avec peine que ceux auxquels ils sont apparus sont affermis par cette pensée, voici certes que tous les deux manifestèrent vite qu’ils étaient des diables, et je sus que ce soin est celui de Satan pour tromper les foules
je ne reste pas. —4. C’est-à-dire: du milieu de nous.
5. Mot à mot: je saisis sa poitrine avec mes pieds.
rassemblées en ces lieux, pour qu’ils supportent les mystères d’impiété de ceux qui font en elles des œuvres de scandale, jusqu’à ce que l’ivraie soit beaucoup plus abondante que la bonne semence, car les hommes préfèrent faire plaisir à ceux qui sont du parti des faiseurs de mal, plutôt que de plaire à Dieu. Il en est’ainsi: l’un, on ne le chasse pas à cause de son père, parce qu’on le craint’, cet autre à cause de son frère, cet autre à cause d’un amour vain, cet autre par hypocrisie et acception de personnes; d’autres craignent ceux qui sont impurs et répi’ouvés; toute chose pour l’homme et non pour Jésus, comme nous l’avons dit souventes fois en des foules d’endroits, non pas nous seuls, mais encore ceux qui étaient avant nous, les vrais élus de Dieu. Est-ce que, si nous avons besoin d’un témoignage en d’autres formes pour retrancher du corps les membres qui sont pourris, les Ecritures ne suffisent pas, elles qui ordonnent d’arracher et de démolir, de bâtir et de planter? mais j’ai voulu vous informer, ô frères, que l’ennemi trompe une foule parmi ceux qui croient vite à toute parole et à tout esprit.
1. Ou qu’on le vénère. D’ailleurs chez les Égyptiens, même à l’heure actuelle, il n’y a pas de différence entre le respect ou la crainte: ce n’est qne chez les peuples civilisés depuis longtemps et à un haut degré que la pensée humaine a établi de
C’est ainsi qu’il est advenu en une foule d’endroits qu’un grand nombre combattaient pour l’impiété, parce qu’ils avaient cru aux esprits trompeurs et aux enseignementsdémoniaques.Vraiment, ce n’est pas un mal si un homme qui aime le Christ combat un bon esprit qui lui apparaît, celui-ci l’en aimant davantage et s’en réjouissant, car il sait que 1’(homme) ne le combat pas, mais veille et se garde de se prosterner devant un démon et d’être sous la puissance d’un esprit 5 pensant que c’est un auge pur. Quand même
j’habiterais dans les mêmes lieux avec des hommes, des mâles et des femelles, de grands hommes et de grandes femmes, des petits garçons et des petites filles; quand même je recevrais avec eux et qu’ils recevraient avec moi le mystère; quand même je prierais avec eux et qu’ils prieraient avec moi; quand même je mangerais du pain avec eux pendant qu’ils mangeraient avec moi ou que mes mains et leurs mains seraient clans le même plat sur la même table", et qu’ils osassent perdre les créatures de Dieu par quelque impureté ou souillure en cette maison ou ces maisons et ces lieux bâtis en son nom en de grandes souffrances et en des quantités de pièces
5. Le mot qui était dans la lacune signifiait: impur ou quelque chose d’analogue.
d’or ou d’airain avec toutes les choses que tu ne recevras pas ’ toutes, jusqu’à ce que nous ayons établi si des âmes en profiteront et si des âmes iront devant Dieu en toute pureté 2, non seulement je suis leur ennemi tous les jours de ma vie selon ce que j’ai dit une foule de fois", (mais) quand même je leur parle en des paroles de paix, quand même je suis comme qui se réjouit avec eux ou qui les bénit, ils sont maudits tant et plus avec toutes leurs œuvres, et ceux qui connaissent leurs œuvres, qui les cachent, sont maudits tant et plus avec eux et toutes leurs œuvres. Je pense en moi, voici des années, à faire que les hommes ne trouvent parole à dire en quoi que ce soit*, car je sais qu’il n’y aura point de vérité chez les hommes, à moins de mesure vraie, surtout les foules qui n’ont pas qui les conduise" avec équité 0 seront comme une barque criblée de trous 7, à la navigation de laquelle tu ne peux pas te fier depuis ce rivage à ce rivage
1. C’est-à-dire: tu ne dois pas les recevoir. Il s’agit des aumônes qu’apportaient les pèlerins ou qu’envoyaient les gens riches dont la conscience n’était pas trop tranquille.
2. C’est-à-dire: peuvent les recevoir et paraître en toute pureté devant Dieu-— 3. Dans des lettres et des discours précédents.— 4. Contre nous. 5. C’estmot: avec égalité.
do la mer, pour ne pas dire sa plaine liquide. Certains mentent pour des besoins corporels; d’autres murmurent à cause de ces mêmes occasions; d’autres veulent voler ou même volent; d’autres accusent, les uns en des mensonges, les autres avec un coeur étranger 1; d’autres désirent une chose pour eux seuls; d’autres veulent prendre leur repos d’eux-mêmes", soit qu’ils soient malades, soit qu’ils se portent bien, parce que c’est ce qui existe chez une foule de gens, disant qu’ils sont de communauté les uns avec les autres, et qui ne le sont pas en rectitude. Il n’y a point d’hommes étant en vraie communauté qui prennent jamais seuls leur repos" et abandonnent ceux qui sont en toute communauté avec eux. La communauté parfaite est d’être en une même égalité ’; et malheur à ceux qui "habitent en ces lieux en tout temps, s’ils sont en d’autres formes d’acception de personnes. C’est pourquoi je décide que ces trois choses restent en ces lieux pour les malades parmi vous en tout temps: la salaison de poisson, le fromage, comme ils le voudront, soit frais", soit sec ou salé, et l’oeuf, soit salé", soit qu’ils
à-dire: avec un coeur rempli d’aversion.
5. C’est-à-dire: d’après leur propre volonté, ce qui est contraire au voeu d’obéissance qui suppose le commandement du chef.
6. C’est-à-dire: qu’ils se donneront du bon temps d’après leurs seules pensées.
8. Mot à mot: soit vert. — tout au moins comme un objet cher.
veuillent le manger avec un légume cuit 1, ou de la manière qu’ils voudront. Seulement qu’aucun homme ne mange chose semblable parmi nous, en tout temps, soit mâles, soit femelles, sinon ceux qui sont vraiment malades, connus de tous les frères fidèles et surtout des pères de ces lieux en tout temps qui rendront compte à Dieu de ceux qui y sont réunis. Que personne ne mange une chose semblable en aucun lieu, sinon dans le lieu des hommes malades seulement5, car si l’on cherche après des restes devin, on cherchera aussi après ces autres choses, et elles seront encore au lieu de ladiaconie" afin que’celui qui commande ou commandera sur ces lieux en tout temps leur donne ce dont ils ont besoin, faisant voir la sorte de l’homme 7 et sa maladie par trois et dix hommes parmi nous en tout temps, qui sont témoins de ceux qui sont tombés en de tels besoins; ainsi on les leur donnera clans la mesure vraie" dans la crainte de celui entre les mains duquel nous tomberons tous 0, à l’heure où l’homme ne pourra point penser
à mot: l’adjoindre à un légume cuit. Je suis l’interprétation de Zoëga (Cal., p. 382, n° 28) et non pas celle de PEYRON (Lexicon, p. 237).
5. Mot à mot: au lieu des seuls hommes malades
6. C’est-à-dire: de la distribution; c’est pour distribuer les aumônes aux nouveaux chrétiens que furent créés les sept diacres. Cf. Act. Aposi., vi, n. 1-5. —7. C’est-à-dire: en voyant quels malheureux ce sont et quelle maladie est tombée sur eux. — 8. C’est à dire: dans la mesute convenable.
à des repos (?), soit mâles, soit femelles, en ces synagogues (sic exit). lieux et non en d’autres endroits; car ce n’est pas l’affaire d’un homme solitaire" de diriger des hommes près desquels il n’est pas en toute heure clans la synagogue; né mangeant point son pain avec eux, n’étant point avec eux afin qu’ils le voient et qu’il sache toute chose, et cet homme cherchera la visite de ceux qui sont dans l’autre synagogue et luttera pour leur dire la parole de Dieu tous les jours et surtout les jours de sabbat où ils se réunissent, il les instruira, lui et ces deux hommes et ceux qui ont été désignés avec eux, à garder ce qui nous est écrit. Et s’il ne peut visiter ceux qui sont dans le village pendant des ans et des ans, lui et ces deux hommes, avec des autres qui craignent Dieu par jeûne, chacun à son heure et à son ouvrage; car nous tous, frères, nous avons un même berger qui paît des brebis 0. Autre chose est disputer, autre chose faire selon le rang; car ce qui a été dit: « C’est lui qui a fait les uns apôtres, les autres »
5. Mot à mot: de l’homme en solitude. 6. Eo. sec. Joh., x, 16.
« prophètes 2 », ne vous est pas caché les uns aux autres. Que chacun dise sa parole en son heure, étant clans ce môme lieu. Et cette manière est celle des Paul et Barnabe et avec se taisant, Jacques prit la parole; parfois, ils ont parlé un à un, sans être divisés, mais étant les uns près des autres: et c’est ainsi que furent ceux que le Seigneur Jésus envoya deux par deux, aussi le grand prophète clans les anciens (temps), Moyse, et Aaron; parfois, c’était Moyse qui parlait, parfois aussi c’était Aaron qui parlait, lorsqu’ils étaient l’un près de l’autre; parfois Moyse levait la verge, parfois aussi Aaron prenait la verge, mais non pas sans Moyse: tout cela d’après l’ordre de Dieu, en soumission selon le rang. Si quelqu’un dit: « C’étaient des frères! » et: « Ils étaient tranquillespour cette chose, » et: « C’est ainsi qu’aucune jalousie de chose mauvaise ne les émouvait », donc c’est un frère charnel et non un frère spirituel qui prend souci de son coeur pour le tirer" de l’orgueil qui fait souffrir tous ceux qui lui donnent place en leur coeur. Car le peuple de
1. Ici se trouve une lacune de trois lignes. — 2. Epist. ad., Eph., îv, 11.
Dieu autrefois, Israël, était gouverné ainsi: l: les chefs de mille commandaient ainsi, puis les centeniers, puis les cinquanteniers, puis les dizainiers, pendant que le saint Moyse était hégoumène sur eux 1 et sur toutes les paternités et sur tous les et sur tout le peuple. Ainsi aussi Jésus, fils de Navô; après lui encore les juges selon cette manière jusqu’au saint Samuel; et après cela, les rois avec eux chacun selon son rang. Si donc cette chose ne plaît pas à l’homme vantard, qu’il se rappelle qu’un jour viendra où Dieu et son Christ Jésus qui est au-dessus de tout le inonde, en les mains duquel les cieux, la terre et tout ce qu’ils renferment sont comme ces riens, commandera et qu’il accordera aux saints de juger le monde entier pour que ceux qui habitent en eux" se rassemblent les uns avec les autres, voient celui qui prendra souci de leurs coeurs et qu’ils l’établissent hégoumène sur eux, car c’est de lui que toute chose viendra et de ceux qui lui succéderont1’, c’est-à-dire ceux qui commanderont ces synagogues et tous leurs autres compagnons
à mot: était préposé ainsi, avait des préposés. —4. C’est-à-dire: les gouvernant en chef, comme un hégoumène a la préséance sur tous les officiers sous lui. — 5. C’està-dire: dans les couvents.
6. Mot à mot: et de ceux qui viendront après lui.
qui seront préposés avec eux, et avec les hommes de maison et ceux qui seront préposés avec eux: i, et les vieillards avec ils seront comme un seul, ils ne se cacheront aucune œuvre ni aucune chose les uns aux autres, jusqu’à la plus minime chaussure. Et les autres hommes vraiment fidèles qui (seront) préposés avec eux, certes qu’ils ne fassent rien sans consulter leurs compagnons; et quant à leurs paroles et leurs œuvres, ils les inspecteront avec leurs compagnons tous les dix jours:. c’est la manière qui se fait au lieu de la porte..... près de leurs compagnons chaque samedi pour parler avec les hommes qui seront venus, pour prendre souci d’eux en toute chose et en tout ce qui appartient à l’existence". Et la manière que je leur ordonnerai pendant que je suis vivant, qu’ils la fassent en tout temps. Et ils ne diront pas: « Que chacun rende compte pour lui à Dieu ou pour son lieu »; mais ils diront: l’âme de ceux qui habitent en ces (synagogues). (sic exit). ceux que la règle de Pakhôme appelle les seconds. — 4. Cette expression me semble insolite et je ne crois pas l’avoir rencontréailleurs. Le texte, s’il n’est pas incorrect, doit cependant se traduire ainsi.
celui qui s’abstient en dehors de la doctrine des (trois) cent dixhuit évoques qui se réunirent à Nicée. Puisque votre Force fait souvenir de mon peu de valeur pour une œuvre de foi, mon Seigneur le Roi, qui est ce chien mort" pour s’interposer à une couvre de cette sorte"? Le chien, à la vérité, par la sagesse extérieure, manifeste sa domesticité 10 envers ceux cpii sont doux à son égard en agitant vers celui-là son arrière-train ou sa queue et en baissant ses oreilles derrière sa tête, comme le dit la philosophie platonicienne"; mais aussi le chien, lorsqu’il voit quelqu’un qui le Combat, qui lève contre lui une pierre ou un bâton, sur l’heure tu vois sa domes
1. Ce fragment est publié d’après le fragment de Bi.bliolcca nationale do Naples, où il occupe le numéro CLXXXV de la collection copte: il a été analyse, publié et traduit en partie par Zoëga, p. 384-386 de son catalogue; et d’après un fragment de la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford, faisant partie des papiers de Woide autrefois déposés à l’imprimerie CLare/ulon de l’Université d’Oxford; il portait jadis la coie suivant b 4, frag. 31, fol. 54-57. — 2. Le texte contient ici une faute évidente: les évoques qui se réunirent au concile de Nicée étaient au nombre de 318 et non de 118. La faute
8. C’est de lui-même que Schenoudi-parle par suite d’une humilité mal placée et feinte. — d. C’est-à-dire: sans doute, à l’ordre de l’Empereur.
11. Mot à mot: l’enseignement, la doctrine platonicienne. Je ne sais à quel dialogue de Platon Schenoudi fait allusion; mais on voit qu’il avait lu les dialogues de Platon on en avait entendu parler. Je ne jugerais pas qu’il les ait com
licite de tout à l’heure" qui s’est changée en férocité et en inimitié envers celui qui est devenu son ennemi, tu vois qu’ayant tiré ses lèvres en haut 7, il montre ses dents; en un mot tous ses membres, tu les vois en grande menace contre celui qui a levé le bâton ou la pierre contre lui, voulant lacérer les membres de l’homme qui combat contre lui. Puisque je me suis comparé au chien, si je vais vers votre Seigneurie et votre Force afin de voir la joie de votre gloire envers chacun et envers moi, ce minime, comme je ne veux pas (y) aller à cause de ceux qui veulent prendre une pierre contre moi sur les chemins, ou placer une pierre d’achoppement sur les voies (que je prendrai) pour aller à vous, cependant que vos lettres pieuses viennent à moi une autre fois, avec une parole que l’on n’outragera pas, à cause de ceux qui nous combattent sur les chemins, à savoir les réguliers* hérétiques et athées, car tu sais, ô mon Seigneur, qu’ils ne s’accordent pas avec ceux qui se tiennent (sic e.rit).
mot: d’avant un peu. —.7. L’action n’est peinte qu’à moitié: le chien, quand il montre les dents, relève bien la lèvre supérieure, mais laisse aussi tomber la lèvre inférieure. — 8. Je n’ai pu parvenir à savoir ce que Schenoudi entend par
plus que toute affliction qui est sur moi. Quant aux petites filles dont nous avons entendu dire qu’elles courent les unes âpres que je sache, et je vous informerai de ce que vous devez leur faire 3. Quant à celle aussi dont vous m’avez dit qu’elle allât au lieu que vous lui avez assigné pour travailler, et qui vous a répondu: « Si vous m’envoyez de ce lieu à cet autre, je ne ferai pas le travail auquel je travaille », certes si vraiment elle ne l’a pas fait de bon gré, dites-le moi: je vous informerai de ce que vous lui ferez. Mais vous toutes, si vous nous cachez une œuvre de ruse parmi vous et que vous ne m’en informiez pas, vous faites lever Satan contre vous, vous-mêmes, et vous vous détournez du secours de Dieu, vous toutes seules. Voici que je vous ai envoyé le vieillard cette fois encore,
1. La petite lacune doit contenir seulement la lettre o et je la remplis ainsi: erc
3. Mot à mot: de ce que vous leur ferez. — 4. Ce mot montrerait que Schenoudi était alors malade ou bien âgé, de sorte qu’il se voyait bientôt mort. Je rappelle que le texte n’est pas certain et qu’il y a une petite lacune d’une lettre.
Abraham notre père désirait que des enfants lui fussent de Sara, et Sara désirait que des enfants lui fussent d’Abraham; et c’est ainsi que le Seigneur Dieu accorda un fils à Abraham dans sa vieillesse, ayant engendré Isaac de Sara dans sa vieillesse. Il lui fut un fils chéri comme dix mille fils, quoiqu’il fût unique à son père de la. cuisse duquel il était sorti; contentant aussi la mère qui l’avait enfanté; et ainsi il hérita l’héritage de ses parents, comme on l’avait dit à Abraham de par Dieu: « Celui-là — c’était Ismaël — n’héritera pas de toi; mais je le bénirai à cause de toi, je le multiplierai grandement afin que je le fasse (devenir) une grande nation nombreuse; et celui qui sortira de tes — c’est Isaac -— héritera de toi’. » C’est pourquoi elle dit avec franchise en la connaissance de Dieu, la mère de l’enfant sorti de son sein 5: « Chasse cette esclave et son fils, car le fils de l’esclave n’héritera pas avec mon fils »
gtowq ne eTua.KAHgono.u.ei.— 4. Genèse, xvu, 10. — 5. Mot-à-mot: qui était de.
« Isaac 1. » Isaac priait le Seigneur, désirant que des enfants lui fussent de Rébecca, et Rébecca désirait que des enfants lui fussent d’Isaac, et c’est ainsi que le Seigneur Dieu leur donna selon leur coeur, ayant accompli toutes leurs demandes, et ils donnèrent naissance à Esaù et à Jacob, Isaac ayant béni Jacob au nom de Dieu, d’après le dessein de Rébecca, la mère de de Jacob, Esaù étant devenu l’esclave de Jacob, selon les Ecritures: « Le l’ai haï’. » Or Jacob désirait que des enfants lui fussent de Rachel, comme il en avait eu de Lia et comme il en avait, eu de Zelpha et de Balla; or Rachel de son côté désirait que des enfants lui fussent de Jacob, et elle était attristée, accusant Jacob dans son ignorance et l’abondance de sa douleur, disant: « Donne-moi des enfants, sinon je mourrai »; et Jacob lui disait (tout) triste’: « Suis-je, moi, le Seigneur qui t’a privée du fruit de ton ventre 5? » Et Jacob dit cela d’une manière acerbe, parce qu’il dési
à mot: dilaté de coeur. — 5. Genèse, xxx, v. 1-2. Il faut rétablir le texte ainsi: « H »
rait lui-même que des enfants lui fussent de Rachel. Et ainsi Dieu vit leur affliction, car il donna des enfants à Jacob de Rachel, Joseph et Benjamin, et Jacob bénit tous ses enfants au nom du Seigneur Dieu qui bénit Abraham, Isaac et Jacob et les enfants (sic exil). c’est pourquoi ce n’est pas une insanité ni un aveuglement. Si quelques-uns de nous chez nous refusent dans, une dispute et par désobéissance à propos* de choses dont ils peuvent prendre souci, soit qu’on leur ait confié des hommes, soit des services, soit quelque autre chose bonne que nous avons l’habitude de faire les uns aux autres de par Dieu pour le salut de nos âmes, c’est aussi une sottise excessive et un aveuglement de coeur mauvais. Si quelques-unes chez vous choisissent pour elles de devenir stériles de par Dieu et qu’elles renoncent avec dispute et désobéissance à des œuvres dont elles ont le pouvoir de prendre souci, soit des hommes, soit des services, soit quelque autre chose bonne à faire les uns aux autres dans la crainte du Seigneur; et si une femelle qui habite’1 avec un mari selon la chair, il lui plait d’avoir des fils et des filles; et si Sara, Rébecca,
Rachel, Anne et la mère du prophète Samson, et Elisabeth la mère de Jean, celui qui fut rempli du Saint Esprit étant encore dans le ventre de sa mère; si celles-ci et d’autres entre les saintes femmes anciennes s’écriaient au Seigneur, priant et implorant pour ne pas être stériles, eh bien! si quelques-unes parmi nous renoncent à ces hommes qui leur ont été confiés de par Dieu, combien plus ne seront-elles pas accusables pour s’être choisi d’être stériles et veuves; car ils sont nombreux depuis le commencement jusqu’à présent les parents que Dieu a méprisés, soit mâles, soit femelles, parce qu’ils ne désiraient pas souffrir avec les autres pour cpie leur fussent des fils et des filles de par Dieu; mais, pour le repos corporel et l’orgueil, une foule d’hommes ayant renoncé pour ne pas endurer souffrance avec des autres de par Dieu, comme d’autres ont enduré souffrance avec eux 5, et une foule de femmes ayant renoncé pour ne pas endurer souffrance avec d’autres de par Dieu, comme d’autres ont enduré souffrance avec elles, certes, à cause de leur orgueil et de leur amour pour leurs propres aises corporelles, il leur a
1. Lisez: Aino-S-OTS-COUJ.— 2. Schenoudi parle ici des moeurs qui commençaientà s’étendre dans son canton d’Akhmîm: les femmes ne voulaient pas avoir d’enfants pour ne pas avoir la peine de les élever, et de môme les hommes n’en voulaient pas avoir pour ne pas être obligés de les nourrir.
plu de devenir stériles et que le Seigneur fermât la matrice de leurs âmes comme celle d’une stérile et qu’il eût dessein que renseignement se desséchât en nous comme des mamelles qui se sont desséchées, pour ne pas s’étendre et enseigner les autres 1 à partir de cette heure de par Dieu. Ils sont aussi nombreux les parents que, à partir du commencement jusqu’à ce jour, le Seigneur a bénis, soit mâles, soit femelles parce qu’ils ont préféré endurer des souffrances avec d’autres de par Dieu, comme nos pères anciens et les prophètes, les Apôtres, cpii ont été les pères d’un grand nombre de multitudes de par Dieu, et comme Débora, elle qui est devenue juge et mère sur Israël, et comme Odolla, la prophétesse, celle vers qui le roi juste Josias envoya pour interroger le Seigneur par son moyen 5, et comme Anna la fille de Phanuel. Ce n’est pas l’heure que les parents d’enfants et de filles de par Dieu, disent dans leur ignorance: « Le Seigneur donnera aux eunuques et aux vierges un lieu choisi et renommé, meilleur que des fils »
1. Mot à Mot: et qu’il fit les desseins de renseignement se dessécher, etc. Cette accumulation bizarre de figures extraordinaires est clans le goût d’un auteur égyptien qui veut parler grand, frapper ses auditeurs par des phrases recherchées et qui n’est pas capable de parvenir à son but sans tomber dans l’étrangeté et l’absurdité. Ici c’est le mélange des figures, le passage d’une figure à l’autre sans l’avoir préparée, qui rendent l’intelligence du texte d’une difficulté peu commune.
2. Cf. IIa Livre des Rois, xxn, v. 14 et seqq.
« et des tilles’ », afin que quelques-uns parmi nous, chez nous ou chez vous, choisissent pour eux de renoncer à ceux qui leur ont été confiés pour ne pas en prendre soin, disant: « Nous plairons à Dieu et ce n’est pas notre allaire que prendre souci de ceux-ci et ceux-là3 »; et dans leur aveuglement de coeur, citant la, parole du prophète et l’expliquant d’après le désir de leur coeur et leur repos à eux-mêmes, ils disent: « Le Seigneur donnera aux eunuques et aux vierges un royaume clans les cieux », et ainsi ils renoncent aux autres pour ne pas en prendre souci car ils n’ont jamais reçu enseignement de la part de l’Apôtre 0, disant: « Ne laissez personne chercher son utilité, mais celle d’un autre 7 », comme lui-même n’avait pas cherché son utilité, mais celle d’un grand nombre afin qu’ils fussent sauvés. Et surtout le prophète dont ces insensés expliquent la parole d’après leur désir à eux-mêmes, à savoir: « Le Seigneur donnera aux eunuques et aux vierges un lieu choisi, célèbre, meilleur que les fils et les filles" »; lui aussi Isaïe, non seulement il a
5. Mot à mot: ce n’est pas notre souci pour ceux-ci et ces autres. — 6. Je comble
enduré beaucoup de souffrances pour le nom du Seigneur, mais encore il est mort pour des foules nombreuses et pour nous tous. Un père ou une mère qui ont des fils et des filles, et des fils de leurs fils avec des biens nombreux, certes ils sont forcés par les choses de la vie cle veiller sur leurs enfants, sur leurs filles et tontes les autres choses cle ce siècle, et de veiller sur des enfants et des filles de par Dieu et sur toutes les choses cle justice, car ils ne peuvent jamais, ces gens-là, être les esclaves de ceux qui sont à eux selon la chair et être les esclaves des autres de par Dieu; mais des hommes qui n’ont pas cle fils, ni de filles selon la chair, ou même cpii en ont et qui y ont renoncé et à des richesses nombreuses, voulant marcher selon la dignité cle la vocation cle celui qui les a appelés à cette vie, ce sont les eunuques et les vierges, c’est-à-dire nous tous, ô frères, et quiconque s’abstient en tous les lieux de la. terre entière, soit ceux qui ne savent pas ce qu’est le mariage honorable et le lit pur, soit ceux qui ont pris femme
1. Ici commence le manuscrit d’Oxford qui est coté C 4, frag. 31. « en. — 3. Le ms. de Naples a une lacune que j ai comblée avec le fragment d’Oxford qui a seulement les mots que j’ai fait passer dans le texte. Lems. de Naples a d’abord »
ou celles qui ont pris mari; et, lorsque cela leur a plu cle par Dieu d’après le conseil cle celui qui a dit: « Que celui qui peut le supporter, le supporte 5 », ils ont renoncé au mariage honorable et au lit pur, ils ont renoncé à leurs fils, à leurs filles, à leurs frères, à leurs parents, à toute chose qui était à eux, se rappelant la parole du Seigneur: o Celui qui vient à moi hait son père, sa mère, ses enfants, ses frères, ses soeurs et aussi son âme". » Ceux de cette sorte pourront être les disciples du Seigneur selon les Ecritures, et ce sont les eunuques qui n’ont point d’enfants cle la chair, mais qui ont des foules d’enfants de par Dieu, car, quand même ils n’ont point d’enfants ou même s’ils en ont, ils ont renoncé à eux tous et à tout ce qu’ils avaient, ils ont pris leur croix, ils ont suivi le Seigneur. Tels étaient nos pères saints, les prophètes et les apôtres; en vérité, ils ont été eunuques pour le royaume de Dieu, et c’est ainsi qu’ils ont été pères d’une foule de peuples, selon la parole du Seigneur: « Quiconque a laissé maison, ou frère, ou
mot est écrit par le sigle cïjpc. — 5. ED. sec. Matth.. xix, 12. — 6. Luc, xiv, 2(3. Ces est absente; cependant il peut se comprendre.
« nom les recevra une foule de fois multipliés et ils hériteront la vie jusqu’au siècle 7. » C’est pourquoi, ô frères, ne faisons pas que chacun soit lourd sur son prochain dans notre pensée d’aversion qui est en nous, divisés en notre coeur les uns envers les autres parce qu’on nous force clans notre pensée de sagesse pour nous seuls* à ne point prendre souci de nos compagnons; mais, comme des collaborateurs à l’œuvre de Dieu, que chacun supporte son prochain, soit grand, soit petit, et aimons à habiter avec nos compagnons, en paix, sans péché ou ruse, à la manière cle Dieu et de ses" anges qui habitent le ciel. Quels sont les fils d’un homme de coeur qui ne désireront pas travailler à l’œuvre à laquelle leur père travaille? quels sont les frères sages qui ne suivront pas l’exemple" cle leurs frères fidèles plus grands qu’eux? c’est-à-dire quels sont les hommes sages qui ne désireront pas travailler aux œuvres auxquelles travaille leur père qui est clans les deux, qui est Dieu avec Notre-Seigneur Jésus, et qui ne suivront pas l’exemple
8. C’est-à-dire: une pensée de sagesse égoïste, en entendant le mot sagesse dans un sens.qu’il n’a guère d’ordinaire; mais il ne faut pas perdre de vue que chez le fellah c’est être sage que de se tirer d’un mauvais pas, quelque méthode qu’il emploie- — 9. Ici et plus loin, le mot exemple traduit le
« des prophètes avec l’exemple de Paul et de tous les apôtres qui ont dit: ’ nous sommes donnés à vous en exemple* », et encore: « Prenez donc exemple, mes frères, sur la souffrance et la patience des prophètes 5 »; puis encore: « Donne-toi en exemple en toute chose 6 »; puis encore: « Les vieilles aussi de cette manière clans une forme pure 7 »; surtout lorsque l’Écriture nous apprend de Notre-Seigneur: « Celui-ci nous a donné un exemple afin que vous suiviez ses voies 8. » Quelle est l’œuvre de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus, sinon l’œuvre cle ses mains? Ce sont ses mains qui nous ont façonnés, qui nous ont créés. C’est pourquoi, selon les Écritures, Dieu et Notre-Seigneur Jésus travaillent au salut de tout homme jusqu’à maintenant, selon la parole de l’Apôtre: « Celui qui nous a fait cela, c’est Dieu". » Quelle est la forme des anges qui sont dans les cieux 10?
1. Au milieu de ce mot, après neti, verso. — 2. Après eue, fol. 4, recto.
3. Cf. Epist. ad Philip.,.ni, 17. Le sens est détourné.
4. Cf.IIad Tïm., m, 10, mais l’œuvre des anges.
sinon qu’ils accomplissent les œuvres glorieuses, bénissant et glorifiant Dieu et Notre-Seigneur Jésus, et qu’ils accomplissent des services vers ceux qui sont sur la terre afin qu’ils héritent" le salut. Quelle est la forme des prophètes et des apôtres? sinon cle demander pour eux à souffrir" jusqu’à la mort, et en tout cela ils remerciaient le Seigneur, bénissaient ceux qui les maudissaient, ils priaient pour ceux qui les persécutaient et ils priaient Dieu cle ne point rétribuer à ceux qui les ont mis à mort et de ne les point châtier, qui les chassaient hors cle la ville avec tout ce qu’ils leur ont fait dans les synagogues et les sanhédrins, et la manière dont ils les ont conduits vers les gouverneurs et les rois, en cle grandes souffrances jusqu’à la mort. Faisan 1: donc souvenir des souffrances cle tous ces saints et donnant notre attention à la manière dont Notre-Seigneur Jésus a méprisé la honte, ayant enduré la croix pour notre salut à tous, car il est notre Sauveur, il est notre Seigneur et notre Père, et nous savons encore ceci que le Dieu bon, miséricordieux nous supporte tous depuis le commencement de la terre jusqu’à l’extrémité
1. Après -utit n le verso commence. — 2. Avec ce mot le manuscrit de Naples
6. Ici finit le fragment d’Oxford. — 7. Ecrit avec le sigle: eixecsjcc. — 8. Cet i7s.se rapportaient à ceux qui sont sur la terre, aux hommes.
9. Mot à mot: à prendre, à recevoir des souffrances.
cle la terre habitée 5, depuis le commencement où il a créé l’homme sur la terre jusqu’à, ce jour des jours et nous supportera encore jusqu’à la consommation des siècles par l’abondance de sa miséricorde, car nous sommes ses enfants et il est notre chef, notre roi: pour cela; l ne renonçons pas à supporter nos compagnons, de peur que le Seigneur no s’irrite contre nous, car il n’y a pas longtemps que nous supportons nos compagnons’1, comme le Seigneur, son Christ et ses anges qui nous supportent depuis le commencement cle la création jusqu’à ce jourd’hui et encore jusqu’à l’éternité; mais devenons les esclaves de nos compagnons à la manière de Jésus qui a pris une forme d’esclave à cause de nous et comme Paul, l’esclave cle Jésus, et à la manière de tous les apôtres et de tous les prophètes qui ont été les esclaves du Seigneur avec son Christ Jésus, selon les Ecritures qui disent: « Je vous ai envoyé mes »
2. C’est-à-dire: depuis un bout de la terre jusqu’à l’autre bout. — 3. Je considère comme indiquant le second membre de la phrase ce qui suit s’occupe peu de leur donner du nombre et de l’équilibre; la première partie est très longue, divisée en une foule d’incises parmi lesquelles il est fort facile de se perdre à cause du peu de fidélité du scribe à une orthographe unique et grammaticale, et la seconde partie ne correspond plus à la première partie. Sans doute, le débit aurait pu faire disparaître ce défaut; mais il ne faut pas oublier que ce sont là des lettres écrites à une communauté, et que, par conséquent, ces défauts seraient très répréhensibles chez un autre auteur.
4. C’est-à-dire: nous ne supportons pas notre prochain depuis longtemps et nous n’aurons pas à le supporter longtemps comme ceux qui nous supporteront encore jusqu’à la fin du monde, jusqu’au commencementde l’éternité
esclaves les prophètes pendant le jour à l’heure cle l’aurore; je les ai envoyés et vous n’avez pas obéi » En quoi les prophètes et les apôtres ont-ils été les esclaves du Seigneur ou de son Christ? sinon qu’ils ont choisi pour eux d’endurer souffrance avec d’autres et de mourir pour le nom cle Jésus. C’est pourquoi, comme le Seigneur savait par avance que nos pères les apôtres feraient toutes les choses qu’il leur avait ordonnées, sur le point de remonter au ciel selon les Ecritures, et (sachant) comme ils avaient accompli ce qu’il leur avait ordonné depuis le commencement que le Seigneur cle gloire, Jésus, était avec eux, c’est pourquoi il leur dit: « Je ne vous appellerai pas mes esclaves désormais, car l’esclave ne sait pas ce que son maître fait; mais je vous appellerai mes frères et mes amis, parce que tout ce que j’ai entendu de mon père, je vous en ai informés.
Ce n’est pas vous, dit-il, qui m’avez choisi, mais moi, je vous ai choisis et je vous envoie comme des brebis au milieu des loups; ne craignez pas ceux qui tueront votre corps. S’ils m’ont poursuivi, ils vous poursuivront; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. S’ils ont appelé Beelzébub le maître de la maison, combien
1. Lisez: OT ne eTepe. — 2. Le Nouveau Testament ne contient aucun texte pareil.
« plus injurieront-ils, ses hommes cle maison, avec moquerie et ignominie ’. » Voyez maintenant, ô frères, combien nous sommes coupables parce que nos pères les prophètes et les apôtres ont accompli de grandes souffrances clans un esclavage nombreux2 au milieu des méchants et des bons et au milieu de ceux qui les haïssaient et de ceux qui les aimaient. Et nous, nous n’avons pas honte de dire: « Nous ne prendrons pas souci de nos compagnons », montrant que nous sommes indignes cle la grâce que le Seigneur nous a faite en nous rendant dignes de nous approcher de lui par des couvres que nous ne méritions pas. C’est pourquoi ne permettons pas que personne parmi nous, ou parmi vous aussi, répande la grâce du Seigneur: l en chassant des hommes 1 qui leur ont été confiés afin qu’ils en prennent souci au nom cle Dieu, comme d’autres aussi ont pris souci d’eux-mêmes dès le commencement et comme à présent aussi d’autres prennent souci d’eux en toute chose, soit dans l’enseignement des Ecritures, soit dans la nourriture et le vêtement, aussi dans leur maladie et dans toutes les choses où ceux qui en
1. Eo. sec. Joli., xv, 15 et seqq. Schenoudi place ses propres pensées dans la bouche du Christ et les donne comme paroles d’évangile: il y mêle d’autres paroles des évangiles. — 2. Je ne sais trop ce que peut être un esclavage nombreux, si ce n’est pas un esclavage qui dure longtemps.
3. C’est-à-dire: perde en la répandant comme un bien de peu de valeur ou inutile.
prennent soin sont leurs esclaves. C’est pourquoi ne disons pas en blasphémant: « Ceux qui nous commandent, voilà nos maîtres, et nous, nous sommes sous leurs pieds comme des esclaves! » Ce ne sont pas ceux cpii nous commandent cpii sont sur nous, mais c’est nous qui sommes sur eux, ce sont eux qui sont sous nos pieds ou qui sont nos esclaves, parce qu’ils prennent souci cle nous en toute chose au nom cle Dieu. Comment les prophètes, les apôtres et tous les saints, depuis le commencement jusqu’à présent, se sont-ils plus à être les esclaves des autres afin cle recevoir la vie, eux aussi? sinon qu’ils ont vu le Seigneur de gloire, Jésus, qui a pris une forme d’esclave à cause de nous, et aussi Dieu qui, dès le commencement, a travaillé comme un esclave (travaille) pour son maître, quand il est le roi 1, à la manière dont il a créé les anges (et en a fait) des esprits, comme il est écrit*, et à la manière dont il a tout créé pas cle ce qui n’existait; il a fait exister toutes (choses), les cieux, la terre et tout ce qu’ils renferment, selon les Ecritures qui disent: « C’est toi qui as établi le fondement de la terre; les cieux sont les œuvres de tes mains 6 »; et encore
dire: quoiqu’il soit le roi et le seigneur de l’Univers.
6. Psalm., ci, 26. La citation n’est pas exacte.
à la manière dont il a ordonné 7 que toute chose existât et tout a existé à son commandement, les boeufs, les brebis et tous les animaux cle la campagne, tous les oiseaux du ciel, ceux qui sont dans les eaux, les arbres fruitiers et tous ceux qui sont plantés dans la terre, selon les Écritures; et encore à la manière dont Dieu prit de la terre 8, ayant pris conseil du premier-né de toutes les créatures, Jésus, celui qui existe avant elles toutes, disant: « Créons l’homme à notre image et à notre ressemblance9 », et lorsqu’ils eurent créé l’homme à leur image et à leur ressemblance, selon les Ecritures, Dieu lui insuffla un souffle de vie, l’homme exista en âme vivante: mâle et femelle. Dieu les créa, selon ce qui est écrit 10; et à la manière dont Dieu planta un jardin dans Eden, y plaça l’homme qu’(il) (sic exit). de la maison et marchant après eux selon leur rang d’après l’ordre du vieillard chez nous et de la vieille femme chez vous-mêmes. Si ce sont des seconds de maison, le lieu où ces deux leur auront commander (d’aller), qu’ils se résolvent à y rester 11
8. Mot à mot: une terre (tirée) de la terre. — 9. Genèse, ï, 26.
èn paix. S’il va des gens parmi nous, soit mâles, soit femelles, qui profèrent de leur bouche’1 et fassent cle grands serments: non selon la volonté de Dieu, ni selon l’ordre des lois cle nos pères qui nous régissent en cette vie 5, ceux de cette sorte qu’on les sépare au lieu de la porte, qu’on les nourrisse d’un seul pain chaque jour avec du sel, jusqu’à ce qu’ils se soient vite purifiés cle leur témoignage hâtif; seulement le serment qu’ils ont fait restera sur eux" et leur sang sera sur leur tête, parce qu’il est écrit: non, non, et s’il y a plus que cela 7, dit le Seigneur, cela vient du méchant8, surtout s’ils n’ont pas juré à propos d’une œuvre cle Dieu, mais s’ils ont juré par suite des désirs mauvais de leur coeur". C’est pourquoi, après avoir enseigné ceux de cette sorte une fois et deux ou trois, sans qu’ils aient été guéris de leur jurement en de grands serments (faits) à la hâte, qu’on les rende étrangers une chose nouvelle chez
1. Je considère ce mot comme la préposition gi,- car ce n’est pas du pain ou du sel qu’on donnait à ces moines, mais du pain avec du sel. — 2. Je lis comme plus bas grt oj’s’enH. — 3. Lacune cle deux lignes.
4. Mot à mot: qui sautent de leurs bouches.
6. Mot à mot: habite. Schenoudi, on des serments.
7. C’est-à-dire: le surplus de ces paroles. — 8. Ev. sec. Mattli’., v. 37..
9. Mot à mot: leurs désirs mauvais de coeur.
vous, sans le vieillard chez nous, soit qu’il prescrive cle faire une chose dans une maison ou que vous changiez une femme d’une maison en une maison, soit quelque autre chose nouvelle que ce soit, afin qu’il n’y ait pas de combat au milieu de vous avec vos compagnons, car Dieu n’est pas le (Dieu) du trouble, mais celui de la paix. Surtout si vous cachez une œuvre de transgression chez vous", que vous ne (sic exit).
la parole qui sort de leur bouche et se démolissant eux-mêmes pour les enlever de devant le visage cle Dieu. Le reste de ces paroles, voici qu’il est 9 dans les papyrus écrits dès le commencement, mais, selon ce qui est écrit, je suis un pauvre le Seigneur est mon souci et c’est mon endurance pour que j’endure pour lui dans une repentance à cause de la multiplication de mes péchés qui sont lourds sur moi comme un fardeau pesant, et ce n’est pas mon souci de savoir ceux qui
au memphitique-O-HHO*Y: c’est, je crois, la première fois qu’on le signale.
4. Lisez: KÈ.-R. ne-rcH£. —5. Lacune de deux lignes.
6. Lisez: e’rpa.girnojuLeiîie. — 7. Il faut, mot: Le reste des paroles, voici qu’elles sont.
pèchent en secret parmi nous, chez nous ou chez vous autres; mais je vous dis que s’il plaît au Seigneur que j’aille au milieu de vos synagogues, je ferai en sorte qu’il dévoile les ruses cle ceux qui pèchent ou pécherontparmi nous, des Ecritures, mais les soucis de l’œuvre que Dieu nous a confiée nous (en) empêchent, et c’est vous notre souci, afin que nous soyons soumis à la fois depuis le plus grand jusqu’au plus petit’, depuis un mâle jusqu’à une femelle, et quiconque viendra vers nous; mais je vous dis que la perfection de la loi et des prophètes2 vos compagnons, selon la manière que nous avons dite précédemment, eh bien! pourquoi sommes-nous maintenant dans des inimitiés, des haines, clés disputes, des jalousies, des combats avec nos compagnons? donnant lieu à beaucoup parmi vous de (sic exil).
1. Mot à mot: depuis notre plus grand jusqu’à notre plus petit. — 2. Je remplis
juneitTa.qccoTu. se Tjuepic unRaate eTROintom2 JUH nna.Re ne nca.goy parents ou même à... qu’ils donnent encore ou ont donné à leursécartés d’autres en cachette, sans que nous nous soyons cle péchés nos jusqu’à, présent. Et le témoignage des choses que nous avons dites, il y a des années*, crie aux oreilles de celui qui a entendu: « La part des ténèbres en communion avec les ténèbres, c’est la malédiction, et la montagne que Dieu a maudite est devenuebrûlée, ténébreuse, perdue entièrement avec ses pierres. La part de la lumière en communion avec la lumière, c’est la bénédiction, et la montagne que Dieu a bénie est devenue bénie, lumineuse et illuminant avec toutes ses pierres. » Qui sont donc ceux qui ont dit cela? ou qui l’a entendu? quelle est, la montagne méprisée? quelle est la montagne honorée? ou quelles sont les ténèbres mélangées aux ténèbres? ou quelle est. la lumière mélangée avec la lumière? ou encore (quelles sont) les ténèbres qui sont en leur lieu, lesquelles n’ont pu être amenées à faire que la lumière se répande en dehors? Quand même je me fatiguerais, ou que tu te fatiguerais, toir’, à chercher, tu ne sauras pas; car, parfois il est bon de chercher afin que nous
1. Ce fragment contient le n° CLXXXVI du Musée de Naples, catalogué, traduit et publié par Zoëga, p. 385-402 de son catalogue, et le fragment n" 1 du ms. 1301 de
trouvions, comme il est écrit 5, et parfois aussi il est meilleur de ne pas chercher que cle chercher, parce que quoique l’homme se fatigue en cherchant, il ne trouvera pas, comme a dit l’Ecclésiaste". En quelle place, ou en quel jour, ou en quel lieu, a-t-on châtié des hommes en toi pour les faire manger ou boire afin qu’ils ne mourussent pas? Vraiment n’est-ce pas assez pour l’homme si nous avons suffisamment (de nourriture)? lorsque le commandement le combat 7, disant: « Ne te laisse pas tromper dans la satiété du ventre 8. » C’est pourquoi, si Dieu me le permet, j’en aurai assez d’être général ou soldat, d’injurier des hommes en toi afin de leur faire aimer Dieu de force, sans qu’ils le veuillent. Qui l’a jamais aimé, s’il n’a gardé ses commandements et ses paroles? « Qui m’aime, a-t-il dit, observera mes paroles!1 ». Qui dira jamais: « J’aime Dieu »? lorsqu’il lève la voix contre lui 10, qu’il est voleur, désobéissant, résistant à la vérité en toute œuvre de transgression. Qui a ou aura soif de Dieu, le cherchera, car il a dit: « Mon âme a soif du »
vu, 7; Luc, xi, 9. — 6. Ecel., vin, 17.
7. C’est-à-dire: Lorsque le commandement de l’apôtre s’y oppose. — 8. Cette parole ne se trouve pas dans l’Ecriture telle qu’elle est ici citée. — 9. ED. sec. Joh., xiv, 23. — 10. Zoëga a rempli la lacune cette expression dans un sens de dérision, comme élevant la voix après lui.
affamé et assoifïô de la justice, mangera et boira afin cle ne pas mourir, et ensuite il sera éternellement rassasié. Les petits garçons et les petites filles, tout être humain, soit mâle, soit femelle, qui t’ont été livrés à toi-même 1, Dieu t’en demandera compte en la personne de tous les pères qui sont en toi, surtout de celui qu’on nomme et qu’on nommera en tout temps ton père. Gémis et je gémis aussi avec toi, car la ressemblance ou la forme du serpent s’est manifestée en sa longueur et sa largeur sur les bras ou sur les épaules de ceux qui ont été signés dans les formes du serpent. Si certes celui-ci n’a pas donné occasion à quelqu’un ou à d’autres de le prendre, quand ils ont couru après lui pour le tuer pendant le jour, eh bien! à combien plus forte raison les autres, clans le temps où il ne te sera plus loisible cle le poursuivre en toute sécurité pour le prendre clans la nuit le manqueront-ils 5. Maintenant, certes, que le serpent est sorti du trou ou cle la cachette derrière le mur en dedans0 sans que personne ne le voie, il a sauté sur les bras de
rection de Zoëga: $ Ô.UJ «.go** est possible, mais non nécessaire: le pronom uAuute explique, ce me semble, le tout. — 3. Psal., XLI, 3. Le texte grec ne comporte pas signifient mot à mot: ne jetteront-ils pas un voile sur lui. — »
6. C’est-à-dire: du côté intérieur du mur de la chambre.
ceux-ci, il s’est enroulé autour et il s’y est suspendu; mais aussi en ce tempslà, il sortira de sa cachette du côté du mur extérieur ’ et en avant, une foule (de gens) le voyant, afin de sauter sur d’autres, de s’enrouler autour d’eux comme une ceinture et de s’enchaîner à eux dans la méchanceté de sa sagesse. La tète de ce serpent anéantira la force de leur poitrine, et sa queue dissoudra les muscles et les jointures de leurs cuisses, jusqu’à leurs nerfs (?). Et non seulement certes ils se rendront ou il les rendra faibles, mais encore un grand nombre mourront, parce qu’il n’a pas retiré sa bouche d’eux ou en eux, ou encore qu’ils ne l’ont pas rejeté quand il était encerclé autour ou me glorifies-tu grandement parce que je force quelques-uns en toi, dans le trouble souventes fois, à aimer de force Dieu et ses commandements, à détester la souillure, la désobéissance et toute œuvre mauvaise! Je me suis fait étranger à la douceur, à la longanimité; je me suis fait étranger à l’afiliction, à la colère et à l’hésitation,, mais Dieu n’oublie pas toutes les
qui précède, j’ai traduit par mur extérieur.
choses cpie celui-ci 7 a faites au milieu de toi, car selon ce qui est écrit: « C’est lui qui voit ses troubles et ceux de ces autres8. » Qui l’a forcé de faire en toi des œuvres cle cette sorte, sinon l’amour qu’il avait pour toi comme toi aussi tu avais cle l’amour lui! C’est Dieu qui a agi ou qui a ordonné que celui-ci fît toute œuvre cle cette sorte au milieu de toi, dans le trouble, clans le courroux, dans la colère, clans des prostrations d’hommes durs d’intelligence, à la manière de quelqu’un qui se hâte pour les châtier. C’est encore lui qui agira ou qui ordonnera que celui-ci se contente d’avoir fait cle semblables œuvres, de prier le Très-Haut cle lui donner un peu de longanimité ou cle douceur, grâce aux prières cle quiconque est en toi, soit mâle, soit femelle, et aime la paix ou le bien de ton frère pauvre et malheureux.
Car comme tu l’as vu troublé, colère, hésitant, au milieu de toi en tout ce temps, si tu ne le vois pas à partir de ce jour s’étant apaisé en partie de ces dures œuvres de l’enfer, eh bien! ce n’est pas Dieu qui lui a conseillé de te faire cette grande guerre et ce n’est pas lui non plus qui lui conseille maintenant d’en avoir assez de faire des œuvres de gouver
de lui à la troisième personne. — 8. Apocalypse, n, 9.
neur, ou il demande à s’esquiver ou à s’enfuir loin cle toi, tellement il a été rempli de crainte en présence d’œuvres de cette sorte 2. Je vous le dis, o frères, tout trouble et toute œuvre cle cette sorte que Dieu nous a faits, m’étaient plus à coeur et à souci que le miel, et c’est ainsi que nous les avons tous faits 3, parce que c’était le temps et l’ordre cle Dieu. Mais maintenant aussi, il ne m’est pas à. souci de les faire, mais je les hais plus que le fiel, parce que ce n’est pas le temps ni l’ordre de Dieu que Dieu n’a pas donné l’ordre à celui-ci cle faire au milieu cle toi des œuvres de gouverneur tous les jours de sa vie. Il y a un temps pour toute chose: il y a un temps pour la colère, car la colère est meilleure que la moquerie, selon les Écritures’1; il y a un temps pour la longanimité, parce que la patience est bonne, ainsi qu’il est écrit". Un homme qui se tient avec d’autres hommes qui tirent une pierre d’en haut pour l’amener sur eux, s’il ne s’enfuit point loin d’eux, elle tombera sur lui et sur eux; ainsi aussi, ceux qui font ou feront des œuvres de ruse chez toi en toute transgression, attirant sur eux seuls
3. Schenoudi se mêle à ses moines pour dire qu’ils avaient tous fait des choses qui avaient amené des désordres et des châtiments sur la communauté. — 4. Ecclés., vu, 14. — 5. EccUs., vu, 9, mais non tout à fait en ces termes, même d’après les
l’affliction à l’heure du jugement véridique de Dieu, si celui-ci ne s’écarte pas d’eux, il arrivera que Dieu les châtiera au temps où les jours de leur mort approcheront, qu’ils mourront, qu’une affliction sera pour lui et les autres tous les jours de sa vie. Ainsi si Schenoudi a tué des hommes, c’est que leur vie était terminée ou que c’étaient les jours où il a plu à Dieu cle les visiter. N’est-il pas écrit clans la lettre, ou ne te rappelles-tu pas que dès le commencement il a dit fort souvent1, criant dans une grande affliction et avec reproche, assis en ton milieu, pendant que nous étions réunis ensemble: « 0 Dieu! ô Dieu! ô parents qui m’ont donné naissance! Que me sont de semblables œuvres? Suis-je un gouverneur? Suis-je un soldat? Moi qui suis un serviteur, un berger. » Est-ce que les larmes d’un grand nombre de miséricordieux parmi toi ne sont pas témoins de ces paroles et d’autres nombreuses que celui-ci a toutes dites dans l’amertume? Certes, puisset-il se faire que les jours de la mort de l’homme arrivent pour de semblables causes! N’as-tu pas vu ton frère ou ton fils que nous avons interrogé sur cette chose quand nous étions tous réunis, qui a menti contre
« Je l’ai demandé à quelqu’un », lorsqu’il l’avait volé? Est-ce que Dieu ne nous a pas donné de la longanimité ce jour-là jusqu’à, qu’il le sauvât pour une affliction 4 car nous ignorons comment il mourut subitement. Ce n’est pas parce qu’il avait fait plus de mal que nous que Dieu s’est irrité contre lui et l’a fait mourir, (ce n’est pas) qu’il ait péché ou qu’il ait menti plus que n’importe qui parmi nous, mais parce cpie les jours cle sa vie étaient achevés. Si Dieu l’a fait mourir dans un (moment cle) colère, eh bien, pourquoi ne nous fait-il pas mourir, nous qui avons péché plus que lui? Est-ce que le jugement de Dieu n’est pas dû à chacun de nous, si nous ne nous écartons pas en hâte de nos péchés avant que nous mourions, comme à notre frère, comme à d’autres que nous avons vus, qui sont morts subitement? Est-ce que celui qui te parle n’a pas tourmenté quelques-uns en toi jusqu’à ce qu’ils se roulassent sur la terre à la façon de ceux qui vont mourir, et il n’en est rien résulté pour eux? Et s’il a frappé ou (donné) un seul coup de bâton à celui qu’il avait interrogé (et qui) avait menti, je sais qu’une foule parmi toi diront
lis comme Zoëga: svrô.stp note stgo-s-o epoq. — 4. Il faut entendre que l’affliction, ou le repentir dont parle Schenoudi, est considérée par lui comme un moyen de salut qui est réservé au pécheur par la grâce de Dieu.
qu’il est mort violemment avant (la fin de) son âge. C’est pourquoi, non seulement certes, je cesserai de faire ces œuvres cle soldat, mais je ne donne pas aussi permission aux hommes parmi toi, ou à d’autres en d’autres lieux, de frapper un homme en mon nom, pas même à l’occasion des paroles qui sont dans les livres écrits pour nous, de peur que si quelqu’un fait des œuvres de dureté en toi par un conseil ou un ordre venant de Dieu, un autre aussi ou d’autres ne cherchent à les faire sans conseil ni ordre venant de Dieu. En la, manière que Dieu a destinéeà chacun pour y marcher, c’est ce qui est bon en chaque temps, selon ce qu’a dit l’Apôtre: « Chacun selon la manière que Dieu lui a décrété une mesure cle foi 3. » Dieu est témoin à celui qui te dit cela qu’il n’a point fait une œuvre semblable sans ordre.
Que Dieu soit aussi témoin à celui qui fera une chose semblable en lui en tout temps! mais qu’il fasse aussi attention aux paroles qui nous sont écrites, qu’il ne les dépasse point. Qu’un bon dessein, comme il est écrit", te garde! (Si) Dieu t’a ordonné ainsi de faire des œuvres dures; ne tarde pas, cle peur qu’il ne te juge; (s’)il ne t’a pas ordonné de les faire, ne les fais pas clans la hardiesse de tes seules pensées 7 afin que tu ne sois pas affligé. Il n’y a
ad Roman., xu, 3: — 6. Prooerb., n, 11.
7. Mot à mot: ne les fais pas dans la hardiesse de tes pensées à toi seul.
certes aucun profit en ce que quelqu’un fera sans Dieu, mais des rixes, des combats, des troubles sans cause ou en vain arriveront pour lui ou pour eux. Ne vois-tu pas en certain lieux ou même parmi nous... tu aies entendu dire avant ces jours qu’il y avait des bâtons et des fouets les mains de celui qui te parle, pendant qu’il injuriait les hommes (pour les forcer) à connaître Dieu; ou même sur d’autres (choses) certes, si tu dis que c’était son habitude de chaque jour clans son insolence, ne dois-tu pas savoir par suite du salut qui t’est advenu de ces œuvres ou de ces tourments, que sans Dieu celui-ci n’aurait pas osé faire quoi que ce soit ou (dire) une parole en toi, depuis un coup de bâton, ou une parole dure, ou une malédiction, ou...." à moins que sa main ou son pied ne lui démangeassent ou qu’il fût impuissant (à réfréner) sa langue plus que tout homme le bien d’avec le mal, ou qui est sous la puissance cle sa langue, ou dont le Dieu, c’est sa langue, peu s’en faut qu’elle ne lui commande7, car il lui obéit?
5. Lisez: Teqc-5-jm-&eie.. — 6. Le mot H est de trop ou bien il y a une suspension.
7. Mot à mot: peu (s’en est fallu) qu’elle ne le com
Ou si on lui a donné un métier 2 en des œuvres de cette sorte, mais vraiment on le lui a donné de par Dieu et on le lui a donné par ceux qui font ou feront ces œuvres dont tu sais ce qu’elles sont. Il ne t’est pas possible en toi qui n’ait pas dit du tout une parole lourde à leur égard jusqu’à présent, surtout (donné) un coup de bâton? Est-ce qu’il haïssait ceux qui ont été châtiés? Certes, il y a des (gens) nombreux en toi, soit mâles, soit femelles, soit petits, soit grands, qui sont les bien-aimés de Dieu, comme aussi (pour) ces autres, s’ils accomplissent à la fois ou s’ils cessent en tout temps de châtier 3 ceux qu’il faut instruire en toi (par le châtiment)! Satan et tout péché ne se reposeront pas en toi à la manière des serpents et des bêtes sauvages dans leurs cavernes. Est-ce que Dieu ne s’écartera pas de toi? n’entends-tu pas le prophète dire: « On t’instruira, Jérusalem, par la souffrance et le fouet, cle peur que mon âme s’éloigne de toi, que je fasse cle toi une terre sur laquelle on ne marche pas’. » Si un homme est entraîné par une
2. Mot à mot: Est-ce qu’on l’a jeté en un métier dans des œuvres de cette sorte? C’est-à-dire: Lui a-t-on fait apprendre à faire de pareilles œuvres. Tout ce passage me semble corrompu, ou bien d’une obscurité profonde.
3. Mot à mot: s’ils placent leurs mains en dedans pour ne pas châtier. — 4. Jérém.,
foule de gens, malgré lui, à faire quelque chose et s’il y en a d’autres qui le poussent à les suivre’, combien cle temps luttera-t-il contre un si grand nombre? de même aussi, si celui-ci est entraîné, par ceux qui font ou qui ont fait des choses qu’il ne fallait pas parmi nous, à faire des œuvres dures, certes 5. Dieu aussi le pousse à les faire, et malheur à lui s’il ne les fait pas; et s’il ne les fait pas, quelle est la manière dont il pourra rester tranquille? C’est pourquoi ne vous fiez pas à la parole qu’il a dite: « Je cesserai d’être gouverneur si Dieu me le permet », s’il ne le lui permet pas. Est-ce que tous les châtiments que celui-ci a exercés 6, envers quelques-uns en toi feront même la moitié de ceux que Dieu a amenés sur lui, affliction, ou deuil, ou reproches, ou vexation, avant qu’il osât faire une seule de semblables œuvres, forcé de les faire, quand il ne voulait pas les faire, par la violence?
Si l’on châtie celui-ci 7 et si lui-même en châtie d’autres parmi nous, et nous en sommes tous affligés à la fois clans cle nombreux reproches, eh bien! écartons-nous cle ces œuvres cle ruse et de toute transgression, afin qu’ils ment difficile clans les langues à suffixe de savoir déterminer le mot auquel se rapporte vraiment un suffixe et cependant il faut y arriver sous peine de ne pas comprendre. — 5. Voyez le passage de f’Introduction où ce sens est expliqué. —• 6. Mot à mot: a faits. — 7. Entendez: Schenoudi.
en aient assez de le châtier de par Dieu en des vexations mauvaises. Et si tu as pitié cle toi et de ces autres parce que celui-ci fait des œuvres dures souventes fois en toi, prends pitié cle lui aussi, parce que Dieu l’a livré à ce qu’il avait dit, car il s’est tenu au milieu cle toi ou à l’écart de toi, afin qu’il le mît en pièces de tout côté et qu’il brisât ses os, afin de lui faire faire ou jusqu’à ce que celui-ci eût fait tout ce que nous avons vu au milieu cle toi. Toi, certes, comme un homme, tu regardes le dos, les mains et les cuisses de ces (gens), tu vois des coups de bâton ou des coups cle fouet qui guérissent vite; c’est Dieu lui-même qui regarde le coeur de celui-ci, qui le voit impliqué dans les tourments cle celui auquel il l’a livré pour le punirdans le deuil, la vexation et clans les maladies et l’affliction, n’étant point rassasié cle sorte qu’il en ait assez cle vexer ce pécheur.
Un ’roi avec ses soldats, il ne lui est pas possible de faire que celui qui parle avec toi fasse des œuvres dures en toi, si Dieu ne lui a pas ordonné de les faire toutes. C’est pourquoi il n’y a pas cle foule qui puisse les lui faire faire. S’il t’écoute en dehors de la volonté de Dieu pour ne pas les faire ou les faire, la douceur
se changera en amertume, la paix en inimitié, l’amour en haine et la sagesse en folie. Un homme qui est en charge, s’il t’a dit hier qui est passé: « Ne fais pas cela » et que, le lendemain venant, il lui plaise de le faire, comment celui qui a reçu l’ordre" pourrait-il lui répondre;? Et celui qui te dit ces choses pourrait répondre à celui auquel tu as été livrée? Ne pourras-tu supporter la colère d’un homme, lorsque celui-ci supporte la colère de celui-là? Un homme encore s’il te jure": « Cette chose, je ne la ferai pas! » lorsque c’est ton désir, et ensuite il change en ce qu’il a juré cle ne pas faire et il le fait, tu ne te fâcheras pas contre lui parce que ce n’est pas ton désir. Si c’est Dieu lui-même qui a induit celui-ci à faire des œuvres dures en toi une autre fois ou d’autres fois, que lui feras-tu? C’est ton frère ou c’est ton petit enfant. Insensée! pourrais-tu prendre un bâton afin de le châtier? n’est-ce pas celui qui change toute chose, comme il est écrit 5? pourrais-tu te tenir debout pour lutter contre sa volonté? pourrais-tu le contredire? prendrais-tu la parolepour
1. Lisez: eo-s-Aiocre. •— 2. Le ms. ne contient pas de lacune. — 3Mot à mot: celui auquel il a donné l’ordre. J’ai changé le rapport pour éviter un il qui se rapporteraità deux hommes différents, celui qui donne et celui qui reçoit l’ordre.
4. Mot à mot: s’il t’a établi un pacte avec toi. — 5. Je ne connais pas le texte auquel
lui dire: « Que fais-tu? » Argile qui instruis le potier, disant: « Ne fais pas de moi selon ton désir et ton dessein », certes, tu donnerais l’ordre à Dieu cle ne pas faire en loi selon ce qu’il désire au temps ou au jour ou au moment qu’il lui plaît! Celui qui parle avec toi, peu ne s’en est fallu que Dieu ne le séparât cle toi, comme ceux qui font ou feront ces œuvres de ruse en toute transgression en toi ont séparé son coeur d’eux, ou comme il a séparé son coeur d’eux. Que Dieu soit avec eux, s’il est le complice des voleurs ou de ceux qui font toute œuvre cle ruse en toi, soit mâle, soit femelle, sans qu’ils se soient écartés cle leurs péchés jusqu’à présent! Qui pourra séparer l’eau du vin que l’on a mélangés ensemble, si ce n’est Dieu seul? ou qui séparera le vin du vin, ou le miel du miel, lorsqu’on les mélange l’un avec l’autre?
De même aussi ceux qui sont d’un seul coeur en toi, qui gardent la. parole de Dieu et les lois de nos pères, soit mâles, soit femelles, il n’est personne qui puisse séparer leur coeur ou leur volonté de chacun d’eux quaud une fois Dieu a mélangé leurs volontés les unes avec les autres ensemble. Si tu ne t’affliges pas lorsque tu entends ces paroles ou si tu ne t’accuses pas, eh bien! le juste ou le fidèle pour toi ce sont les voleurs ou ceux qui font toute
couvre de ruse en toute transgression, et le pécheur ou l’infidèle pour toi, c’est celui qui garde les commandements de Dieu, qui marche en toute pureté et tout amour. Vous savez, ô frères, si de semblables œuvres vous sont utiles: cela ne me regarde pas. Et quand mémo cela me regarderait, que ferais-je ou qu’est-ce que je ferais’ en dehors de cela? Je ne vois rien autre chose, sinon d’enseigner, selon ce que je pense, d’après les Ecritures, de peur que je no blesse ou que je ne traite mal celui qui est au milieu de ces trois ou de ces sept, avec ceux qui me regardent tous de loin, afin que je m’endeuille moi-même tout seul en faisant que l’oreille entende, afin que l’oeil pleure, (ce qui aura lieu), surtout si l’oeil voit". Il vaut mieux dire: « Il est bon que l’homme meure plutôt que de vivre en péchant en présence cle ceux qui le lieront. » Ensuite ou après les jours de son aveuglement, c’est une source d’amertume ou d’affliction qui coulera cle l’âme de l’homme que ceux-ci dévaliseront à l’improviste dans la nuit.
j’ai adopté qui puisse donner une traduction à peu près satisfaisante du texte.
5. Cette phrase est d’une intelligence difficile: telle que je la traduis, elle est corn préhcnsible: mais il peut se faire que le mot ivre remplace seulement OJU. irrpe, et alors il faudrait traduire: en faisant que l’oreille entende, que l’oeil voie, et surtout motiver la traduction que je donne.
pendant que ses mains sont tachées cle sang, que ses doigts sont dans des péchés, comme il est écrit Qui sera témoin cle ces paroles ou de cette chose, sinon Dieu? (car) il n’y a personne qui puisse voir ou le savoir. Ce qui veut dire que l’on a annoncéà un homme à savoir: « Ta mère est éperdue cle coeur ’ et aussi les ténèbres, ou aussi un voile, ont revêtu ses yeux et ceux qui la voyaient ne savaient pas que sa lumière s’était obscurcie ou s’était.troublée’"", parce que ses yeux, certes, étaient ouverts, mais elle ne voyait pas. Et l’homme se leva du lieu où on lui avait dit cela, il arriva vers" sa mère qui l’avait enfanté, dans le lieu où elle était, il la vit qui était dans ces deux choses, la. clémence et l’aveuglement, il s’assit, il pleura, en sa présence, mais elle riait et se réjouissait, joyeuse grandement, n’ayant point honte ni chagrin, parce que son coeur était hébété ou qu’elle était hébétée cle coeur 7. Et lorsque celui-là fut rassasié cle ses larmes, il lui prit les deux mains, il s’en fit suivre pendant qu’elle tâtonnait de ses pieds" sur le chemin en le suivant (ou) en étant en arrière de lui, appuyée sur ses épaules, lui marchant avec »
5. Mot à mot: s’est mélangée (avec les ténèbres).
6. Mot à mot: il arriva sur sa mère. — 7. Il faut prendre le mot hôbôter dans le sens figuré de ahuri par suite de la folie et du manque soudain de lumière.
8. C’est-à-dire: qu’elle marchait en sondant du pied.
« elle vers le lieu où il pense qu’il la guérira. Et pendant qu’il marche avec sa mère, voici qu’arrive un homme avec 2 le frère de celui qui traînait sa mère ou cpii la portait, (et c’)était aussi un aveugle; il le lui remit en ses mains, il s’en alla et se cacha de lui. Et quand l’homme vit qu’il s’était caché ou qu’il s’en était allé, et qu’il ne restait plus (aucune) de ces deux était éperdue de coeur et de celui cpii lui avait remis son frère aveugle entre les mains, (lui), il marcha en gémissant dans le chemin où il avait commencé, sa mère qui lui avait donné naissance étant près de lui et le tirant en arrière, et le frère le violentant par devant, et ainsi, son frère 3 échappa à l’une de ses mains, car de l’autre il tenait sa mère, et s’enfuit au loin de toutes ses forces 4, tâtonnant dans des lieux ténébreux’"; il erra loin cle lui parce que celui-ci ne pouvait courir après lui pour le prendre car sa mère le saisissait en arrière, et l’autre ne l’écoutait pas non plus quand il l’appelait, disant: o Retourne à moi, » et l’autre ne retourna pas. Et l’homme
2. Mot à mot: arriva était le frère de celui étant aveugle. La relation marquée par avec n’existe en copte que par epe qui marque la subordination de la seconde proposition à la première.
3. Mot à mot: il s’enfuit de sa main, (celle du frère charitable).
4. Mot à mot: il s’éloigna, courant avec son âme.
5. Mot à mot: dans des lieux de ténèbres.
« marcha avec sa mère jusqu’au lieu où on la guérirait; il la laissa en ce lieu, il se tourna éperdu de coeur, cherchant son frère, et lorsqu’il eut cherché longtemps 3, cle toute sa force, regardant clans les lieux ténébreux sans le trouver, il perdit courage de sorte qu’il abandonna (sa recherche). Il valait mieux se contenter ainsi ou jusqu’à ce lieu 4, quand son sang coulait goutte à goutte que lorsqu’il coulerait" comme l’eau. Que ferait le juge d’iniquité pas Dieu et ne rougissait pas devant l’homme?" » et il a rendu justice à une veuve, non par miséricorde, mais afin qu’elle ne lui causât pas d’ennui. On nous appelle, nous aussi, justes, et craignant Dieu, sans que nous prenions nous-mêmes pitié cle nous pour faire la vérité 7, nous faisant violence à nousmêmes clans le mensonge et toutes les ausres œuvres ténébreuses, sans que nous la fassions pour Dieu, ou pour homme ou pour notre repos. Je désire et je t’exhorte à juger et à réfléchir au milieu de cette chose " à savoir: si les hommes qui sont tranquilles dans leur corps ou dans leur coeur sont ceux qui mangent trop; et si tu penses que ceux qui sont sains de maladie sont ceux
4. C’est-à-dire: de chercherjusqu’à ce lieu, d’arrêter ses recherches en ce point.
5. Mot à mot: il sortirait. — 6. Luc, xvni, 2.
7. C’est-à-dire: pour faire des œuvres de vérité et de justice, agréables à
8. C’est-à-dire: à choisir entre les deux alternatives après réflexion.
qui mangent à l’excès, à moins qu’ils ne soient devenus les maîtres de leur ventre par l’abstinence pour Dieu, sache aussi pourquoi ceux qui disent en toi: « Nous sommes malades », mangent en ce lieu et mangent en cet autre, mangent ceci et mangent cela, volent ou reçoivent ce qui a été volé par ruse1’, en tout leur temps, et ils ne se rassasient pas. Comment se rassasieraientils de piller, de voler, de prendre en cachette, de ramasser pour" l’.insatiabilité qui brûle comme un feu dans le ventre de celui qui ne se contient pas? Est-ce que celui qui ne veut pas qu’un feu allumé s’apaise, s’épargne à ne pas y jeter du bois en abondance7? Certes nous ne demandons" pas cela (à Dieu), mais il serait bon qu’il envoyât une maladie sur cette sorte d’hommes, de sorte qu’ils ne pussent pas même manger ce qu’ils ont, afin que leur âme fût sauve, plutôt que de les livrer entre les mains cle l’insatiabilitéetde la folie du ventre, jusqu’à ce qu’il les rende étrangers à la vérité ou qu’ils se rendent
est contraire au règlement. Je me rappelle qu’un jour voyageant en Egypte, je demandai à mon ânier pourquoi il criait sur son Ane; il me répondit que c’était pour l’empocher d’agir avec ruse. Comme l’animal était fort placide, je demandai à son conducteur en quoi le pauvre bourriquet pouvait pratiquer des actes de ruse, il me répondit: « Parce qu’il ne fait pas ce que je veux. ».
6. C’est-à-dire: de rassembler des provisions en vue de l’insatiabilité.
7. C’est-à-dire: quand on ne veut pas que le feu s’éteigne, on y met du combustible.
la vérité étrangère à eux. Ne vois-tu pas ce qui est advenu à celui qui parle avec toi? à cause de ses péchés, Dieu lui a fait rejeter ce qu’il avait mangé, lorsque Dieu l’a amené en une terrible maladie qui ne t’est pas cachée. Qui sont donc l’insatiable ou les insatiables, sinon ceux qui volent ou qui prennent avec ruse, ce qu’ils ont ne leur suffisant pas? Qui dira" que ce sont des insatiables ceux qui mangent ce qu’ils ont ou ce qu’on leur donne clans la vérité, faisant le bien de leurs âmes seulement, priant en tout temps afin cle ne pas tomber eux aussi dans l’incontinence’, afin que le péché ne vive.pas et que l’homme meure pour un mets? Est-ce que c’est vous maintenant qui aimez votre prochain ou vos parents, parce que vous leur donnez en cachette à manger, ô hommes qui ne connaissent pas l’amour de ceux qui les aiment ou non? ou bien n’est-ce pas celui-ci ou ceux-ci quiles aiment, qui veulentfaire la vérité?
C’est vraiment vous qui haïssez votre prochain ou vos parents, car vous les faites errer au dehors". Vous leur commandez, disant: « Gardezvous d’être pris ou que personne ne sache que nous vous avons donné des choses le moins du monde1’, de peur que celui-ci ou ceux-ci ne l’apprennent »
moins que le KIAJL précédent gouverne toute la phrase. —4. Ce mot doit être pris dans soii sens premier d’abstinence..—.5. C’est-à-dire: en dehors de la règle. — 6; Mot à mot: complètement, ce mot retombe sur le verbe savoir.
« (et) que vous ne puissiez être séparés de leurs mains’ »; mais vous, ne leur dites pas: « Dieu rétribuera à chacun sa malice sur sa tête, car vous avez été scandale pour les autres. » Celui qui engraisse un boeuf pour le tuer, en tirera profit; Dieu ne tirera pas profit cle ce qu’on leur donne en toi en cachette, lorsqu’ils sont engraissés ou qu’on les engraisse par des œuvres d’impiété! ou lorsque tu réchauffes les voleurs afin qu’ils ne sortent pas de toi, comme disent ces fallacieux: « Nous donnons en cachette à ceux qui sont trompés par l’insatiabilitô, afin qu’ils ne s’en aillent pas et qu’ils n’endommagent pas leur souffrance". » Ecoutez cette folie! Us perdent la souffrance de ceux-là et la leur! Ils ont dit: « Afin qu’ils n’endommagent pas leur souffrance! »
Nous avons failli grandement la perdre, notre patience, en ces œuvres cle ruse et en toute transgression en tout notre temps! Est-ce que tu regrettes beaucoup que des voleurs ou des hommes rusés, faisant en toi des abominations, soient sortis cle toi? Qu’ils s’en aillent afin que tu ne sois pas prise ou qu’on ne te prenne pas avec eux dans leurs impiétés et tous leurs péchés, afin que tu ne sois pas prise et saisie: l par la colère cle Dieu et de l’ange, -comme on prend les oiseaux au piège ou la gazelle dans les filets. Est-ce
1. C’est-à-dire: que vous ne puissiez leur échapper.
2. C’est-à-dire: le capital de privations qu’ils ont amassé depuis qu’ils sont au couvent. — 3. Encore ici répétition de la même idée en termes différents.
qu’il ne vaudrait pas mieux ne pas donner le sommeil à nos yeux, ne pas fermer nos paupières, afin que nous échappions, ainsi qu’il est écrit’, comme une chèvre aux filets et comme un oiseau aux pièges, plutôt que de recevoir le blâme ou le reproche de notre désobéissance au tribunal de Dieu, ou. même (plutôt) qu’il s’irrite contre nous, qu’il amène sur nous désormais une vexation ou une souffrance que nous ne pourrons pas supporter, et son affliction ne s’éloignera pas’" de chacun cle ceux qui habitent en toi jusqu’à ce que nous soyons morts? Est-ce que tu ne vois pas ou n’entends pas dire ce qu’ont fait les barbares à des synagogues qui te ressemblent et aussi à la ville proche cle toi, à des villages et tous les autres lieux? Certes la douleur, la ruine, la dévastation qu’ont faites les ennemis des fils cle l’Eglise, plus encore les morts des hommes suffisent pour châtier 7 le coeur des sages. Est-ce que ce n’est pas une merveille que tu saches qu’une foule nombreuse est allée se noyer dans le fleuve, que beaucoup sont morts sur les montagnes, qu’on a fait beaucoup de prisonniers, qu’on a perdu un grand nombre de vierges",
tion, non au sens passif qu’if a dans la langue française, mais au sens actif pour Dieu qui afflige. Le-mot à mot donne: son affliction cessera.
« qu’on a brûlé des églises, qu’on en a dépouillé d’autres, qu’on a fait de grands maux à nos amis"" ou à nos frères, et que pendant ce temps on n’ait pas cessé en toi " de voler, cle faire des œuvres, de ruse en toute transgression comme auparavant, et que maintenant encore nous ne cessions pas? N’est-ce pas Dieu qui de temps en temps amène sa colère sur le monde, enseignant aux hommes à faire pénitence? Et je te dirai qu’il est affligé, que ses anges sont endeuillés, cpie les saints pleurent au ciel, que nombreux sont aussi ceux qui gémissent sur la terre à cause des guerres et des souffrances qui existent; et ceux-là sont constants en toi dans leurs œuvres de ruse! Et chassé cette sorte d’hommes? » Celui qui sera d’accord avec cette sorte d’hommes qui font ou feront ces œuvres cle ruse en toi en tout temps, que leur sang ou leur jugement tombe sur eux, car après toutes ces choses que Dieu a faites, avec nous, nous péchons encore dans notre désobéissanceà la vérité. Commentdirons-nous que des paroles d’ami, de fils, de père 7 sont
moines membres de la communauté de Schenoudi. La première partie de la phrasé est trop longue: malgré ce défaut, l’ensemble se saisit sans difficulté. — 7. Toutes
écrites dans cette lettre, quand ce sont les paroles d’un homme qui habite étranger avec cette sorte d’hommes auxquels il ne plaît pas d’entendre sa parole et lui-même ne le mérite pas 3. C’est pourquoi ils ne veulent; pas écouter ce qu’il dit et (ce que disent) aussi ceux qui craignent Dieu parmi nous, qui aiment la vérité clans toutes leurs œuvres, eh bien! lui non plus, il n’a pas de volonté (pour intercéder) pour eux près cle Dieu afin qu’il ne s’écarte pas d’eux, et il n’y a pas de jugement sur lui au tribunal 1. Certes, il n’y a pas d’homme en toi avec lesquels celui qui dit ceci n’ait parlé, voici des mois ou des foules cle jours, et il ne lui convient pas de leur consacrer sa vie", non parce qu’ils lui ont fait des maux, mais parce que moi et eux aussi, nous faisons rougir la vérité de Dieu par le mensonge, nous la. maîtrisons par la violence, nous lui mentons encore, perdant notre âme en des impiétés, ainsi qu’il est écrit". Il est impossible aussi cle faire que des amis ou des frères disent: « Nous aimons notre ami ou notre frère », s’ils ne gardent pas sa parole, afin que lui aussi veille sur eux. Si les paroles d’un ami ne sont pas
entende ses paroles et qu’on leur obéisse.
4. C’est-à-dire: au tribunal de Dieu où nous comparaîtrons tous.
5. Mot à mot: de leur séparer sa vie. — 6. Jêrêm.,
utiles à ses amis, eh bien! il ne leur est pas utile non plus qu’il soit leur ami. Maintenant il faut que tu sois pure du sang de ceux qui en toi, en tout temps, feront des maux en toute transgression; ne supporte pas qu’ils habitent en toi, s’ils ne s’appliquent pas pour toi à se garder de toute souillure, de tout vol, cle toute œuvre mauvaise; garde-toi qu’ils ne te persuadent cle sortir de l’enseignement que tu as reçu, afin que tu ne parles pas, toi aussi, comme une foule ont enseigné cle cette manière: « Laissez-les croître ensemble ’-? » Cette parole n’est pas tienne, elle n’est pas non plus celle cle quelque synagogue parmi toutes celles qui te ressemblent en cet habit ou en cette vie, mais c’est celle de toute la terre. Qui as-tu écouté cle ceux qui te connaissent ou qui viennent à toi, disant à l’un ou à plusieurs en toi qu’ils sont justes, et à un autre ou à d’autres en toi ils disent qu’ils pèchent? estce que tu diras ou penseras que ce vocable est tien? car non seulement on appelle tous ceux qui habitent en toi justes, mais on les appelle encore tous à la fois anges. Certes, vois où tu trouves la parole écrite: « Laissez-les croître ensemble », ou comment elle te conviendra! Ne te laisse donc pas tromper
par cette autre parole grâce à laquelle d’autres enseignent ainsi: « Comme ceux qui étaient couchés clans la salle nuptiale connaissaient tous celui qui n’avait pas la robe nuptiale, et on ne l’a pas jeté hors de la salle nuptiale, on ne lui a rien dit, on ne lui a rien fait jusqu’à ce que le maître fût venu, (ainsi) il ne faut pas non plus, disent-ils, que ceux qui connaissent ceux qui font le mal dans les synagogues et dans les églises les jettent dehors jusqu’à ce que ceux-là se présentent 1 devant le Seigneur Jésus ou jusqu’à ce qu’il vienne. » C’est un scandale pour toi que cette parole! Ce n’est pas cela! Ne crois pas à toute parole, comme le simple, mais sois sage, même à l’excès; pèse toute chose, toute parole, tout esprit en tout temps, afin que tu n’affliges pas celui qui a dit clans Salomon: « Le sot croit à toute parole convenable ou non convenable; mais le sage réfléchit à ce qui n’est pas convenable on à ce qu’il n’est pas décent de dire". » Ne pensez-vous pas que ceux qui se servent de ces paroles pour leur donner cette signification’1 combattent les Ecritures ou les oublient? N’est-ce pas elles qui disent:
qu’ils sortent au pied du Seigneur Jésus. — 5. ProD., xiv, 15.
6. Mot à mot: qui tirent ces paroles, les amenant sur les règlements.
HOHTC ne eie aate/)çe OTrocofi eitaatoTrq ne eyjcone se epeyjaaieiue se noHHpon ne. eTfie o« y H efioTv. TCOH eisco nnaa ne eiuHTei 2 se aaton »
« s’il reste dans la foule, tous sont déshonorés 11? » Et aussi: « Tu as rejeté pas ’; » et encore: « Je vous chasserai du lieu saint pour que vous ne me serviez pas, comme j’ai chassé vos frères 5; » et encore: « J’enlèverai de toi tous les impies, tous les orgueilleux’1. » Et dans une foule d’endroits les Ecritures parlent ainsi. C’est pourquoi écoute, afin que le Verbe de Dieu tu échapperas au jugement de Dieu au jour où tu comparaîtras7 au tribunal. Les hommes que tu prendras faisant des souillures, des vols, ou toute œuvre de transgression en toute désobéissance, rassemble-les pour les juger, et si tu sais avec certitude que ce sont des œuvres que l’on peut supporter en toi, eh bien! supporte: c’est une bonne chose;. mais si tu sais que ce sont.des œuvres insupportables en toi, ne. les supporte pas, car c’est mal. Pourquoi et d’où te dis-je cela? sinon que moi et toi, je désire que nous
iv, 4. — 5. Je n’ai pas pu trouver ce texte. — 6. Sophon., m, 11. Mais ce texte ne dit point ce que Schenoudi lui fait dire. — 7. Mot à’mot: où tu te tiendras.
échappions à ce que les prophètes et tous les saints ont dit avec colère, afin ils ont parlé, disant: « Ils errent tout le temps en leur coeur et n’ont pas connu mes voies"; » et encore: « Ils n’ont pas su, ils n’ont pas trouvé leur coeur, marchant dans les ténèbres 1’; » et encore: « Leur esprit ne s’est pas fié à Dieu’ ». C’est assez pour nous, ô frères; jusqu’à quand serons-nous sans cesser des œuvres de cette sorte 1? Nous sommes devenus vieux, certes, ou notre vie a duré: est-ce que, si nous mourons, nous deviendrons vierges, ou fidèles, ou hommes de vérité, ou nous purifierons-nous cle tout mal clans le sépulcre ou sur le tribunal cle Dieu en ce jour où l’on nous fera des reproches "? Que ce soit folie cle celui qui te parle, (ou non), il continue à te dire encore des paroles, car il y en a quelques-uns en nous qui ne font pas du tout attention à ce qu’ils entendent, non pas seulement petits garçons ou petites filles, mais hommes grands ou femmes grandes; mais il pense qu’il est pur ou que vous êtes purs, et nos jjères qui sont partis 1 sont purs du
6. Mot à mot: le jour cle notre reproche.
7. C’est-à-dire: qui sont morts. Il signifie Schenoudi.
sang de cette sorte d’hommes en toi. C’est pourquoi je t’informe aussi cle cette chose, à savoir* que si tu prends des hommes en toi faisant cette faiblesse une autre fois, se coupant leur membre viril afin qu’ils soient clans la pureté, tu les placeras sur un lit dégouttant du sang de leur blessure, afin que tu les mettes sur le chemin selon la manière que nous avons dite réunis ensemble et tous entendant, pour qu’ils soient un exemple ou un signe à quiconquepassera. Si tu (le) désires pour (l’amour de) Dieu, remets-les entre les mains de leurs parents charnels, afin qu’ils ne meurent pas à notre entour. S’ils n’en ont pas, conduis-les dans un endroit où il y ait des hommes et jette-les en cet endroit; seulement ne supporte pas le moins du inonde qu’ils demeurent avec toi, afin qu’on ne te compte pas comme une autre sorte d’hérésie" à cause d’hommes pervers qui sont devenus un scandale pour toi clans cette chose honteuseà entendre pour l’homme et cpii est une abomination clans les Ecritures".
Si tu vois aussi en tout temps des gens qui achètent, vendent les uns avec les autres en cachette, sache qu’ils sont frappés1 de par Satan afin qu’il les prenne pour lui en des souillures, des à mot: cette chose qui est que si, etc.
5. C’est-à-dire: afin qu’on ne te regarde pas commehérétique à cause de ces hommes. Il était défendu d’entretenirdes hommes notoirement pécheurs dans l’église ordinaire, à plus forte raison chez des moines
6. Allusion au péché de Sodomie, sans doute.
7. C’est-à-dire qu’ils sont les victimes et les partisans de Satan.
ea.pToc se ne eqyjaatRToq epooy nqoTrouo’y uttuca. TpeTrTvtocR a.Trco vols, des mensonges, en tout péché et toute transgression. Tu regardes comme impur" le chien, s’il retourne à son vomissement, s’il le mange promptement sans tarder 1’; et plus impur encore, s’il y retourne, le mange après que (son vomissement) s’est putréfié, soit devenu pourri et plein de vers; ce sont des impurs près de Dieu ceux qui retournent promptement au péché qu’ils ont abandonné; ce sont plus que des impurs s’ils désirent retourner vers le péché qu’ils ont laissé en arrière pour le faire, encore une autre fois, après qu’ils ont promis’1 de ne le pas faire et cle ne pas retourner à lui. Le feu pour lequel celui qui te parle a beaucoup souffert ou pour lequel nous avons beaucoup souffert jusqu’à ce que nous l’eussions éteint, ceux qui l’allument une autre fois ou qui le souillent en toi en rendront compte à Dieu".
D’où vient qu’un mois se passera avant que tu prennes celui •qui s’est souillé ou qui a volé ou cpii a donné cle sa part à son prochain? Ne nous suilit-il pas que Dieu nous pardonne nos péchés que nous avons vus (commettre) en toi depuis le commencement? ou comment sais-tu qu’il te les a pardonnes, puisque tu y retournes une autrefois, aux péchés? Est
mot: c’est un impur près de toi, le chien.
après qu’ils ont établi. —6. Mot à mot: c’est leur affaire avec Dieu.
ce que tu as oublié les souillures, les iniquités, le pillage en cachette des choses du sanctuaire, le vol cle tout objet, et tout péché que nous avons fait en toi? Cependant quant à toi, vieille1’, puisque tu nous as écrit: « Je vous ai manifesté tout mon coeur », (certes) tu nous as manifesté ton coeur comme ne l’a jamais fait homme à homme. Est-ce que nous t’aimons pendant que nous haïssons Tapollé’? ou l’aimons-nouspendant que nous te haïssons, toi? ou aimons-nous l’une d’entre vous toutes, près de vous, lorsque nous en haïssons une, ou haïssons-nous quelqu’un chez nous pendant que nous tergiversé pour ne pas te présenter ou pour qu’elle ne se présente pas avec toi, après que celle-ci a dit en présence de Dieu, du vieillard, des frères venus avec lui et cle toutes les soeurs 5 qui sont chez nous: « Nous nous réuni- »
3. C’est-à-dire: la supérieure du couvent de femmes. — 4. Ce nom est un nom propre: celle qui est à-Apollon. Zoëga voyant que ce nom était mis, par les choses mêmes qui sont dites dans ce passage, en opposition avec -k-wVAw qui veut bien dire vieille, en avait conclu qu’il signifiait jeune fille (p. 396-487). Mais ce môme nom se retrouvera plus loin a.u cours de cette publication. — 5. Le mot ccoiie qui veut dire soeur avait une forme plurielle inconnueJe crois que nous l’avons ici et que cette forme était la même que pour cou, à savoir CHUT. On distingue en effet ici d’abord le vieillard venu vers les soeurs, puis les frères qui accompagnaient le vieillard, et enfin « toutes celles qui sont chez vous », c’est-à-dire les soeurs, puisqu’il ne devait pas y avoir de frères.
« naaiTtoc une necyja.se p yja.*y ne H une nto p yja.’y na.c HTO. itTeige se SCOHT URecon (-en-) juit TOTryjeepe ecyja.ttTep1 a.TctoTu neco mon coeur au tien! » Je sais pourquoi ton coeur ne s’est pas attaché au sien: évidemment son discours ne t’a pas plu, ou le tien ne lui a pas plu; et ainsi comment ton discours nous plairait-il, lorsque notre discours ne t’a pas plu. Est-ce que ce n’est pas une vérité le discours que t’a dit le vieillard en colère: « Tu passes tout ce temps1’., chargée du conseil du diable? » lorsque nous te poussons, souventes fois, disant: « Dis-nous de quoi tu souffres avec elle! » et tu ne l’as pas dit. Tu ne peux même pas souffrir la parole qui t’a été dite cle par Dieu: « Eprouve ta fille une autre fois; si elle te désobéit, envoie vers nous 1 », ayant désobéi plus qu’elle, sans pouvoir supporter jusqu’au troisième ou quatrième jour, avant de nous envoyer tes paroles d’affliction ou vos paroles ensemble.
Est-ce que toi, tu supporteras le jugement de Dieu, lorsque tu chasses ta soeur hors de nous cle celte façon en une fois, car le méchant" a perdu votre coeur à l’égard l’une cle l’autre? ou Dieu ne t’interrogera-t-il pas avec elle, disant: « En quoi t’a-t-elle violentée? » Est-ce que ce n’est pas un autre péché qu’elle a commis envers toi’1, en dehors cle ce que nous avons entendu dire? Est-ce que tu ne l’as pas prise transgressant
4. C’est-à-dire: fais-le nous savoir afin que nous te disions ce que tu dois faire.
6. C’est-à-dire: n’a-t-elle pas commis d’autre envers toi et en dehors de ce que nous savons?
l’un des commandements dont tu t’affligeras le jour et la nuit? Est-ce que je la justifie d’avoir dit des paroles derrière toi? Ne lui compté-je pas ce qu’elle a dit derrière toi, en calomniant, comme des péchés? Certes, calomniez-moi toutes; accusez-moi, certes, toutes à la fois, ô soeurs, car je suis aussi accusable en mes œuvres, mais donnez-moi la paix, et aussi à vous au autres gratuitement, puisque personne parmi vous ne manque de quoi que ce soit, depuis un enseignement et une parole jusqu’au vêtement et à la nourriture. Si nous nous pardonnons les uns aux autres, quoique nous péchions contre Dieu, ignorant si Dieu nous a pardonné ou s’il a fait la ]}aix avec nous, car vous voyez que nous ne sommes pas parfaits dans la vérité, eh bien! pourquoi est-il difficile chez nous que vous me pardonniez, si j’ai péché contre vous, ou que je vous pardonne, à vous, si vous avez péché contre moi? Et d’où sais-tu que, si tu n’attaches pas ton coeur à son coeur 1, Jésus attachera ton coeur au sien ou qu’il attachera son coeur 3 à ton coeur? Pardonne à ta soeur, supportez-vous l’une l’autre dans la crainte du Sei
1. Lisez: 110.WAVA.ej. — 2. Il faut entendre le coeur cle la soeur qui a causé l’irritation de la Supérieure. -— 3. Le coeur de Jésus, et non pas celui de la soeur.
« « gneur, accomplissez votre œuvre afin que vous n’(ayez) pas à réfléchir au jour ou: « Je n’ai point cle haine pour elle! » il est écrit: a La haine suscite la querelle 5, et l’amour supporte toute chose:’ » Si tu n’as pas pitié cle nous aussi, nous ces hommes qui méritons toute affliction, nous qui envoyons vers toi toutes ces fois depuis plus de deux mois, désirant que vous ne soyez qu’un seul coeur pour accomplir votre œuvre, certes, comment sauras-tu que tu combats contre la charité, la paix, la soumission, afin cle ne pas les laisser entrer dans ton coeur, comme tu n’as pas reçu en toi notre enseignement que nous t’avons envoyé? Est-ce que tu ne nous as pas envoyé, disant: a Je ne resterai pas avec elle; (si) l’on veut m’enlever d’ici, qu’on m’enlève; (si) on veut la laisser qu’on la laisse? » parce qu’elle est désobéissante envers toi.
Où pourrons-nous nous tenir, nous? ou, (comment) pourrons-nous supporter le souci de cette seule chose l’un avec l’autre, moi et toi, si tu me désobéis? Si elle est lourde pour toi, tu es lourde pour nous aussi; et si tu nous es lourde, eh bien! moi et toi, et quiconque ne veut pas pardonner à son prochain 4 parce qu’on a dit des paroles contre
2. Mot à mot: la lutte. — 3. Proverb., x, 12, et / ad Corinth., xiu, 7.
4. Mot à mot: à ceux qui lui sont proches.
eux, nous sommes pesants envers Dieu pour qu’il ne nous pardonne pas nos péchés. En quoi t’a-t-elle méprisée plus que nous ne méprisons Dieu par nos péchés et toutes nos transgressions? Est-ce que tu ne lis pas ou ne lisons-nous pas: « En transgressant la. loi, tu méprises Dieu:1? » Vraiment je pense que si elle avait péché contre Dieu, non contre toi, tu prierais pourelle (pour l’arracher) des mains cle ceux qui la châtieraient, afin qu’ils lui pardonnent, quand même Dieu serait irrité contre elle! Nous te supplions aussi toi cle pardonner à ta soeur; n’aie plus conscience" qu’elle a dit des paroles contre toi. Certes, moi je te conseille que tu nous donnes ton coeur 7 et que tu milites comme un bon soldat du Seigneur Jésus, que tu combattes Satan et ses pensées mauvaises, que tu le jettes à terre, que tu te réconcilies avec ta soeur, cle coeur et non cle langue", afin que vous accomplissiez votre œuvre. Ou, certes, qui sait ce que tu penses cle la manière cle faire la guerre"? ou comment saurons-nous quelle est celle qui est habile à la guerre à moins que vous ne soyez victorieuses, ou que tu ne sois victorieuse du mal
quer, tandis que la teçon du ms. me semble inexplicable.
6. Mot à mot: ne fais pas volonté qu’elle a dit. — 7. C’est-àdire: que tu te laisses persuader par nous.
8. Mot à mot: en ton coeur, et non en ta langue.
9. Mot à mot: ou certes qui sait que tu penses quoi c’est combattre.
qui vous divise l’une de l’autre, et que nous aussi, nous devenions tous clignes que le Seigneur nous accorde cle vaincre tout mal. S’il ne te plaît pas de te réconcilier avec ta soeur, comme coopératrice clans cette môme chose que Dieu vous a assignée, et si tu es vraiment décidée à te mettre d’accord avec la pensée mauvaise plutôt qu’à te mettre d’accord avec ta soeur, et si tu ne peux pas devenir un seul coeur avec elle à cause du précepte de Dieu, non à cause cle nous, de peur que tu ne dises: « C’est vous qui môme que vous ne vous serez pas utiles l’une à l’autre, puisque de vousmêmes, vous êtes devenues un scandale l’une pour l’autre, aucune de vous ne sera utile aux autres pour cette œuvre. Dieu ne nous laissera pas.dans cette pareille vexation d’affliction; nous en éprouverons d’autres encore. Mais en abrégé 3: ne fais pas que j’entende que vous avez dit une foule cle paroles avec le vieillard: « Oui, oui, non, non » avant qu’il ne vienne vers nous, afin que mon coeur ou votre coeur ne s’afflige pour vous plus que ceci’. »
1. Lisez: ivrco-ni ne e V grop. — 2. Je lis: eTe-miiù-p.
3. Mot à mot: mais coupons (le discours).—4. C’est-à-dire: plus qu’il n’a déjà fait.
DISCOURS DE L’AFFLIGÉ OU DE CELUI QUI EST TRISTE Certes, je ne suis pas obligé ou tu n’es pas obligée, toi, synagogue, cle craindre la parole du prophète: « C’est un Dieu jaloux que le Seigneur, se vengeant avec colère cle celui qui le combat, et qui ruine ses ennemis’1. « Estce qu’il y a des ennemis qui combattent Dieu plus que ceux qui font des œuvres cle ruse en toir’? Donc, comme a dit le Seigneur, nous mourrons aussi dans nos péchés11.Tu dis en réponse: « Ne nous parle pas avec dureté (comme un) combattant7, surtout pour commander ». Est-ce que c’est ton œuvre ne s’irriterait-il pas ou ne combattrait-il pas, si tu tardes beaucoup à faire qu’on n’entende plus parler cle cette iniquité, à savoir voler, en toi, après qu’il a dit sur toi 8 au milieu de ceux-ci et de ceux-là en nombre, celui qui parle avec toi? Sache qui c’est ou qui sont ceux au milieu desquels celui-ci t’a bénie, en disant: « Dieu a eu pitié de ses enfants, Dieu leur a pardonné leurs » » »
5. Mot à mot: ces ruses. — 6. Jérém., xxxi, 30.
7. Mot à mot: avec dureté, toi combattant.
8. C’est-à-dire: sur toi, ou en toi. Le sens sur toi s’explique par ce fait que Schenoudi était placé plus haut que les simples frères qui étaient accroupis sur le sol.
péchés, Dieu a. oublié d’entrer en jugementavec nous::, ou de nous jugerpour les maux ou pour ces maux dont celui qui est rempli cle trouble pour toi pense que tels sont les péchés qu’il a mentionnés sur toi, à l’écart de toi, disant: « Ils (te) sont pardonnes, à toi, ou à nous. » Puis: « Les ténèbres sont sorties, suivant la lumière, mais elles ne la prendront pas, si le jour n’est pas achevé tout entier. » Encore: « Tu as versé l’amer sur le doux, mais cet amer ne pourra pas supporter le doux que le Seigneur a béni en toi jusqu’à des jours innombrables et jusqu’au siècle » Ne sois donc pas en entendant cela réduite à l’extrémité cle penser que celui qui dit cela a vu des œuvres qui te sont cachées, à toi, ou que tu ne connais pas, toi! car celui-ci ou ceux-ci au ment tu ne les connais pas! ils sont proches cle toi, et vraiment ils sont aussi éloignés de toi! ils sont on ton milieu, tu regardes leur visage, ils regardent ton visage, 1u les regardes en levant les yeux, ils te regardent en les baissantr’; et vraiment cherche qui ils sont ou ce qu’ils sont, afin que tu les connaisses.
1. Lisez: uoei. — 2. Après u$o, seconde syllabe de ce mot, commence le fragment contenu dans le ms. cle Paris 129, fol. 38 à 77.
3. Mot à mot: Dieu a oublié pour ne pas entrer en jugement, etc.
4. C’est-à-dire: jusqu’à la consommation de cette vie après la ruine du monde. — 5. Il y a opposition évidente entre les deux sol sur toi. J’en ai conclu que je pouvais traduire ainsi que je l’ai fait.
C’est là le grand jugementqui est sur nous, moi et toi, que nous volons, que nous mentons, que nous péchons en une foule cle manières mauvaises au milieu cle nous et au milieu d’eux. N’est-ce pas un insensé à l’excès que celui qui te parle, s’il voit une chose cachée et qu’il la dise ou (dise) ce que c’est "? C’est pourquoi, selon ce que j’ai dit une foule de fois, celui qui pensera une chose cle cette sorte contre moi ne dit pas la vérité: mais celui qui est entraîné par l’erreur cle son coeur à penser que ce qu’il entend dire n’existe pas, non seulement il ment ou il n’y a pas de vérité en lui, mais il pèche lui-même 7 contre son âme, car celui que tu appelles lâche, colère ou combattant ne parlera pas aux ignorants ou à ceux qui deviendront ignorants en toi, disant ce qu’il ne faut pas, à savoir que j’ai refusé6 tous ces temps de manifester les péchés clés hommes, comme cette femme que Dieu a chassée de chez nous, qui a dit aussi elle: « Viens, dévoile-nous les œuvres des voleurs! » comme aussi depuis le commencementun grand nombre d’entre nous ont dit des choses vaines cle cette sorte. Mais je regarderai ceux qui disent ces choses
comme des insensés près de la vérité, car si en tel jour ’" j’ai pensé des choses secrètes, à qui ai-je jamais dit par sottise: « Je sais des œuvres cachées? » O hommes qui ne se jugent pas eux-mêmes pour le jour du grand jugement! N’est-ce pas merveille que tu saches " des noms nouveaux pour en appeler celui qui te parle: lâche, colère, querelleur, lorsque tu ne sais quels sont ses grands noms pour l’en appeler? Je te les apprendrai: appellemiel, on le gardera rassemblé clans un même lien, jusqu’à ce qu’on le livre peu à peu entre les mains d’autres (gens), afin que ceux-ci aussi le mettent en des vases dignes de cela 15; et ce qui est amer ou ce qui sera amer plus que toute amertume sera à l’écart du miel ou séparé cle ce qui est doux jusqu’à
cpiel jour. Le mot « -« Ï, quel, a ici un sens déterminé que notre mot quel ne comporte pas; c’est pourquoi j’ai traduit par tel qui correspond à ce mot copte- — » »
11. On pourrait aussi traduire: Certes, ce n’est pas merveille que tu saches. Au fond récipient qui en soit digne. Quant à savoir la nature de l’espèce de ce récipient, c’est autre chose. C’est pourquoi j’ai traduit simplement par vase, c’est-à-dire par copte il s’appliquait à tant de vases qu’il est devenu le synonyme do chose.
ce que le détruisent peu à peu ceux qui le porteront ou y puiseront, le livrant aux mains d’autres (gens) et que ceux-ci aussi le jettent au loin. Seulement ce que tu cherches, dis ce que c’est 7, certes. Je dirai, ou dis-toi, une parole au lien d’une autre parole, ou une autre chose au lieu d’une autre chose, ou d’autres choses au lieu d’autres choses; je placerai, ou place", toi, la tète au lieu des pieds; je placerai, ou place, toi, l’oeil ou les yeux à la place de l’oreille ou des oreilles; je placerai, ou place, toi, le nez ou les narines au lieu cle la main ou des mains! Ouvre les en tours de la terre afin de voir l’abîme en bas, ô synagogue! Lève tes yeux vers le ciel, afin de voir si nous pourrons, moi et toi, savoir quelle est la largeur avec la longueur, la. hauteur et la profondeur! Je me tiendrai debout ou je m’assiérai sur le lieu où celui dont tu ne sais pas quel il est a remué la tète sur toi avec colère et courroux et avant ces jours
d’une phrase a bien le sens que je lui attribue ici, à savoir certes; mais on pourrait le rattacher à ce qui suit, en lui donnant la valeur de parce que, car; il y a cepenles autres mots semblablement placés clans ce qui suit est un impératif; si ce n’était un impératif, et s’il fallait en faire un futur, pour reiuv-xw HTO, l’ellipse serait vraiment forte et on n’en a point d’exemple. On pourrait encore traduire -x-e. par si, mais alors il n’y a plus de membre absolu clans la phrase. Le mot nese me paraît à l’im
ou ces années passsées. Il y aura donc un jugement sur le sanctuaire ou sur le lieu oit celui-ci a. maudit une foule depuis le commencement jusqu’à ce jour, à cause de nos œuvres mauvaises que nous avons faites, soit mâles, soit femelles. Est-ce que ce n’est pas une merveille pour toi (d’entendre) celui qui parle, disant: « Je jugerai qui (nous) jugera, moi et toi? O Dieu, o Seigneur Jésus le Christ (toi qui es) bon, fais le jugement cle mon coeur et le jugement de l’âme cle celui-ci et de ces autres qui gémissent sur les iniquités qui ont été (commises) et qui (le) sont encore maintenant en tes synagogues! » Qui reçoit la caution d’un esclave insensé en méprisant la loi, ainsi qu’il est écrit"; qui fait aussi un serment sur des hommes ou sur un homme insensé, voulant sauver son âme des mépris du serment qu’il a fait 7, cet homme ou ces hommes ont péché et (ils) m’ont fait pécher aussi.
Dieu, j’ai transgressé le serment que j’ai fait en ta présence! cet homme ou ces hommes sont morts, ils m’ont tué ou nous ont tués! Cet homme ou ces hommes se sont fait tes ennemis — ou (ceux) cle celui qui est assis en ton lieu ou en tes lieux saints! Ils m’ont fait ton ennemi, ô Dieu! ou (l’ennemi) cle
1. P. Jteg&iwe. — 2. P. îteiRooipe. — 3. Zoëga que ce passage a embarrassé propose n no-5-oem. — 6. Ce texte n’existe pas. — 7. Il faut entendre l’âme de f’insensé.
une aata.yj une ooTe june 1 pjuem une 2 snio une 3 « s’coitT une ’ ca.- »
celui qui se tient debout séparant l’obscurité ou les obscurités de la lumière pauvre petite prière"? O Dieu, j’ai transgressé le serment que j’ai fait! Je dirai connaissant mon péché: « Ta colère s’est affermie sur moi, tes colères aussi m’ont entouré, tes craintes m’ont troublé, comme il est écrit1": je me suis endormi clans ma honte et le mépris où je suis m’a submergé ", car non seulement j’ai péché en toute chose, mais j’ai transgressé aussi le serment que j’ai l’ait enta présence, à l’occasion d’hommes qui ne se rassasient pas de pécher contre leur âme, depuis leur commencement12 jusqu’à présent. Ni parole, ni quoi que ce soit que celui-ci ait fait de par toi, ô Dieu, n’a pu contenir cette sorte d’hommes pour ne point pécher contre leur âme. N’amène clone pas sur moi, ô Dieu, le jugement du serment 13 à la manière du sang d’un homme que l’on a versé ou qui a été tué". Je sais que ce serment conti- »
6. P. eju« e. — 7. P. après ce mot: cov. — 8. J’ai suivi la leçon de P. Le m s. de Naples devrait se traduire: ou celui qui se tient séparant... est lumineux. Ce qui n’offre pas grand sens, même en mettant, l’interrogation. — »
9. Mot à mot: dans une prière petite de pauvreté. — 10. Psalm., LXXXVII, 17.
11. Mot à mot: m’a recouvert comme un habit.
12. C’est-à-dire: depuis le commencement cle leur vie religieuse. — 13. C’est-à dire: la punition que mérite le serment. —1-1. Comme tu punis le sang qu’on a versé ou le meurtre d’un homme. ’
nue d’être sur ma tête, voici des mois, comme aussi tous mes autres méfaits ’ ~. Je suis rempli cle honte ou reproche; ô Dieu, considère mon âme afin que tu la sauves cle la malédiction de ce serment et de celle cle tous mes autres méfaits, car cet hommeou ces hommes m’ont rendu troublé d’esprit; ne détourne pas de moi ton visage, ne t’éloigne pas de ma pauvreté en (ta) colère! Lave-moi de la malédiction cle ce serment et purifie-moi cle son jugement, ô Jésus, le médiateur de ma conscience! car je n’ai pas fait témoignage pour des que celui que j’appelle mon frère, ou mes frères, se réconcilie avec toi dans un repentir, ô Dieu! et certes au lieu cle frère ou d’ami, il m’ont traité comme un étranger pour eux", sans avoir pitié le moins du monde de moi ou à que tu m’as fouetté? Et qui sait si — ou pourquoi ne les craindrais-je pas? — j’échapperai à ce que tu renouvelles mes blessures, mes plaies et ma maladie
9. Lisez: mu ne ercooTu. — 10. P. n’a pas.ce mot.
12. Le verbe OTS-COveut dire cesse/-, mais il y a une autre racine OTW qui veut dire croître, et c’est sans doute celle-là qui doit être prise ici, car si le serment n’a plus de prise sur Schenoudi, comment supplie-t-il le Seigneur de lui en enlever les conséquences?
13. Mot à mot: ils m’ont rendu étranger à eux. — 14 Mot à mot: sur moi ou sous moi.
contre ma pauvreté par de nouveaux châtiments en outre de ceux dont tu m’as déjà puni, moi, pécheur Vi? Tu sais, ô Dieu, ce qui m’a retenu cle faire à ces hommes comme ils m’ont fait! Qui craignais-je, sinon toi seul, pour ne pas amener leur jugement sur eux? car cette fois, ce n’est pas contre toi qu’ils ont péché, Seigneur; mais ils ont agi contre moi, comme tous ceux qui habitent clans tes synagogues sont témoins qu’un jugement a été sur moi seul en faisant que ceux-là ont transgressé, après le serment que j’ai fait en ta présence. C’est pourquoi je reçois sur moi leur péché, comme celui qui pécha septante fois sept fois contre son frère; car c’est un grand péché qu’ils ont commis en me tuant en une seule fois, (eux) mes frères, ou en faisant qu’une seule fois m’a suffi afin que tu ajoutasses à mon affliction des chagrins avec des maladies aussi en mon coeur et en mon corps.
Et je crains encore pour ma tète cle peur que ne prévaille sur elle cette maladie ou ce qui ressemble encore à cette maladie toute mauvaise. Il est évident que ce serment sur ma tète était un péché pour moi seul, puisque personne ne l’a partagé avec moi, cle la manière que mes amis ou mes frères se sont disculpés, se est employé seul pour itTô. eipe noÊe epoi.
Ils ont su que ce péché était grand pour moi ou sur moi, et ils se sont enfuis loin de lui ou de moi, afin que son jugement, ou mon jugement, ne tombât pas sur eux au jour du jugement. Ceux qui sont les compagnons des miséricordes divines parmi vous, ô frères, pleurent mon corps ou sur mon corps, afin que la maladie, ou cette maladie, ne prévaille pas en lui ou contre lui plus que ce qui est en lui ou sur sa tête, afin que tous les membres ne soient pas en danger avec lui ’ 1. Qu’il te plaise, ou veuille, dans toutes tes miséricordes, ô Seigneur (toi qui es) bon et longanime, de nous pardonner à moi et à ces autres, non seulement cette fois; mais, comme tu pardonnes mes péchés depuis le commencement jusqu’à présent, pardonne-nous, car le pardon est entre tes mains en tout temps et jusqu’au siècle, faisant à ton gré sur ceux qui se repentiront. Ne maudis pas la bénédiction dont tu as béni, il n’y a pas longtemps, tes lieux saints ", ou tes enfants qui font la volonté;
« 1. P. e.ieix ».e, ce qui ne peut aller. — 2. P. iie-ro sun&p. — 3. P. £p*-i. — 4. P. ROOTE. — 11. Je ne sais trop à quoi se rapporte ce pronom à lui qui traduit le mot corps qui court un danger par la maladie.
12. Mot à mot: la bénédiction que tu n’as pas tardé de bénir en elle ces lieux saints.
enlève d’ici mon péché et celui des autres, car c’est douleur pour moi ou auprès de moi cle voir (que) ceux que tu as comptés dans le repentir que tu nous as donné ou la pitié que tu as répandue sur nous’, se sont éloignés cle leur endurance ou du pacte que tu as établi entre toi et celui qui se tient en du trône de ta gloire sur lequel tu es assis est celui de tes miséricordes et de tes jugements tranchants au jour de ta colère. O Dieu de toute miséricorde, pardonne nos péchés encore cette fois, et si ce n’est pas assez pour chacun de faire ces impiétés cle cette sorte en tes synagogues, après ta patience et ta douceur constante, notre sang se retournera pour retomber sur nous. Où irons-nous? en quel lieu fuirons-nous pour échapper à tes mains? Je me tiendrai en garde contre mon iniquité pour ne pas jurer à partir de ce moment sur des hommes divisés dans leur fraternité. Il vaut mieux que je me repente de mon péché, ou d’un péché qui est à moi, ou que d’autres ont amené sur moi ou m’ont amené sur lui, que cle chasser ou cle faire chasser ces hommes parce qu’ils m’ont livré à ta colère en s’écartant cle la vérité,
4. Mot à mot: que tu as divisée sur nous. — 5. C’està-dire: entre toi et Schenoudi, oumieux entre toi etle moinequi habite en ce lieu saint.
pendant que nous transgressions le serment de ne pas le faire, non pas que je l’ai fait en d’autres formes ou en d’autres ruses afin d’échapper à sa rétribution en des châtiments; mais la manière dont j’ai fait serment, c’est elle qui témoigne que mon péché est grand. La colère du Seigneur, je la supporterai; je suis prêt à clés châtiments au lieu cle mon péché’ ou du péché de mon serment que j’ai transgressé. Certes, j’ai besoin que Dieu -bénisse ma pauvreté. Que mon coeur, avec mon corps, ou toutes mes entrailles pourrissent et deviennent vers en la punition que Dieu me donnera, dans cette maladie pour mes péchés et pour le serment que j’ai transgressé, afin que ces hommes soient sauvés de la colère au jour du jugement. Si le Dieu, Jésus, a été malédiction pour nous et pour toute la terre habitée, lorsqu’il est le Seigneur et le Dieu sans tache, que je devienne aussi maléj’ai péché et surtout que j’ai transgressé’mon serinent, afin qu’ils soient indemnes 7 de la. malédiction que Dieu amènera sur tous ceux qui se tiendront à sa gauche au jour de colère. Si l’innocent ou celui qui n’a pas fait
caractère plus grêle. — 5. M s. de Naples.:
6. C’est-à-dire: en punition de mon péché.
7. Mot à mot: qu’ils soient sauvés de la malédiction.
écrit 7, afin que nous soyons justes en présence de Dieu, eh bien! que ce pécheur devienne plus que pécheur! — car je suis aussi un pécheur — afin que ces hommes soient par contre innocents, puisque Dieu a pardonné leurs péchés, car nous ne nous sommes pas épargnés à rassembler sur nous un jugement par toutes nos impiétés, moi et ces autres, qui n’ont pas craint Dieu jusqu’à présent". Si Dieu lui-même a reçu les amertumes, ou a supporté des amertumes dans des coups et des blessures, selon les Ecritures, eh bien, que cette maladie ou ces maladies ou la punition que Dieu amènera. sur nous ou sur moi à cause cle mes péchés et du serment que j’ai transgressé soient comme des clous enfoncés clans mon coeur et clans mon âme, comme des épines et des chardons piquants clans tout mon corps, afin que cet homme ou ces hommes échappent à toute vexation et à toute souffrance au jour cle notre nécessité", la mienne et la tienne, et celle de tous les hommes qui n’ont pas placé en leur présence Dieu qui voit et qui connaît ceux qui font des
sont révoltés contre Schenoudi.ouqu’il a chassés du couvent.
9. C’est-à-dire: de notre mort, car la mort est le résultat d’une nécessité inéluctable.
ceuvres de ruse en toi, ô synagogue, et clans toute la terre habitée. Si le Dieu, Jésus, n’a pas détourné son visage de la. honte des crachats, comme il est écrit", quoiqu’il soit le Seigneur de gloire, eh bien! que tous ceux qui habitent en toi appellent ce pécheur: Toute honte, car je suis aussi plein de honte à cause cle mes péchés et de mon serment que j’ai transgressé, afin que ces hommes échappent à la honte’". Si je dois être réprimandésur le tribunal au jour du jugement à cause cle mes maux et du serment que j’ai fait, et si celui-ci ou ceux-ci n’échapperont pas non plus à la réprimande de leurs maux", eh bien! malheur à. moi et malheur à ces autres! car, si je n’échappe pas, ils n’échappent pas, ou si je ne dois pas échapper, certes ils n’échapperont pas au jugement cle Jésus qui jugera ceux qui habitent en toi, ô synagogue, et dans toute la terre habitée. Je te prie, quoique je n’en sois pas digne à cause de la multitude cle mes péchés, ô Dieu, ô pitoyable, misérihomme ou de ces hommes, afin que tu me pardonnes mes péchés, à moi aussi, et que tu oublies toutes mes impiétés, (pie tu ne nous rétribues pas selon nos
10. Mot à mot: soient en dehors eux pour ne pas avoir honte. — 11. C’està-dire: que méritentleurs maux ou leurs péchés.
sauce Sois longanime (et) n’amène pas sur nous la colère de ton courroux, ô Dieu béni! comme tu as été longanime en tout temps, et si chacun de nous ne se repent pas, si nous choisissons cle faire des maux, notre sang ou notre rétribution retournera sur nous, sur moi et sur ceux-ci et ceux-là qui font ou feront des péchés de cette sorte en ces lieux saints. Ce n’est pas sans raison que tu as dit dans le prophète: « Eux, ils ont choisi leurs péchés et leurs impiétés ceux que leur âme aime; et moi aussi je choisirai leur moquerie et ]0 leur rétribuerai leurs péchés 10. » Qui a échappé à tes mains, Seigneur, afin que nous échappions"? La rétribution pour chacun, selon ses œuvres mauvaises, viendra sur lui sans qu’il le sache, soit en ce lieu maintenant, soit au jour du jugement. Cependant, ô Dieu en présence duquel je ne suis pas digne de parler, je ne désire pas qu’il arrive malheur à cet homme ou a ces hommes, encore cette même fois, car j’ai été mêlé, ou ils m’ont mêle avec
à-dire: afin que nous ayons la probabilité n’ai pas trouvé ce texte. échapper. La réponse est
eux dans leurs maux, ils m’ont entraîné ou m’ont emmené avec violence dans un jugement que je ne pouvais porter* jusqu’à ce que j’aie méprisé le serment que j’avais fait, afin que je reçoive un mépris doublé, celui cle mes péchés et celui aussi de cette œuvre, en faisant que celui-ci ou ceux-ci pèchent contre Dieu. Ils sont morts, ils m’ont tué, ils ont amené sur moi avec eux un jugement, ils ont excité sur moi avec eux une colère en présence de Dieu. D’où (vient), frères, que beaucoup nous sont devenus étrangers? n’est-ce pas d’après les lois qui nous régissent" dans les synagogues du Seigneur? Ainsi encore par ces lois écrites pour toi ou que tes pères ont écrites pour toi, ou qu’ils t’ont données 10, ô synagogue, ceux cpii pécheront les chefs en toi jugeraient (bon) de ne pas agir selon les lois qui t’ont été données" pour te rendre étranger et ennemi de Dieu quiconque péchera en toi en tout temps, tu penses peut-être12 que Dieu sera longanime sur eux ainsi en tout temps, lorsqu’ils pèchent en toi! Et quand même il serait longanime il sera longanime clans une colère et un courroux, et non dans une pitié,
9. Mot à mot: qui nous ont été placées.
comme il t’épargne à présent avec miséricorde et avec pardon cle nos péchés jusqu’à ce jour. Ceux qui sont stables dans leurs maux savent-ils quelle œuvre ou quelle grâce le Seigneur a faite en toi, afin qu’ils sachent aussi qu’autre est la règle de ce temps et le pardon de nos péchés que Dieu fait conformément à elle ’, et autre la règle du temps à venir? Elle n’est pas mienne, ni tienne, cette’grâce d’à présent, ou ce pardon, mais celle de ceux qui pour toi ont fourni caution, ceux-ci et celui-ci, — celui qui te parle sait cpii ils sont, —• et il est à craindre que Dieu ne te livre entre les mains cle ceux qui ne t’épargneront pas et ne te feront pas grâce, car il te supporte maintenant à cause d’eux’ en ce temps, en faisant que celui-ci ou ceux-ci dont nous avons parlé plus haut s’irritent contre toi, à cause des péchés de ceux qui feront des abominations en toi au dernier temps, (et cela) afin que tu sois livrée entre lès mains cle celui des mains duquel on t’a reçue comme dépôt’, c’est
2. C’est-à-dire: conformément à la règle de ce temps. La règle de ce temps, c’est que Dieu pardonne à qui se repent; mais la mort venue il n’y aura plus de pardon, parce qu’il n’y aura plus temps cle se repentir. C’est au fond le mot de l’Évangile: Travaillez pendant qu’il fait jour; personne ne peut travailler pendant la nuit.
3. C’est-à-dire: de ceux qui ont fourni caution pour toi, qui ont répondu de toi et ont déposé quelque’ehose en gage pi’ôs de Dieu. — 4. Le mot Twpe dans l’expression juu Tcope n’a pas, je crois, été expliqué d’une manière satisfaisante: il veut dire proprement hache, et primitivement voulait dire une hache que l’on mettait en dépôt chez quelqu’un, et peu à peu on est venu à prendre cette expression dans le sens de caution. C’est une coutume remontant très haut dans l’histoire des civilisations primitives et dont l’on a perdu l’explication dans la suite des temps.
à-dire Dieu, à la fois, au jour ou au temps qu’il a résolu T cle prendre vengeance de nous avec colère, à cause des péchés que chacun de nous a faits clans ses synagogues. Seulement après cette fois-ci, ou après la loi qui nous a été donnée 8, eh bien! vous vous appuierez’’ en elle ou sur elle cle par Dieu, commeceux qui bâtissent sur un fondement; ceux que l’on rendra étrangers à nous après les avoir pris dans des œuvres cle cette sorte, que leur sang soit sur leur tête, comme aussi (que soit) sur leurs têtes le sang cle quiconque a été chassé de toi depuis le commencement jusqu’à présent. Si je ne (voulais) faire que tous les justes (qui sont) en toi, soit mâles, soit femelles, qui tous étant coeur unique pour garder les commandements cle Dieu, soient purs du sang ou du jugement de ceux qui font ou qui feront en toi des œuvres d’impiété, eh bien! je ne t’en aurais pas dit un mot pendant que tu écoutes et qu’ils écoutent.
Qu’il leur suffise d’avoir ainsi affligé mon coeur ou nos coeurs, de sorte à le rendre inutile pour moi ou pour nous clans la manière que nous voulons qu’il soit 10. Si c’est une folie pour moi près de quelquesdu ms. 186 de Naples. Désormais la pagination est celle du ras. de Paris. à mot: qu’il a pensé.
10. Mot à mot: clans la manière que nous voulons qu’il soit elle en lui; la phrase est compliquée et le texte n’est pas certain.
uns parmi vous, ô frères, d’écouter ces choses de celui qui les dit dans sa vexation de souffrance, ou chagrin ou reproche, que ceux-là sachent que ce sont vraiment eux qui sont remplis de folie et que vous n’avez pas trop de deuil, ô hommes, parce que quand Dieu s’est réconcilié avec toi, ô synapassé, grâce à la pénitence et aux larmes de ceux qui le craignent en toi (et qui) se sont prosternés à terre, pleurant dans le lieu Saint en présence du est passé et demain qui vient. Qui ne serait pas vexé et ne prononcerait pas de sa bouche des paroles en excès, lorsqu’il nous voit (et voit) que le second et le troisième jour ne se sont pas passés sans que nous fassions des œuvres abominables par transgression dans les synagogues de Dieu que ceux qui viennent à elle d’une foule de lieux, de villes ou de pays nomment: « La Jérusalem céleste », et ceux qui habitent en elle: « Justes? » Si ceux qui font de telles œuvres en toi n’ont pas honte, soit mâles, soit femelles, j’ai honte ou nous avons honte parmi ceux qui viennent à nous. Que cela vous suffise,
ô hommes, qui faites des œuvres cle celte sorte. Vous ferez attention, ô frères, que, si vous ne vous séparez pas d’eux, une seule fois vous suffit’, pour vous rendre vous-mêmes étrangers au lieu que vous habitez. Ceux qui sont longanimes à notre égard maintenant en disant: « Est-ce que nous ferons attention aux péchés que nous avons faits en toute transgression? » ne nous craignant pas afin de ne pas nous faire selon nos œuvres mauvaises, mais nous épargnant parce qu’eux aussi ce sont des hommes, il les jugera. Si la mesure du pardon est remplie, c’est celle des bommes. La loi ou les lois qui nous ont été données" nous poursuivront cle la part de ceux qui prennent souci de nous afin qu’ils nous fassent étrangers à la gloire clans laquelle nous sommes maintenant gratuitement, car nous sommes rusés au milieu de ceux qui font la vérité parmi nous. Que dirons-nous encore? Si les lois qui nous ont été données’ dans les synagogues du Seigneur nous chassent, prendrons-nous jugement contre elles? comme quelques-uns ont dit à celui qui te parle: « Nous prendrons jugement contre toi »; ou les
2. Mot à mot: dans l’action de faire qu’une seule fois vous suffit; c’est-à-dire: il vous suffit de les avoir trouvés une fois clans le péché et cle ne pas les avoir chassés pour vous rendre étrangers...
3. Mot à mot: qui nous ont été placées.
« Ecritures jugeront-elles les Ecritures, disant: a Par le jugement que vous avez jugé, on vous jugera et avec la mesure que vous avez mesurée, on vous mesurera’? » Est ce que quelque parole, ou règle, ou loi t’a été donnée’ en dehors des Ecritures? ou n’est-ce pas l’Ecriture cpii dit ainsi ou qui fait une loi d’arracher et cle détruire, (puis) de rebâtir et de planter ensuite? J’emenlever de dessus moi le serment que j’ai fait, lorsqu’ils disent ou qu’ils ne ferai pas cela, ou je ne permettrai pas que celui-ci ou ceux-ci fassent cet homme étranger à toi à cause cle moi. Je me repentirai du serment que j’ai fait; je donne ou donnerai lieu à la colère de Dieu, afin qu’elle fasse son œuvre! Si la miséricorde du Seigneur cherche l’homme digne ou le poursuit tout le jour, comme il est écrit 7, la colère cherche aussi l’homme indigne ou le poursuivra tout le jour, la colère connaît ceux cpii lui appartiennent", afin qu’elle prenne vengeance d’eux ou les mette à terre 0 selon leurs œuvres mauvaises; la miséricorde connaît ceux qui lui appartiennent pour les pro
5. Mot à mot: t’a été placée. — 6. Après avoir fait le procès de ceux qui ne voulaient pas qu’on chassât les frères coupables, Schenoudi le fait maintenantà ceux qui montraient trop de zèle. •
9. Mot à mot: les fasse tomber à terre, les disperse.
léger et les enlever, comme a fait la gloire de Dieu, ainsi qu’il est écrit: « La gloire du Seigneur t’enlèvera3. » Les synagogues aussi ouïes habitations du Seigneur connaissent ceux qui font du mal en toute transgression, pour les rendre ou les placer (comme) abomination près des véritables fidèles qui habitent en elles, soit mâles, soit femelles. C’est pourquoi ce n’est pas un miracle et ce n’est pas un péché, s’ils haïssent deshommes voleurs parmi eux; mais c’est un bien tant et plus; car s’ils étaient en d’autres lieux, soit une Que fait-on à des voleurs lorsqu’on les prend? Ne les fait-on pas mourir? car comme c’est une iniquité de haïr le juste ou les justes en toi, ainsi qu’il est écrit: « Ceux qui haïssent le juste pécheront5 »; de même c’est une iniquité d’aimer0 ces œuvres de ruse en toute transgression en toi, car, comme il est écrit: « Celui qui fait des transgressions, on le hait et on ne l’aime pas 7. » Il y a deux choses dans ce pardon de mes maux ou du mal de cet
1. Ce mot oublié par le premier copiste a été ajouté plus tard par un autre. | dans le ms., et rien ne nous le prouve, nous sommes en présence d’une tournure non encore signalée, je pense. Je crois que c’est une manière d’indiquer que l’action
a déjà été faite. — 5. Psalm., xxxm, 22. — Cî. Mot à mot: une iniquité pour ceux qui aimeront. — 7. Je n’ai pas trouvé ce texte.
homme ou cle ces hommes: il y a de la miséricorde et de la colère dans ce pardon, il y a cle l’amour et de la haine clans ce pardon chez Dieu, il y a de l’inimitié et cle la paix dans ce pardon. Alors que quelques-uns nous ont pardonné nos maux, à moi et à cet liommc ou ces hommes, d’autres non seulement ne nous délient pas", mais sont devenus encore nos ennemis et se sont irrités contre nous. Quel sera mon profit ou votre profit à vous, si quelques-uns nous pardonnent et que celui-ci ou ceux-ci dont j’ai déjà parlé, ne nous pardonnent pas? ou, si certains nous aiment et font la paix avec nous, lorsque celui-ci ou ceux-ci nous haïssent ou qu’ils sont les ennemis cle ceux qui ont été signés 7 d’une forme ténébreuse et sanglante, qu’ils ont transportée d’un lieu à. un lieu, d’une chose à une chose ou des choses, lorsque celui-ci et ceux-ci leur ont dit de la laisser là ou chez eux, car si le jugement regarde celui ou ceux contre qui il est", quel est mon profit ou votre profit, si quelques-uns nous reçoivent à eux pendant que d’autres nous
1. Le ms. a bien UTCT-M., mais le négation m ne convient ni au sens, ni au mouvement de la phrase. Je n’en ai pas tenu compte dans la traduction. Le parallélisme des deux membres de phrase est si marqué qu’il exclut ce mot que le scribe aura écrit parce qu’il se trouvait plus haut dans le membre correspondant, mais le verbe juec-rwït suffit à exprimer l’opposition, sans le secours de TU.
3. Le suffixe q avait été omis par le premier scribe et a été ajouté par un autre. — pas.
7. Mot à mot: ceux qui ont été scellés.
8. Mot à mot: contre qui il est étant pour lui ou pour eux.
rendent étrangers à eux? ou si un lieu supporte en tout temps que nous fassions des péchés en lui, pendant qu’un autre lieu nous chassera afin que nous ne demeurions pas en lui et même n’y posions pas le pied? Ne ditesvous pas: « Ceux qui viennent habiter avec vous, sont venus ou se sont échappés cle l’enfer ou cle la prison, car ils se sont sauvés ou ils se sont enfui des maux du monde et de ses concupiscences, » afin qu’ils disent aussi avec toi la parole écrite, la récitant et bénissant le Seigneur en disant: « 0 Seiaussi que celui que tu chasseras de toi à cause cle ses œuvres mauvaises, tu le jettes en enfer ou en prison, en faisant qu’il se livre à ses désirs mauvais cle jeter cet homme, ou ces hommes, en enfer ou en prison, et s’il ne le fait pas, eh bien! le jugement du serment et le sang cle ceux-là sont sur leur tète, parce qu’ils n’ont pas fait attention à leurs maux. Si celui-ci n’a pas fait ce serment pour Dieu afin que ceux-ci soient sauvés, et s’il ne les a pas épargnés pour Dieu pour ne pas leur faire selon le serment, eh bien! »
le sang des hommes est sur celui-ci. Si celui-ci a l’ait serment pour Dieu afin que ceux-ci fussent sauvés cle la malédiction des Ecritures, et s’il les a aussi épargnés pour Dieu afin qu’ils échappent à la colère future, eh bien! le jugement du serment que celui-ci a fait et le sang de ceux-là sont sur eux seuls. Si celui-ci les rend étrangers à toi maintenant, ou s’il laissait d’autres le faire ou leur faire du mal, eh bien! leur sang est sur sa. tête; mais si ceux-là se sont rendus eux-mêmes étrangers à toi, sans que nul homme les poursuive, leur sang est sur eux. Seulement après le jugement et la règle établis au milieu de toi, celui qu’on prendra faisant des œuvres cle ruse en toute tamsgression, si tu ne le fais pas étranger à. toi, son sang’ est sur toi et surtout sur le chef qui commandera en toi en tout temps.
Mais si tu les prends et que tu saches avec certitude, par deux ou trois témoins, ou d’après leurs œuvres de ruse dans lesquelles nous les avons surpris, leurs errements que nous avons amenésà leur suite pour témoigner contre eux 2, et si tu les rends étrangers à toi ou à la gloire dans laquelle ils sont sans mérite en toi, leur sang est sur eux. Si c’est pour les hommes que celui-ci
1. Mot à mot: leur sang, à cause de l’idée collective attachée par Schenoudi à l’expression de sa phrase.
a épargné ceux-là, pour ne pas les traiter selon le serment qu’il a fait tomber qu’il a été longanime pour ne pas les traiter selon leurs œuvres mauvaises, eh bien! leur sang est sur eux. Si celui-ci a oublié jusqu’à ce que le jugement ou la malédiction du serment qu’il a fait tombe sur lui peu à peu, afin que ceux-là soient sains et purs du jugement ou cle la. malédiction cle ce serment en les faisant réfléchir à leurs maux, eh bien! que Dieu traite celui-ci selon ce qui est dans son coeur’. Si celui-ci a oublié jusqu’à ce que la malédiction ou le jugement du serment vienne sur lui et que sur ces autres aussi soit la malédiction ou le jugement de ce serment, eh bien! celui-ci est sain ou pur de la malédiction ou du jugement cle ce serment, leur sang est sur leur tète par un double jugement, celui de leurs maux et celui cle ce serment’. Si celui-ci a dit par reproche à son âme, pendant que d’autres écoutaient: « Que Dieu ajoute à ma douleur en cette maladie qui est clans mon »
1. Mot à mot: qu’il a amené sur lui. — 2. La phrase est incomplète, car le développement en est subitement arrêté, alors que cependant le sens et la construction exigeraient qu’elle fût complète; aussi je crois qu’il manque tout un membre de
3. C’est-à-dire: comme il voudra (il remplaçant Dieu). — 4. La phrase du texte me syllabes identiques qui occasionne la faute du copiste.
« corps, comme il voudra! que je meure, afin que ceux-ci vivent! » et si eux, ils meurent ou demeurentmorts dans ces maux, eh bien! Dieu jugera le jugement de celui-ci, ainsi qu’il est écrit: « Lève-toi, ô Dieu, juge mon jugement, mon Dieu et mon Seigneur, pour ma vengeance’ », et il jugera, entre celuici et ceux-là, car ils sont morts, ils l’ont tué, parce que ce jugement existe depuis le commencement de la création, lorsque Dieu a créé l’homme sur la terre. Celui qui est témoin a, dit: « Que le juge véridique, (c’est) le Seigneur Dieu, transporte ou enlève la mort de dessus ceux qui désirent la vie, l’amenant sur ceux qui désirent la mort, envoyant la vie sur ceux qui désirent la vie, livrant ceux qui désirent la mort à la mort, livrant ceux qui désirent la vie à la vie, transportant aussi ou enlevant la malédiction de dessus ceux qui désirent la bénédiction, l’amenant sur ceux qui désirent la’ bénédiction, envoyant la malédiction sur ceux qui désirent la malédiction, et envoyant la bénédiction sur ceux-qui désirent la bénédiction, et livrant à la malédiction ceux qui désirent la malédiction 2. » Et si celui-ci s’est attiré une honte en présence clés hommes en transgressant ce serment afin que ces
1. Psalm., JLXXXUI, 22; mais ce verset ne dit pas ce que Schenoudi lui fait dire.
2. Ce dernier membre de phrase n’ajoute rien à ce que Schenoudi a dit précédemment. Il est complètement inutile.
hommes échappent à toute honte, eh bien! Dieu bénira la main ou les mains qui recevront à elles ou qui supporteront la honte de l’oeil ou qui enlèveront la honte hors de l’oeil jusqu’à, ce que toute honte prenne fin, en faisant que le pied ou les pieds la foulent comme (on foule) la boue sur un chemin, ou en faisant que l’oreille ou les oreilles méprisent l’enseignement cle celui qui médite la parole cle la honte, afin cle ne point l’écouter. Si celui-ci s’est attiré la. honte sur lui afin que ceux-ci aient honte au jour où le Seigneur Jésus fera honte 1 à ceux qui lui auront fait honte ainsi qu’à ses paroles, comme il est écrit 5, eh bien! la honte de la tète ou qui est en la. tête, a cessé d’être en elle peu à peu, ou elle s’en va, ou on l’emmène sur les narines ou ces endroits qui ne diffèrent en rien des narines, et les oreilles (ou des endroits) qui ne diffèrent en rien des narines ou des oreilles de celle dont le prophète a dit ou à qui il parle en tout temps: « Tes narines et tes oreilles, on te les enlèvera’. » Oh! combien est grande notre pauvreté et notre honte qui viendra sur nous dans le jour cle notre visite’, si nous mou
1. C’est-à-dire: reniera ceux qui l’auront renié par fausse honte ou par respect humain. — 2. Allusion au v. 26 du ch. ix de l’Évangile selon saint Luc — 3. Ézëch., xxni, 25.
4. C’est-à-dire: à notre mort. L’origine de cette expression ou cle sens se trouve clans l’envoi du messager de mort dont parlent les textes égyptiens ou les textes coptes. Cf. Papyrus n° ÎV du musée de Boulaq, pi. XVII, 1. 13, à pi. XVIII,
1. 4 (clans la traduction que j’en ai donnée dans la Morale égyptienne quatorze
HTeioe se OTryjine naa ne n se qo itaa nyjine nua.gpHTii efeoTvse oa.nc rons ainsi clans nos péchés, moi et ceux qui l’ont constamment Jours péchés et leurs iniquités depuis leur enfance jusqu’aux jours de leur vieillesse et de leurs cheveux blancs! Est-ce que cette parole ne vient pas de s’accomplir pour moi en vous, 6 frères, à savoir que c’est une honte pour moi d’avoir dit ainsi que c’est une honte pour moi ou que c’est honteux pour moi près de vous, parce qu’il vous faut le dire, et si c’est une honte pour moi parce (juc c’est une honte pour un homme qui dit à d’autres: « Ne transgresse pas un serment l’ait à Dieu" », lorsqu’il l’a transgressé, eh bien, combien n’estce pas plus honteux pour moi en présence de Dieu à qui était le serment’? Et qui sait s’il ne me donnera pas la rétribution cle ce serment en plus de la rétribution cle tous mes autres méfaits? s’il (n’)ajoutera (pas)’ à mon affliction en cette maladie et à. cette affliction mauvaise près cle moi, car elles
siècles avant notre ère, p. 53-54), et dans la vie de Pakbôme (Annales du Musée Guimet, t, XVII, p. 121-123 et 127-128).
2. Mot à mot: le serment de Dieu, non pas que Dieu l’eût fait, mais, comme le serment lui a été fait, il lui appartient et le copte emploie la préposition que nous rendrions en latin par le cas du génitif. — 3. Cette phrase montre le bien tonde de la note précédente. — 4. Cette phrase, avec ou sans négation, a exactement le mémo sens, par suite de ce qui précède; c’est simplement une question posée par affirmative ou par négative, mais dont la réponse doit être la même.
brûlent comme un feu dans mon corps? N’amène donc pas sur moi, 6 Seigneur miséricordieux, la rétribution ou la malédiction de ce serment, je t’en prie en présence cle tous les Anges! car je ne suis pas encore lavé de la malédiction de mes méfaits et de la malédiction que j’ai amenée ou attirée sur moi, parce que je n’ai pas obéi à tes desseins depuis le commencement pour rendre ceux-ci et ceux-là étrangers à tes synagogues, parce (pie nous t’avons irrité en elles par des œuvres abominables ou fallacieuses, soit moi avec celui-ci, soit ceux-ci avec ces antres, depuis un mâle jusqu’à, une femelle, depuis un père et une mère jusqu’à un fils et une fille. Ce n’est pas toi seulement, ou tes Anges, ou ta loi, qui êtes témoins contre nous à cause des péchés que nous avons faits en tes lieux saints, mais chacun de nous est témoin contre son voisin, soit mâle, soit femelle, et surtout chacun de nous est témoin contre lui-môme ou à. lui-même à cause des méfaits qu’il a commis’. Qui fera le bien sans savoir qu’il l’a fait"? De même qui fera des maux sans savoir qu’il les a faits? L’impur sait qu’il est souillé, le menteur sait
4. C’est-à-dire que les méfaits de chacun sont une protestation contre lui-môme par suite des engagements pris. Mais nous n’admettons pas le mot protestation dans ce
qu’il ment, le désobéissant sait qu’il désobéit, et celui qui fait tout mal sait qu’il est un impie sans Dieu ou éloigné cle Dieu et dont Dieu est éloigné; et celui qui est pur sait qu’il est pur, celui qui dit la vérité sait qu’il n’y a point de fausseté dans sa bouche ou sur sa langue, celui qui obéit sait que l’enseignement du Seigneur le détournera (du mal) jusqu’à la fin, comme il est écrit’, et celui qui l’ait tout bien sait que Dieu est avec lui ou que Dieu est près de lui et qu’il est près de Dieu. 0 Anges, ô tous les Saints et tous les justes, intercédez pour ma pauvreté ou pour moi, pauvre", dans le lieu où vous êtes, afin que Dieu n’amène pas la. rétribution ou la malédiction de ce serment sur moi, car je ne peux même pas supporter comme il m’a été fait ou comme j’ai été saisi ou comme cela m’est tombé sur ma tête 4 à cause de mes péchés!
Car tu sais comment je suis et de quelle sorte est ma maladie, ou cette maladie ou ces maladies qui sont en mon corps. Je ne vois pas qui portera remède à cette maladie ou à ces maladies qui sont clans le corps ou clans mon corps, si ce n’est toi seul, ô juste, ô bon, ô Dieu saint et béni. Il t’est exquis d’accomplir ou de faire exister ta volonté! mais
1. Lisez: HUHTI. — 2. Psa.lm., xvn, 3fi. — 3. Comme plus haut nous avons vu, mon faiseur de péché. Mais le texte est peut-être incorrect.
je le supplierai, ô Seigneur béni, ô Jésus, ô miséricordieux pitoyable, de garder mon oeil ou mes yeux loin de cette maladie ou de ces maladies qui sont dans le corps ou dans mon corps; car celle qui fait souffrir l’oreille ou les oreilles avec la fièvre de leur écoulement, ou le prurit qui est dans le nez ou les ailes du nez suffît ou suffisent pour punir dans un chagrin et un gémissement celui qui souffre par eux 3, car ils ont été blessés 1 ou la tête a été blessée, comme le sait ou le pleure celui dont le nez ou l’oreille souffrent en son corps. Si l’homme est miséricordieux pour l’homme ou pour son prochain, parce que c’est un commandement du Seigneur et un signe de l’homme envers son ami, soyez tous miséricordieux, ô frères, priez pour ma pauvreté afin que Dieu ne s’irrite pas contre vous-mêmes à cause de moi, qu’il ne vous rétribue pas en ce que vous haïssez en ce temps ou en un temps, comme il s’est irrité contre moi à cause de vous et à cause de’mes péchés, m’ayant livré à cette maladie5 ou à ces maladies que je ne désirais pas ou qui ne me plaisaient pas, afin qu’elles soient entièrement en mon
1. Le second verbe d’une proposition subordonnée ne prend pas la lettre e qui oreilles, ou par le nez, ou par la fièvre et le prurit. — 4. C’est à-dire: les oreilles et le nez. — 5. Il sera fort souvent question dans la suite de cette publication d’une maladie qu’eut Schenoudi. Il n’est pas possible d’indiquer ici quelle était cette maladie; plus loin nous verrons que c’était probablement une maladie contagieuse.
corps ou dans le corps. Pourquoi donc Dieu ne s’irriterait-il pas contre moi, si je transgresse le serment que j’ai l’ait à cause de cet homme ou de ces hommes, et si je me suis oublié au point de ne pas faire selon son désir au temps où il nous a visités pour nous faire repentir 5; ayant laissé en arrière de moi son désir pour le désir des hommes, je n’ai pas fait à ceux-là selon ce qu’on avait conseillé à celui qui se tient au milieu de toi, ô synagogue, car il a outrepassé en toi ou en vous à cause de vous". Si ceux-ci ou celui-ci n’a pas branlé sa tête sur toi au temps où il était éloigné’, ô synagogue ou ô synagogues qui dites la parole écrite en un courroux et une colère: « O vous qui laissez en arrière les voies droites, qui vous choisissez les voies ténéqui ajoute à ses maux ». Et si celui qui se tient à la droite du sanctuaire n’allait pas de ce côté en en faisant le tour" pour se placer à sa gauche ou
2. Mot à mot: pour un repentir. Ici la visite du Seigneur veut dire seulement le châtiment dont il a puni les moines. — 3. Il faut comprendre que Schenoudi dit avoir outrepassé son devoir en ne chassant pas les moines qui n’observaient pas le règlement. — 4. Allusion au temps où Schenoudi avait quitté son couvent par colère contre ceux qui lui désobéissaient et pour se retirer dans sa caverne de la montagne. Nous retrouverons dans ce volume ou les suivants plusieurs allusions à de pareils faits. — 5. Je n’ai pas trouvé ce texte.
6. C’est-à-dire: faisait demi-tour pour aller placer du côté opposé à celui où il était
s’asseoir, étant affligé, sur toi, déchirerait-il, ou aurait-il déchiré ce côté du voile à. sa droite au lieu de ce côté du voile à sa gauche? quand il l’a eu déchiré, nous avons vu combien de franges ou de bordures du voile étaient déchirées, afin que tu saches qu’il l’a déchiré. Certes, qu’avait fait le voile pour qu’il le déchirât? Est-ce qu’il ne revêtait pas le sanctuaire 1? est-ce que tu pourras reprocher, ou as-tu discours à dire, à savoir qu’il manque de longueur ou de largeur? ou pourquoi l’aurait-on déchiré en ce tempslà 5? Que lui manque-t-il? Est-ce la pourpre, ou est-ce de la pourpre de toute espèce’1? est-ce les sceaux 7 ou la croix plus grande que tous les sceaux dont il est orné? ou manque-t-il de quoi que ce soit que les ouvriers ou les peintres lui mettent pour ornement"? est-ce que les yeux de ta, multitude ne le regardent pas comme s’il-était blanchi ou lavé tout entier, parfait en tout ornement ou en toute solidité? Est-ce que sa partie supérieure et sa partie inférieure ne sont pas belles? est-ce que son milieu et
4. C’est-à-dire: le cachait tout entier. C’est encore l’usage en Orient, et particulièrement chez les Coptes, qu’un voile cache le sanctuaire aux yeux.des fidèles. On le tire pour les offices quand cela est nécessaire.
« 5. C’est-à-dire, sans doute, au moment où le voile du temple fut déchiré quand Jésus-Christ mourut, g* »- IIKS.Sdes bandes de pourpre de toute espèce.
7. C’est-à-dire: les signes représentantla croix.
8. Mot à mot: lui peignent sur lui. Le mot ca.g veut dire écrire, peindre, orner, parce que pour toutes ces opérations on se servait d’instruments de roseaux.
ses deux franges ne sont pas belles? est-ce que sa longueur et sa largeur ne sont pas belles? est-ce que des foules ne l’ont pas désiré ou (désiré) le regarder? Et comment celui-ci ou ceux-ci ne l’épargneraient-ils pas? ou quel est parmi eux celui que son coeur laisserait calomnier ses franges, ou ses bords, surtout son milieu? C’est sur moi et sur ceux qui pèchent ou pocheront parmi vous, ô synagogues, que la rétribution de ces maux retombera 3; car, dans notre grand âge" ou notre fin, nous irritons la parole du Seigneur, comme il est écrit 5, ou nous là méprisons, comme si cela n’était pas assez pour nous ou comme si nous ne nous étions pas écartés des maux de notre commencement0? Toutes choses, vêtements ou habits, ou tout ce qui est déchiré, qu’en fais-tu?
Est-ce que tu ne les déchires pas ou ne les coupes pas en menus morceaux ou en petits fragments, afin que tu en fasses ce qui te plaît? Ainsi, aussi le voile ou les voiles devenus vieux, ou qui deviendront vieux ou déchirés, ce sont eux que l’on a déchirés ou que l’on déchirera au lieu du voile ou des voiles qui revêtent le sanctuaire en tout temps. En quel lieu aussi a-t-on vu le sanctuaire ouvert ou que l’on a ouvert, de sorte
4. Mot à mot: dans notre grandeur d’hommes. — 5. Psahn., cvn, 11. — 6. C’est-àdire: du commencement de notre vocation cénobitique.
que tu saches qu’il est ouvert ou qu’on l’a ouvert au temps où il 3 était loin de toi, lorsque celui-ci ou ceux-ci ont appelé un homme que tu ne connais pas ou dont il t’est impossible de savoir qui il est, s’étant constitués sur lui en témoins qui sont descendus en bas sous lui et dont il a recouvert les têtes, et en témoins de ceux qui ont échappé’ et n’ont pas descendu sous lui 1, puisqu’on les a épargnés. Pour qui et près de qui les a-t-on épargnés ou a-t-on détourné en arrière la colère qu’ils méritaient5 pour ne pas prendre vengeance de ceux-ci et de ces autres 11? Celui qui te parle t’a-t-il jamais informée de semblable chose, en tout ce qu’il t’a dit, ou dans tout ce qui est écrit depuis le commencement, et même encore à présent? afin qu’il te dise ceux qui habitent en toi, le lieu où tu vas d’ordinaire, ou sur lequel tu te tiens, s’étant ouvert et les ayant engloutis, afin que tu connusses qu’ils étaient séparés de ceux qui ont été sauvés du puits en bas ou de l’enfer qui s’est ouvert en ce lieu-là.
Car celui qui a entendu celui-ci ou ces autres de cette fosse ténébreuse qui s’est ouverte ou que l’on a ouverte dans le lieu pleine qui exige une préposition et non à la forme construite CCTAJ. qui exclut la préposition.
4. C’est-à-dire: n’ont pas été placés plus bas que lui.
6. C’est-à-dire: de tous ceux qui ont péché en étant rebelles aux règles.
saint, vous ne pouvez lui comparer un autre et vous ne pourrez le comparer à un autre, parce que cherche qui il est, ou si tu (te) le remets 5, ou si tu le connais se tenant au milieu de ceux qui ont péri ou qui périront, ou au milieu de ceux qui périront et au milieu de ceux qui seront sauves ou que l’on a sauvés’. S’il y en a qui disent en toi que la lumière à l’heure de midi est obscure ou qu’un brouillard est étendu sur elle, que ceux-là sachent qu’un vêtement de ténèbres est sur leurs yeux. Si ce qui est doux est amer pour eux, qu’ils sachent encore que c’est l’amertume qui est dans leur coeur, qui abonde7 clans leur âme: l’âme qui est rassasiée rejette le miel, comme il est écrit 8; l’oeil aussi qui est aveugle ne reçoit pas la lumière, à cause de la multitude des ténèbres qui sont en lui: c’est l’oeil ou les yeux pleins de lumière qui voient la lumière ou reçoivent à eux la lumière; c’est l’oeil ou les yeux remplis de ténèbres ou qui ne voient pas, qui voient les ténèbres ou qui reçoivent à eux les ténèbres". Il est impossible cle faire que l’oeil ou
reconnaître- — 6. Celte phrase me semble boiteuse par suite du texte qui est défectueux, à mon avis. D’ordinaire on dit en copte: au milieu de ceux qui ont péri ou périront et au milieu de ceux qui seront sauvés. Le scribe a répété mal à propos les
8. Proverb., xxvn, 7; mais le texte ne dit point ce que dit Schenoudi. — 9, fl faut considérer ce second membre de phrase comme l’équivalent du premier, d’après la
les yeux dans lesquels il n’y a point de lumière ou ceux dont la lumière s’est égarée voient jamais la lumière; il est de même impossible qu’ils voient celui 1 qui a ouvert les yeux de l’aveugle5, Jésus qui est venu dans le monde pour le juger", afin que ceux qui ne voient pas voient et que ceux qui voient deviennent aveugles7. Ceux qui disent: « Est-ce que nous aussi nous sommes aveugles"? » entendront cette parole de deuil: « Si vous étiez aveugle, vous n’auriez point péché; mais maintenant vous dites: « Nous voyons », et votre péché est stable’ ». 0 synagogue, ô synagogue qui contristes celui qui se tient en ton milieu et qui attristes la vérité ou la justice par des œuvres de péché ou de ruse, souventes fois, le Seigneur le Dieu de toute miséricorde a désiré faire que l’ignorant, l’insensé, le sot et le désobéissant en toi échappent à la parole écrite: « Jacob, je l’ai aimé, mais Esaû, je l’ai haï 10, » et tu ne l’as pas voulu. C’est pourquoi, la maison de ceux-ci et de ces autres est abandonnée pour eux ou à eux. Si tu veux échapper au jugement ou ne pas monter manière de Schenoudi. S’il fallait le prendre au pied de la lettre, on se trouverait
2. Lisez: H. — 3. Ici il semblerait qu’il y ait une lacune comme je l’ai montré dans la préface.
4. Mot à mot: qu’ils voient au dehors sur celui. — 5. Ev. sec. Joh., ix.
6. Mot à mot: pour un jugement. — 7. Ev. sec.
au jugement de Dieu, amène celui-ci au jugement ou amène le jugement sur celui-ci, en faisant qu’il transgresse le serment qu’il a fait à la cause de toi. Où échapperas-tu au jugement? ou (comment) empêcheras-tu que l’on ne te juge 1. Est-ce que Dieu n’est pas un juge plein de justice? Celui qui creuse une fosse pour un autre ne s’est-il pas dit: « Celui-là y tombera? » de même aussi celui qui amène ou amènera un jugement sur un autre se l’est préparé ou se le sont amené eux-mêmes sur eux 2. Celui qui n’étend pas une natte pour son ami l’étendra sur ses pieds à lui-même 3. De môme aussi ceux qui amènent ou qui préparent une malédiction pour un autre afin d’amener une malédiction sur lui, lorsque celui-là n’a pas amené la malédiction sur lui-même, certes ils se la sont préparée à euxmêmes Car, ô synagogue, de même que si tu haïssais celui qui te dit ces choses, ou sï tu venais à le haïr, est-ce qu’il y aurait une autre inimitié ou une autre haine en dehors de ce qui est ou de ce qui a été 5? Certes il-t’apprendra que ces inimitiés viennent de finir sur quelques-uns depuis des
1. Il s’agit de la communauté entière, d’où le pronom féminin. — 2. Le second membre de phrase au pluriel à cause de l’idée générale à laquelle s’applique le premier. — 3 Le mot tgne signifie d’ordinaire filet, mais aussi toute œuvre tressée à la manière d’un filet. C’est pourquoi j’ai traduit par natte. Dans la vie du patriarche un sens que j’ai mis en lumière dans la préface. — 5. C’est ce que cette phrase nie
jours entre des jours, disant: « Je prendrai encore jugement avec nous et je prendrai jugement avec les fils de vos fils" ». Pourquoi donc? Juge toimême celui que tu écoutes et tii sauras que ce n’est pas seulement à cause des seuls maux qui sont en toi que ces choses ont existé ou qu’on l’a dit, mais c’est parce que l’homme" a résolu et désiré de faire vivre ou de sauver son frère ou ses frères ou ses amis, qu’eux, ils l’ont tué ou l’ont livré à la mort: l’homme a résolu ou a désiré de faire échapper 5 son frère ou son ami ii la malédiction, (et), eux, ils l’ont conduit à la malédiction ou ils ont attiré la malédiction sur lui; l’homme a résolu de sauver son frère ou son ami de la colère et du jugement de Dieu, soit parce qu’il n’y a pas de jugement contre lui à cause de ses péchés, soit même parce qu’il n’y a pas de jugement contre ceux-là à cause des maux qu’ils ont fait en toi depuis le commencement, afin qu’ils continuent de faire d’autres maux jusqu’à ce que soit préparé un jugement pour eux et pour celui-ci. Des œuvres, des paroles, des règles à observer", il y en a eu en toi! Ne sais-tu pas que tu dors? ou pourquoi n’ont-ils pas voulu supporter d’observer7.ces règles ou
trouvé ce texte. — 4. Ce mot désigne Schenoudi.
5. Mot à mot: d’emmener son frère ou son ami en dehors de.
6. Mot à mot: des règles à faire. — 7. Mot à mot: de faire les règles.
« ces choses? Est-ce que ce n’est pas toi qui as vu de tes yeux ou entendu de tes oreilles tous les maux qui ont existé en toi, lorsque des étrangers sont ce n’est pas moi! » et si c’est toi qui as fait tous les maux en toi, ou même jusqu’à présent n’y a-t-il pas en toi des voleurs, comme on a dit d’elle: « 11 y a des voleurs en toi 1? » ne sais-tu pas qu’on vient de dire cette parole sur toi ou qu’on (vient) de l’amener sur toi en des conversations dont tu seras étonnée? car ce sont des prodiges que de les dire 2 dans une lamentation, dans une parabole ou dans un gémissement, à savoir: « Prends jugement ou donne un jugement contre celle-ci, comme à la ville de sang qu’on a jugée et à laquelle on a dévoilé toutes ses iniquités3? » Estce que ce n’est pas comme un insensé que celui-ci t’informe de la ressemblance des discours qui ont été (prononcés) en toi? mais il est persuadé à l’excès que, par ceux qui les entendent, il sera sauvé ou il échappera à leur jugement et à leur sang’, afin que tu sois toi-même sou s le jugement de Dieu. De même aussi il a dit, témoignant contre toi ou une grande affliction pen
1. Celte allusion doit se rapporter à quelque fait inconnu.
2. Mot à mot: ce sont des prodiges, ceux qui les disent. — 3. Allusion à la parole du prophète Nahwn, ni, 1, et à celle d’Èzëchiel, xxiv, 9.
4. C’est-à-dire: à la responsabilité de leur condamnation et de leur mise à mort.
dant que tu étais réunie ensemble: « J’ai vu un homme que d’autres ravissaient de tes mains ou qu’ils entraînaient avec violence dans la grandeur de leur colère à cause des œuvres d’abomination qui sont en toi, disant: (ou je serai maître) sur ma folie à cause cie toi, à cause de l’amour dont celui-ci est empêché envers toi 7, malgré son indignité. Et n’est-ce pas aussi à cause tic toi qu’on lui a enseigné à s’écarter de toi? à cause de toi qu’on a combattu et menacé celui-ci de faire en toi des œuvres dures? à cause de toi aussi qu’on a combattu et menacé celui ci d’en avoir assez d’amener la vie avec violence à ceux qui désirent la mort ou qui choisissent la mort plutôt que la vie? à cause de toi qu’une bénédiction est venue sur celui-ci? à cause de toi qu’on l’a maudit par suite du serment, ou des serments, ou des règles (qui venaient) du dessein de Dieu, qu’il a laissées de côté pour un désir humain 8?
Quepuis-je espérer, certes, pour être lavé ou purifié par lui de cette malédiction? sinon la pitié de Dieu le miséricordieux calée par une autre main en caractère maigre. — 5. Le scribe a bien écrit unigose, ainsi. — 7. C’est de lui que Schenoudi parle et il regarde son affection pour sa communautécomme un empêchement, c’est-à-dire comme un obstacle, ou des épines qui l’empêchentd’avancer. — »
et le béni et vos prières, ô frères, me confiant ou appliquant mon coeur à cela, à savoir que si la malédiction vient sur un homme à cause de son prochain, la bénédiction vient aussi sur lui à cause de ses frères, de ses amis ou de ses pères. Est-ce que je ne viens pas de dire; « Je me tiendrai dans le lieu où ceux-ci ou celui-ci a remué sa tête sur toi, et je ne le ferai pas de nouveau? » Je me suis appliqué à faire que la pensée du bien qui est soit parfaite 3. Je t’exhorterai à ne pas faire que celui qui s’est arrêté à un dessein ou qui commande s’irrite. Celui-ci ne s’assiéra pas en ce lieu pour juger cet homme ou ces hommes, afin que personne ne le juge dans le lieu dont il connaît la place 1; il ne demandera 5 pas le sang de celui-ci ou de ceux-ci, afin qu’un autre ne demande pas aussi son sang; il ne répandra pas sur cet homme ou ces hommes quelque chose qui ress oie à du sang, afin que personne en répande son sang ou du sang sur lui; il n’établira pas comme sanction à l’œuvre de ceux-là que leur sang retombe sur leurs têtes, afin que personne ne jette aussi le sort sur lui"; il recevra à lui la malédiction ou la honte qui
perfectionner la pensée de ce qui est bien.
4. C’est-à-dire: au tribunal de Dieu. Le mot à mot donne: qu’il sait où il est.
5. Mot à mot: il ne se tiendra pas (à demander) le sang. — 6. Allusion aux superstitions alors courantes en Egypte,
est venue sur lui à cause de celui-ci ou de ces autres-là, afin que quelqu’un enlève de dessus de lui la honte ou la malédiction qui est contre lui à cause de tous ses péchés, ceux de gauche comme ceux de droite. Car certes la chose ou la règle ont empêché ou l’on a empêché le juge de chercher le sang ou le jugement de celui-ci des mains de ceux qui l’ont affligé ou lui ont fait violence, car celui qui est droit versera de l’eau sur la tête de celui qu’il aime, et celui qui a besoin du jugement versera sur sa tête de l’huile ou un parfum à la place de l’eau qu’il n’a pas versé sur lui ou sur eux’; certes c’est pour lui un bien-aimé ou clés bien-aimés, et Dieu fera de l’ombre sur lui ou sur eux 2, mais (seulement) tant qu’ils resteront sous son ombre et qu’ils ne s’enfuiront pas de son ombre. Réfléchis sur toi et sur ces paroles, ou obéis à ce que l’on t’a ordonné; ne fais pas attention à celui qui te parle; il ne te sera pas utile autant qu’il le désire ou autant qu’il pense qu’il t’est utile, à cause delà malédiction qu’il a amenée sur lui par le serment ou les serments qu’il a violés, jusqu’à se contrister lui-même dans sa
1. Allusion à des coutumes tendant à la corruption des juges qui me sont inconnues. Ici Schenoudi parte, également des juges terrestres et de Dieu, le juge céleste. celui ou sur ceux qui ont fait
2. Schenoudi suit ici sa pensée qui se reporte sur le mal, mais il oublie que la grammairen’est pas d’accord avec sa pensée.
conscience ou son coeur qui l’accuse tellement, qu’il ne trouve pas le moyen de lever les yeux vers Dieu, car honte après honte s’est abattue sur lui, celle de ses péchés et celle du serment ou des serments qu’il a. violés à cause de toi. Ou pourquoi n’aurait-il pas honte, lorsque viendra" sur lui la malédiction de ce serment ou de ces serments? Est-ce qu’il se compare à à celui sur qui ni la mort, ni la malédiction, ni la, honte n’ont dominé, à Jésus le Seigneur de gloire qui s’est fait malédiction pour l’homme ou qui est mort pour eux, selon les Ecritures 4? Est-ce que ce n’est rien pour toi de transgresser ou de renier une parole que nous avons dite ou que nous avons assurée en présence d’un homme? Tu as fait que celui-ci même a transgressé ou a renié le serment ou les serments qu’il avait faits en présence de Dieu, et comment sera-t-il sauf de la malédiction ou de la honte, ou de la rétribution de ce grand péché, parce que comme celui qui tuera un homme, ainsi (est) celui qui fera un faux serment à Dieu et le transgressera5? Est-ce que l’homme transgressera le serment qu’il a fait de par Dieu, à moins qu’il
5. C’est-à-dire qu’il est aussi coupable que l’ho
ne devienne animal ou qu’il ne s’assimile à lui 1? est-ce que certes tu regardes un homme qui s’est fait animal en transgressant le serment qu’il a fait? ou feras-tu attention à lui, s’il veut te faire quelque chose"? Est-ce que ce n’est pas une honte pour lui s’il entre dans le lieu où tu es réunie ou s’il n’a pas honte à cause de toi, car toi aussi tu es remplie de honte; et surtout parce qu’il y a en toi des hommes qui ne connaissent même pas la honte ou leur honte, car ils seront (couverts) de honte? N’aura-t-il pas honte aussi devant celui qui est en son lieu saint ou dans le lieu saint clans lequel tu te réunis en son nom, c’est-à-dire Dieu? Mais n’est-ce pas une grâce pour celui-ci de supporter une pareille honte, lorsqu’il entend dans les Ecritures les reproches des saints qui supportent tout ce qui leur arrive ou tout ce qu’on leur fait pour le nom du Seigneur, ou la manière dont ils disent clans leur affliction ou leur vexation: « Je suis devenu près de toi comme ces bêtes de somme3? » ou « La honte a couvert mon visage 1? » ou « Tous les jours de ma (vie) ont cessé dans la honte 5? » Si tu fais attention à celui auquel tu as entendu dire: « Il y aura un jugement », ou « il viendra de ce lieu où l’on a branlé la tête sur toi », sache aussi s’il n’y a pas un
1. Allusion aux paroles du Psalm., XLVUI, 13.
2. Mot à mot: pour te faire texte ne parle pas de honte.
désires entendre d’autres jugements en dehors do ceux-ci, ne serait-il pas bon qu’on te jugeât clans ce lieu? Il serait très bon au contraire que l’on jugeât ou qu’on nous lût les jugements en dehors de ce lieu-là, ou loin de toi’. Est-ce qu’il ne serait pas bon aussi que le signe qui est sur celui-ci ou ceuxci parût au dehors, ou qu’on le fit paraître? Il serait très bon au contraire qu’il n’apparût pas ou qu’on ne le fît pas paraître en eux 3. Est-ce qu’il ne serait pas bon aussi aussi de chercher ce que celui-ci ou ceux-ci ont fait dans une transgression? Il serait bon au contraire de ne pas chercher ou de ne pas interroger du tout (les) hommes, afin qu’on dise en parabole ou en proverbe 1: « Commentl’homme ne serait-il pas libéré des péchés qui ne sont pas siens? » afin que tu ne penses pas ou que je ne pense pas, moi, que c’est un mensonge ce qu’on a dit, à savoir: « Il est bon de ne pas verser du sang 3 sur la tête de ceux qui ont baisé le serpent", riant avec lui ou lui riant avec eux, les baisant en toi pour un mépris et une honte. » Si tu fais attention à ce qu’a dit celui-ci: « Je jugerai qui me jugera et toi aussi, » pense qu’on a fait son jugement et qu’on le fera encore, car est-ce un mal ce que celui-ci ou
5. Mot à mot: de ne pas donner le sang.
6. Mot à mot: qui ont donné un baiser sur le serpent.
ceux-ci ont fait, puisqu’il a donné une rosée ou un vent de rosée attirant de la part du Seigneur une pitié ou une miséricorde au milieu de toi au lieu d’un feu, ou éteignant un feu brûlant qui avait été allumé en toi non seulement par ceux qui te haïssent ou tes ennemis, mais encore par ceux que tu crois tes bien-aimés ou sur lesquels tu comptais’ pour éteindre ce feu, ou pour châtier avec colère ceux qui l’allument, lorsqu’ils l’ont allumé plus que ceux-ci et ces autres-là. S’il y a des hommes en toi — et il y en a — qui n’ont pas fait attention et n’ont pas ôlô affligés pour (savoir) ce qu’ils rendront à Dieu en échange de tout ce qu’il leur a fait par pitié et miséricorde pour toi, il viendra un jour où celui-ci, ceux-ci et ces autres-là recevront un reproche, une honte et une affliction en échange de leur mépris et de il sera encore jusqu’au siècle 5. Est-ce que si le Seigneur est en clés temps, il n’est pas aussi en d’autres temps? Est-ce que ses lieux saints ou ses sanc
4. Mot à mot: sur lesquels tu appliquais ton coeur pour éteindre. — 5. Ep. ad
tuaires ne sont pas en tout temps? Le Seigneur a-t-il jamais cnangé en ses ordres ou en ses desseins et en toutes les œuvres qu’il désire faire au temps que, de même que le Seigneur s’est tenu sur l’autel autrefois, selon les paroles d’Amos 2, il ne s’est pas tenu sur le tien à toi? Ou qui sait, de même qu’il a. dit au prophète: « Frappe sur l’autel et frappe sur la tête de quiconque3, » s’il n’a pas dit à celui qui se tient ou à ceux qui se tiennent en ses lieux saints: « Déchire le voile ou ces voiles au lieu du voile ou de ces voiles! Et maudis ceux qui ont fait des œuvres de malédiction (ou) ceux qui sont dignes de malédiction; bénis ceux qui ont fait des œuvres de bénédiction (ou) qui sont clignes de bénédiction. » Si tu penses bellement ou avec malédictions et ces bénédictions, avec toutes ces paroles dures au milieu de toi, ô synagogue. Est-il prophète ou est-il apôtre? C’est plutôt un pécheur. Et comment oserait-il faire cela ou dire cela, sinon que celui-ci ou ceux-ci que tu ne connais pas l’ont forcé de le faire ou de le dire en toi, en disant
1. Lisez: ni**, ne eTcooTn. — 2. Amos, ix, 1. — 3. Le verset cité (Amos, ix, 1) ne contient pas ces paroles qui sont une paraphrase.
d’abord eux-mêmes et en disséminant en toi toute chose que tu vois de tes yeux? Est-ce que tu penses à ce que celui-ci t’a dit, quand tu étais réunie: « Nous nous pardonnons les uns aux autres; mais qui sait si Dieu nous pardonnera? » car c’est envers lui que nous péchons et nous n’avons pas fait cela contre un autre ou un autre n’a pas péché contre toi. Ce n’est certes pas une merveille que tu pardonnes à quelqu’un ou que quelqu’un te pardonne sans que tu aies péché contre lui et qu’il ait péché contre toi; mais certes c’est une chose étonnante que Dieu contre qui nous avons péché nous pardonne. Que dirons-nous clone à la fois ou au jour que nous serons réunis? Quelle est la promesse que nous assurerons5 ou quelle promesse ces ignorants qui sont en nous ont-ils gardée afin qu’ils gardent celle-ci ou cette autre, si nous la faisons’1? Si nous faisons des promesses chaque jour, Dieu nous pardonnera-il nos péchés? Est-ce qu’il n’y a pas une mesure, ou un temps, pour toute chose, soit dans une promesse, soit clans une parole, pour l’assurer au milieu de toi’? Certes, y a-t-il des hommes qui auront confiance en nous pour
1. Lisez: niAx ne e-rcooTm. — 2. La pagination est répétée ici, car le scribe a
6. C’est-à-dire: quelle preuve donnerons-nous que ces méchants insensés accompour la rendre certaine au milieu des frères qui te composent, ô communauté.
un repentir depuis ce moment"2, en moi et en celui-ci, ou en ceux-ci et ces autres qui sont stables dans leurs œuvres impies ou rusées en vous, afin que Dieu ait confiance en nous? Ne sont-ce pas des malheureux ceux auxquels la parole écrite dira en toi: « Les premiers seront les derniers afin que les derniers soient les premiers 3? » Et n’est-il pas à craindre à l’excès que, comme le Seigneur a dit autrefois à ceux qui étaient dans le désert qu’ils n’entreraient pas dans la terre promise’, il ne dise encore maintenant clans une colère de ne pas laisser ceux qui n’en ont pas assez de faire en toi des œuvres de ruse entrer dans le lieu de repos qui est dans le royaume des cieux, comme ceux-ci ont été privés du lieu de repos qui était sur la terre?
Et n’est-ce pas aussi à cause des péchés et des disputes que la terre s’est ouverte, a englouti ceux-là? (et) le feu de la géhenne ne serait pas l’héritage5 de quiconque, soit mâles, soit femelles, n’en a pas assez de faire ou fera des œuvres de ruse en toi en toute transgression (et) en tout temps? C’est pour quoi au jour ou au temps où tu prendras les voleurs et ceux qui font ces œuvres abominables en toi, tu ne (leur) diras pas seulement de langue ou de parole: « Ce lieu vous deviendra étranger et vous deviendrez étrangers à ce »
30. Cf. Matth., xix, 30, et Marc, x, 31.
4. Mot à mot: la bonne terre. Cf. Num., xiv.
5. Mot à mot: le feu de la géhenne n’hériterait pas quiconque.
« « lieu! » mais sur l’heure tu les chasseras loin de toi en hâte (et) tu leur diras: a Judas, ou ses enfants, ou ceux qui lui ressemblent en apostasie, en traîtrise et en vols, sors ou sortez 3 des lieux saints du Seigneur, homme ou hommes voleurs et rusés en toutes leurs œuvres. » N’est-ce pas à cause de qui l’avait créé? N’est-ce-pas aussi à cause d’une nourriture (obtenue) par vol ou par ruse que ces hommes ont livré celui-ci aux mains* de Dieu? Et si vous réfléchissez5, ô frères, vous saurez que ces hommes ont fait de grands maux dans les choses qu’ils ont faites sans crainte du serment ou des serments qu’il a faits, et qu’ils ne (l)’ont pas épargné parce qu’il ne pouvait supporter lejugement de Dieu, surtout quand toute la synagogue savait comment il était en danger aux mains de Dieu à cause de ses maux par suite des maladies qui étaient dans son corps ou dans le corps. Il eût été bon et c’eût été profitable de le tuer avec une épée plutôt que de le livrer à la malédiction ou au jugement. Comment te confierais-tu à un bois qui a
4. Mot à mot: à la main de Dieu. — 5. Il faut entendre: Si en réfléchissant vous arrivez à la conclusion qu’il faut tirer.
reçu un coup pour supporter une matière’? afin que tu aies confiance en un homme que l’on a blessé en toi lorsqu’on l’a livré à la malédiction à cause des serments qu’on lui a fait renier. Ou pour quoi n’a-t-il pas été blessé, ou la blessure n’a-t-elle pas été maîtresse de lui, ou n’a-t-il pas souffert d’elle"? Est-ce que ce n’est pas le Dieu Jésus, que ni affliction, ni blessure n’ont (pu) dominer en l’accablant de vexations à cause des péchés de la terre entière, comme il est écrit, à savoir: « On l’a frappé à cause de nos iniquités et on l’a affligé à cause de nos péchés’1? » Un vase ou des vases dont tu as besoin, tu les gardes de tout ton coeur pour ne pas les perdre ou pour ne pas les briser 5; si tu avais besoin de celui-ci, tu le garderais pour ne pas le perdre ou pour ne pas le briser dans la malédiction et le jugement que tu as amené (Si) tu désires être sauvée ou que Dieu te sauve, écoute celui qu’il t’a livré, ou ceux qui t’ont ôlé livrés par sa volonté, pour te paître dans l’instruction et tout discours et toute prescription que l’on a écrite d’après les Ecritures,.
1. Lisez: eo-s-pwjuLe. — 2. Il faut entendre: Avant de savoir si un arbre peut porter quelque chose, il faut voir s’il n’a pas reçu quelque coup qui le rende cassable.
3. Mot à mot: la blessure ne l’a pas affligé. Le premier q se rapporte, selon pas cité conformément à la version copte.
5. Mot à mot: pour ne pas les piller, c’est-à-dire les traiter comme en un jour de pillage, d’où je peux traduire: les briser.
ou que l’on t’a écrite par le dessein de celui qui t’a. rassemblée, c’est-à-dire Dieu. Mais celui-ci en la manière qu’il est, ou en la manière qu’on te l’a livré, voici qu’il est près de toi ou au milieu de toi les autres jours qu’il vivra (encore) ’, (pour voir) s’il te sera utile. Je dirai encore cette parole pour en finir pendant que tu écoutes, à savoir: « Non seulement une malédiction toi aussi, il est incligne, ou on l’a fait indigne de manger du pain ou d’un pain avec toi. » Si tu dis: « Les vêtements qui sont sur lui sont à moi; » ou: « C’est moi qui les lui donne, » il a aussi ses témoignages que c’est un autre qui leur donne salaire ou qui les achète à ceux qui les produisent par leur travail 5 ou qui les font, car si tu ne donnes pas salaire à ceux qui les établissent en toi, ou si on ne les paie pas, ils recevront salaire d’autres au contraire ou ils seront payés", afin que tu saches en résumé qu’on a menacé celui-ci de le séparer ou de l’écarter de toi en ce rôle 1 ou en ces œuvres de soldat ou de gouverneur. Je dirai ou je manifesterai cette chose ou cette qu’il fera.
5. Mot à mot: ce à quoi ils travaillent. — 6. Le mot Toon-ce est nouveau; la traduction n’est pas certaine. Je lé rapproche de TOOU-COTqui traduit dans le Lévitique, xxv, 50, le mot j-usOioç, mercenaire. •— 7. Cette expression est expliquée par la de partie, comme nous disons la partie des soprani dans un choeur de musique.
parole pour la gloire de Dieu: un vase que tu regardes comme grand 3, si tu savais ce qu’il est, tu serais si émerveillée que ton coeur en serait stupéfait, car il est vil de qualité près de Dieu; étant parfumé il ne répand pas d’odeur plus que l’encens qui est sur les charbons ardents 1 ou l’encens de l’encensoir que l’on élève en haut donnant sa fumée odorante au dehors, ayant enlevé des odeurs mauvaises et les puanteurs nombreuses qui se trouvaient en toi à cause de la multitude clos gens qu’on avait tués en toi, ô synagogne, dans les jours passés; un beau vase agit par son parfum, quoiqu’il ait été mêlé ou.qu’on ait mêlé avec des vases qui sont parfumés ou qui ne répandent pas 5 au dehors l’odeur que Dieu a bénie, ou (les odeurs) qu’il (a bénies) en lui, ayant enlevé des puanteurs nombreuses qui ont été au milieu de toi à cause de la multitude des maladies clés blessures de ceux qui ont été jetés à terre, ou que l’on a jetés à terre, ou qui ont été blessés ou que l’on a blessés dans les jours passés; un va-e bon près de Dieu et des hommes, ne manquant pas de la perfection du parfum, certes il lui faut donner son parfum parce qu’il
1. Lisez: OTMIOS’. — 2. Ce mot est nouveau, s’il n’est pas fautif; mais je crois que de biffer.
3. Mot à mot: étant grand près de toi. — 4. il s’agit des réchauds que on l’ait brûler une gomme aromatique. •— 5. Le texte me paraît fautif: au lieu de *-n, il faut lire on et supprimer la négation dans la traduction.
est en lui; s’il ne manifeste pas le parfum que Dieu a mis en lui, c’est que ce (vase) n’en a pas la force; un vase ou des vases qui n’ont pas de parfum ou qui en répandent, n’ayant pas reçu la perfection de la bonne odeur ou de l’odeur dont celui-là est privé parce qu’il était en leur milieu et qu’eux l’entouraient tout autour’; car en cette’ manière l’homme qui espère en la miséricorde du Très-Haut trouvera l’occasion de dire ce qu’on a écrit, ou les choses qu’on a écrites3 en pensant à ce pauvre ou ce malheureux (homme*), à savoir: « Ta droite m’a fait vivre, le Seigneur combattrapour moi 5; » et encore: « Ces choses achèveront notre indigence"; » ou: « Le surplus de cela sera, pour notre indigence’. » Ne pense pas, ô méchant, que l’homme qui se confie au Seigneur aura peur de toi ou des paroles que tu as dites de ta voix de faiblesse, prosterné sous les pieds de celui qui t’avait étendu à terre sous ses pieds, disant en ta colère de démon: « Si tu appelles celui-ci »
1. La syllabe « e de ce mot a été oubliée par le copiste et ajoutée plus tard par une quoique l’antécédent reenT soit au pluriel: je ne vois pas à quoi il peut se rapporter et je considère q comme fautif pour oy, ce qui donne le mot suivant. — 4. C’est-àdire sans doute: à Schenoudilui-même. — 5. Je n’ai pas trouvé ce texte. — 6. Même observation. — 7. Même observation. Schenoudi prend des textes, les met au futur quand ils sont au passé, et vice versa. »
« ou ceux-ci à toi pour te porter secours de la part de Dieu, pour se tenir sur ma souffranceou sur la blessure dont tu m’as blessé ou dont ils m’ont blessé à cause de lui, j’ajouterai une souffrance et du sang, ou des sangs nombreux, à la souffrance des coups que tu as reçus’, ou de tes blessures, ou de tes maladies qui sont en ton corps ou le corps, qui sont dans les membres ou tes membres 2; » car non seulement le Seigneur t’a dit: « Retire-toi de moi, ô Satan:’, » mais encore l’homme qui place sa confiance dans le Seigneur afin que celui-ci lui vienne en aide et le sauve de tous ses ennemis, te dira au nom de celui qui lui a donné ou de ceux qui lui ont donné la puissance de te fouler aux pieds avec les serpents et les scorpions: « Retire-toi de moi, ô Satan! » Seigneur, dans la multitude de tes miséricordes4, bénis aussi la force de celui-ci et de ces autres, et les œuvres de leurs mains, accepte-les; brise les reins de leurs ennemis qui se sont levés contre eux, car tu es le Dieu pitoyable qui as entendu la voix de l’ennemi et de celui qui parle trop, comme tu lui as fait retirer sa main c’es épaules ou des bras de celui-ci 5;
1. Mot à mot: de tes coups. — 2. Ce passage est terriblementembrouillé. On peut cependant conclure que les paroles mises entre parenthèses sont celles que prononce l’un des ennemis de Schenoudi, terrassé par lui et menaçant celui qui l’avait vaincu de lui donner d’autres mauvais coups, si Schenoudi appelle des frères à son secours.
4. Mot à mot: dans la multiplicationde la miséricorde.
lorsqu’il aide à combattre l’homme qui te désire ou qui te cherche, ainsi que ta volonté pour l’accomplir! O Dieu dans l’abondance de ton amour pour l’homme que l’ennemi vexe par le blâme de ses paroles qui sont montées vers toi, écoute sa voix, comme il est écrit 1; sois secourable à lui ou à nous contre nos ennemis, pour que tu le rendes digne, ou nous, ô Dieu, qu’il soit ou qu’ils soient selon ce qui est écrit’, sous la vertu de ton bras, tous les jours de sa vie. Prenez courage, toi et vous, ne craignez pas le blâme des hommes, ne soyez pas vaincus en présence de leur mépris; celui qui combat pour toi ou pour nous, c’est notre secours et l’épée de votre gloire! Et quand même ton ennemi ou. vos ennemis mentiraient contre vous, tu marcheras ou vous marcherez sur leur cou à cause du précepte’. Si tu sais ou crois qu’en celui qui te parle il n’est point d’accusation ou d’inimitié dans son coeur contre celui-ci ou ces autres qui ont amené une malédiction et un jugement sur lui, en lui faisant transgresser le serment ou les serments qu’il a faits et même
1. Psalm., xxvi, 7. — 2. Sapient., xi, 22.
3. C’est-à-dire: vous les foulerez aux pieds en vertu de l’ordre donné aux Apôtres par le Christ: ils fouleront aux pieds les
mais parce que l’amour pour les hommes l’a conduit à une malédiction et à un jugement, car il n’est pas privé des miséricordes de Dieu, non des tiennes, ou non, en quoi ceux-là ont-ils eu honte devant lui afin qu’il eût honte devant eux? ou en quoi ont-ils craint devant le Seigneur afin qu’il craigne devant eux? Et quand même ils craindraient, leur crainte serait oiseuse, car ils ne se contiennent pas afiir de ne pas faire des œuvres de ruse en toute transgression. Un homme sot, surtout un homme sage, aura honte de petits enfants craignant Dieu, gardant ses paroles et ses commandements plus que cette sorte d’hommes qui en toi jettent derrière eux les paroles du Seigneur. Mais quant au précepte2, (je dis) que celui qui sera l’ami de qui irrite la vérité ou la parole de Dieu, c’est une mauvaise chose à l’excès pour lui, s’il acquiesce ou si nous acquiesçons jamais à tout homme rusé, soit mâle, soit femelle.
En quoi es-tu indigente de toutes les choses dont tu as besoin selon la mesure de cette vie 3, afin qu’il y ait en toi des voleurs insatiables, entraînés à cela par Satan, à savoir penser aux choses de la chair afin qu’ils meurent, ou allusion plus haut. — 3. Il faut comprendre: « Que vous manque-t-il des choses nécessaires que vous permet le règlement de cette vie cénobitique? »
même qu’en mourant ils en fassent mourir d’autres avec eux entente transgression depuis le commencementjusqu’à présent? Ce sont des malheureux, ceux qui n’ont pu échapper ou sortir du danger ou du reproche des paroles du prophète: « Ephrama a irrité et suscité la colère; on versera son sang sur lui et le Seigneur lui rétribuera son blâme’. » Ce sont des malheureux ceux qui ne sont pas devenus étrangers à l’amitié des puissances de ténèbres en toi jusqu’à présent, participant aux œuvres ténébreuses. Ce sont des bienheureux ceux qui n’ont point abandonné leur amitié ou qui ont ajouté à leur amitié avec les anges de lumière, qui participent à leurs œuvres cle lumière, qui marchent comme des enfants cle la lumière, qui produisent du fruit ou des fruits cle lumière en toute œuvre bonne, en justice et en vérité. Le temps certes est venu d’avoir honte en présence des cheveux blancs, moi, et ceuxci et ces autres, que nous en ayons assez cle faire ce qu’il ne faut pas en toi. Tes petits garçons sont devenus (des) vieillards dans la connaissance, et tes petites filles sont devenues cle vieilles femmes dans la réflexion, à plus forte
2. Mot à mot: tes vieillardes et tes grandes femmes, les deux expressions étant parallèles avec les deux précédentes et parfaitement identiques
Si donc il y a en toi quelqu’un ou quelques-uns qui n’aient pas la connaissance ou qui n’aient pas la réflexion jusqu’à présent afin de s’écarter des hommes vains qui les trompent, nous manifestons que nous sommes des animaux et que nous sommes des indignes, car une foule nous ont enseignés ou (ont ayons appris, nous, à nous écarter de nos impiétés, parce que nous ne craignons pas Dieu en vérité. Qu’est-ce que (ces paroles): « Pourquoi t’attristes-tu et t’affliges-tu? » Ne sais-tu pas, toi (homme) et toi (femme) avec ment tu ne sais pas, toi ou nous, comment l’homme n’en a pas assez cle pleurer 1. Est-ce que le serpent n’est pas le lion’ qui a mangé et a rempli sa bouche du pied ou de la main droite, voici des temps ou des jours nombreux? et le poison n’est pas encore sorti, marchant dans le corps ou dans mon corps jusqu’à présent. Et si c’était ton pied ou ta main gauche que le lion eût seulement mangés ou le serpent mordus, il arriverait que l’homme le foulerait aux pieds en gémissant, car celui qui le traite par un remède
1. L’emploi de deux négations me laisse perplexe. — 2. La figure me semble forte, et ce qui suit montre qu’il doit y avoir une faute et que Schenoudi a dû dire: Est-ce que le serpent n’a pas mordu et le lion n’a pas mangé, etc.
a retranché du corps ou de mon corps en une seule fois les membres que le lion ou le serpent ont rendus inutiles, et comme une foule cle ces membres sont tombés et ont été détachés tout seuls du corps sans le médecin’ ou que le médecin ne les a pas enlevés avec ses mains parce qu’il désire qu’ils soient sains dans le corps ou qu’ils lui soient attachés, et qu’ils sont tombés par suite du remède par lequel il les traitait". Que l’homme qui reçoit la rétribution de ses maux soit rassasié de ses souffrances, car il en sera rassasié, ou même il en est (déjà) rassasié, afin que le Seigneur soit (sic Pourquoi le cessons-nous ou le disséminons-nous clans une foule d’œuvres cle mépris vantard, sans que nous l’aimions dans le lieu où nous irons? Est-ce que les maladies ou toutes les maladies du corps sont plus dures ou plus mauvaises que la maladie des châtiments infernaux? est-ce qu’il n’arrivera pas, si le coeur cle l’homme se revêt d’oubli, s’il dit clans une ingratitude, dans l’aveuglement cle son coeur, ou s’il pense, qu’il soutire plus que ceux qui sont clans l’enfer; est-ce qu’il n’arrivera que celui qui dit ces choses ou celui
n’a rien fait pour séparer violemment ces membres du corps, mais qu’ils sont tombés par leur propre poids après avoir été détachés du corps.
4. Mot à mot: par suite du remède avec lequel il expérimentait les (membres) en eux.
qui les pense seulement’, y tombent 3, si on l’interroge selon la vérité, quoiqu’il soit menteur et qu’il accuse Dieu sans le savoir, (en disant): « Tu souffres, toi, dans la maladie comme ceux qui sont dans l’enfer? » Surtout, a-t-il dit, si notre coeur a péri dans l’acte de juger nous-mêmes que nous souffrons plus que ceux qui sont dans l’enfer, ne blasphémons-nous pas ainsi dans notre impuissance et notre pusillanimité? Et s’il arrive aussi que celui qui est malade ait besoin nécessairement qu’(on active) le feu avec un éventail ’, qu’on ne l’active pas à deux hommes comme nous l’avons vu quand nous étions réunis, car un homme seul suffira pour faire cela, afin qu’il n’y ait pas indigence pour le malade quand il paraîtra 5 devant Dieu, parce que ceux qui le craignent en tout temps se gardent cle ne pas être lourds pour les hommes ", comme a dit l’Apôtre cle ne pas augmenter le travail à qui que ce soit 7, et: « En toute chose je me suis gardé de vous être »
du contexte. Le mot à mot donne: celui qui les pense du tout, et comme la phrase n’est pas négative et que l’expression du tout ne s’emploie en français qu’avec une négation, j’ai traduit par seulement. Une expression vulgaire rendrait bien ce pasce qui est en usage en Egypte: on allume du feu et avec ce qu’on a sous la main, avec une sorte à’éveyitail ou d’écran rond, on fait de l’air, ce qui active le feu. Le mot éventail est employé ici dans son sens premier.
6. C’est-à-dire: de ne pas être à charge à autrui. — 7. Schenoudi cite seulement ici la conduite de saint Paul.
« à charge, et je m’en garderai encore 3. » Est-ce que, si notre père ou nous n’aurions pas pitié d’eux? Si celui qui est malade est affligé, qu’un et (penser les choses) du ciel, c’est penser les choses cle la terre, et penser les choses de la terre, c’est penser les choses du ciel; la sagesse pour eux, c’est la folie, et la folie pour eux, c’est la sagesse. Pleurez sur ceux de cette sorte, ô mes bien-aimés. Il y en a quelques-uns jusqu’à maintenant qui sont incrédules à l’amour des hommes et à l’amour des frères qu’ont disent ou qui ont dit la vérité en toi se soient oubliés, ou s’ils s’oublient, depuis nos pères qui sont morts jusqu’à maintenant, cette sorte d’hommes se submergeraient afin de te submerger avec eux dans leur égoïsme 5, ils se rendraient indignes pour te rendre indignes avec eux, ils blasphémeraient le nom du Dieu avec toi 6, parce que ce sont des hommes qui font attention
9. Cf. II Epist. ad Corinth., xn, 14. Le reste de la citation ne se trouve pas dans les Épîtres de saint Paul. Cf. II Epist. ad Thess., m, 8. — 4. C’est-àdire: l’amour que ceux qui enseignent en cette synagogue ont pour les hommes en général et les frères en particulier. —•
5. Mot à mot: dans leur action de ne faire attention qu’à eux seuls. — 6. Le parallélisme de la phrase est rompu, mais le texte contient bien ce que j’en ai traduit. Peut-être est-il fautif.
à eux" en toi en tout temps, et non pas à Dieu, depuis ceux qui sont employés à la diaconie’ et tous ceux qui servent en toute chose dont tu as besoin, disant et pensant dans leur coeur glorieux que toute chose dont tu as besoin pour le corps a été (créée) pour eux. Ceux de cette sorte sont des ingrats, non pas près des hommes, mais près cle Dieu; ils méprisent non pas la grâce des hommes"’, mais la grâce cle Jésus, Dieu et fils cle Dieu, lui qui n’a pas hésité’’ à se livrer pour nos péchés. Comment et pourquoi ne prendrait-il pas soin cle ceux qui espèrent en lui ou qui jettent leur souci sur lui 7 afin qu’il les régisse non seulement dans les choses du corps, mais aussi dans celles de l’âme, non seulement dans les choses de la terre, mais encore dans celles du ciel, comme il est écrit: « Jetez tout votre souci sur lui, car c’est lui qui prend souci de vous", » et encore: « Jette tout ton souci sur le Seigneur et il te nourrira". » C’est pourquoi tout homme parmi vous qui est préposé ou que l’on a préposé à des œuvres corporelles est pré
4. C’est-à-dire: à la distribution des choses, soit dans le couvent, soit au dehors.
5. Mot à mot: ils ne méprisent pas la grâce des hommes, mais la grâce de Dieu. La tournure que j’emploie est plus logique, parce que la langue française est plus précise, mais elle rend bien la pensée de Schenoudi.
6. Mot à mot: n’a pas épargné pour se livrer.
7. C’est-à-dire: qui s’en remettent à la providence de Dieu du soin de les régir. — 8. I Ep. Petr., v, 7. — 9. Psal.,
posé", non pour avoir dispute avec le père de ces synagogues en tout temps, mais pour être prêts (à exécuter) ce qu’il lui commandera, pourvu que lui aussi, ce chef, ait le coeur parfait 3 avec Dieu ou envers Dieu, qu’on ne le prenne pas en des acceptions cle personne, ou aimant la gloire humaine, que tous ceux qui habitent en ces synagogues lui rendent témoignagne qu’il craint Dieu et qu’il est éloigné des maux qu’il reprocheJ aux autres d’avoir faits. Le chef cle ces synagogues en tout temps, qu’il constitue 5 des hommes fidèles en toute fidélité, qu’il prenne conseil d’eux en toute chose qu’il faut faire, jusqu’au pèsement des pièces d’or ou d’airain que l’on donnera pour le froment, ou la laine, ou toute autre chose, afin qu’ils y fassent attention ou qu’ils s’y appliquent avec lui pour savoir quels sont les hommes qui leur ont vendu ou qui leur vendront afin qu’ils connaissent leur achat" avec certitude, à cause du moment d’en prendre livraison, quand le scribe en fera une liste 7 pour lui. Tout homme qui viendra pour recevoir une pièce d’or, ou
3. Mot à mot: si lui aussi, ce chef, étant son coeur perfectionné avec Dieu ou envers Dieu.
4. Mot à mot: qu’il juge les autres ayantfait eux (les péchés ou les maux).
5. Mot à mot: qu’il place à lui des hommes.
7. Mot à mot: Dans l’acte que celui qui écrit les écrive tous pour lui. Je comprends ainsi cette phrase: le supérieur du couachetées, juger personnellement dé leur bon état, connaître si les vendeurs étaient
une pièce d’airain, ou une corbeille, ou un sac, ou un rouleau de papyrus, ou quelque autre chose pour du froment ou de la laine, ou toute autre chose que nous achetons’ pour nous, que le père de ces synagogues prenne souci sérieusement qu’on leur donne à tous de ses mains afin qu’il les éprouve 5, et il parlera avec tous ceux qui les recevront afin de leur ordonner de leur livrer tout en leur temps ou leur moment, leur faisant redouter11 le jugement de Dieu, afin qu’il ne soit pas pour eux (cause cle) péché quand ils constateront un péché en sortant 7, comme quelques-uns ont brûlé et se sont desséchés sous la colère ou la malédiction de Dieu, car non seulement ils n’ont point donné ce qu’ils devaient ou ils n’ont point donné les pièces d’or ou d’airain qu’ils avaient reçues en leur nombre 8, mais encore ils ont combattu ou ils ont méprisé ce qui leur avait été demandé; car en tout
gens en qui l’on pouvait avoir confiance, et cela en vue du moment où le scribe aurait écrit l’achat sur lequel dès lors on ne pouvait plus revenir, l’écrit faisant foi. mot: que nous recevons pour nous.
5. C’est-à-dire: qu’il en apprécie la valeur.
6. Mot à mot: leur jetant à souci le jugement de Dieu. — 7. Toute cette longue phrase est d’une grande difficulté d’intelligence, à cause du jeu des suffixes et des comprends: les vendeurs étant venus au couvent, ou étant au marché, pour recevoir en nature ou en espèces le prix de ce qu’ils avaient vendu ou échangé, les moines préposés à cet effet devaientieur payer ce qui était convenu, ou au moment convenu, et se garder de frauder sur le prix, car, s’il y avait fraude, il y aurait péché et scandale par suite du fait qu’en s’en affant les vendeurs trompés seraient naturellement portés à mal parler des moines.
temps, après le père de ces synagogues, c’est son second (qui a l’autorité2). Et il doit se le constituer en tout temps, ainsi que tous ceux qu’il a constitués ses conseillers, afin que le (second) supporte le poids de toute chose avec lui et soit prêt à rendre raison avec lui sur le tribunal cle Dieu pour tout homme, soit mâle, soit femelle, qui habite en ces synagogues. Comme Dieu interrogera ces deux hommes sur toute chose, à savoir le père de ceux qui habitent en ce lieu et celui qu’il aura constitué son second avec ceux dont il prendra conseil, c’est ainsi qu’il interrogera tous les hommes cle comme Dieu interrogera ces deux hommes et ceux qui seront d’accord avec eux, c’est ainsi qu’il interrogera la mère de la synagogue’1 et celle qui vient ensuite, la seconde, et toutes celles qui sont d’accord avec elles. Tout homme en nous, soit mâle, soit femelle, qui est préposé à des choses dont tu as besoin, soit ceux qui sont à la porte, soit ceux qui sont sont au réfectoire, soit ceux qui sont à l’infirmerie, soit ceux qui sont dans le potager ou qui appartiennentà la diaconie, ou tout autre homme qui est de service en toute
achats et qui auraient fraudé l’auraient fait, malgré l’avis du supérieur ou du second qui représente le supérieur: de là, la manière qui termine la phrase: car, après le père de ces synagogues, c’est le second. — 3. Il s’agit ici du couvent des femmes.
chose, ils seront tous sous la puissance cle leurs hommes cle maison, chacun clans la maison où il est, et ils ne pourront rien faire pour ces lieux" sans (le) leur avoir demandé la permission ils ne pourront pas sortir pour quelque chose que ce soit, sans leur (en) avoir demandé la permission, et ils chercheront leur salut en toute chose 5, car Dieu les interrogera sur leur âme comme sur l’une cle tontes les choses qui leur auront été confiées dans la maison". Si l’on trouve un homme parmi ceux qui sont cle la diaconie 7, ou parmi ceux qui sont à la porte, ou n’importe quel autre homme parmi nous, qui introduise clans la synagogue des discours, ou des choses vaines, ou des choses honteuses, ou des scandales pour le coeur de ceux qui les entendent, ou quelque autre œuvre mondaine de cette sorte dans laquelle il n’y a point cle profit, on les enlèvera de l’œuvre où ils sont et cle leur rang, afin qu’ils soient comme tous les frères clans le rang" où ils sont entrés dans la synagogue. Celui qui dira parmi vous en plaisantant, ou en riant, ou en
4. Mot à mot: sans les avoir interrogés.
5. C’est-à-dire: les préposés chercheront le salut de leurs surbordonnés. — 6. Ce dernier mot montre, je crois, qu’il faut entendre la phrase dans son sens le plus général, et non pas dans le sens plus étroit des hommes soumis à la juridiction des préposés. —7. L’expresrang où ils étaient...; mais peut-être le texte est-il fautif, comme on a plus bas
badinant: « J’irai m’asseoir’ avec une femme, ou avec la soeur d’un tel, ou avec la fille d’un tel, » sera maudit" dans une grande colère de la part de Dieu, parce qu’au lieu cle se rendre semblables à ce qui a été dit: « Je prendrai plaisir en tes commandements afin de considérer tes voies", » ils ont pris plaisir à des paroles de plaisanterie’ et se sont vautrés dans des œuvres d’impureté comme des pourceaux qui se vautrent en toute impureté, préparant leur âme à être immolée par la colère cle Dieu au jour du courroux comme le pourceau qui est préparé à l’immolation5. Plus encore, après toutes ces choses, si l’on trouve des hommes en vous qui soient adultères pour leur âme seulement en pensée °, souillés, forniquant en leur coeur, comme encore c’était leur coutume depuis leur commencement, à ceux qui sont insensés en toi, (c’est qu’)ils ne se sont pas rassasiés en leur âme jusqu’à présent du reproche cle la parole du prophète: « En tout cela elle ne s’est »
2. Mot à mot: ils seront maudits, à cause du collectif. Ce passage est un de ceux qui montrent bien l’état des moeurs. — 3. Psalm., bavarder, beaucoup parier de quelque chose.
4. Mot à mot: de rire. — o. C’està-dire: qui est prêt à être tué. Cette phrase énergique vient à l’appui de la note 2 de cette page.
6. Mot à mot: qui commettent l’adultère pour leur âme seuls dans
« pas convertie à moi de tout son coeur, l’insensée de Juda ’ » Si l’on trouve un homme parmi ceux qui appartiennent à la diaconie ou quelque autre homme de renom en vous, qui lutte en quelque œuvre contre ces deux hommes, le père cle ces synagogues et son second avec ceux qu’il constituera ses conseillers, on les enlèvera cle leur œuvre et cle leur rang pour qu’ils soient clans le rang cle ceux qui sont nouvellement entrés dans la synagogue. Et si quelqu’un parmi les hommes de renom, soit un homme de maison, soit quelqu’un qui appartienne à la diaconie ou quelque autre homme cle renom refuse (sa charge) par faiblesse ou même parce qu’il n’a pas la force de confirmer ceux qui l’ont préposé sur ses (subordonnés), ou même cle faire la chose pour laquelle ils l’ont préposé, qu’il soit dans le rang où il est entré d’abord dans la synagogue. Tous ceux qui en tout temps parmi vous désobéiront aux lois qui nous ont été données", ne désobéissant pas à un homme ou aux paroles d’un homme, mais désobéissant à Dieu et à ses paroles, et pour lesquels leur endurance est gratuite 7 et vaine encore en toute chose qu’ils font en toi en toute désobéissance, il vaut mieux qu’ils sortent de toi
6. Mot à mot: qui nous ont été placées.
7. C’est-à-dire: leur endurance est sans profit.
ou qu’on les jette hors de toi, plutôt que de les souffrir clans les œuvres mauvaises qu’ils feront en toi en toute désobéissance. Si parmi vous, en tout temps, on trouve un homme disant à son prochain ou à son frère: « Esclave insipide! » ou: « Sale esclave../, » il sera méprisé près de Dieu et réprouvé près de l’Ange, parce qu’il méprise son prochain dans son orgueil, car il n’a pas dit 5: « Malheur! » à un esclave" ou à un... ou à quelque autre de la sorte, le comparant à ces gens-là, mais il a dit: « Malheur! » à ceux qui sont désobéissants; il n’a pas dit: « Les... ou les esclaves sont les esclaves du péché, )) mais il a dit: « Ceux qui font le péché, ce sont les esclaves du péché 7; » il n’a pas dit: « Ceux qui sont esclaves ou..., ce sont ceux qui sont dans la perdition, » mais il a dit: « Le fils désobéissant est dans la perdition 8. » N’as-tu pas vu celui-ci ou ceux-ci, — et je sais quels ils sont — combien ils sont devenus étrangers à toi, quand Dieu les a chassés hors de »
est nouveau, et il s’employait pour désigner des gens de bas étage dont le nom seul était une injure pour ceux d’une condition plus relevée. En traduisant par canaille, on ne sera pas loin de la signification de ce mot. — 5. îci, il se rapporte à Dieu, bien que le sens d’esclave est certain pour ce mot. — 7. ED. sec. Joli., vin, 34.
8. Ce texte n’existe pas sous cette forme, mais la contre-partie se trouve, Prov.,
cfeio se oy JUOHOH se geit cos’ ne H gen na.peenoc ncos’ ne ejuiiTa.’y
toi, à cause non seulement de leur désobéissance, cle leur dispute et de leurs œuvres mauvaises, mais aussi parce qu’ils ont méprisé ceux qui étaient auprès d’eux en des paroles de cette sorte, parce que ceux là’ ont gardé les lois qui ont été données 2 à ces synagogues de Dieu, ou parce qu’ils ont dit au vieillard la chose qu’ils avaient vue ou ce qu’ils savaient être mauvais. Si ceux-là qui sont sortis ou que l’on a chassés hors de toi ont vu la joie ou la confiance de tous les jours qui habitent avec toi, parce qu’ils transgressaient ou se moquaient de la parole ou des lois que nos pères nous ont données:|, eh bien! ils prendront aussi confiance à jamais, ceux qui (les) transgresseront ou ceux qui se moqueront d’elles en tout temps. Ceux qui, en tout temps, méditeront parmi nous d’abandonner ce que nos pères nous ont enseigné, les paroles qu’ils nous ont ordonnées 4 ou toutes (celles) qu’ils nous ont écrites, ont informé tout d’abord la sorte de ces hommes-là ignorants que non seulement ils sont fous ou que ce sont des vierges folles qui n’ont pas d’huile clans leurs vases, ni dans leurs lampes, mais encore que leur âme est
1. Mot à mot: ils ont gardé; il s’agit évidemment des frères fidèles. — 2. Mot à mot: qui nous ont été placées.
3. Mot à mot: qui nous ont été placées. Cette phrase me semble fautive; il devrait y avoir: si ceux qui sont sortis de toi ont vu la joie et la confiance de ceux qui habitent avec toi parce qu’ils transgressent, etc. La seconde partie de la phrase se comprend très bien dès lors.
4. C’est-à-dire: les règles qu’ils nous ont données de vive voix et celles qu’ils ont écrites.
adultère quand ils sont adultèresà son égards par le moyen du démon dans les désobéissances, les querelles, les souillures et leur coeur mauvais (prêt) à toute iniquité, parce que si le coeur de l’homme n’est pas souillé, il ne pèche pas. ou si son âme n’est pas pourrie dans l’iniquité, il ne désobéit pas, il n’est pas sage pour lui seul Tous ceux qui abandonneront toutes ces paroles et toutes ces règles en toi, en tout temps, les esprits impurs siffleront en eux au milieu de leur coeur ignorant, dans leur allégresse démoniaque, en tout péché. Si les esprits de fornication et de toute chose mauvaise n’ont pas fait cela en toi dans les jours passés avant que Dieu ne nous secourût par toutes ces paroles, eh bien! les esprits de Satan ne te laisseront pas tranquille encore dans la souillure, l’impureté, le vol, le mensonge, la désobéissance, la querelle et toute chose abominable dans le coeur cle ceux qui s’écarteront des choses que Dieu nous a ordonnées dans le dessein où il nous a visités en toutes ses miséricordes. Ceux qui en toi abandonneront ces paroles et ces règles, en tout temps, Satan, après avoir choisi depuis le commencement de combattre l’homme que Dieu a créé de ses (propres)
mains, entrera dans ou s’élèvera contre son âme 2 pour les tuer en chaque péché qu’ils feront en leur désobéissance et leur transgression, comme celui qui a tué son ennemi avec une épée ou un glaive en s’élançant sur lui par ruse. Ceux qui parmi nous, en tout temps, s’écarteront de ces paroles et de ces règles, le péché s’allumera en eux comme un feu qui est allumé et, comme une fournaise, leur coeur sera fervent dans la flamme cle leur désobéissance et de l’impureté qu’ils font ou feront, et leur âme sera fumeuse comme des. ont été tués en toi par la-souillure, par le vol, par la désobéissanceenvers la vérité avant que Dieu ne nous visitât dans son dessein plein cle pitié, eh bien! ceux qui ne sont pas morts par l’épée valent mieux aussi que ceux que l’on tuera clans ces impiétés quand ils en abandonnerontces paroles et toutes ces règles. Si tu oublies ou que tu ne te rappelles pas les coups 3 ou les bles
de l’âme de Satan ou de celle des frères n’observant pas la règle; or, Satan ne peut entrer dans ni s’élever contre son âme pour faire mourir les pécheurs dans leur péché: il faut donc corriger le texte ainsi que je l’ai fait. On pourrait faire rapporter Satan d’entrer dans ni de s’élever contre son âme pour faire mourir des frères dans
sures qui t’ont été faites avant que le Très-Haut, le Dieu miséricordieuxne nous visitât dans sa miséricorde et ses grâces qui sont sans repentance: l, cherche ou regarde dans ta colonne vertébrale, dans tes cuisses, dans tes mains, dans tes pieds, dans ta poitrine, clans ton ventre, dans tes flancs, sur ta tète aussi, ton cou, tes épaules ou sur tes bras, l’endroit que le serpent a piqué sur toi, et tu trouveras que les coups ou les blessures (qui sont) en eux tous jusqu’à, une partie clans tes petits doigts et tes pieds, et tes mains, et
racine qui veut dire frapper en blessant ou blesser en frappant; la nuance qui existe en français entre coup et blessure, le mot coup étant réservé pour les cas où il n’y a pas effusion de sang, et le mot blessure servant au contraire pour les cas où le sang coule, existe peut-être dans les mots coptes, mais la chose me semble peu probable.
il n’y a pas longtemps, afin que quelqu’un dise « Celui-ci.... le corpssoulagé de la souffrance dans laquelle il a été ou sera un peu est, par jour, ou peu à peu, comme un feu que l’on a éteint sans pouvoir parvenir jusqu’au fond 2 clans des lieux creux, ou étroits, ou s’élargissant en dedans, où il avait été allumé; et c’est étonnant, car l’eau a. coulé sur lui d’en haut; mais de nouveau il s’est éveillé de ce qui le nourrit en bas après cette grande distance, et après cette multitude d’eau qui a coulé sur lui d’en haut, et il sort flambant comme si on le soufflait d’un vent venant d’un lieu fermé 3, (et) si le vent se précipitait sur lui d’en haut, enfermant le feu clans les lieux où il a été allumé jusqu’à ce qu’il les consume avec toute chose qui était en eux et aussi tous les lieux qui lui sont ouverts, et si ceux qui ont été préposés à cette chose à savoir: veiller, ne sont pas attentifs, les étincelles du feu qui est allumé en ces lieux-là qu’il faut détruire ou renverser »
1. Ce morceau provient du manuscrit de Naples 187; il a été signalé, analysé et publié en partie par Zoëga, p. 411-115 de son Catalogue.
2. Mot à mot Î sans que L’expression u TOOT, qui veut dire: imposer la main (sur quelqu’un), mesemble de la même composition.
3. C’est-à-dire d’un soufflet où le vent semble enfermé et d’où on le chasse.
sur cette flamme qui a été allumée en eux ou là, s’élanceront et endommageront les autres lieux sur lesquels il faut veiller ainsi que sur tout ce qui est en eux et en d’autres lieux qui lui sont ouverts ou qui lui sont adhérents. C’est pourquoi comme tu as combattu ou lutté clans un grand combat jusqu’à ce que tu aies éteint la grande flamme allumée en toi par la méchanceté de celui que tu appelles ton ennemi, ne t’épargne pas encore de veiller cle peur que cle petites étincelles ou cle petits charbons ne produisent une grande flamme, qu’elle ne s’étende en toi et qu’elle ne s’élève au milieu cle toi, comme au commencement, avant que Dieu ne nous visitât dans le dessein de sa bonté. Si tu ne t’appliques pas à penser cle quelle sorte sont la largeur, la hauteur et la flamme du feu qu’il a allumé en toi en ces jours-là, parce que tu n’es pas sortie cle l’intérieur cle tes chambres ou de tes maisons pour le voir, les portes étant fermées, ou parce qu’il ne t’était pas à souci de le regarder, d’autres sont accourus cle loin, cle leurs lieux d’habitation, ils ont vu: ils ne l’ont pas vu ainsi simplement5, mais ils ont pris compte de la largeur avec la hauteur de sa flamme, car non seulement cela leur est à souci, mais ils se sont aussi irrités de toute leur colère, eux tous à la fois, contre
ceux qui l’ont allumé, et qui ne l’ont allumé pas ainsi avec parcimonie, mais de toutes leurs forces, ayant multiplié la flamme cle ce feu. Et colère sur colère viendra sur ceux qui l’ont allumé ou qui l’allumeront de nouveau en toi en tout temps. Est-ce que ceux qui sont sortis pour contempler la flamme du feu allumé en toi ne sont pas les mêmes qui ont dit: « A l’heure du matin nous lui donnerons jugement, » ainsi que je l’ai déjà dit dans cette lettre? Et ceux qui ont dit: « A l’heure du matin nous les jugerons, » ne sont-ce pas eux aussi dont il t’a été dit: « Ils sont sortis au soir d’auprès une femme, affligés parce qu’elle avait donné le jour à deux enfants, l’un vivant, l’autre qu’elle a trouvé ou qui est sorti de son ventre mort, » comme l’a écrit celui qui te parle dans la première lettre que l’on a lue du secret en toi, lorsqu’il y eut mélange de sentiments en toi avant la mort de notre père le vieillard, quelques-uns de ceux qui étaient venus pour entendre dans le se moquant; et ils n’ont pas déchiré leur coeur, parce que ce sont eux les chefs du péché, comme il est écrit 3. N’y a-t-il pas encore des lieux en toi
narines du nez, et le sens figuré de cetle même expression dépend du contexte, soit se moquer, soit mépriser. — 3. Michoe, i, 13.
où ce feu ne s’étendra pas pour brûler en eux depuis cette heure, à cause des eaux qui ont coulé sur eux, que l’on a répandues sur eux? Pourquoi donc la flamme de ce feu ne s’est-elle pas éteinte 2 en d’autres lieux où elle flambait, après des eaux nombreuses que l’on a répandues non sur des lieux en laissant des lieux 3, — mais qu’ils ont répandues sur eux tous, non de par (des) hommes, mais de par celui qui n’a pas de haine contre ceux qui désirent la vie, Dieu le béni. Et il n’y a pas cle lieu en toi, soit enfermé en toi 1 même jusqu’à une trace de pas, soit dans des lieux infimes, soit en des lieux élevés, où il ne l’ait pas versée en eux tous’. Et même si tu réfléchis sérieusement 0, tu trouveras qu’il fait couler l’eau en des lieux nombreux au dehors de toi, la versant7 sur eux jusqu’à ce qu’il ait éteint la flamme du feu qui flambe en eux ou là, en la faisant abonder grandement en tout lieu que tu as enfermé pour toi 8 ou qui est tien, afin que sa plénitude monte, qu’elle se répande sur eux, qu’elle coule en clés lieux non pas seulement rapprochés de toi en
2. Mot à mot: n’a-t-elle pas cessé. — 3. Cette proposition donne la raison pour laquelle le feu ne s’est pas éteint: on a versé de i’eau en certains endroits, sans en verser en d’autres.
4. C’est-à-dire: qui sont compris en ton enceinte. La présence de H avant eqopk indique peut-être une omission dans le texte, soit d’un, soit de plusieurs mots.
5. C’est-à-dire: où il n’ait pas versé d’eau.
6. Mot à mot: si tu établis solidement ton coeur.
7. Mot à mot: la tirant (d’en bas pour la faire retomber sur eux). — 8. Il faut comprendre: en ton enceinte.
tes entours, mais éloignés de toi. O cette grande maladie sur laquelle je suis tombé ou qui est tombée sur moi! Jésus, Jésus, fils du Dieu Très-Haut, enlève donc cette maladie de mon corps ou du corps, afin que se reposent aussi ceux qui sont vexés en prenant souci cle moi 3 ou qui veillent la nuit à cause de moi, car je suis vexé aussi par ces souffrances que tu connais, toi, ô Dieu bon! car elles sont dans le corps de celui qui est en danger en elles ou sous elles. Observe ce que fit le roi David, comme il oublia ou combattit celui-ci étendit la main sur l’arche cle Dieu pour la saisir, ayant chanté et dansé clans sa joie; après qu’il eut changé d’avis 5, il fit entrer l’arche dans sa ville; semblablement aussi, celui qui parle avec toi et tous ceux qui aiment sa paix, ou qui sont d’une pensée unique avec lui ou avec lesquels il est d’une pensée unique6, soit hommes, soit femmes, nous combattrons la colère ou l’affliction que Dieu amène ou amènera sur ceux qu’il chasse ou chassera
et l’a pointillées en dessus et en dessous nnô-v pour montrer que c’était une erreur.:— 3. If faut entendre: ceux qui souffrent en leur bon coeur quand ils me voient en cet état. — 4. Allusion au fait rapporté dans le second livre de Rois, ch. vi. — 5. Mot à mot: qu’il se fut tourné.
6. C’est-à-dire: ceux qui sont, du même sentiment ou qui ont les mêmes idées que Schenoudi.
hors de toi, de temps en temps, à cause de leurs souillures, de leurs vols, de leurs désobéissances et cle tous leurs autres maux; nous serons esclaves de Dieu avec joie et nous entrerons dans ses parvis avec exultation; nous ne volerons pas, nous ne ferons rien d’impur, aucune chose abominable de cette sorte en toute transgression et toute désobéissance, à Dieu ne plaise! Si celui qui te parle est affligé, — car il est affligé et d’autres sont affligés avec lui à cause de ceux qui font des œuvres diaboliques en toi — il est plus qu’assuré et d’autres sont assurés avec lui sur (le sort de) ceux qui font des œuvres angéliques en toi. Que ce soit assez, certes! sur cette chose nécessaire dont tout bien sortira, c’est-à-dire que mes frères ou les frères ont pu réfléchir à la mesure de la longueur, de la largeur, à la couleur et à tout le modèle des habits qu’ils m’ont fait en la manière que je désirais dans la maladie où je suis tombé 1 ou qui est venue sur moi; mais s’il n’y a pas de faute dans le tissu, si ceux qui sont des ouvriers habiles cle l’art de tisser n’en ont pas trouvé en l’examinant, alors si je ne suis pas parfaitement content des habits que j’ai revêtus, parce qu’ils sont larges ou qu’ils dépassent mes
épaules, il n’y a point de faute (à reprocher) à ceux qui les ont établis 2, car leur tète ou qu’on les élargît, si elle était étroite* ou s’ils étaient étroits. Si eux donc, ils les ont élargis à cause de moi, ou si je les ai fait élargir par je les ferai mesurer, ou je donnerai leur mesure à ceux qui les ont faits, afin que je les essaie encore, seulement à Dieu ne plaise que je les place sur moi ou que je les revête du tout, en la manière que leur tête était d’abord étroite ou qu’ils étaient étroits! Et quand même il n’y aurait pas d’homme qui connût ou sût le blâme cle son prochain avant ce jour, Dieu connaît son blâme ou leur blâme 5. Certes moi, je suis devenu sans force en eux "; je les ai rétrécis, je les ai élargis, me disant que peut-être ils seraient dignes cle plaire à celui qui les revêtirait ou à ceux qui les revêtiraient. Est-ce que d’autres ne les ont pas laissés dès le commencement sité, car ils n’(en) ont pas trouvé (d’autres), et ils les ont laissés le lendemain,
2. C’est-à-dire: qui les ont faits après les avoir coupés.
3. Mot à mot: me suis-je rétréci. — 4. Il veut dire que, la partie supérieure du vêencouru et le blâme qu’ils ont encouru.
6. C’est-à-dire: je ne peux plus rien faire
ou le surlendemain, ou après des jours, ayant honte de peur que cl autres ne se moquassent d’eux, comme ceux qui étaient les amis cle leurs amis l’ont dit, moi l’entendant: « Il n’est pas bon cle porter ces habits sur vous pour vous rendre à votre travail ou à vos travaux avec eux, car à grand’- peine seraient-ils convenables sur vous en votre lieu 2. » Ces paroles et d’autres, je les ai entendues pendant que l’homme ouïes hommes les disaient3 à leurs amis. S’il n’y a pas un mystère* en toutes les paroles que tu entends ou qui te sont écrites, eh bien! celui qui te les dit est un insensé, car s’il ne mange pas cle pain ou des pains (qu’il reçoit) cle toi jusqu’à présent, du moins il met sur lui des habits (qu’il reçoit) de toi ou de tes habits,
1. Cette phrase renferme une série de fautes d’orthographe: d’abord le AMI pour la forme partifait traduire par du moins, afin de marquer cette opposition. La phrase se comprend dès lors, mais elle ne se comprend pas, ou du moins je ne l’ai pas comprise, sans ces corrections qui en réalité n’en sont pas.
2. C’est-à-dire qu’ils sont tellement beaux que vous ne devez les mettre que dans votre cellule, ou votre monastère. Quand on sait combien les fellahs actuels sont gênés par les habits pour travailler, qu’ils les ôtent, s’il ne fait pas trop froid, dès qu’ils sont au travail et ne conservent que leur pagne ou leur caleçon, on comprend facilement que Schenoudi ait eu de la
3. Mot à mot: les ordonnaient. — 4. Je traduis le texte tel qu’il est, mais la plus simple réflexion montrera qu’il n’y a nul mystère en ce que dit Schenoudi qui est au contraire très compréhensible; toute difficufté disparait si au lieu de AMI on lit Aien: il faut alors traduire: s’il y a quelque mystère,... eh bien! celui qui te les dit est un insensé, — ce qui donne un sens au moins raisonnable.
n’ayant jamais reçu d’habits d’étrangers jusqu’à présent, mais mangeant du pain (qu’il reçoit) de mains étrangères; certes si je ne mets pas d’habits (qui viennent) de toi, comment saurai-jeleur mesure ou comment les mesureraije? ou ne sais-tu pas que, si je ne mets pas les tiens, tu deviendras indifférente pour ne pas chercher la sorte de leur couleur, ou leur longueur, ou leur largeur, ou toute leur ornementation? et si ce n’eût été à cause de cela, il aurait été possible que d’autres les fissent pour eux, ou même il serait arrivé que des amis eussent persuadé mon coeur afin que par eux je les revêtisse, en sachant que c’est le désir cle leur ami, car si cela n’arrive pas de nouveau, le temps viendra où il s’en dépouillera 2. Mais vous, vieille femme et Tapollé, avec toutes les mères qui sont près cle vous et toutes celles qui sont d’un même coeur avec vous et avec nous tous à la fois, nous vous en prions, tenez-vous ainsi clans la vérité, mes bien-aiméesa; ne laissez personne de celles qui pèchent en vous de temps en temps.... (sic exil).
... c’est un juste aimant les étrangers. Mais ceux-ci, ils habitent dans leur propre ville 4, on les appelle Peuple de Dieu, (et) ils font les œuvres de Sodome et de Gomorrhe. Est-ce que les Ecritures parlent seulement des gens de ce temps-là? Est-ce qu’elles n’ont pas prophétisé pour tout le monde en tout temps? Nous sommes, certes, éloignés de Soclome et cle Gomorrhe, mais nous accomplissons les péchés de ces gens-là, principalement la violence à laquelle sont unies les rapines. Ces choses, je les ai dites parce que nous péchons tous et sommes remplis cle honte jpar suite des grands biens que le Seigneur Dieu nous fait en tout temps, car nous voyons aussi la mulcordes du Très-Haut. Comme Dieu est bon ainsi que son Christ, il aime les œuvres de ses mains, mais hait le péché, il ne désire pas qu’une seule âme humaine soit perdue; mais par contre il voit aussi que nous ne cessons pas
1. Ce morceau a été pris du nis. CLXXXIIX de Naples, analysé et publié en partie par Zoëga dans son catalogue, p. 425-429, dont une réplique se trouve au ms. CXC, p. 470; puis d’un fragment rapporté par WOÏDE et déposé d’abord à la Clarendon Press; puis à la Bibliothèque Bodléiennede l’Université d’Oxford où il porte actuellement le numéro b. 3, 21, et d’un fragment de la Bibliothèquenationale.
le péché. Il a perdu ces deux villes et toutes celles qui étaient aux alentours, afin que toutes les autres villes et celles qui sont dans le monde entier craignent, comme il est écrit: « Il les a données en exemple à ceux qui feront des impiétés". » Ne sommes-nous donc pas sensibles à toutes les choses par lesquelles Dieu nous instruit 7? ne savons-nouspas que, si nous échappions au feu cle ces (châtiments) en ce lieu-là, maintenant, nous n’y échapperions pas dans le lieu où nous irons? Ainsi par sa bonté, parfois, il instruit un pays; par des souffrances, parfois, il châtie une ville pour voir si les autres se repentiront. Réfléchis, toi, aux Ecritures et tu sauras toutes les choses par lesquelles Dieu prend soin de nous. Il veut que nous allions vers lui en paix; mais nous, nous nous préparons une inimitié pour l’heure où nous nous tiendrons à son tribunal.
Ou peut-être ne (te) dis-tu pas: « C’est un grand péché que faisaient les hommes cle Sodome et cle Gomorrhe, et chacun ne sait-il pas, parmi ceux qui craignent Jésus", que le Seigneur les a perdus selon leur mérite? » Donc, pense que quiconque fera cette abomination, le feu de la géhenne lui est préparé, et surtout à ceux qui se glorifient de la
6. Cf. Epist. Jud., 9. Ce n’est pas une citation.
7. C’est-à-dire: nous châtie. — 8. Je crois que l’expression eTp gn-rq-nic est mise
science et disent qu’il n’y a point plus sage qu’eux. Et quelle est la science de ceux qui osent faire ces impiétés? car leur scienca est de la cendre et leur sagesse est maudite. N’y a-t-il pas violence? ou ne l’a vais-tu pas dit d’abord: « A Dieu ne plaise 4 »? Et comment répondra-t-ilà ceux qui diront au jour du jugement: « En ton nom, nous avons prophétisé et chassé les démons, entendre ces (paroles): « Je ne vous connais pas », ou « Eloignez-vous de moi"’ »? Quoi certes! n’est-ce pas à cause cle leurs impiétés qu’ils font secrètement sans que personne le sache, sinon Dieu, afin que nous chassions toute ruse avant que Dieu ne juge les choses cachées? Est-ce que nous pourrons même nous tenir debout (à son tribunal)? est-ce que nous échapperons à ce qu’il nous aborde (en) disant 1’: « Je ne vous connais pas »? Remarquons qu’il ne dit pas: « ceux-ci et ceux-là », mais il dit: « beaucoup en ce jour diront »; non pas beaucoup de ceux qui ne le connaissent pas, mais beaucoup de ceux qui se glorifient en son nom. Car autre chose est la paille et l’ivraie »
duction me semble tout à fait insuffisante. Je croirais volontiers que le texte est fautif. — 5. ED. sec. Matth., vu, 22
6. Mot à mot: est-ce que nous serons sauvés de manière à faire que celui-ci nous rencontre, disant. •
évidemment préparées pour le feu 1, et autre chose ce que les hommes regardent comme du froment, lorsque c’est surtout de la paille pour celui entre les mains duquel nous tomberons3, le Seigneur Jésus le Christ qui a comparé les hommes rusés (et) hypocrites aux sépulcresblanchis, beaux à l’exferont certes le nom et l’habit sans la pureté? Où sont les fruits qui leur conviennent B, c’est-à-dire les vertus dignes de faire honneur au Christ roi? car les noms, les habits et les couronnes n’atteignent que jusqu’à l’heure de la mort seulement. Ni le nom, ni l’habit ne pourront nous secourir; car nous irons devant Dieu comme tout homme, nous qui portons le nom et l’habit, jusqu’aux rois et à quiconque est dans les grandeurs de Dieu. Car, comme ceux qui sont riches, qu’ils en aient fait du bien ou non, laisseront leurs (biens) pour s’en aller ou pour recevoir une miséricorde de Dieu parce qu’ils ont été charitablesr’ ou pour recevoir des reproches7 parce qu’ils n’ont pas été
2. Mot à mot: autre chose est la paille qui est manifestée avec l’ivraie préparée pour le feu.
3. Mot à mot; entre les mains duquel nous vienà mot; qui leur sont comptés.
6. Mot à mot: qu’ils ont été cénobitiques, c’est-àdire: mettant en commun, d’où charitables.
7. Mot à mot: ou que des reproches leur soient dus aussi.
aimant les hommes, c’est ainsi que nous serons 5; le nom et l’habit, nous les laisserons afin démarcher"; si nous avons fait ce qu’il fallait pendant que nous les portions, eh bien! on nous justifiera; mais si nous avons fait ce qu’il ne fallait pas, eh bien! on nous condamnera. Ce lieu 7 est le seul où il y ait de la différence à cause du nom et de l’habit: ceux qui sont droits, on les glorifie en vérité et on nous renomme à cause cle notre justice; mais ceux qui sont pervers, quand même on les glorifie, ce n’est qu’hypocrisie (en) disant des choses qui ne conviennent pas 8. Dans le lieu vers lequel nous regardons, il n’y a point d’homme élevé à cause du nom ou de l’habit; ceux qui sont élevés, sont élevés à cause de leurs bonnes œuvres.
Si nous voulons encore dire qu’ils sont élevés de nom, nous le dirons pour persuader notre coeur; si nous accomplissons (notre vie) bellement comme tous ceux qui ont fait les volontés de Dieu, au commencement, nous dirons: « Ils y sont élevés dans les œuvres, ils y sont élevés de nom », surtout les prophètes, les apôtres et tous les saints. Ce sont seulement ceux qui feront les œuvres du nom’ qui seront bienheureux; mais ceux qui seront négligents, non seulement
6. C’est-à-dire: en quittant ce monde7. C’està-dire: ce couvent.
8. Mot à mot: Quant aux pervers, si on les glorifie aussi, mais par hypocrisie en disant des choses qui ne sont pas convenables, littéralement: qui ne se tiennent pas solidement.
9. C’est-à-dire: les œuvres qui conviennent au nom.
pour faire les œuvres du nom, mais au point d’accomplir ce qui est abomination pour le nom, c’est-à-dire ce qu’il n’est pas permis de faire, y seront maudits. Il n’y a point de roi, point de puissance, point de personne (appartenant) au genre humain qui commande dans les cieux, sinon Dieu et son Christ, le Seigneur, le roi du ciel et de la terre. Ceux qui (en) seront dignes par leurs bonnes œuvres seront les rois de la vie jusqu’au siècle: ceux qui sont morts avec le Christ, ce sont ceux qui revivront de nouveau avec le Christ; ceux qui ont souffert avec le Christ, ce sont eux qui seront glorifiés avec lui; ceux qui ont souffert non seulement dans le nom, mais dans la foi et les œuvres et aussi dans toutes les épreuves, ce sont eux qui seront rois avec le Christ, non pas égaux avec lui, car c’est un dieu et c’est un roi.
Si nous sommes les enfants du roi le Christ, eh bien! nous sommes rois. Est-il quelqu’un qui soit plus roi que ceux qui trouveront miséricorde près de Jésus? surtout ceux qui ont hérité son royaume. Car qui héritera le royaume des cieux sans qu’il soit roi? Est-ce que quelqu’un est roi, sinon ceux qui n’ont sur eux d’autre maître que le Christ Jésus et son père? Y a-t-il autre roi"
sinon d’être libre de la colère future5? Y a-t-il une autre royauté" sinon être roi de la vie jusqu’au siècle? Voir le visage d’un ange dans la joie, ou d’un saint, c’est être plus que roi. Est-ce que je n’ai pas dit: voir celui qui nous a façonnés face à face, le Seigneur, le roi, le Christ, et le fils du roi, est précieux tant et plus 7, et il n’y a pas de roi qui soit en dehors de ce présent6, car ceux qui seront dignes de le voir dans sa gloire, ce sont ceux qui seront glorifiés par lui. Mais qui sont ceux à qui arriveront ces grands charismes, sinon ceux qui se sont ceints dans le service militaire du roi le Christ? Ayant pris le bouclier cle la foi, ils sont allés à la bataille (?), ils ont combattu contre toute impiété pour ne pas la laisser dominer sur eux. Ceux qui sont libres de l’esclavage du péché, ce sont eux qui y seront libres de toutes les vexations". Ceux qui sont esclaves de l’impureté et de l’iniquité, et à peine si la mort les (en) a séparés, ce sont eux sur lesquels domineront là toutes ces nécessités. Pourquoi avons-nous eu confiance dans toutes les violences dont nous nous
5. C’est-à-dire: de la punition qui sera donnée au jugement dernier. — 6. s’e pour ne. — 7. Ce qui vaut mieux que toute chose.
violentons nous-mêmes? Ne nous rendons pas étrangers à Dieu et à son Christ pour une joie, une consolation fausse et des impiétés; ne soyons pas les ennemis de ses saints, sachant que si Dieu détourne son visage cle nous, rien ne nous servira dans notre vie et notre comparution (à son tribunal). Qui sont, parmi ceux contre lesquels Jésus s’irritera dans leur vie et clans leur mort, ceux contre lesquels ne sera pas remplie de colère toute la race 1 des justes? Si le péché trouve place en des hommes avant la grâce ou la vocation, ce n’est rien; il n’est pas difficile cle l’en purifier, s’il se repent; mais si une impiété domine un homme après la vocation et la grâce et le nom et les lieux saints clans lesquelsil est, il est difficile que l’on en échappe 5; il est encore beaucoup plus difficile qu’on échappe à la colère de Dieu. Car c’est le type de Judas: après le nom et après qu’il eut été compté avec les onze’ apôtres, et après qu’il eut pris le pain, c’est alors que Satan entra en lui, et que le diable mit en son coeur de trahir son maître afin qu’il fût châtié jusqu’au siècle, lui et ceux auxquels il l’a livré, les grands prêtres et
1. Lisez: ne eT01rn0.Aj.01r2.. — 2. Les deux dernières lettres de ce mot ont été
5. Mot à mot: il est difficile qu’ils soient faits hors d’eux. —• 6. Judas est compté avec les onze apôtres, mais à part, et il est le douzième
les prêtres et quiconque a mis la main sur le Seigneur dans leur assassinat à la manière des bêtes féroces. Est-ce que je ne dis pas ces choses en abrégé et ne pleuré-je pas sur ces malheureux? car comment sont-ils maintenant dans les souffrances où ils se trouvent, irrités contre eux mêmes, surtout à cause de ce qu’ils ont fait, et s’étant maudits eux-mêmes à cause de leur aveuglement de coeur? En vérité leur table a été pour eux un piège et un filet, un scandale et une rétribution", car ils ne manqueront pas d’engin sur leur table, parce qu’il est tout à fait nécessaire qu’ils mentent, assis sur elle, mangeant leur pain, disant: « Il n’y a pas de Dieu 7! » Mais je dirai encore la loi de leur coeur souillé: à savoir leur table, les engins et les filets avec lesquels ils prennent, ce sont les enseignements et les commandements qu’ils donnent, cherchant à tuer le Seigneur, Car il n’y a qu’une chose avec laquelle le chasseur tend des embûches à ceux auxquels il tend des embûches, mais ses ruses sont nombreuses; c’est pourquoi je dirai de la loi et des prophètes que c’est leur table: au lieu de connaître le Seigneur par
1. Lisez: eo-s-s’ops’c. — 2. Aux trois dernières lettres de ce mot commence le ms. sion de chute et de châtiment. — 7. Psalm., LXVIII, 23, 8t xi, 3, 1.
eux, ils l’ont ignoré jusqu’à ce qu’ils soient tombés sur leur rétribution’". Y a-t-il d’autre filet, d’autre piège, d’autre engin que de troubler Pilate en criant et disant: « Nous avons une loi et selon cette loi il faut qu’il meure, parce qu’il s’est fait le fils de Dieu"! » Et cela ne leur suffit pas, mais ils ment ils dévoilèrent leur athéisme méprisable avec la colère dont l’Evangile a dit qu’elle restera sur eux 13. Ils ont dit encore: « Nous savons que cet homme est un pécheur »; et: « Enlève-le! enlève-le! crucifie-le1’! » afin qu’eux-mêmes ils entendent dire à des myriades de myriades innombrables1:; dans les cieux: « Enlevez-les! enlevez-les! enlevez ces athées! Châtiez-les! châtiez-les jusqu’au siècle! » Car le Seigneur Jésus a dit ceci: « Quand le mensonge parlera, il parle cle ce qui est à luilc. » Vous voyez que comme il
4. N° 195 n’a pas ces mots, comme cela se comprend. — 5. N° 195 n’a pas ce mot.- venus à la main de leur rétribution; c’est-à-dire sur le châtiment qu’ils ont mérité par les actions mauvaises qu’ils ont commises. — 11. Ev. sec. Joli., xix, 7. — 12. Ibid., XVIII, 30. — 13. Je ne crois pas que cette parole ou une semblable se trouve dans les Évangiles; mais ce que dit Schenoudi repose sans doute sur la parole: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants; par conséquent, la malédiction reste. — 14. Ev.
faut être en deuil sur eux! il ne faut pas non plus être affligé sur eux, car (Jésus), sachant ce qu’ils diraient, a été le premier à leur dire: « Qui parmi vous me convaincra de péché 10? » De même qu’il reproche leur calomnie par le saint prophète Isaïe, disant: a Qui prendra jugement avec moi? qu’il se tienne contre moi en même temps! et qui jugera avec moi? qu’il s’approche de moi’ 1 »; et certes il a dit bellement: « Vous tous, vous deviendrez des haillons dans vos impiétés comme un vêtement, et vous serez mangés par votre incrédulité comme (par) une teigne 11! » et aussi dans le saint prophète Jérémie: « Quel péché vos pères ont-ils trouvé en moi pour s’éloigner de moi 13? » car ils se sont éloignés de Dieu vraiment et maintes fois, les (gens) de la race d’Israël: une fois en adorant les idoles, une (autre) fois en tuant les saints, et enfin ils ont jeté leurs mains sur le roi de l’univers, manifestant leur impiété et la pensée mauvaise cle leurs chefs, ceux dont les saints dévoilent leur pauvreté en disant: « La loi s’est égarée de par le prêtre et
12. Ibid., L, 9, mais Schenoudi paraphrase.
« le dessein de par les vieillards’. » Car il est évident qu’en entourant le Seigneur comme des chiens, ils ont égaré la loi’"’ dont ils parlent. Ne laissez personne entendre la parole qu’a ditel’Apôtre: « Est-cequ’ils n’ont pas buté pour tomber? A Dieu ne plaise 10! » Il pensait que ces malheureux-là échapperaient à la sentence dite pour eux: « La loi a erré loin d’eux et le conseil 11 », car l’Apôtre dit cela de ceux qui seront sauvés en croyant au Christ, comme il dit aussi; « C’est ainsi que tout Israël a été sauvé 121 » Ceux qui ont été sauvés, ce sont ceux qui se sont écartés de l’infidélité des Juifs et ont cru au Christ en vérité. Car il parle ainsi de ceux qui n’ont pas abandonné leur infidélité: « Si le nombre des enfants d’Israël était comme le sable de la mer, un reste (seulement) serait sauvé 13? » et c’est aussi un reste qui a été (choisi) par une élection de grâce, comme ceux dont le Seigneur a témoigné à leur
9. C’est-à-dire: ils ont fait sortir la loi du droit chemin
10. Epist. ad Rom., xi, 11. — 11. Le texte n’est pas achevé. Tout ce passage me semble fautif à partir de eTovigô.’xe eT&KHTq. — 12. Epist. ad Rom., xi, 26. Mais ce
« devant Baal ". » Ce sont eux dont il est dit encore: « Sur des vases de pitié ’° »; ce sont ceux qui appartiennent à la pitié: la pitié du Seigneur les entourera et les poursuivra; ceux qui appartiennent à la colère seront pris au piège et chassés, c’est-à-dire ceux-là, les chefs et le scandale des foules. Et quand même Dieu pardonne à ceux qui se sont repentis clans le peuple, il ne pardonnera pas à ceux-là, car ce sont eux qui les ont scandalisés, qui ont blasphémé le Saint-Esprit, et plût au ciel qu’on eût attaché une pierre à moudre à leur cou, qu’on les eût submergés dans la plaine cle la mer, et cela aurait mieux valu pour eux, et aussi pour Judas, que d’aimer la malédiction afin qu’elle vienne sur eux, afin que la bénédiction s’enfuie d’eux parce qu’ils ne l’ont.pas aimée. Avec justice la bénédiction les a fuis, car ils se sont vraiment réunis contre le Seigneur dans leur insolence, parfois mentant, parfois se moquant, disant des paroles d’impiété, branlant leurs têtes en disant: « Vah! toi qui détruiras le temple 11! » Vraiment j’admire que jusqu’à la manière dont ils ont dit: « Vah! » l’Évangile ne soit pas resté sans l’écrire,
1. N° 195 n’a pas ce mot, et le sens de son texte est: les chefs de scandale.
« 2. Lisez: nTe.TAAeT4.noei.— 3. N° 195: nT-e-aAa.a »., ce qui est la bonne leçon.
11. Mattli., xxvu, 40, et Marc, xv, 29.
comme une preuve" que le Seigneur ne leur pardonnerait pas une seule parole qu’ils ont dite contre lui, une seule chose qu’ils ont faite contre lui. Par quoi? En disant: « Vah! » Quoi encore? Les uns certes ont dit: « Marche 12! » en le poussant et en le traînant vers la croix, en le dépouillant; d’autres en lui tirant ses habits et ses mains pour les clouer à la croix; d’autres en lui tendant du vinaigre, en le menaçant pour le faire boire; d’autres en se moquant (et) disant: « Toi qui détruis le temple de Dieu et le rebâtis en trois jours" »; ceci et cela, ils (le) disaient se moquant de lui, ces insensés vraiment sur lesquels on a versé la méchanceté, ces vrais impies dont les réflexions ont été arrachées avec leurs racines vraiment impies, dont les voies sont des abominations pour le Seigneur, ces vraies fournaises de malice sur la tête desquels sont tombées toutes les malédictions des Écritures1’, ces vrais impies dont la bouche a dit de grandes contre le Seigneur
« 1. N° 195 a: eois-AAô.en, ce qu’il faut, — 2. N » 195: goeme. — 3. Le mot est écrit ce mot finit le fragment du manuscrit de Naples, mais ce fragment continue dans un autre ms. de Naples CXCV, dont les variantes sont signalées plus haut, — 11. Mot à mot: comme un signe. - 12. C’est, je crois, la seule manière d’expliquer ce passage qui doit être fautif. —13. Matth., xxvn, 40; Marc, xv, 29.
14. Mot à mot: il n v a pas une malédiction de l’Écriture sans qu’elle soit venue sur leur tête.
eux par qui des foules de scandales ont eu lieu et sur la tête desquels tomberont 5 le jugement et ie sang de ceux qu’ils auront scandalisés, et qui recevront un jugement de perdition éternelle en présence du Seigneur. Mais faisons encore des reproches à ceux qui sont troublés voyant que quelques-uns ont eu une longue viel! si bien qu’ils sont devenus très vieux, et que d’autres meurent petits, disant: « Ce sont les jours de chacun. » Ce n’est pas cela, car à Dieu ne plaise que l’homme vive ou meure sans (l’ordre de) Dieu et cle son Christ; ce n’est pas une seule fois que cette parole combat contre ces hommes insensés, disant: « Que méditez-vous contre le Seigneur’? » C’est lui qui fera la consommation8. Je commencerai donc à dire ce qui est et c’est encore ce qui est’1. N’est-ce pas le Seigneur qui dit: « Est-ce que l’on ne vend pas deux passereaux pour une obole, et pas un seul d’entre eux ne tombera sur la terre sans le 10 (sic exit). »
6. Mot à mot: qui ont fait de grandes durées.
7. Psalm., n, v. 2. Ce n’est qu’une allusion et non une citation.
8. Mot à mot: qui fera une fin, c’est-à-dire: qui mettra, fin à la vie. — 9. Schenoudi fait sans doute
PETITS DISCOURS POUR DES CONFRERES MOINES Vraiment, si je pense à nos pères anciens, je deviens comme celui qui ne connaît pas Dieu! N’est-il pas étonnant que notre père Abraham, notre père Isaac, notre père Jacob se sont mariés’.’, ont eu des enfants, ont pris des femmes pour leurs enfants, ont donné à leurs filles des maris, qu’ils ont fait leurs noces, qu’ils ont fait cle grands festins quand ils sevraient leurs enfants, ainsi qu’il est écrit: « Abraham fit un grand festin quand on sevra son fils Isaac 12 »? Ils faisaient des fêtes, mangeaient, buvaient en des mesures de vérité". Nombreux étaient les bestiaux de toute sorte qu’ils possédaient; en grande quantité’4 l’or, en grande quantité l’argent, en grande quantité tous les biens qu’ils avaient en tout (genre) cle richesse! Et le Seigneur leur parlait, les informant de toute chose, et les nourrissait; leurs maisons étaient pleines de tous biens, et ses anges les gardaient, comme Jacob a dit: « C’est Dieu qui me nourrit depuis mon enfance, c’est l’Ange »
1. A ce mot commence le manuscrit d’Oxford. O. neqcoTm. — 2. O. H, ce qui ce mot. — 9. O. Tô-AinTRo-s-ei. — 10. epoei.
11. Mot à mot: se sont assis avec des femmes. — 12. Genèse, xxi, 8.
13. C’est-à-dire: convenablement, sans faire
« « qui me guide de tout mal "! » Et non seulement un grand nombre ont reçu par eux une bénédiction sur la terre, car leur semence aussi a obtenu des hommes nombreux comme le sable 14, mais encore ceux qui iront (au tribunal) de Dieu, car l’Ecriture dit de tous les morts parmi nous, nous (autres) chrétiens, depuis (le) roi jusqu’au prêtre, jusqu’aux martyrs eux-mêmes qui ont versé leur sang: ci Tu les jetteras tous dans le sein d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ". » Pourquoi tous ces honneurs leur sont-ils (faits) avec une gloire semblable, c? N’est-ce pas à cause de leur foi, de leur amour pour le Seigneur Dieu et de leur innocence? comme le Seigneur leur a dit: « Fais ce qui me plaît en ma présence, afin que tu sois sans péché et que j’établisse ma promesse avec toi ’7 »; et (n’est-ce pas) surtout à cause de leur hospitalité? N’avez-vous pas lu toute leur vie? Et nous, malheureux, nous nous rendons pauvres, nous avons faim, nous avons soif, nous supportons des foules cle souffrances, disant que nous les souffrons 1" pour Dieu, jusqu’à
1. O. a.ne-5-cneircnepAAe. (sic). — 2. O. AHIIHO. Ce mot est le premier en verso du mot n’existe pas dans O. avec raison. — 11. 0. engice. — 12. O. -se eneipe, comme mots ne sont pas dans l’Écriture, c’est une allusion à Luc, xvi, 22 et une paraphrase de ce verset.
16. Mot à mot: avec la gloire de cette sorte. — 17. Genèse,
des vêtements vils et aussi des nourritures (de la même sorte), si bien que nous ne buvons pas même d’eau à satiété sou ventes fois, et (nous n’avons) notre ventre est desséché, nos chairs sont desséchées, sans que les péchés de l’ennemi, (le) démon, aient cessé en nous. Souventes fois, quand il nous plairait de rafraîchir notre langue à cause de la soif, lorsqu’elle est devenue comme ce qui est desséché, certes elle calomnieraou nous calomnieronspar elle, nous murmurons, nous piquons, nous, percions le coeur des autres, nous sommes jaloux, nous haïssons, nous disputons, nous faisons ceci et cela que l’on doit haïr 14. Je sais que c’est une affliction d’entendre ces paroles! mais bienheureux ceux dont les chairs se sont desséchées pour Jésus, dont les coeurs et les bouches, (où) tout mal a abondé, se sont desséchés! Bienheureux ceux dont les yeux ont langui de soif pour Jésus lc, car ils ont rendu le diable aveugle et c’est (aussi) un aveugle pour ceux en qui habite Jésus, Malheur
toute cette phrase d’O. doit se traduire ainsi: sans que les péchés aussi de toute sorte ce mot finit le fragment du ms. de Naples, publié presque en entier par Zoëga.
15. Mot à mot: dignes d’être haïs. — 16. L’image est forte et peu ordinaire.
à ceux qui l’attirent au point cle l’introduire dans leurs maisons et dans la chambre de leurs âmes, parce que Jésus n’y habite pas, — s’il y habite, il habite seulement sur leur langue et non dans leur coeur, — assez pour dépasser le péché 0. Ne méprisons pas la grâce de Dieu; mais rendons gloire à Dieu qui nous a faits maîtres de nous-mêmes. Les hommes qui sont tentés par les esprits méchants, s’ils avaient la puissance cle ne pas les laisser entrer en eux, ne les supporteraient point, si bien que les (esprits méchants) les jettent dans le feu, dans l’eau, les étendent à terre et leur font (endurer) d’autres grandes souffrances 7. Vous voyez que vous négligez de fouler aux pieds Satan et ses maux, jusqu’à ce que nous entrions dans des souffrances nombreuses par l’esclavage du péché8, car nous ne l’avons pas fait mourir en nous, comme ceux qui font mourir le corps et font mourir le péché en eux, parce qu’ils veillent et sont vigilants. Le mur qui entoure la ville est bon; mais si l’on ne veille pas sur lui, les barbares la prendront sans que personne ne la (leur) ouvre. Bonnes sont les œuvres pour l’homme qui endure la souffrance;
texte est fautif. — 6. Pour dépasser afin de ne pas pécher.
7. Mot à mot: avec d’autres souffrances grandes qu’ils leur font. — 8. Toute cette phrase me semble
mais s’il ne veille pas avec les œuvres, le péché le dépouillera comme ceux qui n’ont pas pu s’affliger en se donnant eux-mêmes à la souillure pour faire toute impureté. Si une ville a des murs petits, point trop élevés, qu’elle combat son ennemi et le vainc, vraiment c’est une honte et un reproche excessif pour celle que l’on prend, quoique ses murs soient élevés ’! Je dis ceci: s’il y a un homme dont les œuvres soient de petites pratiques, qui combat le péché et en est victorieux, c’est une honte et un reproche pour celui dont les œuvres sont nombreuses et dont le péché est victorieux. Car il nous faut vraiment être fidèles jusqu’à la mort, ô frères bien-aimés, nous qui nous exerçons dans toute piété, afin que nous échappions à la menace du blâme sur le tribunal saint au jour où l’on nous enquêtera5 par-devant le tribunal de Dieu, près duquel se tiendront tous les Anges, les Archanges, les Chérubins et les Séraphins, les Puissances, les Dominations et les Gloires, attendant la sentence qui sera (prononcée)". C’est pourquoi le Sau
2. Lisez: ne eTAiAioc. — 3. A ce mot commence le recto du feuillet e. Je lis o-s-turne.
4. Mot à mot: sont grands.— 5. Je préfère de beaucoup ce sens à la traduction ordinaire: où l’on nous visitera, et je crois que c’est le. sens de l’expression. — 6. Tous ces divers ordres d’Anges jouent le rôle des quarantedeux assesseurs d’Osiris. De plus, on voit que Schenoudi connaissait sept choeurs des Anges sur les neuf que compte la théologie catholique.
« comme des esclaves qui attendent leur maître (pour voir) à quelle heure il entrera dans le lieu de la noce, afin que s’il arrive et frappe, ils lui ouvrent aussitôt. Heureux ces esclaves"! » Si l’homme vit en dehors de la coutume1 de ce monde, son coeur recevra la lumière par les Écritures.Voici un homme richesses; s’il s’endort dans la nuit, laisse son coeur en dehors 1, les voleurs viennent, le volent et lui prennent toute sa richesse; mais s’ils viennent, qu’ils trouvent la lampe allumée dans la maison, ils craignent que les. hommes ne soient éveillés, parce qu’ils voient de la lumière dans la maison, quoique les (hommes) soient couchés pendant que la lumière est allumée dans la maison, ils s’en retournent; ainsi en est-il, ô frères, d’un homme qui a la crainte cle Dieu en son coeur; soit qu’il veille, soit qu’il soit couché, si les voleurs viennent afin de le voler, la crainte de Dieu qui est en son
1. A la seconde syllabe de ce mot commence le verso du feuillet. — 2. Il n’y a pas allusion, mais citation de Luc, xu, 35-37. — 3..l’avais d’abord traduit ce mot contexte ne cadre pas avec ce sens; je crois que le sens premier de ce mot est changé les langues à particules séparables
4. C’est-à-dire: ne s’inquiète pas des choses sur lesquelles il doit veiller.
coeur et les Anges qui veillent sur lui les châtient afin qu’ils s’en aillent, comme Jacob l’a dit: « L’Ange qui me sauve de tout mal". » — De Sche
Discours pour faire que chacun garde sa vie sans tache, surtout ceux qui sont dans la prêtrise et le monachisme. Je lis les Évangiles saints tout ce temps, voici plus de soixante ans, et j’en parle voici plus de quarante-trois ans, depuis que mes pères saints se sont reposés, et, lorsque ce discours m’a été révélé, je l’ai su maintenanten cette année après que nous sommes allés à Éphèse, à savoir que, lorsque viendra" le fils
dans le feuillet de la Bibliothèquenationale qui nous a conservé le commencement tième discours de Schenoudi (extrait); mais je ne peux affirmer qu’il en doive être pas le sens de si, car il est bien évident que dans la pensée de Schenoudi la venue du juge n’est subordonnée à aucune contingence.
de l’homme selon l’économie(du plan divin)’", Dieu et fils de Dieu selon la divinité, alors il montera sur le trône de sa gloire, toute race d’hommes sera rassemblée par les Anges qui les placeront en sa présence, il les séparera les uns des autres comme un berger sépare les brebis des béliers. Voilà ce que je cherche et ce sur quoi j’interroge. Quant aux préceptes: « J’ai eu l’ai in ej vous m’avez nourri », ou « vous ne m’avez pas nourri 11 », et ce qui vient ensuite, nous en parlons tous les jours; mais mon âme est troublée dans ce qui vient de m’être révélé à présent. Prenez garde qu’il ne dit pas: « Afin qu’il sépare les bêtes féroces des brebis », car il est impossible de faire que des loups selon leur nature soient mélangés avec des brebis, à moins que ce ne soient des hommes qui sont devenus des bêtes sauvages, selon ce qu’a dit le Seigneur à ses disciples: « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups " »; s’ils se convertissent et deviennent domestiques,:|, alors ils seront
1. P. Ke.TAAnTnoTfrc. — 2. Après ce mot, lacune dans le P., et en bas on lit l’anlacune. Ici commence le verso du feuillet d’Oxford. — 7. Le P. a une lacune de huit lignes. — 8. A ce mot commence la seconde page [&) du feuillet. — 9. P. a: npwAxe j’ai traduit par économie du plan divin, afin de marquer par l’emploi même du mot grec le sens qu’a ee mot dans la théologie catholique. — 11. Matth., xxv, 35 et 42.
mêlés aux brebis; mais il a dit les brebis et les béliers. Est-ce que donc ces deux genres qui sont dans une même bergerie, qui ont été. nourris 18 des mêmes herbes, qui ont bu aux mêmes puits, ne se sont pas accoutumés l’un à l’autre pendant tout leur temps? Est-ce que, si on les sépare les uns des autres, les brebis d’un côté afin de se reposer dans leurs pâturages, leurs endroits do se mettre à l’ombre et cle boire, et les béliers afin d’être chassés dans des lieux déserts et brûlés par le vent dans la colère du berger; est-ce qu’ils ne s’écrieront pas vers les brebis, et, s’il n’y a pas une âme cle bête en eux, ne crierontils pas: « Nous étions dans cette même bergerie avec vous et nous paissions ensemble, nous buvions les uns avec les autres, et nous prenions l’ombre (avec vous); quel est donc ce tonnerre qui est venu sur nous? » Est-ce que, d’après les paraboles du Seigneur, les sages ne viennent pas de penser qu’il viendrait séparer les impitoyables des pitoyables, les impurs des purs, les
avec des mots omis, comme l’indique le sens général. — 10. P. Ainoimpoc, ce qui
11. Avec ce mot finit le feuillet du ms. de la Bibliothèque nationale. — 12. Mot à mot: qui paissent des mêmes herbes.
fornicateurs des bons, les infidèles athées des hommes de Dieu fidèles? Est-ce qu’après la séparation, l’un n’a pas élevé la voix, pleurant sans personne qui l’écoute? lorsque nous verrons ceux qui ont accompli leur vie en plaisant à Dieu et en opérant des œuvres bonnes de lumière 5, — car il faut que nous nous voyions les uns les autres chacun selon son rang, d’abord les évoques, semblablement les prêtres et les diacres qui sont en ce même clergé, voyant ceux qui ont accompli leur service bellement et toutes leurs autres œuvres qu’il leur fallait faire, un moine avec son compagnon" ou un anachorète, — ne s’écrieront-ils pas avec amertume: « Est-ce que nous n’étions pas dans cette même église et cette même synagogue? » et: « Est-ce que nous ne lisions pas les mêmes Ecritures? Ne participions-nous pas à ce même mystère? » De même aussi une nation impie près d’une nation pieuse qui connaît Dieu, un magistrat près d’un magistrat, un riche près d’un riche et un soldat près d’un soldat, jusqu’à un voleur qui ne s’est pas repenti près cle celui qui s’est repenti, et chacun de ceux qui
5. Mot à mot: et étant lumineux dans des œuvres bonnes.
6. Mot à mot: avec son compagnon, moine. Toute cette phrase est terriblement boiteuse.
ne se sont pas convertis cle leurs péchés près des justes, jusqu’à un fils de pestilence près d’un père pur-; ainsi encore un frère souillé près d’un frère pur et un homme mauvais, adultère près de sa femme digne" et bonne, et un juge qui reçoit (clés présents), qui déprave le jugement près de celui qui juge sans faire acception cle personne 1" et, afin que nous ne disions pas une multitude", tous ceux qui l’ont l’impiété près cle ceux qui l’ont la piété, depuis le roi jusqu’au magistrat ou puissance, et tout chef ou tout peuple, sans que ceux qui seront à gauche aient autre chose qu’affliction cle coeur, reproche, chagrin et d’autres vexations et d’autres nécessités. Certes, mauvais sera le reproche que chacun se fera à lui-même, tout seul, comme l’Amenti et le feu de la géhenne! Quelques-uns diront: « J’étais dans la ville avecun tel! » d’autres: « J’étais soldat avec un tel! » Est-ce qu’il ne faut pas que ce malheureux qui est devenu indigne de la grâce en faisant des reproches au Seigneur sur la croix déchire son coeur ’! en voyant son compagnon
11. C’est-à-dire: une multitude de mots.
de vol 5 pendu avec lui habitant dans le paradis de délices? Donc, ne faites pas que quelqu’un s’illusionne lui-même; car, comme il n’y a pas cle plusgrand repos que celui qui sera (le partage) de ceux (placés) à la droite, demême nulle souffrance n’est plus grande que celle qui sera (le partage) de ceux (placés) à la gauche. L’Évangile nous a bellement appris avant le temps ce qui nous arrivera, bellement surtout si nous nous écartons de nos péchés de peur qu’une affliction ne nous arrive, avec le gémissement, dans le lieu où il faut que toute confiance, toute joie soit à nous. Ceux qui sont déjà morts, que ce soient des (hommes) riches en Dieu ou que ce soient des pauvres, surtout ceux qui sont morts dans leurs péchés, qui ont trouvé des lieux de repos et ceux qui n’ont pas trouvé la manière de dire: « Ce qui est passé est passé »,... ". Mais nous qui vivons, réfléchissons ainsi afin d’avoir le sentiment de ce qu’il nous faut faire, et si nous devenons des (hommes) riches dans le Christ, tant mieux pour nous; mais sinon, que ce soit dans la pauvreté, que ce soit haïssons le péché, foulons-le aux pieds avec celui
3. Lisez: H. — 4. Le mot est resté au bout du calame du copiste.
5. Mot à mot: son compagnon voleur. — 6. Il doit manquer toute une fin de phrase, c’est-à-dire la proposition principale.
qui l’opère, le diable qui est un avec la colère descendue sur lui de par le Créateur universel, le Dieu des vertus, le tout-puissant Sabaoth; qui est un avec l’Amenti et le feu qui lui a été préparé cle par le Christ, le Seigneur et le roi universel, qui le méprisera dans la grande colère cle son courroux, en gardant’ toute âme humaine le cherchant cle tout son coeur et l’aimant de toute son âme"’, le priant cle lui donner la force d’aimer son prochain et de ’ en toutes ses volontés 7,.le dirai encore ce que j’ai déjà
dit une foule cle l’ois, à savoir que le.Seigneur ne pas une œuvre de nos mains; mais il veut que nous en fassions de petites, afin de nous en donner de très grandes, sans mesure, près de ceux qu’il en rendra dignes,. car il est écrit ses esclaves, afin qu’ils se préparent à
recevoir un royaume des cieux par des œuvres bonnes. Le soleil en effet n’a pas besoin cle la lumière de dix mille lampes; mais ce qu’il désire cle
1. A la dernière syllabe de ce mot commence le recto du feuillet ï.
2. Lisez: met le possessif au pluriel à cause du collectif. — 6. Il doit manquer un verbe.
7. Ou: tous ses désirs; le-copte, de même que l’égyptien, n’ayant qu’un seul et même mot pour exprimer les deux idées. — 8. Le texte est trop mutilé pour que j’essaie de traduire après avoir rempli les lacunes.
ceux qui les ont allumées, c’est d’avoir des yeux pour voir sa lumière: ainsi le Dieu universel avec son Christ n’a pas besoin des œuvres que nous faisons, mais ce qu’il désire de nous, c’est que les yeux de notre coeur soient illuminés par lui, que nous sachions que ce dont il a besoin cle la part des (hommes) pieux, c’est qu’ils héritent le royaume qu’il leur a préparé depuis la constitution du monde. Et s’il a promis cela à ceux (placés) à sa droite à cause des six couvres, s’ils les font’, eh bien 1 combien plus ne promettrat-il pas à ceux qui auront accompli tout bien en toute pureté et dignité", ayant semé avec bénédiction, non avec parcimonie, afin de moissonner encore avec bénédiction, priant en tout temps, afin qu’ils ne....... Dieu et que toutes ses volontés soient douces à leur coeur pour les faire plus que tout bien qui est sur la terre, et qu’il leur donne la force de l’adorer en esprit et en vérité, de nous soumettre à lui ni à ceux qui font l’iniquité, car, comme une herbe, ils se dessécheront rapidement et,
2. C’est l’abrégé peu ordinaire de DCPIC_ TOC
4. Lisez: ne eTpe-s-K? iHponoA« .ej.—5. Après la première syllabe de ce mot commence le verso du feuillet. — »
6. Lisez: K. — 7. Allusion aux paroles du Christ et aux six œuvres dites de sanctification corporelle; cf. Matth., xxv, 35-36. — 8. Le mot dignité doit se prendre ici dans le sens passif.
comme un légume vert, ils se sécheront rapidement jusqu’au jour du repos sur le repos, de la bénédiction sur la bénédiction, de la joie sur la joie pour ceux qui seront dignes cle recevoir la résurrection de choix ’ et la vie éternelle qui ne passeront point. Mais, en ce jour, (ils recevront) une tristesse sur une tristesse, une affliction sur une affliction, une nécessité sur une nécessité, une peine sur une peine, des pleurs sur des pleurs, un deuil sur un deuil, une souffrance sur une souffrance, une malédiction sur une malédiction 5, une colère sur une colère. C’est ainsi que que nous ne venions au jugement cle Le Seigneur tout-puissant est longanime dans ses miséricordes, afin que les dignes soient glorifiés, et les indignes soient seuls avilis. Vraiment, peut-être
1. Je fais observer que ce fragment jusqu’à ce est loin d’être certain à cause du mauvais état dans lequel est le manuscrit. — 2. Lecture incertaine.
3. Lisez: Dieu. — 5. Emploi rare du mot ois-oi qui s’emploie le plus souvent comme inter
epe neTOTra.a.& gn a.jume eTfee nppo sa.Treis se a. Teqca.p% tta/y en
Qu’il entende, ont-ils dit; ne vois-tu pas que l’on a écrit qu’ils sont enfermés pour les jugements du grand jour, remplaçant les saints par les Anges ’- comme il est écrit, et montrant encore que leurs paroles ne concordent pas les unes avec les autres" non en des lieux de repos, mais enfermés,’ont-ils dit, dans un lieu. Quel est ce lieu-là? Celui qui (le) connaît, — moi, je ne (le) connais pas, ou nous, nous ne (le) connaissons pas, — celui qui le sait prononcent. Mais encore, ceux-ci voulant établir leur parole, à savoir qu’il y a des saints dans l’enfer, parce que le roi David a dit ’ que sa chair a vu la corruption, est-ce que sa chair n’est pas ressuscitée jusqu’à présent
1. Lacune d’une ligne; la ligne comprend environ 13 lettres. — 2. Le texte est incorrect: si l’on s’en rapporte à un passage qui suit, il faudrait: ceo-m ego™, enles autres. — 7. Le texte me semble incorrect, et je ne suis pas certain d’avoir bien lu. Cf. Psalm., xv, 10 et Act. Aposi., xin, 36, mais le Psaume dit le contraire.
rons-nous, (pauvres) pécheurs qui nous repentirons, car il n’y a point acceprante-six centaines d’années et trente 7, comme on dit, après combien et combien d’années qui sont passées, (on a fait sortir) les justes de l’Amenti ou eh bien! (peut-être) quelqu’un pensera-t-il ceci: « Qui sait s’ils n’étaient pas dans l’Amenti? » car toute parole et tout enseignement, et surtout ceux qui ont rapport à des matières 8 de cette sorte, tu les sauras d’après les Ecritures saintes; car, quant aux hommes qui instruisent’1, sur ce que l’Ecriture dit parfois l 0, parfois ils disent une parole qui est adaptée " à l’Ecriture, soit une parabole, soit aussi un paradigme; mais (quant à) ceux qui disent cela, qu’ils disent une myriade cle paroles en dehors, mais ne disent pas une seule (parole), ou deux, ou trois, (tirées) des Ecritures
visage. — 7. Cette manière de compter est assez plaisante, mais on voit que c’était
la coutume. —8. Mot à mot: ces chapitres.
9. Mot à mot: que l’on catéchise, instruit à l’audition. — 10. Le texte me semble fautif: le premier con me semble de trop.
les Apôtres sont des bergers cherchant les égarés. Car autre chose (sont) ceux que l’on invite, autre chose ceux qui invitent. Est-ce donc que les invités seront avant ceux qui invitent dans le lieu de la noce? Certes, voici de malheureux pécheurs comme moi 1, que l’on a appelés à la repentance, voici les compagnons et les frères du fiancé véritable, le Christ, qui sont tous les saints et tous les justes, fils de Dieu et héritiers du royaume des cieux: est-ce qu’ils seront regardés ou qu’on laissera" quelques-uns comme s’ils étaient là, les comptant
dans les lieux de repos du paradis. S’il ne les domine pas par ce qui est à lui, je veux dire ses impiétés, eh bien! il les dominera aussi "
7. Mot à mot: de ma manière. 8. J’emploie le futur au lieu du passé, ce qui revient au même à cause de la généralité de la phrase.
9. Le texte doit être fautif, car il manque le membre de phrase correspondantà: de ce qui est à lui, puisque le mot êitgi.oie vient ensuite.
se corrompe clans la terre du tombeau, car il faut, a dit l’Apôtre saint, « que ce qui est corruptible revête l’incorruptibilité et que ce qui est mortel revête l’immortalité3 », car tous les saints considèrent ce monde comme 4 une prison à cause de leurs nombreuses souffrances: est-ce donc qu’ils iront d’une prison à la prison de l’Amenti? Eh bien! certes, ils auraient demandé que les jours de leur mort ne fussent pas proches, et certes "’, il n’y aurait pas eu de mesure à leur douleur, car, au lieu de se réjouir cle ce qu’ils allaient aller près cle Dieu, on les aurait conduits clans l’Amenti. Quant à ceux qui enseignent bellement, comme notre père Antoine, le grand anachorète, que Dieu a rendu célèbre dans toute la terre, ainsi qu’il est écrit dans sa vie, ils n’ont point dit parole de cette sorte, à savoir: « Il y a des justes dans l’Amenti! » mais il (Antoine) a écrit ainsi: « Vous savez que depuis qu’il y a eu transgression et que les âmes ont incliné (vers le péché), certes, lésâmes par suite de leur penchant" sont allées dans l’Amenti; mais, Notre-Seigneur Jésus-Christ étant venu dans ce monde", lésâmes qui ont voulu lui obéir, »
1. Le manuscrit a ici les deux lettres KO que le scribe a biffées. — 2. Cette vocalisation est remarquable. — 3. Ep. I" ad Cor., xv, 53.
4. Mot à mot: ont compté ce monde pour eux à une prison.
5. Mot à mot: et eh bien 1 il n’y aurait pas eu.
6. Mot à mot: par suite de leur inclinaison.
7. Mot à mot: mais Notre-Seigneur Jésus le Christ, lorsqu’il est venu en ce monde.
« il les a retirées cle l’Amenti, c’est-à-dire des impiétés du diable, et les a introduites clans les cieux’. » Ecoutez, il a dit: « Celles qui ont voulu »; il ne les a pas forcées, car il sait que le feu de la géhenne suffira à celles qui n’ont pas voulu obéir; le royaume des cieux est seulement pour ceux qui en sont dignes et qui obéissent. Il a dit encore, le vieillard bon, à la science pleine cle profit pour toute âme qui écoute" ses paroles ou qui les lit, à savoir: « Les.Séraphins, les Chérubins, tous les Anges et toutes les Vertus et lous les Saints se sont réunis; ils ont supplié la bonté du Père du Fils bon d’envoyer son Fils unique, capable de toute chose, afin qu’il (le. fils) allât dans le chaos de l’Amenti, qu’il en tirât les âmes qui avaient été saisies par l’oubli et la mort de l’ignorance " »; car c’est lui qui peut aller dans l’Amenti, afin d’en faire retourner tous ceux qui avaient erré dans les ténèbres des œuvres de Satan, le démon.
H.Ù.K.; la grammaire et le contexte justifiant ma lecture. — 4. Il n’y a aucun texte qui dise que ces paroles soient bien de saint Antoine.
5. Mot à mot: pour toute âme de ceux qui écoutent. — 6. Même observation que plus haut. Cf. l’Introduc
Nous dirons encore ceci que nous avons trouvé dans ces livres-là. Ils disent: « La loi et les prophètes ont duré* jusqu’à Jean 1: c’est Jean qui leur a été limite et frontière, entre les premiers et les derniers, et quand les prophètes l’ont eu atteint, il les a renvoyés en arrière". » Quant à Moyse, le grand prophète, ils en parlent ainsi dans leurs discours: « O Moyse, assez pour toi jusqu’ici avec la loi que tu as donnée aux Juifs " transgresseurs! » Et cherchant un témoignage pour ce qu’ils disent: « Notre Seigneur a dit », car lui, il l’a dit en vérité! Est-ce donc que, si le Seigneur a dit qu’ils sont parvenus jusqu’à lui, cela leur suffit, comme ils le pensent? A Dieu ne plaise! Car c’est là la parole de Manès, l’athée manichéen, qui rejette la loi et les prophètes, et qui les méprise; mais, comme un vin vieux (et) bon que l’on mélange avec un vin nouveau (et) bon, il en est ainsi de l’Ancien et du Nouveau (Testament)
1. Citation de l’Évangile: d’abord Matth., xi, 13 et Luc xvn, 17, puis Matth., v, 17-18. On pourrait rétablir le texte en partie.
4. Mot à mot: il les a retenus en arrière.
5. Mot à mot: que ce soit assez jusqu’à ce lieu.
6. Mot à mot: que tu as introduite jusqu’aux Juifs
que le ciel et (la terre) passeront plutôt qu’un seul trait ne tombe de la loi », et: « Ne pensez pas que je suis venu pour abolir la loi et les prophètes; je ne suis pas venu les abolir, mais les accom
et sainte, l’Église catholique, pour le fiancé véritable, le Christ Jésus, haïra-t-elle ses enfants nombreux comme le sable et les étoiles du ciel, au point de ne pas les nourrir de ces deux mamelles, et non pas d’une seule? A Dieu ne plaise! Écoutez ce que dit ce qui est écrit; parfois (il est dit): « Nous aimerons tes mamelles plus que le vin " »; c’est l’Ancien et le Nouveau (Testament); il n’a pas dit: ta mamelle; parfois: « Tes deux mamelles sont comme deux petits jumeaux de chèvre7 »,
2. Ibid., v, 17. Lacune indéterminable. — 3. Lacune d’une ligne. — 4. Lacune d’une ligne.
se HTOTrjugiT H se HTOTrpHc juLa.Tra.a.q con se 2
c’est le Nouveau et l’Ancien (Testament); parfois: « Mon frère est pour moi un bouquet de myrrhe qui sera entre mes deux mamellesr », à savoir l’Ancien et le Nouveau (Testament); parfois: « Qui te donnera à moi, ô mon frère, afin que tu suces les mamelles de ma mère 7? » c’est encore l’Ancien et le Nouveau (Testament), et il n’a pas dit une seule (mamelle); parfois: « Lèvetoi, vent du Nord: viens, vent du Sud; souffle sur mon jardin afin que mes (plantes) parfumées donnent leur parfum 8 »; c’est-à-dire l’Esprit-Saint qui est dans l’Ancien et le Nouveau (Testament), et il ne dit pas: « vent du »
3. Ces deux lettres ne sont pas certaines. — 4. Lacune indéterminable. — 5. Lacune de quatre lignes. —:
c’est l’affaire des prêtres qui supportent ceux qui les font|: dans les lieux saints. Vraiment vous deviez savoir, surtout parce que c’est le temps de toute connaissance de la lumière véritable qui est venue en ce monde, le Sauveur Jésus, car le fils d’iniquité, Satan, l’a su, qu’il faut que qu’il a préparé pour le diable Discours sur la fréquentation7 cle l’Eglise en tout temps et en tout jour en la crainte de Dieu, et surtout dans la Pâque sainte, et sur les choses qu’il convient de ne pas faire dans les lieux des martyrs saints, et quand même
1. Lacune d’une ligne. — 2. Lacune de six lignes au commencementde la seconde eeipe,
6. C’est-à-dire: ceux qui commettent les péchés dont il était question dans la lacune.
ce sont les quarante jours", gardons-nous de ne pas y faire le mal. Nous lèverons donc les yeux vers’ le lieu que nous regardons’ près de ceux qui ont passé toute leur vie en se gardant purs. — Lettre cle Sche
1. Lacune de cinq lignes. — 2. Lacune d’une ligne. — 3. Lacune indéterminable.
4. Lacune de six lignes. — 5. Lacune d’une ligne. — 6. Il s’agit sans doute du carême qu’on appelle encore la sainte Quarantaine; mais, comme ce titre n’est pas de Schenoudi, qu’il est du scribe copiste, on pourrait croire qu’il s’agit d’une autre quarantaine, car on ne voit pas la raison de ee quand même ce sont les quarante jours.
c’est l’affaire des prêtres qui supportent ceux qui les font et ces lieux:’ dans les lieux saints. Vraiment vous (le) deviez savoir, surtout parce que c’est le temps de la connaissance entière de la lumière véritable qui est venue dans le monde, le Sauveur Jésus, car le fils de l’iniquité l’a vu, Satan, qu’il faut que toutes les générations (sic exil). Si l’on mêle encore ce qui est amer plus que toute amertume avec ce qui est doux, est-ce que tu le boiras, ô homme? Aller vers les tombeaux ’ des martyrs, prier, lire à haute voix, chanter des psaumes, te purifier, recevoir l’offrande dans la crainte du Christ, c’est bon: c’est le type de l’Eglise, c’est le canon cle la maison de Dieu; mais chanter (des chansons)’, boire, manger, rire, et surtout forniquer et faire des meurtres à cause de l’ivresse,
1. Lacune de six lignes. — 2. Je rappelle que cette page est la reproduction de la page ë, que je n’ai pu me tromper en les transcrivant, car cette page dernière est plus complète sur ma copie que la page c, et que tous ces feuillets sont dans le plus mauvais état, sans compter qu’il y en a deux de collés l’un sur l’autre, ce qui rend compte que, dans ma publication, il reste un feuillet de moins que Zoëga n’en que font ces mots ici.
4. Mot à mot: vers les lieux des martyrs. Ce mot, qui est ce ne sont pas des hymnes d’Église que chantaient les gens qui se rendaient au
des débauches, des querelles en toute folie, c’est une iniquité.,"
« les uns au dedans chantent des psaumes, lisent, font le mystère’, d’autres, au dehors, remplissent le tombeau de la voix des cornes et des flûtes, dans une colère sur ceux qui font cela Le martyr est mort en de grandes membre, on lui a pris la tête, il a eu faim, il a eu soif, on a allumé du feu sous ses flancs, on lui a attaché une pierre, on l’a jeté dans la mer et dans les fleuves. Nous sommes allés, nous aussi, à ses endroits, nous y avons fait nos passions méprisables au lieu d’y participer à ses souffrances, un jour ou un moment, nous rappelant que le tombeau du martyr (c’est) la maison sera appelée une maison de prière, et vous, vous en avez fait une caverne de voleurs u », vous en avez fait des lieux de commerce, vous en avez fait des lieux où l’on vend du miel, ou des anneaux et le reste; vous en avez fait des
1. Lacune d’environ deux lignes. — 2. Ici commence le ms. CCVII1* de Naples,
lieux où vous appréciez vos veaux, des lieux de refuge" pour votre âne et vos chevaux, vous en avez fait des lieux où l’on vole ce qui se vend, et c’est à grand peine si celui qui vend son miel (peut) placer des hommes qui combattent pour lui afin qu’il ne perde pas ses souffrances’"’. Ce qu’on ne fait pas dans les places publiques à ceux qui vendent leurs marchandises, on l’a fait à ceux qui vendent les leurs clans les lieux des martyrs. O cette grande folie! Si vous venez au lieu du martyr pour manger, boire, acheter, vendre et faire ce qui vous plaît, eh bien! que fait votre maison, que font les villes, que font les villages pour vendre et pour acheter? 0 cet aveuglement de coeur! Si vos filles et vos mères donnent"1 des parfums à leur tête et du kohol à leurs yeux, s’ornent pour tromper ceux qui les voient, et si votre fils, votre frère, votre ami et votre prochain (font) ainsi, pour aller au lieu du martyr, eh bien! que fait votre maison? Oh! si le martyr vivait main
ordinaire: un lieu d’olives pour un lieu où l’on entrave les ânes. Le scribe se sera endormi. — 3. N. 208 bis: JJ-neqiw, son une pour son miel, nouvelle faute. — 4. Cod. K.eii.e.i.’Y: et aussi leurs mères (les mères de vos filles). — 11. N. 208 bis: ncenocu-ei. dire: un lieu où l’on garde les ânes.
15. C’est-à-dire: le fruit de ses peines.
16. Mot à mot: donneront (c’est-à-dire: mettront sur elles) leurs parfums, etc.
tenant avec nous, nous saurions combien il serait irrité contre nous, (combien) il nous combattrait, nous poursuivrait hors cle son lieu, parce que nous l’avons rempli d’iniquité, de ruse, de scandale, de toute œuvre contre nature dont c’est honte ou turpitude cle parler, car il y aurait lieu de me trouver en défaut". Certes plût au ciel qu’ils fussent à présent avec nous, qu’ils ne nous déchirassent pas nos vêtements, qu’ils nous frappassent au visage, qu’ils me flagellassent2", disant: « Nos tombeaux sont des lieux pour vous purifier, et vous en avez fait des lieux de toute souillure. Si le Seigneur a supporté de faire un fouet avec des cordes pour chasser les leur argent, eh bien! comment ses esclaves supporteraient-ils ceux qui font »
4. N. 208 bis: e-s-nn-r. — 5. N. 208 bis, au lieu de ce mot, a: gn KOTS-JU: hors de n&Mion, de nous faire dos reproches. — 13. N. 208 bis: nce-rjuatHo.
« 25. Mot à mot: de me blâmer. — 26. Cette traduction est exacte, les deux msayant bien TA »., mais il est évident que cette négation est de trop et qu’il faut entendre: qu’ils nous déchirassent nos vêtements.
ces œuvres de pestilence en leurs lieux? Sachez, par cet exemple, si les martyrs s’irriteraient contre ce que nous faisons ou non! S’il y a aussi des pécheurs, parce qu’il y en a un, — et c’est moi qui suis à leur tête, — cependant que quelques-uns osent faire des œuvres de cette sorte, comme bâtir des autels et immoler des boucs et d’autres animaux, les vouer à être mangés j’en ferai faire; combien plus le saint martyr dans les lieux duquel nous faisons ces abominations1". Si vous croyez, je rendrai raison à Dieu pour ce que je dirai, 7. Ils sont nombreux ceux qui y viennent pour souiller le temple cle Dieu et faire des membres du Christ des membres de courtisane 18, au lieu de se purifier, de se garder cle toute souillure, soit mâles, soit femelles, surtout ceux qui disent avec hypocrisie: « Nous n’avons pas pris femme, nous n’avons pas pris mari! » Ne faites pas des lieux des
ment. — 16. La phrase est mal construite selon nos règles grammaticales, mais elle se comprend.
17. C’est-à-dire: je prends la responsabilité de mes paroles.
martyrs des occasions pour vous de perdre vos chairs dans les tombeaux (lui les entourent ou d’autres lieux qui en sont proches, et dans les coins qu’il y a en eux, pour ne pas dire dans les lieux eux-mêmes d’une manière évidente’", ô mâles impurs, ô femelles de pestilence, qui irritez Dieu. Si je disais cela ainsi simplement, je ne sais pas si ce ne serait pas malheureux:’ pour moi plus que pour ceux qui le font, et certes ce ne serait pas un véridique (pie l’homme de Dieu, apa Athanase, l’archevêque, écrivant pour exhorter: « Qu’une vierge n’aille pas dans quelque lieu que ce soit pour y passer la nuit entière en veille, car les nuits de veille, dit-il, sont devenues pour un grand nombre (des nuits de) mort les lieux des martyrs, le diable les rencontre, certes, il leur apprend) que « soeur une telle est morte, qu’il faut lui faire une nuit de veille ». Il est à craindre ’ qu’elle ne sorte pour pleurer une soeur dans une mort qui est commune’ à tout le monde, qu’elle ne s’égare elle-même et qu’elle ne meure, d’une mort éternelle. Tu cherches à »
visible. Ce détail montre quelles étaient les moeurs de ce canton d’Akhmin’ en particulier et de l’Egypte en général à cette époque.
3. Mot à mot: ce serait malheur à moi.
4. Mot à mot: c’est une crainte cette chose, cle peur que... — 5. Mot.à mot: qui appartient à tout le monde.
pleurer une soeur, lamente-toi sur toi-même, car il ne convient pas qu’une vierge se manifeste ’ après que le soleil est couché. » Ceci et d’autres choses, il les dit prenant souci cle nous et que pourquoi ne diraient-ils pas à ceux qu’on trompe là, étant obscurcis par le vin: « N’avez-vous pas une maison pour manger, pour boire, oui ou non? puisque vous méprisez les lieux des martyrs. » C’est assez eii effet que ceux qui sont couchés par maladie clans des cimetières y déposent leurs besoins", à cause de la nécessite présente; cle même aussi ceux qui y logent, et en cela ils seront clans la crainte du Christ dans une mesure véritable. Mais si un besoin se produit" pour toute la multitude à cause cle la chaleur ou d’une souffrance pour Jésus dans la crainte de Dieu; mais (à) se réunir pour aller vers eux dans le jour Hxè pour porter leur offrande et en tout jour, à cause du manger, du boire et pour se porter les uns les autres avec des «.p&AiKH’, nous nous acquérons une inimitié du martyr dans le ciel et
Il faut entendre que des malades venaient en ces lieux dédiés aux martyrs, y passaient la nuit, faisaient connaître leurs besoins et recevaient laguérison; la même grec ne laisse pas que d’être assez embarrassant; il vient évidemment du mot Apx
du Dieu du martyr. Peut-être quelqu’un dira: « Mais il est écrit: Tu iras dans le lieu que le Seigneur ton Dieu s’est choisi, afin de t’y réjouir, toi, avec toute ta maison et aussi le prosélyte". » Sache pourquoi ils iront. S’il faut que tu ailles aussi offrir des boucs et des veaux et le reste, eh bien! toi aussi, mange, bois; mais si tu y vas pour recevoir le mystère’, pour entendre une parole de l’Écriture et pour faire une chose que tu trouveras en ta faveur à l’heure de ta nécessité, eh bien! sache comment tu t’y trouves 5. Je viens de dire que ta maison te suffit pour manger et boire. Et cela aussi: « Ils ont vécu de la maison cle Dieu, ils ont mangé et ils ont bu », cela signifie aussi une œuvre spirituelle. Cependant ces types et ceux qui leur ressemblent, le Seigneur Dieu les supportera en eux afin qu’ils le connaissent........ la terre entière est remplie cle sa connaissancer’, non seulement manger et boire, mais il nous faut déchirer nos coeurs en sa présence; peut-être détournera-t-il son visage de nos
Êiy-oç, d’Arabie. En Egypte, encore actuellement, les voitures sont appelées je crois bien que c’est le sens qui convient ici.
2. Lisez: eqcHAte.me. — 3. Ces paroles ne se trouvent pas textuellement dans l’Ecriture.
4. C’est-à-dire: pour„communier. — 5. C’està-dire, à ce que je crois, pourquoi tu t’y trouves.
6. C’est-à-dire: que toute la terre connaît Dieu. La phrase est incomplète à cause de la lacune.
maux; en un mot" le type que l’on fait clans l’église, c’est aussi celui qui doit exister dans les lieux des martyrs, sans péché. Que veux-je cle vous, sinon vous faire profiter vous-mêmes? ou que cherché-je, sinon vous faire bénir par le Seigneur Dieu, avec vos enfants, avec toute votre maison et tout ce que vous possédez? N’égarez pas votre malheureuse âme en des œuvres dont vous pensez qu’elles nous sont profitables, quand elles no par myriades comme vous allez à l’église; mais les vrais martyrs, ceux dont les souffrances portent témoignage en leur faveur", ne sont pas cle faux martyrs, et vous dévoilerez vraiment que vous allez à eux pour Dieu et son Christ, car c’est ce qui convient et ce qui plaît aux saints martyrs afin qu’ils intercèdent pour nous, qu’ils prient pour nous, près de Dieu clans les cieux. Car ces œuvres, il ne convient pas cle les faire dans les cimetières surtout aux canons de l’église; vraiment elles ne sont pas dignes de l’Église et elles ne sont pas clignes non plus des lieux des
martyrs. Je dirai encore cette autre (parole): comme ceux qui croient en tout esprit et qui n’éprouvent pas les esprits pour savoir s’ils viennent de Dieu, ainsi en est-il cle ceux qui disent 2: « Des martyrs nous sont apparus! » et: « Ils (nous) ont dit ceci: Nos ossements sont cachés en tel lieu », car nous les avons saisis et nous les avons pris dans leur erreur, nous avons trouvé que c’étaient des os de chiens! D’autres, s’ils vont fouiller en des lieux ou s’ils les creusent, s’ils trouvent des types de construction sous la terre avec des formes de cercueils, ils disent: « Ce sont des martyrs. » Est-ce que l’on n’y plaçait que ceux qui devaient être martyrs? est-ce que l’on ne plaçait pas des foules (de morts) en eux 3? Il est écrit: « Le simple croit à toute parole, et encore il croira à toute chose; mais le sage réfléchit 1. » Pourquoi n’en est-il pas ainsi de vous, ô hommes 5? L’église du Christ est plus élevée qu’eux tous, ainsi que la maison de Dieu, et aussi les vrais martyrs sont connus 0. Je vous en supplie: les commandements que le Seigneur Dieu et le Fils de Dieu leur dira, lorsqu’il viendra ou si nous allons vers
2. Mot à mot: ainsi quelques-uns disent. — 3. C’est-àdire: est-ce qu’on mettait dans des cercueils seulement les martyrs. Les cercueils sont ee qu’on appelle d’ordinaire des sarcophages. — 4. Prov., xiv, 15, pour le commencement; le reste ne se trouve pas.
5. Mot à mot: Pourquoi n’est pas à vous chose de cette sorte, ô hommes.
6. Mot à mot: sont apparents, manifestes.
lui, gardons celles des Écritures, surtout celles des évangiles. Mais ces (paroles-)ci: « J’ai eu faim, vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, vous m’avez donné à boire 5 »; et les autres qui viennent ensuite, nous les avons dites pour manifester ceux qui pensent qu’ils sont bons quand ils sont évidents à tout homme qui profère le nom de Dieu et qui connaît vraiment son Christ, afin que nous sachions que si (l’on a dit): « Malheur à celui qui ravit et vole en tout temps »", eh bien! combien plus (ne dira-t-on pas): « Malheur à ceux qui ravissent et volent pendant la Quarantaine jusqu’à sa fin. » Si tu ne veux pas prendre ce qui est tien et les ravissant, ô vraiment méchant, et c’est de ces deux maux que je parle maintenant jusqu’à la fois encore et l’heure cle parler sur l’adultère, la fornication et les autres impiétés cle toute sorte. Car, à cause de l’excès de (mon) amour pour vous, je vous dis cela et vous l’écris, afin de ne pas multiplier ma parole: les violents et les voleurs, ce jugement est unique (pour eux)" et comme on gémira sur ceux qui sont
1. Lisez: Tnopneié.. — 2. Matth., xxv, 35.
a.itsooc se ne OTT.... ne ne ncRccojua.....jua/y neitine Te HI
seuls attirant sur toi dans la nuit les fardeaux de gerbes qui ne sont pas à toi: c’est une honte de les dire. Ils ont dit: « Si nous préparons les dépenses de la fin de la Pâque, estce que tu ne te laveras pas clans l’eau, ne t’oindras-tu pas d’huile? estce que tu ne te laveras pas et tu ne t’oindras pas dans toute la terre impiétés, est-ce que tu n’as pas besoin, toi, de pitié à l’heure de ta nécessité? Qui es-tu, toi, pour supporter les châtiments cle Dieu qui brûle en lui cet homme qui viendra dans ses mains en ses œuvres mauvaises; eh bien! combien plus le feu de la Et malheur à ceux qui vivent heureusement des aires et des lieux où l’on fait de la farine de.ce qui ne leur appartient pas, et maudits soient ceux qui récoltent ce qu’ils n’ont pas semé et qui enlèvent ce qu’ils n’ont pas engraissé. Il en est de même du violent; la même malédiction est sur lui 5. Cela, l’ont dit les Écritures dont la|voix a rempli toute la terre: « Toute » »
HTOR ne nsoeic CTSIO HTSïRaaocTritH a.Trio CTUja.se vtTJue HTOR ne
chose que l’homme ne veut pas faire qui ne connaissent pas d’autre Dieu que toi, ô Christ, Dieu et fils cle Dieu, et certes il n’y en a pas d’autre que toi: tu es, tu es et il n’y a pas d’autre Dieu que toi. Tu n’as pas parlé en secret ni dans une terre ténébreuse. Tu n’as pas dit à toute race d’homme: « Cherchez la vanité. » C’est toi, c’est toi, ô Seigneur, qui profères 7 la justice et qui dis la vérité. Tu es Dieu et il n’y a pas d’autre juste que toi, ni cle sauveur; il n’y a personne sans toi". C’est toi qui parles en ceux qui t’appartiennent et qui disent à ceux qui pensent qu’il y a d’autres dieux en dehors de toi: « Rougissez cle honte", vous qui croyez à des choses façonnées de main (humaine), qui dites à des choses que l’on a fondues: « vous êtes des dieux! » C’est toi qui affermis ceux qui t’aiment dans la science parfaite et c’est surtout ta droite 10 véritable (qui les guide), afin qu’ils ne prennent pas confiance1’ du tout clans les figures et les créations des nations, habitudes »
8. C’est-à-dire: personne n’existerait si tu ne l’eusses voulu. — 9. Soyez honteux dans une honte. — 10. Il faut entendre: et c’est surtout grâce à ta droite juste et vraie que les chrétiens ne se confient pas dans les idoles.
11. Mot à mot: qu’ils n’osent pas, ne prennent pas hardiesse.
diaboliques, et s’ils y ont ajouté confiance, qu’ils s’en lavent et qu’ils s’en purifient promptement, pendant que c’est le temps du pardon et que n’est pas venu le temps où il n’y a plus de pardon.
des ossements de squelettes, leur donnant le vain nom cle martyrs.
Ceux qui font le mal et ceux qui décident faussement de ne pas leur dire la vérité (sont passibles) du même jugement. "Vraiment ils sont égarés ceux qui sont pris clans la fausse science, disant: « Des martyrs nous sont apparus, ils nous ont informés, disant: « Nos ossements sont en tel (endroit) » et il nous est arrivé en creusant dans la terre (que) nous avons trouvé des ossements cle martyrs »; et: « Je bâtirai des lieux 1 pour lui ou sur lui. » Vraiment, si vous (le) croyez, nombreux sont ceux que le démon a trompés dans ces ruses aussi, surtout s’ils bâtissent des lieux pour eux clans l’Eglise, sans savoir ce que sont ces (ossements); nous ajoutons péché sur péché en
1. Je rappelle qu’il faut entendre par cette expression une chapelle ou une construction quelconque en forme de santon.
compte à Dieu que ce sont des martyrs ’, que font les dieux cle ceux qui sont évidemment des martyrs pour être délaissés? Qu’est-ce que cette provocation 3 de placer des fragments d’os dans la maison cle Dieu et cle son Christ, sans savoir ce qu’ils sont? Vraiment je suis affligé, car nous mourrons à cause cle notre orgueil, à cause de notre ambition et cle notre sagesse qui ne sert qu’à nous seuls! Où sommes-nous allés? nous, malheureux, qui désobéissons à ceux qui ont éprouvé toute chose, qui ont considéré toute chose, ayant existé avant nous et même avant qu’on n’eût engendré les pères cle nos pères afin qu’ils nous engendrassent, donnant des ordres euxque les hommes ne les trouvassent pas 3. Car nos pères qui sont morts avant nous, je sais et je témoigne qu’ils nous ont donné des ordres cle ne laisser personne trouver leurs corps. Ne faisons pas maintenant, par notre désobéissance, que les paroles des prophètes saints disent à l’âme aveugle: « Monte »
1. C’est-à-dire: doivent être responsables à Dieu pour leur affirmation que ce sont des martyrs. — 2. L’expression du texte est une expression abstraite qui correspond à peu près à celle que j’emploie: ce donner colère. — 3. Comme ces expressions sont générales, on pourrait les prendre comme se rapportant aux habitants de l’Egypte antique; cela se peut, mais je suis porté à croire que Schenoudi veut seulement parler ici des moines qui l’ont précédé et qui, comme Antoine et Pakhôme, avaient fait cacher leur corps de manière à ce qu’on ne pût les trouver, ce que
« sur une argile mélangée cle paille afin que tu marches dessus 2. » Est-ce qu’en disant: « Nous marcherons sur cle l’argile », ils ne disent pas: « Montez science et le reste des maux que vous faites pour (recevoir) un jugement et une affliction », quand ce serait un bien pour nous de nous convertir avant qu’on ne nous rencontrât". Est-ce que ce ne sera pas malheur à nous si nous Est-ce que l’homme est d’abord mort pour le nom de Dieu plus que les prophètes saints? Est-ce que l’homme a donné son sang pour l’Eglise de Dieu plus que les Apôtres? et où est-il écrit dans les Ecritures: « Bâtissez un lieu pour l’un d’eux clans l’église », depuis tous les justes anciens? ou: « Bâtissez un lieu clans l’église à un martyr en témoignage que c’en est un », car ils bâtiraient aussi un lieu dans l’église sur des ossements dont ils ne savent pas à qui on doit les attribuer1? Est-ce que nous avons entendu parler d’eux après cela 5? Et en avons-nous vu dans
1. Lisez: eo-5-KpjJLie.. — 2. Ce texte n’existe pas dans l’Écriture. — 3. C’est-àdire: avant que le jugement de Dieu ne vienne sur nous.
4. Mot à mot: ils rie savent pas de qui ils sont. — 5. Cette traduction est conjecturale et ne repose que
clans toute l’Egypte? soit un lieu des Apôtres, soit un lieu des martyrs comme nous en avons vu de nos yeux dans la capitale, soit-un lieu de martyrs comme nous en avons vu de nos yeux à Ephèse, soit un lieu de martyrs comme nous en avons vu de nos yeux; et moi-même aussi avec les frères, nous sommes entrés en eux, nous avons prié et nous avons fait 5 tout le bien que nous pouvions, non pas pour manger, pour boire ou pour faire quoi que ce soit d’inconvenant en leurs lieux". Je dis cela parce que nous n’avons pas entendu dire et nous n’avons pas vu qu’on avait bâti des endroits pour des ossements clans une église, sinon dans l’église cle cette ville seulement, à savoir: Akhmim. S’il y a d’autres églises qui aient fait cela, ce n’est qu’une plus grande folie 7, depuis le commencement jusqu’à ce jour et jusqu’à la consommation des siècles, car non seulement cette parole les accuse, mais encore s’irrite contre ceux qui placent des squelettes ou des ossements de squelettes * en leurs lieux près de son siège et qui bâtissent des endroits sur des squelettes ou des ossements de squeletles dans l’intérieur des habitations du Dieu Jésus le Christ, le Fils cle Dieu, dans ses églises. Des
ou quelque autre chose qu’il ne convient pas de faire dans leurs lieux. — 7. Mot à mot: c’est un plus que folie, c’est un excès de folie.
8. C’est-à-dire: des squelettes entiers ou des ossements provenant de squelettes.
cadavres ou des ossements (de cadavres), ceux qui leur construisent des lieux ne savent pas si ce sont ceux de débauchés, de fornicatours et d’impies, car il n’y a personne qui rende témoignage en leur faveur parmi cette foule cle vrais fidèles qui craignent Dieu, cle (gens) pieux, justes, prêts à se justifier cle cela ’ sur le tribunal du Christ, et non par le moyen des imposteurs et des hommes de cette sorte, qui aiment simplement le plaisir, qui ne les a jugent pas, qui ne les discernent pas, qui n’éprouvent pas la volonté de Dieu"1. Ceux qui les adoreront en quelque lieu bâti en leur nom adorent les démons, et non pas Dieu; ceux qui ont confiance que des guérisons ou des biens leur arriveront en un lieu qu’ils ont bâti sur des squelettes sans savoir à qui ils étaient ou ne diffèrent pas de ceux qui adorèrent les veaux que Jéroboam fit élever à Samarie. Vraiment, depuis le commencementde la création jusqu’à présent et jusqu’àla consommationdes (siècles)*, l’orgueil cle ceux qui lui ont donné place en eux ne leur a pas permis
2. C’est-à-dire: les corps. — 3. C’est-àdire: qui ne discernent pas la volonté de Dieu. — 4. Je remplis: orrrwc •s.nt Te.p5o_H signifier la fin du monde.
manifestement mauvaises, que non seulement elles sont mauvaises, surtout pour ceux qui les croient bonnes, mais dont Dieu sera encore irrité. Si tu scrutes les Ecritures, et surtout si personne ne pense à sa fin, il n’y a point d’homme qui obéira à un homme 1. J’admire un diacre dans les endroits du nord cle l’Egypte* qui, lorsque des frères ayant fini de recevoir le mystère:1 et ayant dit: « Donne-nous-en, que nous le portions à nos amis, qui sont dans la barque », —• car ils étaient en pays étranger, — fit serment en disant: « Je ne donnerais pas une parcelle, pas même la valeur d’un grain cle sénevé, et je vous donnerais le corps et le sang du Seigneur, afin que vous erriez de ci, de là, avec lui 4 » et d’autres, il leur suffît de faire le tour des maisons avec lui par imprudence pour plaire à une foule"’. Mais je loue aussi un prêtre dans ces lieux du sud, quand on lui a dit: a Nous avons trouvé un martyr enterré dans un endroit, plaçons-le dans l’église! », qui a fait serment par le nom de Dieu, disant: « Soit que l’on vous ait trompés, soit
1. C’est-à-dire: il n’y a pas d’autorité possible. La dernière partie de cette phrase sa lin. Schenoudi ferait dépendre ainsi le principe d’autorité de la lecture des Ecritures et de la méditation de ce qu’on appelle encore les fins dernières de l’homme.
3. C’est-à-dire: la communion au corps et au sang de Jésus-Christ.
4. C’est-à-dire: avec le corps et le sang du Seigneur.
« que c’en soit un en vérité, je ne vous laisseraijamais l’amener dans l’église, surtout si c’est un homme simple1. » Ceux qui pensent qu’il s’agit de moi ’ n’ont pas réfléchi à ce qu’il faut faire dans l’église. Quelle ignorance aussi lorsqu’ils n’ont pas obéi pour mépriser ce lieu où ils ont construit pour lui Ecoutez tous, ô hommes qui êtes tristes et qui gémissez à cause des œuvres de Dieu, voyez ce qu’ils disent, afin que ceux qui rougissent d’entrer en ce lieu, y entrent sous prétexte de se laver les mains" et d’accomplir le désir et le voeu de leur âme ignorante. Il y a une herbe, si les moutons la trouvent, ils en mangent jusqu’à ce qu’ils en aient cle trop, parce qu’ils l’aiment grandement de préférenceà toutes les autres nourritures excellentes clans lesquelles on les fait paître’, et, par suite cle l’excès, ils deviennent gonflés et meurent; de même, il y a une foule de choses comme celles dont nous parlons à présent, que les hommes recherchent avec fureur" parce
4. C’est-à-dire: s’il s’agit d’un homme du commun qui ait été martyr.
5. Mot à mot: de nous: Schenoudi emploie la première personne du pluriel pour parler de lui. — (1. Je ne connais pas l’acte auquel Schenoudi fait ici allusion, et il n’y a rien maintenant qui puisse y répondre dans les églises coptes. Peut-être plaçait-on un vase répondant au sir actuel dans la cour précédant l’église, comme on place un bénitier plein d’eau bénite dans les églises catholiques; actuellement on [urieux après elles. Le mot ïute veut dire: avoir une passion d’insanité et de fureur tout ensemble, d’où être fou et être furieux.
qu’ils les aiment; ils ne plaisent pas à Dieu, s’ils les font, parce que non seulement c’est un dommage pour eux, mais c’est aussi un jugement pour eux 1. Vousallumerezdes lampes sur des ossements, ne sachant pas à qui ils sont ou quels ossements ce sont"; et vous n’avez pas fait que votre huile ou vos autres biens abondent dans la maison des orphelins, des veuves et de ceux qui sont dans l’indigence! Ce que les Ecritures ordonnent, nous le laissons cle côté, et nous nous établissons des lois nous-mêmes! Est-ce que ce n’est pas aussi à cause cle ces œuvres que nous faisons nous-mêmes en notre coeur et de notre confiance en nous-mêmes que les prophètes saints ont parlé, combattant, disant: a Marchez à la lumière de votre feu et de la flamme que vous avez allumée"! » Lorsque tout cela vous sera arrivé à cause de moi, vous vous coucherez clans le deuil; et qui parmi ceux qui craignent Dieu ne dira pas: « Malheur à ceux qui disent: J’ai vu une lumière dans le lieu que
ments cle quoi ce sont. Il vient à l’esprit que les Égyptiens de la. basse classe ne savaient pas si ces ossements étaient d’hommes ou d’animaux, cela ne serait pas étonnant d’après les momifications de l’ancienne religion, ou l’ignorance des fellahs; mais on peut aussi penser que Schenoudi veut seulement dire que l’on ne savait pas si c’étaient des ossements de païen ou de chrétien, de chrétien infidèle ou de chrétien fidèle et martyrisé. — 6. Isaïe, L, 11.
« l’on a construit sur des ossements de squelette dans l’église et je me suis reposé de ma maladie après y avoir dormi »? Ils n’ont pas dit: « Il y a eu une lumière dans l’église, on a glorifié le lieu des fragments d’ossements où on les a placés dans l’Église du Christ, surtout l’Eglise pour laquelle il est mort et qu’il a purifiée de son sang! » Vraiment ces sortes d’hommes ne sont pas dignes d’entrer dans la maison de Dieu, l’Eglise. Ceux qui dorment en des tombeaux à cause d’une vision ou qui interrogent les morts à cause des vivants, que font-ils cle plus que ceux qui pensent cela ou qui font cela? Il y a d’autres sortes de lieux d’interrogation ou de ventriloquerie1 qui sont apparus en ces temps sous prétexte d’ossements de squelettes qu’on avait trouvés dans la terre. Nous avons reproché aux imposteurs cette erreur dans laquelle ont été impliqués les chrétiens et des clercs en la maison de Dieu. Qui nous empêche donc désormais de nous écarter cle ces (sic exil). nous tous. C’est le Dieu béni et son Christ Jésus, qui te donne force et qui te garde pour nous, mon père et notre père à nous tous qui sommes tes esclaves, et le père ch’- quiconque espère en Dieu le Tout
dire: d’autres lieux d’oracle où l’on abuse les gens simples par.l’emploi de.ventri
Puissant. Vraiment il y a excès de piété’ chaque fois que nous entendons tes enseignements saints et nous avons été renouvelés... clans la foi par tes paroles de lumière, non seulement nous, mais quiconque les entendra. Cependant je ne trouve pas ce que je dois dire à ta grande charité pour moi, moi ce malheureux homme, quand tu m’honores et me glorifies, plus que je n’en suis cligne et outre mesure r’, car il y en a un grand nombre qui te louent d’écrire à ma pauvreté et à notre pauvreté (ànous) tous à la fois, nous, tes esclaves, les frères que tes prières secourent. Sois salutaire pour nous, notre père bien-aimé (et) béni, en pensant à nous dans tes prières agréables près cle Dieu en 1out temps. Schenoudi le minime écrit à son père bien-aimé (et) très cher à Dieu, apa Timothée, l’archevêque; salut dans le Seigneur. Je me suis réjoui grandement lorsque j’ai reçu les lettres de ta paternité sainte par le pieux frère; elles nous ont été (une source) de consolations ou d’exhortations, nous
4. C’est-à-dire: tu fais un excès pieux, ou tu nous obliges à un excès de piété.
avons été comme si, par elles, nous avions adoré ton image qui porte le Christ, et nous avons pris confiance en entendant les paroles de la sagesse divine qui est en toi, elle dont vient la justice. Certes, c’est une gloire et une richesse qui sont à ta droite et à ta gauche 10, et elle porte la loi et la pitié sur sa langue" afin que nous disions, nous aussi, comme a dit ce saint: « Qui suis-je, moi, Seigneur mon Seigneur, pour que tu m’aies aimé jusqu’à ces mesures 1s, que le Seigneur nous ait accordé ce grand don », c’est-à-dire l’amour de ta sainteté, toi qui es pour nous un pasteur, qui nous donnes la pâture et nous gouvernes en toute chose, intercédant pour nous en tes prières saintes et agréables près de Dieu. Sois sain et sauf dans le Seigneur,
6. L’autre exemplaire a: epe nosoeic aie. ne.9ce.p17e ne.n « je. &oA, et le Seigneur notre bâton de puissance; c’est-à-dire la canne que l’on portait en avant comme signe de dignité. — 8. C’est le mot latin gubernare, l’un des rares mots latins entrés dans le copte, sans doute par l’intermédiaire du grec. — 9. L’autre exemplaire de la dire: nous exhortons certes ta perfection à prier pour nous afin que nous sojrons digne, nous aussi, d’accomplir notre course en paix, comme notre bienheureux frère. — »
10. C’est-à-dire: de la sagesse. — 11. Sur la langue de la sagesse.
12. C’est-à-dire: que tu m’aies tant aimé.
Schenoudi le minime écrit à son père bien-aimé et 1res cher à Dieu, apa Timothée, l’archevêque; salut dans le Seigneur. Dieu, avec son Christ Jésus, notre Sauveur, soit béni et béni aussi le Sei
Schenoudi écrit, pour la seconde fois aux clercs de Psoï, (salin) dans le Seigneur. Schenoudi écrit pour la seconde fois aux clercs de Psoï 5. Puisque tu as dit.; « Nous sortirons, pour faire entrer Satan en nous », parce que tu as entendu cela dans la première lettre, comment dirons-nous que si Satan n’était pas près de vous, tes violences et tes vols ne témoigneraient pas contre toi ou contre vous, quand tu ravis ce qui ne t’appartient pas? Est-ce
1. Lisez: THuioe-eoc. — 2. Au commencement de ce feuillet, dans le même ms., se trouve le second exemplaire de la lettre précédente.
3. Lisez: R’A.HPÏKOC. — Menschieh. Cf. E. AMÉLINEAU: Géographie de l’Egypte à l’époque copte, à ce mot,
que je ne sais pas que mes péchés sont nombreux près cle Dieu et vous causent du chagrin, ô amis? Est-ce que vous n’avez pas jugé (bon) d’amener sur vous ce qu’a dit le prophète: « La loi a erré du fait du prêtre et le conseil du fait des prophètes" »; et encore: « Les prêtres ont caché la voie du Seigneur* », et encore: « Le prêtre sera comme le peuple, je vengerai ses impiétés sur lui et je lui rétribuerai ses pensées de coeur 5. » Est-ce que ce n’est pas dans la grandeur de leur colère que les prophètes ont dit: « Monte sur de l’argile mélangée de paille pour la fouler aux pieds" »; c’est-à-dire: Monte sur la violence et le vol mélangé avec elle, foule-la aux pieds jusqu’à ce que sa boue atteigne ton cou ou que vous fassiez les œuvres de la maison d’Achab clans la maison du Seigneur Dieu Tout-Puissant....
n’ai pas trouvé de texte semblable. — 5. Isaïe, xxiv, 2. Le reste ne se trouve pas dans les livres de l’Ecriture. Schenoudi faisait usage des textes comme l’auteur de ÏÉpître aux Hébreux, qui cite un texte que l’on chercherait en vain dans les livres existant maintenant. — 6. J’ai déjà noté que je n’avais pas trouvé ce texte.
les synagogues et les maisons deviendront purs et fermes... avecn’est elles celui qui rendu foule d’hommes parce que pas entré en a une comme des animaux; ceux qui rejettent ces paroles loin d’eux, ce sont les hommes qui ne prient pas afin que l’abîme ’ ne les engloutisse pas, ce sont les hommes qui n’ont pas combattu les pensées 5 de coeur afin de se convertir à leur Dieu. Donc une parole, ou une chose, qui afflige un fils de la part de ses pères parce qu’elle leur est opposée 6, que Dieu ne la dise pas afin qu’ellearrive sur nous; par contrenotre excès ne lui échappera pas non plus 7. C’est pour quoi il est à craindre que, comme Rébecca s’est donné du mal pour faire que Jacob reçût la bénédiction de son père, parce qu’il leur était* obéissant, le fils qui est bon ne soit béni de la part du Dieu Jésus", parce qu’il lui est soumis et qu’il obéit à sa mère, l’Eglise; que le fils méchant ne
1. Ce fragment contient le ms. 189 provenant du musée de Naples et, dans son Catalogue, Zoëga l’a analysé et publié en partie, avec une traduction.
2. Lisez production exacte de la forme égyptienne AAAAAA Tk ~« ~w — »
6. Mot à mot: elle combat contre eux. — 7. Je ne sais pas à quoi il est fait allusion. — 8. Obéissant à Jacob, son père, et à Rébecca, sa mère. — 9. La phrase me semblait d’abord incompréhensible, mais elle peut s’expliquer aussi par une sorte d’ironie.
soit étranger à cette (bénédiction) 7 parce qu’il lui contredit dans ses œuvres mauvaises, comme Esaû. Il y a aussi un enfant premier né qui hérite de ses parents parce qu’il leur obéit, et il y a aussi un enfant moins âgé" que l’on exclut de l’héritage, parce qu’il ne leur obéit pas". Il y a encore des enfants moins âgés qui héritent à cause de leur obéissance; et il y a des enfants plus âgés’ 0 qui sont exclus de l’héritage à cause de leur désobéissance. Ces choses, je vous les ai dites ainsi; à vous cle juger qui est le grand, et quelle petit, non parce qu’il me serait difficile de dire si c’est le prêtre, ou si c’est le peuple, mais aussi parce que l’homme veut demeurer’1 dans l’erreur de son coeur quand même il a été rendu étranger au royaume des cieux, plutôt que recevoir à lui la vérité (et) d’entrer en elle. Aussi une mère dont les premiers nés de ses enfants habitent avec elle dans sa maison pour la soigner, don t les enfants qui viennent après 1* sont dans les champs à faire leur travail pour lui apporter à la maison, et qui a des biens nombreux 13, qui ne dira pas que, si elle se met en colère contre ceux qui habitent avec elle à cause des
7. Mot à mot: à elle. — 8. Mot à. mot: petit. — 9. C’està-dire: à ses parents.
dérisions qu’ils lui font, elle les cachera jusqu’à ce que ceux-ci ’ viennent à elle et elle les leur fera connaître 5? et encore, si ceux qui ont été proposés pour faire ce qu’il faut faire clans la maison se donnent du repos, elle le leur " dira, et si ceux-ci ’ viennent à elle, leur cachera-t-elle qu’ils l’ont irritée en ce qu’elle ne désirait pas qu’ils fissent? Puisque nous avons certes que nous parlons de notre mère l’Église, et que les prêtres sont les fils aînés et les peuples les fils cadets", nous n’avons pas besoin d’expliquer. Mais plaise au ciel que nous recevions une bénédiction de la part de Dieu, et que nous ne recevions pas des accusations et des mépris! S’il n’y a point de bien et s’il n’y a point de douceur, sinon de faire que des frères habitent ensemble, même étant sur la terre, et, bien que d’autres pensées mauvaises les assaillent, ils ne les reçoivent pas à eux, eh bien! combien plus n’est-il pas bon et doux que nous devenions dignes, tous à la fois, pères et fils, d’être rassemblés en ce lieu unique, c’est-à-dire le royaume des cieux! A qui est ce grand avantage? est-ce encore celui du prêtre, celui d’un prêtre qui est en sa charge, ou du moine, ou bien celui du peuple? Je ne suis rien autre
3. Lisez: nneiCe.Xe.ion. — 4. C’est-àdire: les enfants.
5. C’est-à-dire: qu’elle les informe de cette chose. — 6. C’est
chose cjue ce qu’a dit le Seigneur: « Il est à ceux pour lesquels il a été préparé par mon père 11 » grâce à leurs souffrances et à leurs bonnes pratiques; non pas grâce à des endroits 12, ou un nom, ou un habit, (toutes) choses qui ne seront pas profitables à l’homme sans les pratiques. J’ai dit une autre fois: « Nous nous sommes vantés, les uns, qu’ils sont tombés sur le sanctuaire par suite de l’ivresse et de la folie du vin et qu’on les a pris prosternés en ce lieu, — c’est une turpitude de le dire et une honte de l’entendre; — d’autres, qu’on les a surpris passant dans les maisons et les endroits des hommes, volant et disant aussi des paroles oisives et des blasphèmes. » Si le prêtre ne fait pas des œuvres qui plaisent à Dieu, et choisies, bonnes, et parfaites, pures, qui les fera? Mais ils sont certes nombreux ceux qui font sa volonté, en toute pureté, en toute vérité pour notre honte. Les Écritures mêmes exhortent à ce que le peuple nous apporte des choses bonnes qui n’ont aucune souillure et (aucune) tache; « car toute chose, dit-il 13, choisie qui est à vous, tous les premiers produits de toutes vos prémices seront aux »
sec. Matth., xx, 23. —12. C’est-à-dire: à des couvents. —13. C’est-à-dire: Moyse/
prêtres, et les prémices de ce que vous mangerez, vous les donnerez aux prêtres pour faire que la bénédiction descende sur ta maison 5 ». Et il n’est aucune chose dont on n’a pas dit: « Les prêtres en recevront d’abord. » Et nous, nous négligeons de faire ce qui est droit, (pensant) que peut-être nous échapperons à la menace cle ces paroles: « Ceux qui rendent le jugement abominable et qui écartent tout ce qui est droitn! » Qui sont ceux à qui s’adresse cette parole: « Dieu s’est tenu dans la synagogue des dieux; pendant qu’il est au milieu (d’eux), il interroge les dieux, disant: « Jusqu’à.quand cherchez-vous la violence, faites-vous acception des pécheurs7? » sinon à quiconque est clans les grandeurs de Dieu", chacun à sa manière. Des hommes_cjuel’on appelle dieux, il faut qu’ils fassent des œuvres qui conviennent au nom des grandeurs de celui qui a dit: « Moi j’ai dit: Vous êtes des dieux, vous êtes tous les fils du Très-Haut, J », et (prenez) garde qu’à cause du mépris il ne dise: « Voici que vous mourrez comme des hommes, et vous »
1. Lisez: nne’rnne.ois’ojuioY. — 2. En bas de la dernière ligne de cette page, on lit: et il a dit. Je ne sais à quoi se rapporte cette correction ou cette annotation, rien dans la page n’en justifiant la présence
4. Lisez: lorsque deux voyelles semblables se suivent. — o. Citation par à peu près. — 6. Mich., III, 9, mais ce n’est pas le texte exact. — 7. Psalm., LXXXI, 1-2.
8. C’est-à-dire: dans les charges spirituelles. — 9. Psalm., LXXXI, 6.
« tomberez comme un chef », disant: « Vous tomberez comme un Hellène », ou: « Vous mourrez comme les Hellènes et tous (les) hérétiques. » Est-ce qu’il n’est pas évident dans les Écritures qu’une foule de ceux qui étaient dans les grandeurs de Dieu ont converti le jugement en colère, et le fruit de la justice en amertume? qu’ils sont tombés comme les chefs des nations, Dieu les ayant tous effacés depuis le commencement? En quoi Saûl a-t-il eu du profit autrefois, lor-squ’il méprisa la parole de Dieu? Il tomba hors de la grâce de celui qui l’avait glorifié au point de le faire roi; il tomba encore dans le camp des étrangers. Si j’ai dit cela seulement pour témoigner à ceux qui ne discernent pas qu’un grand nombre sont tombés depuis le siècle’, après (qu’on leur a donné) le nom de Dieu et de fils du Très-Haut, et après qu’on les a eu placés comme juges, comme ces deux vieillards qui sont morts ainsi que ces athées, parce que Daniel les avait surpris dans leurs œuvres mauvaises 10, et comme Nadab et Abioud 1’ qui sont morts comme ceux qui ne connaissent pas Dieu, ses jugements et ses lois, et ainsi que ceux qui
adorent d’autres dieux qui ne sont pas des dieux, mais du bois et des pierres, certes, plût au ciel que cette parole ne s’appliquât pas à une foule d’entre vous, — et pour ne pas dire une foule d’entre vous, je dirai à la plupart de nous: — « Voici que vous mourrez comme ceux qui ne connaissent pas Jésus, et vous tomberez comme ceux qui adorent Kronos. » O ce grand mépris dans lequel nous nous sommes affermis! Est-ce afin que celui qui désire faire le bien nous imite, voyant nos œuvres de justice, ou afin qu’on parle de nos œuvres mauvaises? est-ce afin qu’on parle à haute voix ° de nos charités à l’égard de nos compagnons? est-ce afin que nous soyons glorifiés dans la pureté et la liberté? ou afin que nous soyons célèbres dans la souillure, des œuvres de voleur, des mensonges et des faux serments?
O cette hypocrisie honteuse et cette gloire humaine! car non seulement nous les supportons, mais encore nous les défendons’, si on les surprend en des œuvres diaboliques. Les fidèles et les saints qui sont en nous marchent en gémissant, rassasiés de souffrances ou de reproches à cause des œuvres de pestilence, à cause de nous; ils rougissent en présence des réprouvés de Dieu, c’est-à-dire les
1. Lisez: ii’à.iK.ô.iocis-itH. dire: réciter à haute voix.
7. Mot à mot: nous faisons aussi combattre pour eux.
« homme, car c’est un homme réprouvé », ceux de nom et de gloire extinguibles sur terre, comme il est écrit, enfants de Kronos et esclaves de Satan, qui ruminent des réflexions et des pensées démoniaques, ainsi que les racines des arbres par suite de la grande disette’ du verbe des Écritures et de la divinité du Tout-Puissant, à cause de la grande disette de ce pain descendu du ciel, Jésus; car ils s’assiéront parlant contre nous, se moquant, frisant le nez, ajoutant à ce qu’ils entendent en la manière qu’ils pourront penser tout mal contre nous clans la malice de leur père, le diable. Seulement la valeur de ces paroles (est) en notre faveur de la part du Seigneur: « Si le sel s’affadit, avec quoi salera-t-on? Il n’est pas digne de la terre ni du fumier" », car certes toute chose mauvaise, ou périssable, on la jette au fumier 0, comme aussi l’Amenti héritera ceux qui mourront dans leurs péchés; elle n’est pas digne de la maison de Dieu, ni même du monde, elle n’est pas digne que le diable se fasse plus que juste 10,
7. Mot à mot: par suite de la grande faim. v, 13.
10. C’est-à-dire: que le diable devienne juste et plus que juste.
elle n’est pas digne que le pécheur se repente à cause d’elle, elle attire en arrière le chrétien qui lui ressemble en perversité et en faiblesse, elle est à scandale pour ceux qui désirent connaître Dieu. Où la jette-t-on? ou en quel endroit la jette-t-on loin des lieux saints, afin qu’elle retourne au lieu d’où elle est sortie, comme Judas qui retourna de lui-même à sa maison? On la jette dans les ténèbres dont l’Évangile a parlé 5. Quand même on ne nous jetterait pas à présent jhors des lieux de Dieu à cause des maux que nous faisons, qui nous y replacera lorsque ° la mort nous en fera étrangers? Craignons donc que Dieu ne nous cache son visage en cette hôtellerie, comme il a. dit autrefois à ceux-là: « A cause des|péchés qu’ils ont faits contre moi, je leur ai caché mon visage; je les ai livrés entre les mains de ceux qui agissent en furieux à leur égard et ils sont tous tombés par l’épée; selon leurs impuretés et selon les œuvres qu’ils ont faites, je les rétribuerai: je leur ai caché mon visage ’. » Des hommes qui sont enlevés par l’Esprit du Seigneur pour être introduits dansla cour ou les cours et y être mot Ai.it; il faut lire: A*-K TAittTS’wfi.
4. Lisez: ne emô.K6.6.it. — 5. Les ténèbres extérieures, c’est-à-dire l’Enfer. — 6. Je lis: eTepe au lieu de eTpe qui a un sens
introduits vers la gloire de Dieu en sa maison, et des hommes que l’esprit impur a fait chanceler par la tromperie de passions honteuses dans les cours de son lieu saint’, quelle parole disons-nous? ou que dirons-nous près cle ceuxlà, je (veux) dire tous les saints? A combien plus forte raison serons-nous honteux au jour de leur présence qu’ils ont maintenant dans les cieux près des Anges, parce qu’ils ont été près d’eux lorsqu’ils étaient sur la terre. Écoutons et craignons celui qui remplit le ciel, qui remplit la terre, et qui (fait) plus que remplir sa maison, afin que nous sachions, nous, dont les coeurs leur sont fermés, que le souci de ceux qui voient ces grandes merveilles de Dieu n’est pas de penser aux œuvres; ils ne sont pas vains comme nous, ils ne regarderont pas en toute œuvre les choses du ciel pour faire les choses de la terre comme nous le faisons; ils ne deviendront pas les amis des Anges, qui les appellent: Hommes de désirs", et ils deviendront les amis des hommes qui sacrifient aux démons, comme quelques-uns d’entre nous s’asseoient plaisantant avec eux, blaguant, se moquant. « Certes maintenant un esprit m’a pris, dit le grand prophète Ézéchiel, — un de ceux qui »
« ont vu une foule de fois le mystère de la gloire du Très-Haut et du Béni",— il m’introduisit dans la cour intérieure, et voici que la gloire du Seigneur remplit la maison et j’entendis celui qui me parlait de dedans la maison, et un homme se tenait près de moi. Il me dit: Fils de l’homme, tu as vu le lieu de mon trône sur lequel je suis assis et le lieu où je pose le pied, le lieu où j’habiterai éternellement au milieu des enfants d’Israël; et que ’ la maison d’Israël ne souille plus mon nom saint, eux avec leurs rois, dans leur fornication et les impiétés de leurs rois dans leur mort, en plaçant leur siège près de mon siège et leur habitation près de mon habitation. Un mur se tient entre moi et eux; et ils ont souillé mon nom saint par les abominations qu’ils font". Et je les ai perdus clans ma colère. Maintenant donc que leur fornication s’éloigne de moi, avec les impiétés de leurs rois, car j’habiterai au milieu d’eux éternellement". » Certes ayons honte devant les hommes, afin que le sel ne s’affadisse pas, qu’on le jette, qu’on le (fasse) fouler aux pieds des hommes, comme il l’a dit 10; c’est-à-dire: afin qu’on nous fasse des
1. Lisez: M.rou.is-cTHpioii. — 2. Je ne peux remplir avec certitude le passage que le de Schenoudi. — 7. Traduit d’après le passage correspondant de la version grecque.
8. Mot à mot: qu’ils ont créées. — 9. Ézêch., XLIII, 5=9; citation qui diffère du texte des LXX. —10. C’est-à-dire: Jésus-Christ.
reproches, qu’on nous méprise, qu’on nous accuse en disant: « Voilà donc ces hommes qu’on pense habiter avec les Anges! » Certes ayons honte devant les saints comme s’ils étaient près de nous maintenant, de peur que nous n’échappions pas au reproche d’insanité de leur part ", au jour où nous les verrons face à face, et qu’ils nous diront en paroles: « Ceux-ci qui sont venus après nous sont le sel de la terre! » et: « Ceux-ci sont la lumière du monde! » et: « Certes nous parlons avec liberté 7. » Peut-être maintenant tu trouveras quelqu’un qui se garde de ces poussières mauvaises. Plût au ciel que vous restiez près de nous encore un autre jour, et nous vous donnerions profit en d’autres biens nombreux grandement, grandement, dont vous vous rassasieriez dans le lieu où nous ne nous séparerons jamais de nos compagnons, en faisant que le Seigneur Jésus le Christ nous en rende dignes, lui auquel appartient tout bien avec toute compassion et à qui sont les mi-: séricordes et les pardons, à lui qui ne veut que la pitié., qui oublie les impiétés et couvre les péchés de tous ceux qui se repentiront, et qui jettera au fond de la mer toutes nos iniquités, de manière à ce qu’elles ne paraîtront
7. Cf. Matth., v, 15 et sqq. La troisième citation n’est pas textuelle. ’
jamais plus, qu’on ne les élèvera plus contre nous, qu’on ne prendra pas hommes: « J’effacerai tes péchés, je n’y penserai plus’. » Car, si cette chose n’était pas qu’a dite l’Apôtre saint: « Si je ne suis pas près de vous corporellement, je suis avec vous en esprit" », toute amitié et toute charité seraient grandement resserrées ’, car on ne voit pas ses bien-aimés à moins qu’on’ ne les trouve dans le corps. C’est ainsi que les frères en vérité ne se séparent jamais en leur coeur de leurs compagnons et que Jésus est près de tout homme aimant Dieu, sans qu’ils* le voient jusqu’au jour où il les rendra dignes de le voir face à face; c’est ainsi que tous (les) hommes aimant Dieu sont près de leurs compagnons en esprit jusqu’au temps où nous rencontrerons nos compagnons en face; car il y a des hommes qui habitent auprès les uns des autres corporellement sans qu’ils soient près les uns des, autres par le coeur, comme le mal est dans une foule de lieux. Combien est grande la charité de ces (sic e.xit).
il a ensuiteentouré la lettre n d’un o en pointillant le n pour montrer qu’il y avait une
4. Citation par à peu près. Cf. Jsaïe, XLIV, 22 et Jërém., xxxi, 34. — 5. I Covinih., iv, 3. — 6. Je traduis par l’abstrait, mais le texte a: tout ami, tout charitable.
7. Mot à mot: jusqu’à ce qu’on les trouve. — 8. Ils à cause du collectif tout homme.
... les jours de ton enfance, ne disant pas « Réjouis-toi en des choses qui ne durent qu’un temps », mais « en des choses qui demeureront éternellement »; ne disant pas: « Réjouis-toi d’un espoir périssable, ou réjouis-toi d’une gloire vaine », ou: « Sois joyeux d’un désir qui passera », mais disant: « Réjouis-toi dans le Seigneur ».; si tu es un (homme) juste, sois joyeux, glorifie-toi en lui! et sois joyeux dans son salut, si tu te vois libre de l’esclavage des œuvres d’impureté, ou si encore tu es pur, de sorte que tu ne te souilles pas. O violence, la grande force du diable! car il n’est pas possible que le violent saisisse ceux qui ne sont pas à lui, si Satan ne l’a saisi d’abord; de même en est-il de celui qui vole ou qui dépouille. Car si. tu perces la maison ou si tu dépouilles, Satan a percé ta maison, c’est-àdire toi-même, et t’a dépouillé. Toi certes tu as enlevé de l’or ou des vêtements; et qu’a enlevé Satan de.tes mains et (de quoi) t’a-t-il dépouillé? Si tu ne le sais pas, eh bien! tu n’appartiens pas à Dieu. Il en est ainsi de celui qui fornique; car si celui-là n’avait pas péché contre ton âme, comment
« rendrais-tu adultère la femme de ton prochain? Car le fornicateur et la Celui qui fait violence et celui qui vole d’autres". Malheur à ceux qui mangent leurs propres chairs, c’est-à-dire ceux qui pèchent contre euxmêmes, selon ce qui est écrit: o L’insensé a tourné sur lui ses mains, il a mangé ses chairs 7 »; mais malheur aussi à ceux qui mangent la chair des autres, c’est-à-dire à ceux qui pèchent contre une foule d’âmes. Qui violentera un homme, s’il ne s’est d’abord saisi de la vérité de Dieu par violence? Car une bête sauvage, si elle mange les chairs d’un animal, elle mange aussi ou boit son sang"; de même aussi le violent, en tant même que c’est son œuvre", mange la chair humaine, il boit aussi et se teint de sang 10. Les chairs des veaux ne leur suffisent pas, et le vin de la vigne ne rassasie pas leurs âmes, et tous les autres biens de la terre ne remplissent pas leurs ventres". Car s’il n’y avait jamais d’homme mangeant l’homme
5. Lisez: gn, sans JU.. — 6. Il est facile de comprendrece que le scribe a omis. — 7Ecoles., iv, 5. Inexact. — 8. Le sang de l’animal.
9. C’est-à-dire: par cela même qu’il commet une action de violence.
10. Mot à mot: de leur sang, c’est-à-dire du sang de ses victimes.
11. Schenoudi généralise l’idée qu’il a d’abord émise au singulier.
jusqu’à maintenant, sinon la seule mère du chef de Tyr. quel besoin y aurait-il eu de l’écrire dans l’Écriture sainte? En effet, quelle race parmi les animaux a cessé de faire des petits, jusqu’au serpent; afin que la race des lions cesse de se reproduire"? Certes maintenant, les fils de Dieu disent, ce sont les prophètes de la vérité: « Pourquoi ta mère est-elle devenue un petit de lion au milieu des lions? et l’un de ses lionceaux a appris à piller en des pillages 7, il a mangé les hommes" »: et encore: « Ceux qui mangent les chairs de mon peuple, qui ont écorché leur peau, ont brisé leurs os et qui les ont coupés en morceaux0 comme des chairs pour les chaudrons et comme des viandes pour une chaudière 10. » Ce n’est pas seulement de la terre déserte et basse 11 que proviennent les torrents que l’on peut rétrécir ou
6. Mot à mot: la race se perde enfantant. La tournure est d’une concision si forte qu’elle arrive à une grande obscurité.
7. Mot à mot: à piller des pillages. — 8. — 9. Mot à mot: seront faits morceau, morceau. — 10. Mich., tu, 3.
11. Mot à mot: ce n’est pas seulement des terres désertes basses. Cette idée n’est pas juste si on la prend au pied de la lettre; Schenoudi veut dire: la bande sablonneuse est plus basse que la montagne qui s’étend entre la terre cultivée et la montagne, terrain que traversent les eaux torrentielles avant d’arriver à la plaine.
nombre coulent du haut de montagnes élevées, quand ils remplissent grandement les vallées, si bien qu’il est difficile de les contenir et de les empêcher de sortir". Et si Dieu ne faisait pas le bien en ceux qui sont siens en tout temps, le monde deviendrait ténèbres, de sorte que la terre serait voilée. Il y a une violence plus (grande) qu’une autre impiété, plus mauvaise que toute iniquité en tout temps, c’est-à-dire: si quelqu’un parle en voulant empêcher la violence, ou l’enlever, ou guérir ceux qui en ont été atteints, on l’afflige à l’excès, pour ne pas dire on le tue; c’est ainsi qu’on a tué le Seigneur Jésus qui était venu pour guérir tous ceux qui avaient été violentés par le diable; c’est ainsi que l’on a tué les prophètes, parce qu’ils ont rendu témoignage à la vérité et ont donné des préceptes de justice7. On a dit de la violence: « On a livré le juste pour de l’argent et un pauvre à la place de chaussures". » C’est à cause de la violence que Moyse a été hospitalisé clans une terre qui n’était pas la sienne, car Pharaon le chercha pour le tuer. Et c’est à cause de la violence qu’on a livré Joseph à la servitude,
pas tenir compte des lettres nei qui n’ont, à mon avis, aucun droit de se trouver là,
6. C’est-à-dire: de rompre les obstacles qu’on leur oppose.
7. Mot à mot: ont ordonné le juste. — 8. Amox, n, fi.
qu’on a déprimé ses pieds dans un lien de 1er". C’est encore à cause de la violence que l’on a appris à recevoir des présents contre les saints’ et contre tout homme qui hait la violence depuis le siècle jusqu’à présent 10: les uns certes, on les a tués, les autres, on les a affligés. Qui ne dira pas qu’à ceux qui font ces violences et à. ceux qui sont consentants avec eux à cause des présents ou de la gloire humaine, un même jugement tombera sur eux tous à la fois? Veux-tu certes maintenant échapper à la malédiction de la loi et au jugement de Dieu? écoute donc la loi pour ne point recevoir à toi une parole vaine et pour ne pas faire alliance avec le violent pour être témoin de violence, et pour n’être pas aussi avec une foule sur une méchanceté, et pour ne pas faire alliance avec une foule afin de décliner et perdre un jugement" et pour n’avoir point pitié d’un pauvre dans un jugement. Veux-tu voir une foule (de gens) que le péché a tués clans les endroits où l’on pense qu’ils vivent? regarde un endroit, ou une maison, où est entrée la maladie que l’on appelle la peste. Si tu veux encore voir des
8. C’est-à-dire: une chaîne, qu’on lui a attaché les pieds par une chaîne qui le serrait fortement. —9. Ou: contre les purs, dans le sens d’innocents. —10. C’est-à-dire: depuis le commencement du inonde jusqu’à nos jours.
11. C’est-à-dire: pour te détourner de la justice et rendre un jugement injuste en condamnant un innocent.
sont tombés ou chez lesquels ils sont entrés, qu’ils ont dépouillés. El si tu veux voir des âmes que Satan a frappées sans les épargner, pour ne pas dire qu’il les a tuées, regarde des hommes que les barbares ont battus avec la makat et ont percés avec des instruments de combat. Quant aux Hellènes et aux hérétiques, ils ne vivent pas et n’ont pas d’espoir, car tu as dit" qu’il les a tués ou les a dépouillés, car ce sont des (gens) qui errent depuis qu’ils étaient dans la vulve, et ce sont des étrangers à Dieu depuis qu’ils étaient dans la matrice, et ce sont des ennemis du Christ. Ce, qui est écrit dit": « S’il y a des hommes qui jeûnent pour des jugements et des combats,, il y a aussi des hommes qui jeûnent pour des œuvres abominables », et ils sont nombreux, et qui servent Satan en des souillures et en tout péché, au lieu de servir Dieu en toute pureté et œuvre bonne. Quelle œuvre mauvaise ou quelle sorte de sagesse fais-tu, ô maladie ténébreuse (sortie) des ténèbres! L’ennemi, c’est certes la jalousie, la l’utilité, le vol, les faux serments, le
12. Il s’adresse à celui que vise son discours.
13. Le texte est incorrect, et le ms. a été gratté.
mensonge et tous les autres péchés, et surtout les péchés et l’iniquité de Sodome et de Gomorrhe. Est-il étonnant que non seulement ceux sur lesquels tu es longanime en tout gouvernement te supportent, mais encore qu’ils rient, soient joyeux, allègres et qu’ils aient confiance? Dieu nous a accordé une grâce et un loisir pour travailler aux œuvres de notre vie, et c’est une richesse pour nous qui vivons en ses lieux saints; mais nous avons travaillé aussi aux œuvres de notre mort et de notre clam. Est-ce qu’il n’y a pas d’hommes....? (sic exil).... avec la bénédiction, ils ont trompé les esprits simples. Il y a aussi d’autres herbes nombreuses dont seuls les fruits sont mauvais, si bien (jue sont souillés des endroits nombreux, s’ils tombent sur eux et s’ils à une foule parmi celles qui poussent’1 de terre, à cause de l’abondance clés fruits qui sont sur elles. Il en est ainsi de l’homme parfait en tout mal ou en toute méchanceté, en toute ignorance, de sorte qu’une foule d’hommes apprennent de lui à pécher, et ceux qui sont désobéissants et qui font tout mal (apprennent) à se rendre semblables à lui. Et il y a une
1. Le texte doit être fautif à mon sens, car je n’ai pas réussi à me rendre compte
autre herbe mauvaise grandement, dont les racines et les fruits qui sont sur lui sont nombreux; les unes, parmi ses racines, sont éloignées du sol, et d’autres sont sous le ciel; si tu arraches celles qui sont clans le sol, celles qui sont en dessus deviennent faibles, de sorte que la terre qui en était plantée devient propre; mais si l’on oublie les premières racines et leurs fruits pour ne pas les sortir (de terre), celles qui sont en haut se multiplient plus que celles qui sont loin dans le sol et celles qui sont au-dessous de celles-ci multiplient celles qui sont sous le ciel. Il en est ainsi de ceux qui ont le coeur souillé’, qui reçoivent à eux les péchés du diable: si tu ne réprimandes pas les (pensées) qu’il lance en toi’, si tu n’enlèves pas d’abord ses pensées au dedans (de toi), comment ne multiplierait-il pas en toi les passions" dans qui est en toi, ce qui est en dehors de toi sera comme les choses qui ne sont pas, tu seras entièrement pur.
Et comment montreras-tu que tu hais les péchés qui sont hors de toi, si tu es chargé de ceux qui sont au dedans de toi et que tu enfantes dans le doux plaisir qui se changera pour toi en amertume à mot: de ceux qui sont souillés clans leur coeur.
5. Mot à mot: si tu ne réprimandes pas les qu’il lance en ton coeur. — 6. Le mot « s’ei, pour IKS"!, s’emploie d’or- »
plus {|ue toute amertume? Veux-tu voir ceux qui se sont écartés des Ecritures de vérité, ceux qui se sont égarés non seulement hors de la science, mais clans la désobéissance à leurs paroles jusqu’à ce qu’ils soient perdus et que le péché domine sur eux? considère attentivement ces poissons qui s’écartent de l’eau, jusqu’à ce qu’ils soient pris et qu’ils se perdent ou qu’ils pourrissent. Veux-tu voir la douceur des petits enfants faibles? considère attentivement leur nouveauté, comme ils changent (d’idées) en cet âge qui bouillonne, qui est comme une eau sous laquelle on fait du feu; l’un certes devient un homme juste en toute justice, un autre un homme violent en des œuvres d’injustice; l’un un homme pur, l’autre un homme souillé; les uns des adultères ou des pécheurs en toute chose, d’autres des (hommes) clignes ou qui font toute bonne chose. Considère le moût de vin qui est entièrement doux en son commencement, et vois-le aussi dans le temps où il s’est changé dans une foule de manières: l’un s’est changé en un vin bon simplement, un autre en un vin exquis tant et plus, et un autre encore en un vin qui n’est bon qu’à jeter au dehors"; d’autres, leur bon goût cesse en eux pour montrer
ceux qui se tournent vite de la pureté vers la souillure; d’autres, si on les répand, on casse aussi les vases dans lesquels ils se trouvaient, à cause de leur grande pourriture", et c’est encore la manifestation de la manière dont Dieu perdra leur âme et leur corps clans la géhenne. Il y a un vin qui est bon depuis son commencement jusqu’à sa consommation; mais si on le laisse vieillir, il devient excessivement bon"; de même il y a un homme bon depuis son enfance jusqu’à sa vieillesse et, par l’endurance de ses bonnes (ouvres, il devient plus qu’agréable à celui qui lui donne la force en tous ses jours, le Christ Jésus, et qui se garde de la transgression et du changement en son amour pour lui. Le vin aussi dont l’on dit qu’il répand un parfum 10 exquis, bon grandement, qui n’a pas le goût des vins dont l’on dit: « On (l’)a laissé! » celui qui réjouit grandement ceux qui le boivent, c’est l’homme de personne", sans ruse ou sans relâchement, mais qui aime les hommes,
8. Mot à mot: à cause de l’abondance de leur pourriture.
9. Mot à mot: il devient digne à l’excès.
qui est réputé dans les (ouvres de justice et dans la connaissance de Dieu, qui réjouit quiconque aime Dieu et son Christ Jésus. Semblablement aussi celui dont 7 on dit qu’il est fort et exquis grandement et n’ayant pas de goût, comme on dit de lui qu’il est dur, c’est-à-dire qu’il ne plaît pas à ceux qui goûtent le vin bon; (c’est) l’homme fort, longanime et reconnaissant et ascète, vivant tranquillement et pur des (ouvres qu’on a coutume de nommer l’avarice ou l’amour cle la vaine gloire avec d’autres choses de cette sorte. de sorte que l’on dit de lui: « C’est le Juif caché et c’est la circoncision du coeur. » Mais encore celui-ci demeure d’ordinaire; agréable* et doux, et il n’y a point de vice" en lui; (c’est) l’homme qui est endurant dans les en toute pureté et doux tout entier dans ses œuvres près cle Dieu et de tous les hommes cle Dieu. Mais quant à tous les autres qui ne sont pas mauvais, mais qui ne sont pas convenables, de sorte que ceux qui les boivenl lancent souvent des crachats à cause cle leur goût, sans qu’il leur plaise cependant de
8. Mot à mot: facile. Sc.henoudi revient nu vin.
les jeter 7, en pensant à la peine t|u’ils en ont prise ou même au prix qu’ils en ont donné, ce sont les hommes qui parfois disent la vérité", mais parfois au contraire disent le mensonge; parfois ils sont obéissants et parfois désobéissants; certains jours, ils se purifient, et certains jours au contraire ils se souillent; en des temps, ils se gardent attentivement de leurs péchés, en des temps au contraire, ils y retournent; des temps, ils pleurent parce qu’ils les ont faits, et d’autres temps, ils se réjouissent et rient en les faisant; des mois ou des années, ils font le bien, des années ils font toute impiété, de sorte qu’on n’a point miséricorde pour eux dans le ciel. Et encore les Anges et tous les Saints désirentqu’ils trouvent un lieu cle repos et ce n’est pas leur volonté qu’ils deviennent étrangers à tous les biens qui sont leur partage", pensant aux souffrances de Jésus et à son sang qu’il a donné pour tout le monde. Celui-ci 1" encore qu’on a coutume cle mélanger avec le miel et toutes les autres mixtures par lesquelles on le travaille, de sorte que celui qui le compare trouve heureux celui auquel il appartient", parce
9. Mot à mot: dans lesquels ils sont. — 10. Schenoûdi revient au vin.— 11. Le texte est fautif; au lieu de uncre nwoir ne, il faudrait suieTe ntoov ne, Aj.neTe moej ne.
qu’on l’a bien fabriqué, c’est les hommes sages et fidèles qui ont choisi pour eux la virginité afin d’être purs pour Dieu 7, et qu’on loue dans le ciel parce qu’ils ont accompli (leur vie) dans la charité sans aucune souillure. Comme ce vin-là est doux par suite des choses (qu’on y a) mélangées et rafraîchit ceux qui le boivent, (ainsi) est-il de l’enfance bonne qui donne satisfaction au coeur des parents qui leur" apprennent à se soumettre au Seigneur en toute chose. Si tu frappes le serpent à la tête, surtout si tu le tues dans ta colère, tout son corps devient faible, tu n’as plus peur de lui depuis ce moment; c’est-à-dire: si tu te gardes de l’impureté, ô toi qui as dessein de (garder) la pureté, le péché deviendra faible en toi. En effet, ce n’est pas une souillure unique qui est, et ce n’est pas une pureté unique; ce n’est pas non plus une tête unique qui est à ce démon-là, afin que tu ne dises pas que c’est la seule désobéissance. En effet, de même qu’il a une foule cle têtes près de ceux qui ont Jésus, de même aussi il est comme s’il n’en avait pas du tout près de ceux qui ont Jésus, car la tête de tout homme,
8. Mot à mot: qui leur donnent enseignement.
c’est le Christ. Les rois des nations ne montent pas de la mer ayant des tètes sur eux et des cornes, comme le prophète Daniel l’a dit à leur dans lesquels elle travaille. Celle qu’il a vue montant cle la mer, ayant quatre têtes et dix cornes, c’est celle dont on a dit: « Le Seigneur a brisé ses têtes sûr la terre" », et ce ne sont pas seulement celles’ qui sont avec lui, mais puisque j’ai dit qu’elles sont écrites*, certes nombreux sont les hommes qui lui servent" de têtes, sans compter celles qu’il a ou qui sortent de lui. Est-ce que l’on n’appelle pas tous les pères du peuple cle Dieu « des chefs’ 0 »; et aussi les pères cle toutes les nations et leurs commandants leur sont des1 pères’ 1, car Caïn avait un chef, lui qui n’a pas hésité 12 à prononcer le nom cle Dieu ou à lui présenter des offrandes avec des choses méprisables et réprouvées. Plût au ciel qu’il n’eût jamais fait rien de bon et n’eût pas tué aussi un innocent! Semblablement aussi Judas avait un chef; plût au ciel qu’il n’eût jamais été apôtre.et n’eût pas mais ce n’est pas la même bête. — 6. Psa.ltn., cix, 6.
8. C’est-à-dire: décrites par le prophète.
10. Il y a peu de mots à propos des deux sens de chef.
11. C’est-à-dire: il regarde comme des chefs et des pères.
12. Mot à mot: qui n’a pas fait étonnement.
livré aussi le Seigneur! Caïphe aussi avait un chef; et plût au ciel qu’il n’eût jamais été prêtre et n’eût pas aussi pris le dessein de tuer le Seigneur! Et de même aussi les faux prophètes, les faux apôtres et tous les Antéchrists avaient des chefs, et plût au ciel qu’ils n’eussent jamais prophétisé et qu’ils n’eussent pas dit une parole et n’eussent pas trompé non plus des foules d’âmes! Et pour ne pas dire une des paroles encore, je me contenterai de celles-ci, à savoir que nombreuses sont ses têtes et nombreuses sont ses cornes aussi, mais qu’elles sont toutes brisées pour ceux qui ont Jésus, non pas seulement sur la langue, mais encore dans tout leur coeur, haïssant les péchés du diable. Il y a un animal dont on dit qu’à celui qui le tuera seront pardonnes une foule de péchés. Ce n’est pas ce qui existe; mais vraiment celui qui fera mourir l’esprit de fornication en lui, la violence et toute œuvre mauvaise qui combat contre chacun de nous, non seulement on lui pardonnera tous ses péchés, mais il recevra une gloire et une vie éternelle de par Jésus. H y a une énigme11 que ceux qui sont sous la puis
« « esclave de nombre cle maîtres! » mais tu es aussi esclave d’une foule cle péchés et tu n’es pas affligé d’être lié par tout ce qui est honteux, esprit impur. Le poisson, s’il est mort et n’est pas pourri 7, on le mange; mais le meurent, tu n’en mangeras pas 8 »; il en est ainsi de celui qui péchera par ignorance: il n’est pas éloigné de la vie, s’il fait repentance; mais ceux qui pèchent avec connaissance, il leur est difficile d’échapper à ce jugement cle Dieu. Si le vase du potier est brisé, quand il n’est que de l’argile, il en fera ce qu’il voudra; mais si on (sic e.vit)...... aussi la violence et toute œuvre mauvaise, c’est un indigne près cle ce commandement: « Présentez vos corps en offrande vivante, pure, agréable à Dieu 9. » La fumée certes 10, de toute chose, depuis le bois, les épines et tout ce qu’on met dans le feu, est mauvaise, et l’homme hait son odeur; mais
scribe qui ne le comprenait sans doute pas. — 6. Effacez ce mot.
7. Mot à mot: s’il est mort sans pourriture. — 8. D’après le Lëvitique, xvu, 9. Epist. ad tement la même signification.
cautneo ngoine a.11 ne la fumée de l’encensseulement " et des autres parfums de toute sorte qui sont cle bonne odeur 15, certes, les hommes l’aiment: c’est ainsi que sont grandement mauvaises près cle Dieu la prière et l’oraison de toute hérésie séparée de l’Eglise catholique: la prière seule des Chrétiens et leur oraison sont bonnes, exquises, agréables à Dieu, ainsi que toules leurs œuvres. Il y; i deux petits animaux qui ont un nom dans la langue de l’Egypte; l’un d’eux, on l’appelle no (âne) et l’autre on l’appelle ca.itneg_ (huilier); ils ne sont jamais tels", car c’est un faux nom celui dont on les nomme, car l’un d’eux est une forme cle ver et l’autre un insecte ailé qui sautille. Il en est de même de tous ceux qui jugent faussement cle la virginité, disant d’eux qu’ils sont purs quand ils sont souillés clans leur corps, s’appelant cle ce seul nom continents et vierges. Si tu entends quelques-uns dire à l’homme en parabole pour plaisanter: « Tu es sorti hors de la coufïe comme un fer de marchand », XPJcTuuioc.
7. Lisez: o-s-en 710011. — 8. A la marge du feuillet, le scribe a dessiné et peint l’image des deux animaux dont il parle: un mot: qui sont de bonne odeur bonne, c’est-à-dire: qui émettent un bon parfum.
13. C’est-à-dire: ces noms ne leur conviennent pasSchenoudi explique les noms par étymologie, mais l’étymologie est fausse, car le nom de la sauterelle est en
alors fais attention, ô homme qui crains les paroles qu’il te.dit", à ce qu’un autre te dit en pleurant: « Tu es sorti », c’est-à-dire tu t’es égaré hors des par l’erreur de tes pensées, comme l’Hellène désire se vendre au diable en toute infidélité envers Jésus. Il y a aussi des hommes qui, en additionnant ou même en comptant, mentent en ce qu’ils disent, car observe que cent font vingt-cinq et cinquante (font) douze pour ceux qui comptent avec une langue saine, et ceux qui comptent que vingt-cinq pièces d’or font cent, cinquante l’ont deux cents et douze font cinquante’. Il en est cle même des hommes à qui convient toute perfection en toute chose qu’ils (doivent) faire et qui doivent abonder en elles toutes 8, selon la mesure de la gloire du nom élevé que le Seigneur a donné à chacun. Et s’il arrive que tu trouves " que ce sont de petites choses que nous faisons près de ceux qui intercèdent pour nous dans les
c’est-à-dire: que celui qui te parle te dit. — 7. Comme Ta remarqué Zoëga, il y a erreur. L’auteur semble compter en doublant, mais il faudrait: douze et demi font cinquante, ou vice oersa. — 8. Le pluriel à cause de toute perfection, qui est un collectif. — 9. Le mot epoc, qui ne peut se rapporter à aucun nom précédent, m’a fait couper la phrase comme je l’ai coupée.
cieux, eh bien! n’en laissons néanmoins pas même une petite. Vois aussi les pièces d’or qui remplissent leur mesure clans la coufïe" et fais attention à ces grandes pièces d’or antiques qui excèdent grandement la mesure de la pièce d’or. Il en est ainsi de ceux qui font ce que les Ecritures leur ont commandé, comme c’e*t écrit. Il y a des légumes que l’on sème, les uns donnent leurs fruits en dessous, les autres donnent leur fruit en haut; ceux qui donnent leurs fruits en dessous sont les hommes qui travaillent à la terre, rachetant leurs péchés non seulement par ce qu’ils ont, mais se rassemblant encore une richesse dans un trésor dans les cieux par leurs œuvres cle vie; mais ceux qui donnent leur fruit en dessus, ce sont ceux qui vaquent à la prière et qui jusqu’au jugement pour le livrer à (ceux-ci) et à ceux qui leur ressemblent. Il y a encore des légumes que les hommes mangent verts parce qu’ils sont
sez: H&itoTJKon. — 5. Il semble qu’il y a un mot d’omis par le scribe nn«.i, ou bien il ne faut pas tenir compte de JUSI qui n’a pas sa raison d’être, sinon la présence dans preTOTioT.. — 9.: Zoëga a fait observer que le, mot Aiynon était le mot grec ’AIKUOU et qu’il signifiait.ici un: instrumentavec lequel, on éprouve et on marque les pièces d’or:. le.poinçon:; je crois quîon, peut, expliquer;..autrement; cette opération: le. poinçonneur mier du mot grec Aianon = panier d’osier, couffe en Egypte. »
bons, qu’ils sont doux, utiles au coeur; il en est ainsi des hommes qui n’ont aucune malice en eux, ni jalousie, qui ne pensent pas au mal, aimés des Anges dans les cieux et agréables au Christ. Il y a encore d’autres (légumes), qui, si on les fait cuire, sont extrêmementutiles, parce que leur eau mauvaise et leur amertume sortent, d’eux; il en est aussi de même des hommes qui sont amers dans l’orgueil et qui sont méchants pour leur prochain; mais s’ils épurent" leur âme dans la crainte du Seigneurjusqu’à ce qu’ils sachent euxmêmes, qu’ils se sont purifiés en leur pensée mauvaise qui les combat sans cause parce qu’ils les haïssent, alors on prend confiance sur eux tant et plus clans les cieux, et se réjouissent ceux qui les aiment sur terre, et ceux qui les fruits dont on mange ce qui est en eux parce que c’est doux et bon, mais ce qui est à l’extérieur, on le jette parce que c’est amer et dur; telle est la manière cle ceux qui reçoivent à eux les pensées célestes, qui fructifient par elles et qui rejettent loin d’eux la pensée de la terre qui travaille pour
rinfertilité’. Il y a encore d’autre* (fruits) dont on mange ce qui est à l’extérieur, parceque c’est doux, gras et bon; mais ce qui est à l’intérieur, on le jette parce que c’est amer et dur; c’est la manière de ceux que la justice et la douceur de Dieu ont revêtus, manifestée à tous les hommes en leurs pensées et en leurs œuvres, rejetant aussi le diable hors de tout leur coeur. De même il y a d’autres fruits doux et bons grandement, que l’on mange à l’intérieur et à l’extérieur: telle est la manière des hommes purs en toutes leurs pensées et en leurs œuvres exquises près cle Jésus à cause cle leur pureté et cle leur amour pour lui, et doux envers tous les hommes qui sont dans le besoin 5, soit en des jugements, soit clans toutes les autres bonnes œuvres qui rentrent clans ce commandement: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même 6! »
Il y a une chose que font les petits enfants pour s’amuser et jouer dans les rues et dans les places; lorsque certains n’ont point cle pain en leurs mains ni autre chose à manger, ils en demandent à ceux qui en ont; si ceux-là n’en donnent pas, alors ils leur tordent la main, ou ils la détournent, et s’écrient: « C’est la main pour le serpent et c’est la »
5. Mot à mot: qui manquent. •— 6. MaltJi., xxn, 39: Marc, xu, 31; Luc, x, 27.
« main pour le scorpion! » et ainsi les autres leur donnent (ce qu’ils demandent). Si cette chose est une plaisanterie près des insensés, c’est une affliction excessive près des sages, parce que ce sont des gens qui méritent qu’on pleure sur eux, ceux sur qui retombera ce qu’ils font, car c’est la manière cle tout homme impitoyable et cle tout homme qui n’est pas indigent des biens en leur terre, qui les cachent pour ne pas les donner à qui les leur demande, ne le faisant pas à cause de leur angoisse et cle leur pauvreté, et ne le faisant pas à cause du commandement: « Ayez pitié, afin qu’on ait pitié cle vous:’. » Si le voleur ou le barbare enlèvent leurs armes cle transfixion * à ceux qui tombent en leurs mains, ou même en devenant maîtres cle leurs maisons, cle leurs richesses et cle tout ce qu’elles renferment, ils supplient qu’on leur prenne toute chose qu’ils ont, a fin. qu’on ne répande pas leur sang, (cela) par crainte cle ceux qui immoleront tout leur corps en un petit moment, plus que cle Jésus qui immolera leurs corps éternellement jusqu’à la Géhenne et qui les transpercera clans l’Amenti jusqu’au siècle. Il y a aussi
pas parce qu’ils sont serrés et pauvres, et qu’ils sont dignes d’être pleures à cause du précepte: Ayez pitié afin qu’on ait pitié de vous, précepte qui ne se trouve pas dans les Évangiles.
4. C’est-à-dire: avec lesquelles ils percent.
une autre chose de tressage que font les petits enfants disant parfois, certes: « Nous faisons la mariée! » parfois disant: « Nous 10! » et parfois
encore: « Nous faisons ceci et cela! » en riant, et enfin ils ruinent tout et se pressent les uns contre les autres pour s’en aller. Il en est de môme cle tous les hérétiques qui seront perclus avec toutes leurs œuvres cle dérision, craint l’homme nu qui est sur le point cle s’arrêter, plus que celui qui est revêtu cle ses habits: il en est cle même aussi du diable qui craint celui qui a renoncé à toute chose, a soulevé sa croix, a suivi le Seigneur, plus que celui qui ne lésa pas abandonnés. On dit encore cle l’animal méchant que tout lieu d’où sortent des odeurs mauvaises 11, ils y courent 11, et aussi tout lieu d’où sortent cle bonnes odeurs", il désire les dépasser ou rester alentour". Il en est ainsi de Satan qui se repose en tout Hellène, tout hérétique et tous ceux qui font l’iniquité en toute impureté, et qui ne se rassasie pas de tendre
« 9. Lisez: g ».jpeTJKoc. — 10. Mot inconnu.
11. Mot à mot: d’où se répandent des odeurs mauvaises. — 12. Le pluriel pour le singulier, à cause de l’idée générale.
13. Mot à mot: d’où se répandent. — 14. Phrase tout à fait incorrecte.
des pièges à ceux qui opèrent la justice et toute œuvre bonne. Le veau ou le mouton, ou encore quelque autre bête que l’on mange, s’il passe une multitude cle jours vivant, sans mourir ou sans qu’un autre animal le perde, il ne pourrit pas; mais si on le tue, si on ne le sale pas convenablement’, il pourrit et les vers s’y mettent 5: il en est cle même cle l’homme qui a passé cent ans ou toute sa vie en servant Dieu en toute convenance et en sauvegardant son lit cle toute souillure, sans qu’il meure dans l’adultère et sans qu’il soit trompé dans le péché, on n’a rien à lui reprocher0; mais s’il a dessein en son coeur de devenir vierge et cle marcher en toute pureté, et qu’il abandonne le zèle, la patience et toutes les autres œuvres qu’il devait faire selon la mesure cle sa promesse, en se contenant en toute vérité et en veillant grandement, il sera perdu et deviendra abomination en toute impureté, et parce qu’il a transgressé, qu’il a changé sa promesse7 et qu’il a oublié qu’on a immolé pour lui son Seigneur Jésus qui s’est immolé lui-même au péché. L’Esprit cle Dieu ne désire pas que nous en ayons assez de parler et d’écou
6. Mot à mot: point n’est homme à dire contre lui. —7. C’est-à-dire: le contrat qu’il avait fait avec Dieu.
ter, mais par contre aussi il voit notre faiblesse et notre peu de courage 7, chacun voulant se hâter de retourner en ses endroits", et c’est pourquoi nouavons attendu jusqu’à une autre fois: peut-être le Seigneur accorderat-il aux pécheurs que nous disions des choses semblables à celles-ci. Voici certes des paroles (tirées) des Ecritures, et voici que toutes les autres paraboles sont cle la terre, le Verbe de vérité, (qui est) Dieu, n’ayant (rien) épargné pour les mettre en notre présence0, désirant que nous nous repentions et que nous fassions des œuvres bonnes, avant que le Seigneur ne vienne ou que nous n’allions au Seigneur, étant pauvres tant et plus. Hâtons-nous donc maintenant avec zèle de trouver un lieu cle repos, et puisse l’amertume de nos péchés aller loin de nous cle peur que toute l’amertume de notre affliction ne nous rencontre en ce lieu’". Exégèse qu’il prononça un jour en voyant la multitude qui appartenait
7. Mot à mot: notre petitessede coeur.
8. C’est-à-dire sans doute: à son village, à sa maison.
10. C’est-à-dire: ne nous arrive pas en ce lieu, après la mort.
à l’homme digne cle malédiction, voulant qu’on lui rapportât ce qu’il avait dit de lui souventes fois, et voulant que les autres se gardassent cle ces Dieu dit en les choses qui sont siennes": « Qu’un fils ne meure pas pour un père" » et: « Que les pères ne mangent pas du verjus afin que les dents des enfants soient agacées 10. » Ainsi encore les esclaves fidèles ne mourront point pour clés maîtres infidèles, et les impiétés de quelques maîtres infidèles qui adorent des bois et des pierres, ne tomberont pas sur des esclaves dont l’espoir est en Dieu et son Christ Jésus. L’impiété des maîtres infidèles et violents sera sur eux, et la justice des esclaves fidèles sera sur eux, (car) il n’y a point d’esclavage clans le lieu où nous irons, pour ceux qui se libéreront maintenant de l’esclavage du péché, puisque certes chacun rendra raison pour lui à Dieu. Ecoutez ce qui est écrit: « Eloignez-vous, éloignezvous », ne touchez pas à l’impur, ne participez pas aux œuvres cle ceux qui
8. C’est-à-dire: dans les Écritures. — 9. Ces paroles ne sont pas dans l’Écriture. — 10. Le texte à’Ezéchiel, xvm, 2, dit le contraire.
sont esclaves de Saturne, qui aiment Hécate et veulent ôperdument la voir, la forme cle courtisane, de peur que celui qui les hait, Jésus, ne Arous haïsse avec eux. Les Ecritures saintes ont dit: « Les Anges parlèrent avec Lot pour qu’il sortit promptement de Sodome, l’épargnant pour qu’il ne fût pas perdu avec eux" »; et ils tc disent présentement, ô homme, par la parole de Dieu: « Ecarte-toi certes cle leurs péchés7, de peur qu’il ne te fasse comme à eux sortira vers elle, c’est-à-dire qu’il y a des hommes de notre sorte", disant: « Nous aimons celui qui nous a enseignés, le Christ », qui reçoiventquelques légers présents de la main de ces hommes athées, ou même si nous leur envoyons des présents, nous faisons (un pacte) d’amitié avec les ennemis du Christ, manifestant aux hommes ou à des multitudes d’hommes qu’ils sont les adorateurs d’idoles, adorant des images démoniaqueset disant dans leur audace: « Comme nous ne vous convertirons pas à l’hellénisme, (cle même) vous ne nous convertirez pas au christianisme!, n » Car celui qui adore des »
dire: du péché des habitants de Sodome.
8. C’est-à-dire: ne t’efface du livre de vie.
9. C’est-à-dire: comme nous, sans doute en charge comme nous. — 10. Mot
« hommes athées, adore celui qui habite en eux, le diable, et baise celui que l’on sert, le serpent’ 0; mais celui qui adore des hommes de Dieu adore Dieu qui habite en eux et baise celui que l’on sert, Jésus. » Si tu dis: « Le Seigneur recevait à lui les pécheurs, mangeait avec eux! » (je te dirai) qu’il est nécessaire que tu réfléchisses pourquoi": c’était afin qu’ils crussent en lui. S’ils l’avaient maudit ou s’il ne leur avait pas donné avantage, comment aurait-il pu dire: « Je suis venu appeler les pécheurs à la pénitence’" »? Ne voyez-vous pas que (c’était) le signe de leur amour pour celui qui les avait appelés? à savoir que tous les publicains et les pécheurs s’approchaient cle lui afin cle l’entendre. Si tu invites un infidèle, s’il vient au festin cle ton Dieu, s’il mange de tous les biens que ce (Dieu) a envoyés, disant: « Je les ai préparés », eh bien! il est bon que si un infidèle t’invite à un festin, si tu manges aussi avec lui, comme ton Seigneur Jésus, que ta coupe soit séparée de celle cle l’Hellène (sic exil).
quoi le Seigneur le faisait. — 12. Ev. sec. Luc, v, 32.
« du feu et du soufre tombant du ciel sur les hommes de Sodome et cle Gomorrhe, jusqu’à ce qu’il les eût effacésl0 à cause cle leurs impiétés, à l’exception de Lot et cle ses filles, celui qui a englouti Pharaon avec sa multitude clans la mer à cause cle son athéisme. Ceux qui aiment la malédiction ont dit: o II n’a pas pu se sauver des mains de ceux qui l’ont crucifié! » celui qui a fait que la terre s’est entr’ouverte", qu’elle a englouti une multitude, parce qu’ils avaient autrefois péché contre lui avec tous ceux qu’il a effacés 12 clans le désert. Les hommes plus que maudits ont dit: « S’il est Dieu, pourquoi l’a-t-on crucifié? » Qui pourra compter tous, comme celui qui à lui seul est allô par son ordre et tua cent quatre vingt-cinq mille hommesdans une seule nuit du camp des multitudes d’hommes athées 13. Et Moyse, son élu, a fait tous ces prodiges en Egypte et dans la mer Rouge, clans le désert
2. Lisez: vojmoppj.. — 3. Ce mot est écrit
10. C’est-à-dire: les eût effacés du livre de vie.
12. C’est-à-dire: effacés du livre de vie. On pourrait comparer ce livre de vie au papyrus sur lequel Thot écrit après avoir marqué le nombre des années sur la branche de dattier.
année et tout ce qu’il a fait par son esclave Jésus, le fils de Navé, le puissant dans sa force. Et son esclave Elie a ressuscité les morts, il a séparé les eaux du Jourdain, il a marché sur l’aride, ayant fermé le ciel pendant trois années et six mois, et encore il a amené le feu du ciel en invoquant le nom du Très-Haut, (et) le feu mangea les pierres et l’eau et les (morceaux de) bois et les veaux qui avaient été immolés par dessus. Cela, il le fit comme un type d’offrande, et la terre aussi, il la fit comme un type de la mer avec son entourage". Et quand il eut prié, l’eau de pluie coula sur la terre qui donna son fruit. Ainsi encore son esclave Elisée qui a ressuscité les morts et a frappé les multitudes au nom du Très-Haut 10. Et les hommes maudits ont dit: « Ce n’est pas un dieu! » Donc sur cela interrogeons les impies dans la maison desquels est la malédiction de Dieu, et non pas les fidèles sur la tête desquels est la bénédiction du Seigneur, disant: « Informez-nous donc quel est votre »
« dieu. » Les hommes disant: « Ce qui est dans le ciel, voilà nos dieux 5 », vous êtes maudits, parce que Notre-Seigneur et notre Dieu, à nous Chrétiens, les a créés dès le commencement pour éclairer la terre. Et si A’otis dites que le veau, la vache et toutes les autres bêtes cle somme sont vos dieux, vous êtes maudits, parce que le Seigneur cle gloire, le père cle Notre-SeigneurJésus-Christ, les a créés 6 pour porterie joug’ et porter les fardeaux, pour boire leur lait" et nous vêtir de leur laine. Si vous dites que les bêtes sauvages sont vos dieux, vous êtes maudits encore plus, car le Seigneur Dieu a dit qu’ils existassent tous. Si encore le chien est votre dieu avec le chat, vous êtes maudits davantage, carie Seigneur Dieu a dit: « C’est moi, c’est moi, et il n’y a pas d’autre Dieu en dehors cle moi" », il les a établis pour leur œuvre, l’un certes pour veiller, l’autre aussi pour détruire des rats. Et si les pierres, les bois, l’or, l’argent, le cuivre, le fer et toutes les autres choses que vous adorez sont vos dieux,
4. Lisez: cgo-s-opT, la syllabe go-s-e n’étant que la réduplication du mot précédent go-s-e.
5. C’est-à-dire: le soleil et la lune.
8. C’est-à-dire: pour que nous buvions leur
vous êtes encore maudits davantage, parce que l’administrateur du monde entier les a créés 5 pour les hommes, sachant qu’ils les prendraient pour dire maudits ces athées, entendant " les paroles qu’ont dites cle bons pères: « Tu ne maudiras personne. » Mais ce ne sont pas des hommes, et, si ce sont des hommes, ce sont des hommes clignes d’être maudits par ceux qui disent: « Nous sommes des Chrétiens », parce qu’ils ont injurié celui qui les a créés et blasphémé celui qui les a nourris encore davantage pour maudire les fils du serpent que le Seigneur a maudit dès le commencement, parce qu’il trompa Eve et fut une pierre d’achoppement pour Adam clans le paradis, comme à présent ces hommes maudits sont une pierre d’achoppement pour un grand nombre et scandalisent ceux qui ne peuvent pas savoir qu’ils appartiennent à Satan. C’est pourquoi, si l’Écriture dit en un lieu 7, ou même (si) quelques hommes cle Dieu disent: « Ne maudis personne! » ils disent certes: « Ne maudis pas celui qui te maudit! » mais
« « gloire, le Christ. » Si les Saints disent en parlant cle la langue: « Par elle nous maudissons les hommes* », ils disent: « C’est une insanité cle la part de l’homme cle dire": « Je bénis Dieu », quand il maudit les hommes bons et fidèles, contre lesquels personne n’a rien à dire. C’est ainsi qu’ils ont dit: « Il ne faut pas, mes frères, que cela soit ainsi ’" », et ils n’ont pas dit: « Ne maudis pas ceux qui ont attaché la malédiction comme une ceinture, et la malédiction est entrée en eux comme de l’eau et comme une huile dans leurs os". » S’ils disent: ((Michel l’Archange parlant au diable, lui un jugement cle blasphème l! », ne pensez pas qu’ils disent: a Ne maudis pas les hommes qui font des sacrifices aux démons », comme j’ai entendu (dire) que quelques-uns parmi vous disent: « Certes Michel ne dit pas cle paroles dures contre le diable, mais il dit: Que le Seigneur te châtie ’2 »...
une folie de l’homme qui dit. — 10. Jacob, m, 10. — 11. Psalm., cvin, 17
à Kronos; mais ce n’est pas la chose que (nous devons) penser, à savoir que le grand Archange épargne le diable, pour ne pas le maudire; (mais) maintenant, cette parole: « Que le Seigneur te châtie » signifie bien plutôt la malédiction qui viendra sur lui. Je n’épargnerai donc pas de dire qu’il est maudit avec ses fils, les Hellènes, qu’il est maudit tant et plus avec eux, qu’ils sont maudits avec lui. Ne voyez-vous pas que ce n’est pas cela? Pourquoi donc (dit-il la) malédiction et (le) jugement cle blasphème? Considérez ce que disent productifs, impurs, parce qu’ils disent ce qu’ils ne pensent pas, comme à présent ces autres maudits qui leur ressemblent, qui blasphèment les grandeurs cle Dieu parce qu’ils ne le connaissent pas, lui ni ses œuvres. Écoutez maintenant, afin que nous sachions si nous changeons 5 les paroles que les Saints ont écrites, les amenant par notre volonté", parce que nous n’aimons pas la parole saine, et afin que nous sachions s’ils parlent à des hommes qu’ils ont comparés à des nuages vides que le vent pousse 7 et à des arbres
5. Mot à mot: que nous en transportons les paroles.
6. C’est-à-dire: les citant a notre volonté.
« desséchés, sans fruit, qui sont morts une seconde fois dans leurs racines % et à des flots durs cle la mer qui prononcent leur honte, et à des étoiles errantes; à qui l’on a éternellement préparé les ténèbres obscures, parce qu’ils ont osé dire ce qu’il ne fallait pas, et ce qu’ils ne connaissaient pas. Vous voyez donc qu’ils ne cherchent pas querelle’1 à ceux qui versent la malédiction sur ceux qui sont incroyants à toutes les choses écrites dans les Ecritures, choses que le Soigneur a faites, et ceux qui sont saints les ont faites en ont des songes charnels, à la vérité ils se souillent eux-mêmes; les Dominations les rejettent d’elles, les Gloires les blasphèment, réprimandant la race des impies en tout temps, jusqu’à ces maudits d’à présent", parce qu’ils blasphèment ce qu’ils ne connaissent pas; ce qu’ils connaissent, comme la forme des bêtes de somme, ils périssent en cela. » Le Dieu des Vertus, le
5. C’est-à-dire: qui non seulement n’ont pas produit de fruits dans leurs branches, mais sont encore desséchés jusque dans leur racine.
6. Mot à mot: qu’ils ne cherchent pas accusation. — 7. Les Ecritures.
Tout-Puissant dont la gloire, les prodiges et les bontés ont rempli toute la terre habitée, certes ils se défient cle lui, et ils le blasphèment; et le diable pervers dont les prodiges remplissent toute la terre 7, les hommes maudits sont ses esclaves, ils se perdent par lui dans toute iniquité. La maison cle. Dieu, l’Eglise qui illumine la terre entière est remplie cle paroles cle vie; mais leurs maisons qu’ils ont rendues le séjour des démons, et qui sont remplies cle livres trompeurs ou cle toute chose de ruse, ils y périssent. Mais je reviens à dire encore 8: Ce n’est pas Satan seul sur qui le grand Archange Michel a amené un jugement de blasphème, mais encore ceux qui par lui sont tombés clans les voies droites; ils ont dit aussi que les Anges n’ont pas amené sur eux un jugement de blasphème, comme on a écrit encore au suivi la chair 10 parce qu’ils ont méprisé les Dominations, car ce sont des audacieux (pleins) d’audace, qui se confient aussi dans la gloire, qui blas
entendre ce mot dans le sens du monde entier.
8. Mot à mot: je me tourne à dire encore.:
phèment le lieu où les Anges sont les maîtres * dans la force et la vaillance sans amener sur eux un jugement de blasphème. Ceux-là, on les a enfantés comme les bêtes physiquess pour la consommation et la ruine; blasphémant ce qu’ils ne connaissent pas, ils périront dans leur perte, cessant (de vivre) après avoir reçu leur récompense de violence", comptant leurs délices temporaires comme un plaisir’, osant, se souillant, vivant dans la volupté, se réjouissant dans leurs tromperies, les yeux pleins d’adultère, et ils ne cessent pas de pécher, trompant ceux qui ne sont pas fermes, s’étant entraînés eux-mêmes, ou (ayant entraîné) leur coeur à des actions de violence, car ce sont des fils de malédiction. J’ai dit, une autre fois: « Autre chose est de maudire ceux qui se sont perdus par leur insanité; autre chose est d’amener un jugement de blasphème sur eux, ou cle blasphémer. » C’est pourquoi, s’ils disent: « L’Archange Michel n’a pas amené un jugement de blasphème sur eux » et « les Anges n’amènent pas un jugement de blasphème sur ceux-là », ils n’épargnentpas Satan ni ceux qui les ont suivis. Qui, parmi ceux auxquels
5. C’est-à-dire: les bêtes de la nature.
6. C’est-à-dire: la récompense que méritait leur violence.
il est possible de frapper un dragon qui a fait mourir par son venin une foule (d’hommes), l’épargnera? Mais que celui qui l’a prononcé y réfléchisse avec droiture. Cette parole, « jugement de blasphème », qu’il n’osa pas amener sur le diable ou sur ces autres qui font ses (actions) mauvaises, montre une pensée de cette sorte, à savoir qu’il n’osa pas dire: « Plût au ciel que le Seigneur Dieu ne l’eût pas fait exister du tout! » Si tu étais destiné ainsi à l’existence* en ton apostasie, cle sorte que tu sois diable, plût au ciel aussi qu’il n’y eût pas d’hommes ayant choisi pour eux d’être coeurs de bêtes, (à savoir) les Hellènes, les Barbares et tous les hérétiques athées! plût au ciel que lui et ses Anges t’effaçassent avant le temps préparé 0 où il fera... toute la création (?) sur toi et accomplira toute sa colère sur ceux qui ont aimé ta voix étrangère, t’ont suivi plutôt que d’entendre la voix de celui qui est venu en ce monde pour les sauver, Jésus, et les guérir de leur athéisme, car c’est là le jugement du blasphème que personne parmi
membre de phrase déterminatif du mot sur lequel il s’appuie.
6. Lisez: ga.ipeTin.oc. — 7. Il y a un espace laissé en blanc dans le ras. à la place de tence.
9. C’est-à-dire: préparé pour ton jugement, marqué pour ton jugement.
les enfants cle Dieu n’osera dire, depuis les Anges jusqu’aux hommes. En effet, une telle pensée est celle d’hommes murmurateurs, accusateurs de Dieu sans cause, lui dont toute la création était bonne. Quand même ils ont transgressé et se sont conduits par leurs propres choix, ils n’ont pas osé amener sur eux un jugement cle blasphème, comme à présent les Hellènes et les hérétiques osent prononcer ce qu’il ne faut pas, ainsi qu’une foule ont dit, moi l’entendant: « Pourquoi Dieu a-t-il créé le diable? » et « (sic exil).... les... engloutis, ou s’il n’y a point de commandement.Comme celui qui combat est poursuivi, parce que, si celui qui fait la guerre n’est pas poursuivi, le soldat court tant et plus, ou bien il ne sort même pas pour le combat, ou si celui qui combat a souci cle ces affaires, où trouvera-t-il (le moyen) cle combat? et pourquoi le soldat prendrait-il (ses armes), s’il n’avait pas souci de ce qui lui est ordonné 3? C’est ainsi que nous sommes tous exposés à un danger et à un jugement venant de Dieu, moi, parce que je ne suis pas zélé à (faire) ce que je dois faire, ces autres, parce que c’est leur manière 4, »
pour cela. Toute cette phrase est incorrecte, embrouillée.
certes. Quand même des pays sont abandonnés, leur œuvre à eux, après laquelle ils cherchent, c’est de prendre; car souventes fois, quand même le soldat fait son possible, s’il n’est pas victorieux, il est évident que c’est le Seigneur qui suscite nos ennemis contre nous à cause cle nos péchés; parfois ce n’est rien autre chose que l’indifférence des chefs à ne point faire ce qu’il leur faut faire, car la chose est évidente tandis que la puissance’ et le soldat livrent leur vie 7 à la. mort sous ceux contre lesquels ils combattent, sachant que c’est le Seigneur qui donne la force et la victoire; et en la fois aussi où ils ne donnent point leur coeur à l’œuvre’, tu les trouveras à l’heure de prendre’, tu les trouveras encore à l’heure cle la nécessité. Depuis qu’ils sont allés dans des pays éloignés ou proches, leur pensée est celle-ci: « Nous mourrons pour des hommes », et ils l’oublient et ne se demandent pas’ 0 s’il est permis cle prendre, pour ne pas dire piller, d’habiter dans les maisons cle cle ceux contre lesquels ils ne combattent pas, ou môme d’y vivre. Il n’y a pas de soldats prêts à voler" et à piller plus que les Barbares. Car chacun
6. C’est-à-dire: les officiers ou les magistrats.
8. C’est-à-dire: à ce qu’ils doivent taire.
9. C’est-à-dire: à l’heure de piller et de la mort.
10. Mot à mot: ils ne réfléchissent pas. — 11. Je ne vois pas le moyen de couper ces phrases autrement. J’ai essayé de toutes les manières possibles, sans trouver un sens plus satisfaisant. Si
de ceux qui (habitent) en la. terre entière peut se lever contre quiconque est plus faible que lui, et il y en a un clans une foule cjui épargne un faible. C’est ainsi qu’heureux est celui qui peut faire le mal à son prochain et qui ne le fait pas, car la dureté de coeur prévaut en tous ceux qui habitent la terre habitée, depuis ceux qui ignorent Dieu et jusqu’à ceux qui disent: « Nous le connaissons tant et plus! » et jusqu’aux pauvres aussi et aux femmes qui 8 font ainsi; jusqu’aux enfants méchants qui affligent le père qui les a engendrés et la mère qui les a nourris; jusqu’à un frère avec un frère et jusqu’à un frère avec sa soeur, et jusqu’à un hôte avec ceux qui ceux qui pèchent; nombreux sont ceux qui les imitent, apprenant d’eux chasseur? Il prend soin d’une bête — ou de bêtes — afin qu’il la place aux alentours de ses filets ou de ses ustensiles d’embûches, afin qu’une foule
le texte est correct et exact, il faut avouer que les pensées cle Schenoudi ne se suide ce H en tête du mot et je le regarde comme fautif.
8. Mot à mot: jusqu’aux pauvres et aux femmes, ils font ainsi.
soient pi-ises, qu’une foule tombent 5, afin qu’elles se fassent tomber les unes et les autres dans le piège. Si l’homme voyait un démon faire le mal, le ferait-il? mais c’est un homme qui voit un homme faisant une impiété et il la fait. Que fait le pêcheur? Il cherche de petits animaux qui sont abominables et il les met à ses hameçons jusqu’à ce qu’il ait pris des poissons cle prix 0; de même aussi et plus encore, Satan voit des hommes qui sont abominables à Jésus, il les lie dans son iniquité jusqu’à ce qu’il ait poussé 7 un très grand nombre au mal. Ainsi malheur à nous, parce que chacun a été scandale à son prochain, car, si je ne t’avais pas vu piller, je n’aurais pas pillé et je n’aurais pas fait violence, et si tu ne t’étais pas englué dans la méchanceté, je ne me serais pas englué non plus, et si tu n’avais pas été englué en tout mal, je ne l’aurais pas fait, et plus encore, si tu n’avais pas rugi contre les pauvres comme ces lions, je n’aurais pas rugi non plus, et si l’un d’eux est sauf, c’est que Jésus lui a porté secours, l’a sauvé. L’homme ivre ne sent pas celui qui est ivre, car il y a beau
coup cle maux sous le.ciel 1 et quant à ceux qui choisissent leur vin ou qui ne se sont pas enivrés de ce vin-là dont il dit: « Il est ivre d’un vin pécheur* », ou: « Ceux qui s’enivrent sans vin 1 », les paroles de cette voix ne crient-elles pas dans l’air: « Si tu vois une calomnie que l’on fait à un pauvre dans un pays et le pillage d’un jugement et la justice ", ne félonne pas de la chose », et: « Voici les pleurs cle ceux qui sont calomniés, personne ne le consolera des mains de ceux qui le calomnient avec force et il n’est point qui le consolera 7. » Il a dit encore en ce même livre: « Le coeur des enfants des hommes les a affermis, afin qu’ils fassent le mal en eux" », et: « Le coeur des enfants des hommes est rempli cle mal"! » Celui qui a fait le péché a fait aussi le mal, car la mesure’0 du mal qui est en notre coeur nous a fait ignorer que nous sommes les membres les uns des autres, que nous sommes la race divine. Nous n’avons pas
iv, 17. — 5. Allusion sans doute à Isaïe, xxix, 9, 11 et 21. — G. Ecoles., v, 7.
7. Ecclcs., iv, 1. Le texte est incorrect; le ras. n° XXXIV du catatogue de Zoëga
8. Ecoles., vin, 11. La version copte se rapproche mesure, car le sens de fluctuation, inondation, ne me semble pas convenir ici, et le
honte de nous violenter les uns les autres et nous ne craignons pas les paroles du prophète qui combattent contre nous: « Est-ce que ce n’est pas le même Dieu qui vous a établis? n’est-ce pas le même Dieu qui est au-dessus cle nous tous? Pourquoi chacun laisse-t-il son frère derrière lui pour souiller la promesse de nos pères 7 »; et: « Le Seigneur effacera l’homme qui fait ces choses". » Si je vous dis que le diable pense plus cle mal que les hommes qui se ruent derrière eux", cle sorte que tu t’étonnes que) c’est lui qui les conseille et qui les leur dévoile à la manière d’un après qui? si ce n’est après le coeur (de ceux) qui aiment le mal. Puisqu’il est impossible qu’il agisse dans les montagnes, ou dans la terre, ou encore en hommes qui ne veulent pas faire ce qui est droit, qui ne veulent pas se
’soeic; après les trois premières lettres il s’est aperçu qu’il se trompait et a écrit jaiLoAoc, laissant à la sagacité du lecteur le soin de corriger la faute. — 3. L’sez: l’on ne peut être certain d’un sens quelconque avec un texte aussi corrompu.
« séparer d’eux à cause cle leurs violences; ils aiment les endroits cle Dieu pour y entrer sans vouloir exécuter ses paroles’. On a dit: a Ils reviendront au soir ayant faim comme des chiens, ils feront le tour de la ville et, s’ils ne sont pas rassasiés, ils murmureront5. » Écoutez: « le soir », c’est-à-dire qu’ils se tourneront dans leur pensée ténébreuse pour faire le tour des synagogues du Christ, et, si on ne les reçoit pas au dedans, ils diront ces paroles, murmurant, disant: « Qu’il nous apporte les Ecritures, car non seulement il ne nous prend pas 0, mais il ne prend même pas nos femmes et nos enfants »; car ils ont confiance par leur fausse science qu’ils seront victorieux en ces paroles: « Le fils ne fera pas violence à son père’ » et: « Pardonne-leurjusqu’à sept fois septante fois* », comme s’il n’y avait personne, hors d’eux, qui sache que « chacun mourra sous son péché" ».
Considère la fois où il faut parler cle ces choses, et la fois cle celles que nous disons maintenant. Que ceux qui pensent ainsi disent: « Nous pillons les pauvres qui sont dans leurs maisons, en s’y réjouissant avec leurs femmes et leurs enfants. » Est-ce que ceux que l’on traite avec violence ne sont pas clans le deuil sur eux, leurs
et ils ne veulent pas ses paroles pour les faire. — 5. Psalm., LVIII, 15. — 6. Je ne suis pas bien sûr d’avoir compris ce passage. — 7. Je n’ai pas trouvé ce texte.
femmes et leurs enfants? Et pourquoi ne faut-il pas que vous soyez endeuillés, vous et ceux qui partagent avec vous en vos maux? Si je ne vous avertissais pas par (lesparoles) de l’Écriture afin d’enlever vos paroles en une seule fois et que vous sachiez qu’il faut être tristes tous à la fois, eh bien! vous pourriez me juger, comme vous avez dit: « C’est l’esclave de la malédiction », parce que je vous ai chassés. Achar", le fils de Sara, est-ce qu’il n’a pas enlevé quelque chose à un pauvre, ou a-t-il tué un homme? comme vous avez dit: « Est-ce qu’il n’a pas tué un homme? Est-ce que ce n’était pas une chlamyde avec une langue " d’or qu’il avait enlevée par vol des dépouilles des ennemis? » Ou n’est-ce pas lui seul qui a fait le mal? est-ce que la bète cle
est fortement corrompu: il faut lire d’abord ntjjKpe n7a.pa., si l’on s’en rapporte à la C’est une allusion à ce que fit Achan ou Achar au pillage de Jéricho. Cf. Josuë, vu, 1, 18-26; cet Achar n’était pas fils de Zara, comme le dit Schenoudi, mais seulela Vulgate a regulam, c’est-à-dire une règle, une barre d’or.
qu’ont dites les Apôtres et les Prophètes, disant: « Malheur à ceux qui sont sages pour eux seuls et aux hommes prudents en leur (propre) présence". » C’est ainsi qu’ils ont été jetés à terre dans le lieu où ils étaient, sans qu’il y ait eu quelqu’un pour les relever, parce qu’ils n’étaient purs en rien ceux qui sont sortis cle chez nous, c’est-à-dire vous, afin que vous les blâmiez en votre endurance.qui (consiste) en des peines nombreuses, en des nuits cle veille, en des jeûnes, en la faim 7, en la soif, en un deuil, en des prières, en des larmes, en des pleurs, en une grande repentances, en une soumission
1. Ce morceau se trouve au Musée de Naples et il est catalogué par ZOISGA au numéro XCX. Il a été analysé, publié et traduit en partie par ce savant dans son catalogue, p. 438-442. — 2. Il y a ici une lacune de quatre lignes. — 3. Il faut sans les deux lettres er à la fin cle la page précédente quand il commença la page pi.
qui conduit à la justice et à la vérité et qui est pour le salut de notre pureté et de notre virginité, et en toute bonne œuvre que vous faites en votre zèle au soir, au matin et à l’heure cle midi, selon les Écritures’, en bénissant Dieu par vos paroles et vos œuvres en tout temps et en chaque jour, comme il est écrit, appliqués et
en les synagogues, les villes, les villages et en tout lieu 5,
... à une foule cle peuples étrangers à Dieu en des souillures, en des C’est ainsi qu’au impuretés, en des vols et en toute œuvre mauvaise. dernier temps quiconque voudra être juste parmi ceux qui habitent en ce lieu, soit mâles, soit femelles, ils se forceixmt cle par Dieu à être fidèles au milieu d’une foule de gens étrangers à Dieu en des impuretés, des ruses et
4. Allusion sans doute à Psalm., LIV, 18. — 5. Le reste me semble trop lacuneux pour pouvoir être traduit avec la certitude convenable.
en toute iniquité. Et en ce temps-là, le vol, le mensonge, la moquerie, la dérision, la raillerie d’eux-mêmes, la calomnie, le murmure, l’avarice, l’acception des personnes, l’insatiabilité, la vaine gloire, le blasphème en des paroles odieuses, en des combats, en des luttes, en des haines, en des jalousies, en des inimitiés, en des risées les uns avec les autres, en des sottises et ignorances, certes 5, ces choses et d’autres en grand nombre, ils ne les considéreront pas comme des péchés, les impies qui seront parmi vous en ce temps-là, soit mâles, soit femelles. Et à cause de la multiplication de leurs maux, ils ne sauront pas que les enfants qui se sont souillés sont étrangers à Dieu, selon les Ecritures. C’est pourquoi la fornication de leur coeur sera plus grande que la fornication cle leur sein, et la fornication cle leur sein sera plus grande que la fornication de leur coeur, et ces deux s’élèveront contre eux, mélangées à des mangeailles, des beuveries et à des foules de voluptés; surtout parce qu’ilsG abondent en paresse et en loisir et sont pleins de torpeur dans toute justice de Dieu. Et parce qu’ils n’ont pas
fait mourir leurs membres sur la terre, la fornication, l’impureté, la paresse et tous les autres (vices), Satan (les) lèvera sur eux avec toutes les énergies impures que nous poursuivons hors cle toutes ces synagogues et hors d’eux, et ils feront des fornications, clés souillures, des impuretés, des ruses nombreuses au nom cle Satan’ et cle ses esprits impurs qui conseilleront les amateurs de maux qui existeront en ce temps-là. Et en ce temps-là la justice, la vérité et tout zèle seront cachés à ces impurs, afin que le mensonge, la négligence aient libre accès en eux, tandis que la justice., la vérité et tout zèle ne seront point cachées aux fidèles qui seront en ce temps-là, ou même maintenant et éternellement, à Dieu ne plaise; et l’iniquité, le mensonge et toute négligence n’auront point accès chez les fidèles qui seront en ce tempslà, ou même maintenant et jusqu’au siècle, à Dieu ne plaise. C’est pourquoi maintenant, comme tout fidèle en toute synagogue existant pendant notre vie, ou même quiconque craint le Seigneur en tout lieu, agit i’ranchc
ment en toute justice et toute bonne œuvre, foulant aux pieds toute iniquité et toute ruse; c’est ainsi encore que les fidèles qui existeront en ce temps-là, agiront avec franchise en la justice et toute œuvre bonne en ce lieu, et quiconque en tout lieu 1, et qu’ils fouleront aux pieds Satan, ses souillures et toutes ses impuretés, et ni diable, ni homme pécheur, ni jamais quoi que ce soit d’inique ne pourra les empêcher en tout temps de s’écrier vers le Seigneur en vérité. Mais ils prévaudront grandement sur Satan et sur toutes ses œuvres mauvaises aussi, et ils paraîtront justes à cause du grand nombre 2 de leurs œuvres cle justice au milieu des méchants qui seront en ce temps-là, comme Abel qui fut juste en toute justice au milieu cle Caïn, l’impie véritable, et de tout homme *; comme Enoch, Noé et tous les autres qui ont été justes en toute justice au milieu de tous ceux que Dieu détruisit de (la face de) la terre par un grand cataclysme d’eau’; et comme Abraham,
1. Il faut entendre: et tous ceux qui existeront en quelque lieu que ce soit.—2. Mot à mot: de l’excès de leurs œuvres de justice; mais comme ici on ne saurait reprocher aux juste d’avoir fait trop de bonnes œuvres, le sens ne peut aller et j’ai traduit par grand nombre. — 3. Ce passage ne peut se traduire littéralement. De tout homme dépend de l’expression prépositive: au milieu de.
les vexaient; et comme Lot au milieu des hommes de Sodome et cle Gomorrbe, impies en vérité et méchants plus que tout homme, selon les Ecritures 2; et comme Moyse, Aaron, Marie et Jésus:|, qui furent justes en toute justice au milieu cle ceux qui désobéissaient, murmuraient, forniquaient, désiraient clés nourritures qui n’étaient pas près d’eux; et comme les juges qui furent justes en toute justice au milieu cle tous ceux auxquels ils appartenaient ’, qui délaissèrent Dieu et suivirent les dieux étrangers. Et non seulement les hommes saints ont plu à Dieu au milieu de ceux dont ils étaientr’ et qui étaient impies, mais encore ils ont été doux et fidèles en vérité en présence du Seigneur au milieu des nations qui ne connaissaient pas Dieu. Tous les prophètes, tous les Apôtres, tous les Saints et quiconque a craint le Seigneur depuis le commencement jusqu’à ce jour", ont été justes en toute justice au milieu cle ceux qui étaient athées et impies en
1. Lisez: gît TJu-HTe. — 2. Genèse, xix.
3. C’est-à-dire: Josué. — 4. C’est-àdire: dont ils faisaient partie. — 5. L’expression: neÊo? t JU.AJ.OOT est rare, mais me semble bien devoir être ainsi traduite.
6. Mot à mot: jusqu’à ce jour de jour, c’est
présence de Dieu, depuis le commencement jusqu’à présent. Ces choses, nous les avons dites ainsi afin que nous sachions que comme ni diable, ni quiconque pèche ne peut empêcher personne depuis le commencement jusqu’à maintenant, et encore ne peut empêcher jusqu’au siècle, car Jésus accomplir toute justice suivra 5 les bons désirs cle son coeur grâce à Dieu, et quiconque voudra accomplir ses œuvres mauvaises en tout temps, suivra les désirs mauvais cle son coeur grâce à Satan; —Pliais aussi, comme les Saints ont été resserrés au milieu des impies qui ont existé depuis le commencement, c’est ainsi que seront resserrés les justes au milieu de tous les impies en toutes les synagogues qui ont été pendant notre vie et en tous les lieux où l’on pèche sur toute la terre, et c’est encore ainsi que seront grandement pressés les fidèles qui existeront parmi nous aux derniers temps. Et comme les paroles du prophète se sont accomplies en ce présent temps sur toutes les synagogues qui existent pendant notre vie, à cause de ceux qui
1. Il y a un a. de trop, le scribe l’ayant répété sans réfléchir.
« pèchent en elles, à savoir: « Comment t’es-tu tournée en amertume, ô vigne qui es devenue étrangère à Dieu en tes souillures et toutes tes abominations"? » c’est encore ainsi qu’aux derniers temps la parole du prophète s’accomplira sur ceux qui habitent en ce lieu, à cause cle ceux qui pécheront parmi eux, soit mâles, soit femelles, lorsqu’il dit: « Le Seigneur t’a nommée" olivier bel à voir, qui es à l’ombre cle la voix cle son feuillage; maintenant un feu a été allumé contre lui, et elle est grande la vexation qui est sur toi; ses rameaux sont devenus indignes’. » Depuis le commencement jusqu’à présent et jusqu’au siècle, pour ceux qui pèchent en tous lieux sur la terre à ma bien-aimée, ma vigne, une chansonaimée8 », et, après toutes les paroles qu’il a dites (et) qui viennent après celles-là, il dit: « J’ai attendu qu’elle produisît des raisins et elle a produit des épines » Et le reste cle ces paroles, voici qu’il est clans les papyrus écrits dès le commencement. Mais comme
6. C’est-à-dire: ô congrégation; dans le texte du prophète il s’agit d’Israël. — 7. Jérémie, xi, 16. Le texte est très inexact, si l’on en juge par la version des Septante. — 8. Isaïe, v, 1. Le texte diffère. — 9. Ibid., 2.
si certes leurs ennemis ’ viennent pour combattre avec eux et contre tout ce qui appartient au roi, certes ils se lèvent contre leurs ennemis et ils ne reviennent pas sur leurs pas à moins cle les avoir détruits; il en est de même aussi si qui que ce soit, en tout temps, garde les commandements du Seigneur en toutes les synagogues en tout lieu dans la terre entière, Dieu habite en elles, et si Satan se lève contre eux 1 pour les combattre, ils invoquent le nom du roi cle gloire, Jésus, le Seigneur puissant, ferme, le Seigneur qui a de la force clans la guerre, et il leur envoie un secours par (l’entremise de) ses Anges saints, et tous ceux avec lesquels est le Seigneur poursuivent le démon, l’ennemi, et ils ne reviennent pas sur leurs pas sans avoir détruit Satan et aussi toutes ses œuvres mauvaises. C’est pourquoi, comme tous nos pères saints, depuis Abel jusqu’à ce jour, ont gogues, de leurs fils, de leurs filles, cle leurs frères, cle leurs amis et cle qui
conque craint le Seigneur, ayant pris instruction et leur ayant obéi en toute chose il en est cle môme aussi maintenant (et il en sera de même) jusqu’au siècle; les Satans et toutes leurs œuvres mauvaises, ils les chassent 1 hors d’eux-mêmes, comme ceux qui poursuivent des voleurs cjui veulent piller des maisons pleines d’argent et d’or, et ils les chassent hors cle leurs synagogues, comme ceux qui poursuivent des bêtes sauvages qui veulent ravir et disperser les brebis du troupeau; et ils les chassent hors cle leurs fils, de leurs filles et de leurs amis, comme ceux qui poursuivent des renards qui veulent ruiner des vignes bonnes grandement, selon les Ecritures, qui disent: « Prenez-moi des renardeaux qui ruinent les vignes 5! » Et c’est ainsi aussi qu’ils les chassent hors cle quiconque craint le Seigneur, reçoit leur enseignement et garde leurs commandements". Et si tous (les frères) en tout temps font la vérité en tout ce qu’ils font d’œuvres bonnes et n’ont pas deux coeurs 7 clans l’enseignement cle ceux qui les enseignent
4. Mot à mot: ils courent après Satan. — 5. Cant. des cant., n, 15. — 6. Aux pères saints dont il s’agit.
7. C’est-à-dire: qui ne sont pas hésitants, qui ne sont pas
cl’après les Écritures dans la crainte du Seigneur, ils chasseront Satan et toute œuvre mauvaise, cle peur qu’ils ne soient emportés1 par la force de l’esprit divin, comme des pailles qu’un vent violent emporte au loin. Et comme jamais aucun homme ne craindra les pailles et les grains cle poussière que le vent disperse sur la face de la terre entière, selon les Ecritures"-, c’est cle même aussi qu’en tout temps et jusqu’au siècle nous ne craindrons jamais les myriades de démons qui combattent autour de nous, selon ce qui est écrit 3; mais comme aussi Satan a prévalu depuis le commencement contre n’importe qui, à cause de leurs œuvres mauvaises, c’est ainsi encore qu’il prévaut contre quiconque dit le mensonge et qui désobéit à ceux qui les enseignent d’après les Écritures dans la crainte du Seigneur. C’est pourquoi, si les hommes pèchent quoiqu’ils soient priés par d’autres de ne point pécher, eh bien! combien plus d’iniquités (ne) feront (pas) des hommes qui aiment le mal, lorsque les auront quittés 1 ceux qui leur ordonnent de ne pas pécher au nom du Seigneur. C’est ainsi qu’a parlé Moyse clans sa tris
tesse’, en disant: « Si, pendant que je suis encore avec vous, vous irritez Dieu, comment ne l’irriteriez-vous pas encore après ma mort 5! » C’est pourquoi il n’est pas étonnant que quelques-uns parmi vous aient péché lorsque nos pères saints qui se sont endormis nous priaient (de ne pas pécher), et ce n’est pas étonnant qu’ils aient péché après que nos pères saints qui se sont endormis nous ont quittés"; ce n’est pas étonnant s’ils pèchent quand nos pères, qui sont maintenant avec nous, les prient (cle ne pas pécher), pleurant pour nous, nous exhortant, nous ordonnant avec force cle garder les commandements et nous conjurant par le Seigneur Jésus cle ne pas faire cle ruses en présence du Seigneur; et il n’est pas étonnant non plus que nous péchions lorsque nos pères nous ont quittés 7, (eux) qui étaient avec nous maintenant, affligés à cause cle nous jour et nuit. Est-ce qu’un autre prophète s’est jamais levé en Israël comme Moyse? et des foules nombreuses ont péché après qu’il les eut quittées" et après qu’il leur eut donné des ordres en toutes ses paroles, après qu’il leur eut fait voir des pro
affligé de coeur. — 5. Deutcron., xxxi, 27.— 6. Les deux expressions veulent dire: sont morts.
7. Mot à mot: s’en sont allés loin cle nous, c’est-à-dire: sont morts.
ciiges nombreux. Est-ce qu’il y a eu un élu (supérieur) aux prophètes? et des foules nombreuses ont péché après qu’ils leur avaient donné des ordres en toutes leurs paroles et après qu’elles eurent vu des prodiges nombreux. Est-ce qu’il y a eu quelqu’un cle plus grand que Jésus, le fils de Dieu? et des foules nombreuses ont péché après qu’il leur eut donné des ordres dans toutes ses paroles et après qu’elles eurent vu des signes et des prodiges nombreux qu’on ne peut pas compter Est-ce qu’il y a (d’autres hommes) vaillants en leur force comme nos pères les Apôtres? et des foules nombreuses ont péché après qu’ils leur avaient donné des ordres en toutes leurs paroles, après qu’elles eurent vu des signes et des prodiges nombreux. Si donc tous ceux-là ont péché pendant que tous les Saints étaient avec eux, chacun en son temps et même pendant que le Seigneur Jésus, le fils de Dieu, était aussi avec eux sur la terre, (et) ils ont péché tous ceux qui ont perdua l’espoir de la vie éternelle, non seulement certes des peuples nombreux ont péché pendant que tous ces Saints étaient avec eux, mais encore des
3. Mot à mot: qui sont tombés hors de l’espoir.
peuples nombreux, qu’on ne peut pas compter’, ont péché après que tous ces saints les ont quittés au jour de leur visite 5, comme nous péchons encore maintenant ou encore (comme) nous avons péché après avoir entendu les paroles cle tous ces saints, celles des Apôtres, celles des prophètes, celles de Notre Seigneur Jésus, celles cle tous nos pères depuis le commencement, Abraham, Isaac et Jacob, avec toutes les paroles de quiconque a craint le SeiSeigneur dans la maison de nos pères, non seulement pendant notre enfance et notre ignorance, mais après qu’on nous a introduits 3 dans la connaissance de la vérité; et si ceux qui désirent accomplir leurs concupiscences en tout temps pèchent en présence du Seigneur sans aucune crainte, comme les Anges laissèrent leur commencement4, ayant forniqué avec les filles des hommes d’autrefois5, et comme tous les autres qui ont péché depuis le commencement jusqu’à présent, certes, qui donc est Schenoudi ou quesont toutes
2. C’est-à-dire: de leur mort. — 3. Mot à tir, et cependant, si j’avais traduit ainsi, ce serait le contraire de la pensée de Schenoudi; cette pensée néglige en effet les intermédiaires, elle part de l’idée de sortir de son coeur pour aller à celle d’entrer, AWK egoira, dans la connaissance de la vérité.
ses paroles, pour prévaloir (et) empêcher2 ou pour arrêter des gens aimant le mal parmi vous, soit mâles, soit femelles, qui veulent accomplir leurs péchés en tout temps en des ruses, en des vols, en des serments faits sans cause, en des disputes, en des mensonges les uns envers les autres? comme a fait celui qui a menti contre ses frères en disant: « Ils ont péché! » lorsqu’il ignorait s’ils avaient péché ou s’il ne (l’)avaient pas fait, lorsque luimême avait péché d’une foule de manières: premièrement, parce qu’il a souillé le temple de Dieu pendant son enfance et qu’il a confessé sa fornication clans le temps où la crainte du Seigneur le contraignait par l’entremise cle celui qui l’interrogeait, voulant lui porter secours, l’arracher3 à Satan, le tirer cle l’iniquité et le sauver cle la colère de Dieu; et encore une seconde fois *, il s’est tourné vers les hommes, ayant renié la vérité sans que per
2. C’est-à-dire: pour avoir la force d’empêcher et d’arrêter les gens au moment où ils veulent faire le mal.
3. Mot à mot: le prendre de la main de Satan.
entendu cela: « Je ne vous connais pas ’ »? Et pourquoi? N’est-ce pas parce que autre est l’heure d’aller acheter de l’huile, autre est l’heure d’entrer pour ceux qui sont prêts à entrer? Considère ceux qui entrent par la porte et ceux que l’on repousse de la porte pour aller se préparer. Ceux-ci n’ont point été invités, ils sont entrés dans la joie 5. Pourquoi? S’ils étaient invités, la porte s’ouvrirait. Ceux-ci ont été invités, mais on ne leur a pas ouvert, parce qu’ils étaient ignorants, car autre chose est de dire beaucoup de paroles en se tenant près de la porte pour (recevoir) le présent du maître de la maison, sans l’avoir 6; autre chose est d’entrer avec le présent, puisque le présent leur a été d’abord (distribué). Car les choses dont a besoin la maison extérieure, c’est-à-dire qu’on ne l’a pas badigeonnée, on n’a pas achevé en elle même une seule image dans les choses que je pense et qui ne sont pas
1. Ce fragment est publié d’après le ms. de Naples, numéro CXCI, qui a été analysé, publié en partie et traduit par Zoëga dans son Catalogue, p. 442-450, d’après une partie du ms. numéro CC, p. -s-in-Tme, et d’après le fragment d’un manuscrit de
4. Ibid., 12. — 5. Tout ce passage est d’une grande difficulté à cause des trop nombreuses et trop fortes ellipses.
6. C’est-à-dire: la robe nuptiale, faisant parade qu’ils l’avaient reçue sans l’avoir.
même cachées dans le coeur de ceux qui bâtissent, qui travaillent le bois et qui durcissent le fer, et des peintres et des décorateurs, je les amoncellerai à l’intérieur, car elles sont pour lui et lui conviennent, et elles sont à cause cle lui en toute beauté, toute gloire, en toute chose dont elle se glorifiera, ou dont on dépeindra la réputation clans la terre entière, dont parleront en tout lieu ceux qui auront entendu parler d’elle, ceux qui sont proches et ceux qui sont éloignés, surtout ceux qui l’auront vue, à savoir des murs d’enceinte, des arcs, des haches, des armes, des casques, des ceinturons, des cuirasses, des cnémides en fer ou en airain, des frondes, des pierres, des lampes, des torches, car ce n’est pas seulement pendant le jour que l’ennemi clu soldat du Christ combat, mais encore surtout pendant la nuit; des boucliers, des poignards à la manière de celui avec lequel Phinées éteignit la colère du Seigneur"; des vêtements de vengeance, des manteaux de rétribution, toute arme de guerre contre les chefs et les puissances, et les Cosmocrators des ténèbres, contre les esprits de méchanceté; des massues véritables comme
celles dont les saints se sont servis", le type des jugements sans acception cle personne, le signe du jugement futur de Dieu, l’image du midi, la vigilance, la prudence, et surtout le témoignage cle ceux qui les opèrent, car, s’ils oublient leur destruction et leur souillure, ceux qui les entourent les revêtiront de honte, ainsi que le berger aux jours où il les inspectera. S’il est permis d’élever des chaires à l’extérieur pour ceux qui s’assiéront sur elles ou qui crieront" cle dessus elles, il est permis à plus forte raison d’établir des trônes à l’intérieur, pour celui qui s’y assiéra afin d’entendre et de voir ce que l’esclave fait et ceux qu’il enverra, et de juger celui qui lui fait violence. On place des hommes pour balayer l’extérieur et jeter (la poussière)à cause cle ceux qui viennent en cette maison chaquejour, pour la jeter à cause cle ceux qui y habitent. Est-ce que l’on ne décrit pas le type cle tout vase que l’on travaille ou son contour, quand chaque homme s’approche cle son ouvrage, ayant ses instruments sur son épaule ou clans ses mains, et, sans vase quelconque ’, on ne bâtirait pas et on ne ferait rien de solide, surtout si l’homme doit habiter en
2. Mot à mot: par lesquelles les saints se sont tenus debout.
3. C’est-à-dire: qui prêcheront. — 4. Ici, comme plus haut, vase signifie maté
elle, ou enseigne soit à juger, soit à faire un bon et même (vase), et il est à craindre qu’on ne place autre chose à quoi ils travaillent clans l’intérieur, ou qu’ils ne les aient pas tous assemblés, qu’ils ne manquent d’équilibre, non seulement parce qu’ils ne sont pas tous achevés, mais que l’un penche (d’un côté), qu’un autre n’a pas été bien égalisé 3, un autre parce que ses parois se sont fêlées et se sont séparées les unes des autres parce qu’ils ne sont pas attachés; un autre est tombé de lui-même, d’autres sont tombés les uns sur les autres, ils ont fait une même fracture"; d’autres encore qui sont tombés de ses mains:’, sont tombés sur d’autres qui étaient éloignés de lui, et ceux qui étaient bâtis à l’extérieur étant tombés sur ceux dont on faisait l’intérieur, ayant fait toute cette ruine: tout cela vient de la négligence. Estce qu’il n’y avait pas des bois de toute sorte et du fer, afin de les rendre fermes, comme ceux qui en étaient solidifiés, et que ni le vent, ni les Ilots, ni la pluie, ni le fleuve n’ont pu renverser, parce qu’ils étaient attachés de tout côté depuis leur sommet jusqu’à leur base, et, à l’entour cle leurs parois, il y
à mot: parce qu’il ne s’étend pas bien
4. C’est-à-dire: ils se sont brisés.ensemble. — 5. Je crois que Schenoudi, en employant le mot gno = vase pour matériaux, a oublié le’sens qu’il lui attachait pour revenir au sens de vase; d’où une grande confusion dans les images.
avait une natte enroulée autour d’eux!’,. du bois et des pierres et tous leurs ustensiles. Et vraiment, sans renier la vérité et sans combattre la rectitude, il n’y a point d’astuce ni de mensonge, point cle chose dont nous ne disions qu’elle n’est pas, quand elle abonde. Qui pourra endurer de les dire ou qui endurera de les entendre? surtout si nous les manifestons toutes. Est-ce que maintenant le Verbe nous purifie cle nos péchés ou nous livre à eux" par des paraboles, des énigmes ou des exemples? Je n’en sais rien, car c’est lui qui couvre de poils" ceux qu’il rendra animaux selon le temps, 2, que ce soit une mère, que ce soient des enfants, disant clans le prophète: « Quel est le rouleau de répudiation cle votre mère que j’ai rejetée? ou à quel créditeur vous ai-je vendus? Voici que je vous ai vendus à vos péchés, et dans vos iniquités j’ai chassé votre mère’ 3. » Malheur à nous, car les cieux les plus élevés’ 4 et tout ce qu’ils contiennent, la terre, les abîmes, les montagnes, la mer, la création entière et tout ce qu’ils contiennent, bénissent le Seigneur Dieu et le glorifient, et l’homme, lui, le méprise en ses
1. Ici commence le Cod. CXCI, et je le prends comme manuscrit fondamental. sez: na.pa.-à.ei’pjmé.. Ces mots manquent dans le CC.
6. Lisez: ne eTp. — 7. CC. m-e tuuuuia.a.Y.— 8. CC. gn neTnnofce. — 9. Pour éviter les fractures. — 10. C’està-dire: aux péchés.
12. C’est-à-dire: selon la saison. Les animaux ont une-double fourrure, celle d’hiver et celle d’été.
impiétés! N’entendons-nous pas la voix de la création bénissant Dieu, et elle le bénit ou elles les bénissent*, et elles s’élèvent tant et plus; mais la voix d’un grand nombre d’hommes a rempli la terre entière, qui le bénissent seulement par leur langue et leur parole, pendant que nous l’irritons en des actions contre nature. Il suffit cle la soumission de la créature pour faire dire au Seigneur que c’est bien, ainsi qu’il est écrit: « Dieu vit tout ce qu’il avait créé, et c’était très bon 7. » Il suffit de la lutte et cle la désobéissance cle l’homme pour faire dire au Seigneur que c’est mal pour lui. Toute la création est bonne selon ce qu’il a dit d’abord à et l’homme pour lequel toute créature a été créée 8, il y en a peu parmi beaucoup sur lesquels est le désir cle celui qui les a créés, parce qu’ils sont bons, quoiqu’il ne faille pas que l’on dise que l’homme est mauvais, parce que le démiurge l’a créé très bon. Est-ce que l’on dira ou a-t-on dit que l’une des créatures est la semence de Dieu ou son membre? Et comment l’homme ne serait-il pas plus élu, étant la se
1. CC n’a pas la négation. — 2. CC. npwjuie se KToq’Tpe, ce qui est un contrejuLio-s-pt« oc. — 6. C’est-à-diré: la création en général et les créations chacune en particulier, —7. Genèse, 1, 31. — »
8. Mot à mot: l’homme pour lequel il (Dieu) a fait que toute la création existât.
mence cle Dieu et le membre du Christ et la demeure cle son Esprit! Estce que l’on n’a pas bâti la maison à cause de lui? ou n’a-t-on pas allumé la lampe pour l’éclairer lui-même? Quel est celui qui est le plus précieux, la maison ou l’homme pour lequel on l’a bâtie? la lumière cle la lampe ou l’homme? Et comment l’homme ne serait-il pas grand (et) glorifié grandement, lui pour lequel le Seigneur Dieu a créé le ciel et a formér’ le monde, ayant fait exister à cause cle lui des luminaires? Et l’homme, race divine, nous en usons mal dans des œuvres contre nature, sans crainte! Car le péché a fait que l’hommerignore qu’il vient de Dieu et qu’il est fils de Dieu. Etablit-on des marches 1 à l’extérieur pour qu’on ne monte pas sur elles *? Car une maison, c’est de la boue, des briques ou de la pierre avec le reste des matériaux; mais les marches sont à l’intérieur afin que par elles on monte sur la terrasse’1. Car cle même que pas un homme ne mon
6. Mot à mot: a tourné. C’est la pure doctrine égyptienne: Khnoum, le démiurge, avait façonné le monde sur un tour à potier.
7. Mot à mot: établit-on des degrés à celui (l’endroit) de l’extérieur.
8. Mot à mot: qu’il ne marche pas sur elles.
9. Mot à mot: afin qu’on monte en haut sur elles. Il s’agit ici’de la maison égyptienne avec son enceinte extérieure, en laquelle on se garde bien de mettre un escalier, tandis qu’on le met en dedans de l’enceinte, quoique en dehors de la maison, afin de monter sur la terrasse.
tera.sur le mur extérieur avec rectitude ou franchise sans marches, ou peut être sans une échelle portative(?), veillant à ne pas tomber, cle même aussi tant et plus il est impossible de faire que celui à qui l’on bâtit son intérieur, c’est-à-dire l’homme, voie des lieux cle repos au jour cle sa nécessité sans savoir ce qui est écrit pour eux, ou comment on lui..... car s’ils font une foule de circuits jusqu’à ce qu’ils montent sur le (mur) extérieur qu’ils ont établi à l’intérieur, c’est-à-dire l’homme, soit mâles, soit femelles, il n’y a pas d’autre moyen 1, point d’autre précepte, point d’autre manière de s’unir à Dieu, sinon de garder ses. lois, et, sans les Ecritures, il. n’y a pas d’homme qui puisse, arracher son coeur des choses contre nature, leur devenir supérieur par la pureté, et son coeur ne se délivrera jamais des choses de la terre, afin d’être avec le Christ dans le ciel. Et comment, lorsqu’il sortira du corps, entrera-t-il près du Seigneur? où le trouvera-t-il s’il ne l’a pas gardé 3 comme secours sur la terre afin qu’il le secoure au jour de sa grande vexation, car ceux qu’il sauve maintenant de l’abomination sont aussi ceux qu’il secourra tant et plus à l’heure où il n’y a plus rien à faire,
plus de parole à dire, sinon ses seules miséricordes". Car une chose ou un bien, ni richesse, ni rien, ni tout ce que nous pouvons penser ou ne pas penser ne pourra nous sauver cle lui, surtout s’il faut que tous ceux qui sont sur la terre habitée... (sic exit).
SEMBLABLEMENTSUR LES OEUVRES QUI NE SONT PAS BONNES DANS LA TERRE ENTIÈRE Quand même tout homme se tromperait et toute bouche parlerait mensongèrement, ne faudrait-il pas que Dieu fût vrai? est-ce qu’il n’est pas impossible ou non possible qu’il mente? Si nos péchés et nos iniquités n’ont pas remué ciel et terre, que fait le glaive qui se tient (tout prêt), qui apparaît, qui est tiré hors du fourreau, qui est prêt à agir selon son désir, soit qu’il
1. Lisez: H. — 2. Aux mss. cités il faut joindre un fragment qui se trouve à la Bibliothèquenationale, 130* f. 144 et sqq. — 3. Ce chiffre qui est en haut de la page indique soit le numéro du cahier (!!), soit le numéro du discours.
4. Lisez.: goc’est-à-dire: Jésus-Christ. Apa Barthélemi le calligraphe. C’est le nom du copiste.
9. Mot à mot: au dos de ses miséricordes.
veuille retourner dans son fourreau, soit qu’il ne le veuille pas, parce qu’il y est certes (déjà) retourné? Non pas qu’il soit rassasié, mais parce qu’il s’était soumis au désir de celui au côté duquel il se tenait. Si celui-là" voit, que voit-il? ou de quelle sorte est le glaive et son fourreau ou ce qui le recouvre, sa longueur, sa largeur, et la manière dont le glaive resplendit ou brille, ou les lieux clans lesquels le glaive a été, ou l’homme chez lequel il a été suspendu? il ne le dira pas, ou, s’il le dit, il le dira d’autre manière. Ne pense pas que la condition cle ce glaive, dont c’est un bonheur de voir les types et l’image, est celle du glaive dont le prophète parle en disant: « Glaive, glaive, aiguise-toi pour t’irriter afin d’immoler des victimes, aiguise-toi afin cle resplendir, prépare-toi pour les détruire, perce, désole,, rejette au loin tout bois 10. »
Celui-ci, à la vérité, on le met dans la main cle celui qui percera; mais celui-là saisit. Comme on dit: « Le glaive a été aiguisé et il est prêt à être mis clans la main cle celui qui percera »; mais celui-là, il saisit l’homme, si l’homme lui est livré, perçant au moyen de l’homme ceux qu’il percé, car ce n’est pas l’homme qui perce grâce à
9. C’est-à-dire: celui aux côtés duquel était le glaive.
lui 0. Ce n’est pas l’homme qui le tourne vers l’endroit où il veut percer, c’est lui qui tourne l’homme vers le lieu où il (le glaive) veut percer. Ce n’est pas l’homme qui se venge par lui avec colère, c’est lui qui se venge par l’homme de ceux contre qui il est irrité, car c’est l’homme qui est entre ses mains ’, et non pas lui qui est entre les mains de l’homme; c’est lui qui combat ceux qu’il perce en tout temps par l’entremise de ceux dans la main desquels il se trouve, comme a dit un Saint: « On les livrera à la main du glaive * »; comme on a indiqué cela par le prophète, afin qu’il fût aiguisé selon l’ordre du Seigneur, disant: « Glaive, glaive, viens" pour t’irriter’". » On le menace aussi pour le faire retourner cle l’endroit où il a frappé. Enfin on a porté aussi un jugement contre lui, pour le juger et pour sévir " contre lui, après qu’il a sévi 12 contre ceux qu’il a percés, comme la parole le dit: « Retourne, ne reste pas clans le lieu où l’on t’a enfanté, car je vais te juger dans la terre’ 3. » N’est-ce pas le Seigneur qui a dit de faire des meurtres? pourquoi aussi a-t-il dit, après qu’il a cessé d’être vu" pour’des meurtres,
9. Mot à mot: rencontre pour t’irriter. — 10. Ézëchiel, xxi, 9-10.
12. Mot à mot: après qu’il a rempli les yeux. — 13. Ézéchiel, xxi, 30. — 14, C’est-à-dire: après qu’il est rentré dans
vu jusqu’à la consommation: « Je te jugerai, je déverserai ma colère sur toi, afin de ne pas jeter un feu sur toi dans ma colère, afin de t’enlever aux mains d’hommes barbares qui peuvent détruire 5, afin que tu sois un aliment du feu, afin que ton sang soit au milieu cle la terre et qu’on ne fasse pas souvenir de toi" »? Ce n’est pas le temps 7 ni l’heure cle parler cle cela, mais de dire en résumé l’image ou ce qui est au glaive qui s’est dévoilé, pour (servir) cle témoignage à ceux qui font ces impiétés parmi vous. Personne ne lui a dit: « Frappe »; personne ne lui a dit: « Cesse de percer. » Il a puissance pour percer ou ne pas percer; on ne le commande pas, c’est lui qui commande; il n’est pas sous la puissance de celui qui perce, c’est celui qui perce grâce à lui qui est sous sa puissance; c’est à Dieu seul qu’il obéit; il n’est pas sorti de son fourreau par un autre, c’est lui qui se met de lui-même à nu hors cle son fourreau, qui retourne aussi dans son fourreau, lorsqu’il est sorti cle son fourreau pour percer jusqu’à consommation dans la plénitude de sa colère, comme le Seigneur lui a dit: « Tu es tiré jusqu’à »
5. Mot à mot: qui engendrent destruction. —6. Ezéchiel, xxi, 31-32.
« la consommation ’ »; ou: « J’ai tiré mon glaive hors de son fourreau, il n’y retournera plus désormais’ »; ou: « On les a livrés au glaive pour être percés près cle toute porte. Il est bien préparé pour percer, il a été bien (astiqué) pour resplendir. Glaive, marche, aiguise-toi de droite et cle gauta terre », mais on jugera la terre entière grâce à lui, par lui on jugera tout le monde 10. C’est une bénédiction et une malédiction, une colère et une pitié qui sont en ses deux côtés, celui-ci et celui-là, resplendissant dans le jugement cle vérité. Par lui, Dieu déverse sa colère sur ceux qui l’irritent par leurs œuvres de pestilence; par lui encore, il se détourne de sa colère: c’est une grâce que sa rentrée clans le fourreau, c’est une gloire que d’y retourner, c’est une terreur que cle le voir dégainé, c’est une joie de; le voir retourner clans son fourreau; c’est la fièvre lorsqu’il se dirige au dehors pour immoler", c’est la paix qui est dans son retour des lieux où il a percé ceux qu’il a massacrés; c’est une force que de le
5. Lisez: Te eTgri. — 6. Ici commence, le fragment appartenant à Lord
9. Ibid., xxi, 15-16. — 10. Cette citation n’est pas très exacte.
11. Mot à mot: c’est une chaleur, c’est-à-dire: une crainte qui donne la fièvre.
saisir, c’est un affermissementque sa présence. Les miséricordes, les pitiés, les douleurs, les patiences, l’espoir cle toute bonne chose, voilà ce qui est en sa préparation ou toute sa disposition: il est recouvert de ses (vertus) et c’est d’elles qu’est fait son fourreau, ainsi que cle toutes les autres choses semblables. Ce qui le recouvre avec son fourreau et ce qui est caché, c’est la foi en son mystère". La naissance du soleil aux lieux cle l’Orient, avant qu’il se soit élevé et qu’il se soit dilaté, c’est ce qui est dans son apparition, parce qu’il est impossible de supporter les rayons de sa lumière. Les longanimités et encore l’endurance, c’est ce qui est dans son apparition, car il apparaît non pas pour prendre vengeance de ceux qui habitent dans les lieux où il se tient, — à Dieu ne plaise qu’il perce des innocents avec des pécheurs, — mais pour livrer ceux qui ont péché en ces lieux à la vengeance aux jours de la vengeance, ceux dont a parlé le Seigneur dans l’Évangile, disant: « Car ce sont les jours de la vengeance2’. » Il n’y a point d’épée qui
enTa.. — 18. Z. -xoeic xoéic (sic). — 19. Z. Ke-s-a.weÀioti.
20. C’est-à-dire: c’est la foi dans le glaive en vertu de son mystère. — 21. Luc, xxi, 22.
pourra le faire sortir d’un lieu dont ne l’ont pas fait sortir ceux qui en avaient la puissance; mais lui, non seulement sa puissance lui vient cle luimême pour aller au lieu où il veut aller, mais encore pour porter celui par le moyen duquel il perce ou qui perce par lui, pour le transporter des lieux où il est’ 2 vers d’autres lieux; et encore il le fait sortir 1’ des lieux où il l’avait conduit, et le place en ses lieux 11. Ce n’est pas un esprit de vie qui est en lui comme dans ces animaux sur lesquels était la gloire du Dieu d’Israël; mais c’est lui qui est la vie cle l’univers, et tout esprit cle vie existe par lui. La science et le Verbe sont son acuité; la charité, c’est son décor ou sa beauté; Dieu seul, le Tout-Puissant, est sa longueur, et sa largeur qui sont incommensurables. Car s’il veut s’élever, il s’élève; de même aussi, s’il veut se dilater, il se dilate; s’il veut se rétrécir, il se rétrécit; s’il veut s’abaisser, il s’abaisse, ne se manifestant pas d’après ses mesures, — car il n’y a pas
13. Mot à mot: il se tourne hors des lieux.
14. C’est-à-dire: où il (le glaive) est.
de mesure dans toute sa préparation, — mais selon les mesures de ceux qui pourront le supporter en le voyant se manifester dans les lieux où il perce et où il guérit, parce que s’il frappe, il guérit aussi. Il blesse, il guérit ceux qu’il a frappés à cause de leur désobéissance; mais il guérit aussi ceux que l’ennemi a rendus faibles par ses traits. Sa garde ou sa poignée’" est la lumière des yeux de ceux qui regardent la rectitude et la vérité avec toute œuvre religieuse; les lieux dont il s’approche, où il demeure suspendu, sont les Ecritures ou les Lois qu’on a établies" pour notre salut, à nous autres hommes; les chambres où on le place en tout temps sont les cieux supérieurs’5. L’homme en ses mains est comme rien 13, ouest un rien près cle lui; il est entre les mains de l’homme dans les mesures où 1’(homme) pourra en percer. Son aiguisementvient de lui-même, car on ne l’aiguise pas par d’autres (instruments), mais par lui on aiguise toutes les épées; il est dans l’homme qui cherche après lui"; s’il ne se manifeste pas, on ne le voit
1. Je crois qu’il faut lire ici et plus haut (note 9) AAAATa.y et AAAAIITC. — 2. Z. j? re phrase: le lieu où on le saisit.
11. Mot à mot: qu’on a données. — 12. Mot à un rien, ce qui est bien préférable.
pas; il est près de l’homme qui le cherche, mais il en est aussi éloigné. C’est de lui qu’on a parlé ainsi: « Le Verbe de Dieu vit, il agit et il immole plus ordre, afin que les soldats du Christ « prennent le casque du salut et l’épée de l’esprit 1 c’est-à-dire le Verbe de Dieu », par laquelle les vaillants dans la guerre jettent à terre ceux qui combattent contre eux, comme on a appris à ceux qui sont allègres à les suivre dans le combat, afin de massacrer le péché qui combat contre eux, afin qu’ils disent aussi comme les fils de leurs pères: « Par toi nous percerons nos ennemis, et en ton nom nous détruirons ceux qui se lèvent contre nous 15. » Tous les Saints ont été riches en toute bonne œuvre parce qu’il était à eux; aucun homme ne sera indigent, s’il a ses voies vers eux, parce qu’il s’est préparé dans leurs maisons des habitations, et n’aura jamais honte. C’est la lumière qui est dans son regard vers le lieu qu’il regarde, sans qu’il perce à droite et à gauche, comme celui auquel on a dit: « Aiguise-toi à droite et à gauche’" »; car, comme »
sont ceux de droite, ainsi sont ceux à gauche dans les lieux où on lui a ordonné cle percer; mais celui-ci, il perce ceux qui "sont à gauche à cause de leurs œuvres mauvaises, et il protège tant et plus ceux qui sont à droite, à cause de leurs œuvres bonnes. On lui a dit: « Retourne; ne reste pas clans le lieu où l’on t’a mis au monde 12 », parce cju’il n’est pas solide13. Car tout lieu où il perce sous le ciel, on les détruira et on les enlèvera1*; mais lui, il existe depuis le siècle jusqu’au siècle. En lui, on jugera tout le monde afin qu’on juge tout le monde par lui. Ce discours et d’autres de cette sorte sont des témoignages de sa vengeance avec colère: « Si vous ne vous convertissez pas, il aiguisera son épée, r’. » Il l’aiguisera, pourquoi? pour immoler des animaux ou pour percer des hommes? à moins que nous ne nous convertissions de nos péchés. Si certes cela nous est à souci ou est dans notre coeur, qu’il1r’ était obligé de dire en quel lieu se tient ce glaive où en quel endroit il est apparu, pourquoi irons-nous le demander à un Homme 17?
1. Manque dans Z. — 2. Z. nToq. — 3. Z. evke.. — 4. Ce mot est effacé dans Z.
12. Ézëchiel, xxi, 30. —13. Mot à mot: stabilisé, stable. — 14. Les, à cause du collectif tout lieu. — 15. Psalm., vu, 13. — 16. Sans doute le prophète Ezéchiel.
17. Mot à mot: chercherons-nouspar le moyen d’un homme, à savoir Schenoudi;
« Interrogeons nos impiétés à nous, celles que nous faisons dans la maison cle Dieu et en ses lieux, dans les villes, clans les bourgs, dans les champs, dans les montagnes, dans les nomes, dans les pays, clans la terre entière; elles nous renseigneront et nous saurons tant et plus qu’il se trouve dans des lieux non seulement à cause cle ceux qui font des œuvres grandement mauvaises, mais encore qu’il est là surtout à cause cle ceux qui font le bien: sur ceux-là il amènera la vengeance ou les jettera à terre aux mains cle la vengeance; sur ceux-ci, il amènera une pitié sur eux et il les jettera plutôt à terre entre les mains cle la pitié, selon le témoignage de ces paroles juste, mais contre l’impie". » C’est par lui qu’on a. dit: « Brise le bras du pécheur et du méchant! 18 » de lui qu’on a dit: « Certes le pauvre se réfugiera’" en toi; tu es celui qui secourt l’orphelin et la veuve1’ », car l’homme ne dit jamais à un (glaive), qui ne lui appartient pas et qui n’est pas aiguisé:
12. Z. enopcÇe.noc. — 13. Z. eAAtt necxwp, ce qui est la bonne leçon. — 14. Je n’ai pu trouver ce texte. — 15. Psalm., ix, 15.
16. Mot à mot: se jettera. — 17. Psalm., ix, 14. Inexact.
« « Tu as lancé la mort sur la tête des impies, tu as suscité des chaînes éternellementjusqu’à leurs cous’ 7; tu as immolé les chefs des dynastes dans leur orgueil 18 »; et: a La bénédiction cle Dieu est sur la tête des justes ’" ». et « toi, tu béniras le juste’"" ». Certes lui, ce glaive, et celui qui n’en est pas séparé, les membres dont il prendra souci, il les guérit; quand même la perte se serait montrée en eux mauvaise à l’excès, leur fermeté ou leur ornement apparaîtront choisis à l’excès 81: les membres qu’il oubliera seront précipités à terre comme une masse par suite de la ruine (causée par) la maladie dont la fièvre est grande 52. Les chambres où ilï:’ paraîtra seront lumineuses tant et plus; celles où il se cachera seront ténébreuses tant et plus; les maisons où il entrera, quand même on y aurait démoli des endroits, il les bâtira et les rendra neuves tant et plus, celles dont il sortira seront démolies jusqu’à leur fondement, car son édification et sa démolition,
1. Z. n’a pas « e. — 2. Dans Z. le n de a.u n’est pas apparent. — 3. Z. eTqna.qi. — fait en sorte qu’on les »
17. C’est-à-dire: tu as enchaîne pour l’éternité des pieds jusqu’à la tête. — 18. Je n’ai encore pu trouver ce texte. — 19. Proverb., x, 6. — 20. Psalm., v, 13-21. — 21 C’est-à-dire: tant et plus* plus que choisis.
22. Mot à mot: que nombreuse est sa fièvre. — 23. Mot à mot; où il se révélera.
voici qu’elles sont clans ce livre en partie. Ce sont des heureux ceux avec qui il a (contracté) amitié; ce sont des malheureux ceux avec qui il a (contracté) inimitié: surtout s’il n’était pas patient, se maîtrisant dans la colère de son courroux, cela ne lui suffirait pas ainsi. Si nous sommes des hommes ignorants, parce que nous sommes des hommes qui n’avons pas la force de savoir que nombreux sont les membres du corps où cette maladie domine’5, celui qui le sait témoigne qu’elle marche en eux à la manière de ces venins de serpent: quand elle s’apaise en ces membres, elle apparaît en ces autres membres qui sont tombés aux mains cle cette maladie tortueuse" dont les coups sont d’un grand nombre de sortes. Lequel faut-il croire (cle ceux qui disent) qu’elle est en eux"? celui dont on témoigne, ou bien celui qui témoigne lui-même qu’elle est apparue en lui, passant aussi en ceux.qu’elle n’a pas atteints". Il est bon de croire ce dont on nous rend témoignage, afin cle ne pas être incroyants; il est bon de croire surtout celui qui est témoin.
1. Au lieu cle cegAA, Z. a: eic ne, ce qui arrive parfaitementau même. — 2. Z. m~ mine. Lenei doit être une faute du copiste.
16. Mot à mot: de ruse. — 17. C’està-dire • chez les malades.
18. Mot à mot: en eux qui ne sont pas allés vers elle.
Qu’est-il besoin d’interroger un homme sur cette maladie, quand celui-ci ou membres où est cette maladie? ou qui est celui à qui l’on témoigne? C’est une folie pour qui cherche; c’est une folie pour qui dira: « C’est un tel, ou ce sont tels (et tels). » La prudence cle celui qui cherche et cle ceux qu’on interroge est cle savoir ce que nous sommes et ce que sont nos (ouvres avant que notre vie finisse dans" clés vanités. N’est-ce pas, selon ce que nous avons dit, un ange ou un esprit qui reçoit ou même (donne 17) des ordres? Est-ce que Dieu n’est pas plus grand qu’eux tous, ou ne voit-il pas plus que tout le monde, jusqu’à Gabriel? Est-ce que nous tomberons’* entre les mains des Anges plutôt que de tomber entre les mains de Dieu? Et pourquoi ne craignons-nous pas? Car ceux qui craignent Dieu, afin de ne pas pécher, non seulement certes ils craignent l’Ange de peur qu’il ne les frappe
Z ens’ret AAim.o re. — 17. La phrase est incorrecte dans les deux mss., il doit y avoir un verbe d’omis; le sens d’ailleurs s’impose.
Page xv, ligne 22, au lieu de: dieression, lire: digression. P. xxi, 1. 27, au lieu de: sur ces parchemins, lire: sur ces papyrus. P. xxxv, 1. 15, au lieu de: une forme, lire: une preuve. P. XXXVIII, 1. 28, au lieu cle: n’ont pas, lire: n’aient pas. P. XLVII, 1. 6, au lieu de: AAIÏCAAOCJ, lire: AAncnoq. P. XLI, 1. 7, au lieu de: le pousse à la faire, lire: le pousse à les faire. P. xcv, 1. 10, au lieu cle: des CLXXXIIX, lire: du CLXXXIIX. P. 5, 1. 5 cle la traduction, au lieu de: nous te mettrons pas, lire: nous ne te mettrons pas. P. 8, 1. 4 de la traduction, au lieu de: selon ce que j’ai dit, lire: selon ce qu’il a été dit. P. 12, 1. 10 de la traduction, au lieu de: prenait la verge, lire: levait la P. 13, 1. 9 du texte, au lieu cle: jan, lire: xtn; 1. 14, au lieu de: juumctoq, lire: AAsmctoq, et au lieu de eue cirna.vwç’H, lire: eneicima.vcin’H. P. 18, 1. Il du texte, au lieu cle: HAXOCJ, lire: AAAAoq; ligne 2 cle la note, au AAïnta.; Y. 13 de la traduction, au lieu cle: a tout créé pas de ce qui n’existait, lire: a tout créé de ce qui n’existait pas. mander, lire: leur auront commandé.
P. 40, 1. 1 des notes, au lieu de: gi nooy, lire: greuooy; 1. 2, au lieu de: P. 47, 1. 14 cle la traduction, au lieu de: que mon âme s’éloigne, lire: que mon âme ne s’éloigne; aux 1. 1 et 2 des notes, au lieu de: Est-ce P. 60, 1. 5 des notes, au lieu de: fidélité, lire: Jilièté. P. 68, 1. 12 cle la traduction, au lieu de: qui sont chez nous, lire: qui sont P. 69, 1. 1 cle la traduction, au lieu de: au tien, lire: au sien. P. 71, 1. 1 de la traduction, au lieu de: n’ayez pas à réfléchir, lire: n’ayez pas à vous repentir. P. 78, 1. 12 de la traduction, au lieu cle: et avant ces jours, lire: avant ces P. 85, note 1, au lieu de: gn egen, lire: gn gen. P. 87’, note 3, au lieu de: irre nejptojuie, lire: ivre neipMAAe. P. 91, 1.
13 de la traduction, au lieu de: ou nos coeurs, lire: ou notre coeur. P. 95, 1. 10 du texte, au lieu cle: H HMRMOC, lire: nn-ji.iKa.ioc; 1. 12 de la traduction, après: c’est une iniquité d’aimer, ajouter: ceux qui P. 96, 1. 1 cle la traduction, après: ou cle ces hommes, ajouter: selon les paroles de cette lettre. P. 109, 1. 14 de la traduction, après: ceux qui ont été sauvés, ajouter: ou ceux qui seront sauvés. P. 116, 1. 12 de la traduction, au lieu de: en répande, lire: ne répande. P. 117, 1. 13 de la traduction, au lieu de: il ne te sera pas utile, lire: il ne lui sera pas utile. P. 120, 1. 4 de la traduction, au lieu de: loin de toi, lire: loin de lui, et de même à la note.
P. 122, 1. 10 du texte, au lieu de: AAnca.goy neTAAniga., lire: JUin.ca.goy H P. 128, 1. 13 du texte, au lieu de: nna.pgAA, lire: nna.gjsAA; 1. 9 de la traduction, au lieu de: qu’on ait mêlé, lire: qu’on l’ait mêlé. P. 132, 1. 2 de la traduction, au lieu de: non clés tiennes, lire: non des P. 134, 1. 10 de la traduction, au lieu de: toi ou nous, lire: toi ou vous. P. 135, 1. 2 de la traduction, au lieu de: et comme, lire: car, et effacer le que au commencement de la quatrième ligne. P. 152, 1. 1 de la traduction, au lieu de: et qui ne l’ont allumé pas ainsi, lire: et qui ne l’ont pas ainsi allumé; 1. 11, au lieu de: du secret, lire: en secret. P. 159, notes, 1. 3, au lieu de: ms. CXC, lire: ms. CXCV.
CHALON-SUR-SAONE, IMPRIMERIE FRANÇAISE ET ORIENTALE I.. MARCEAU, E. BERTRAND, SUCCESSEUR
et ne les tue pendant qu’ils font encore des abominations, mais ils révèrent encore les vrais fidèles, les vrais pères qui sont soucieux" cle la pureté de leurs fils et de leurs filles, parce que s’il y a une foule d’hommes qui volent 18 les âmes des fils ou des filles, ou des frères ou des soeurs, nombreux aussi sont ceux qui veillent et qui gardent fils ou filles et tout homme qui désire obéir1’. Car toute pureté et tout bien sont dans l’obéissance, et toute souillure et tout mal sont clans la désobéissance. Vraiment, si nous n’en avons pas assez, cette maladie n’a point démesure et il n’y a point cle mesure à en parler! 0, comme nous l’avons dit une foule cle fois; c’est une maladie persistante jusqu’à la fin et c’est une affliction jusqu’à la consommation21 pour
10. Lisez: H pour ce ms. — 11. Le scribe a répété une partie de la proposition précédente qu’il avait omise et le commencement de cette proposition; il faut lire simplement avec Z.: gi con gi corne n-xio-s-e na.gjwoy ms.: eTpoeic.
15. Z. après ce mot ajoute: OKTIOC eitHja.itTAAgio, vraiment, si nous ne suffisons pas, que j’ai traduit.
17. Mot à mot: qu’il est à souci à eux.
18. Mot à mot: qui prennent secrètement.
20. C’est-à-dire: on en peut parler tant qu’on voudra.
21. C’est-à-dire: jusqu’à la fin du monde.
ceux qui s’en soucieront 7 selon le temps, comme les sages, dans la maison de Dieu et dans ses synagogues et dans la terre entière. Tels ustensiles qui sont nécessaires pour travailler à la maison extérieure", certes donne-les lui et place-les en elle, jusqu’à des lanternes et des lampes, et l’huile, car tous ne sont pas terrestres", et la (maison) est solide jus-- qu’à son temps, elle est pleine cle lumière à son heure et elle ne remue pas par suite des vents, car elle est bien bâtie. Ce dont aussi ont besoin ceux qui travaillent à l’intérieur et qu’ils emploient pour elle, certes place-le en elle, jusqu’à ces lampes et cle l’huile, car tous ne sont pas célestes"’. Et non seulement il y a cle nombreux coins qui sont ténébreux et cle nombreux rameaux de bois 11 qui sont tombés par suite de ces forts vents-là et tour
1. Z. a: na.Ta.gooy eT&iiKTq na/ra. 5ia.ipoc. — 2. Z. n’a pas: a.-5-cona.-ra. cny qui est la traduction exacte de na/ra. n.a.ipoc. — 3. Z. a-u-co gn. — 4. Z. continue de suite par le morceau qui commence par -xm Ta.px«, sans la lettre de Schenoudi. — 5. Ce morceau se retrouve dans la lettre suivante, et le texte montre lumineusementque le scribe avait outrageusementmal copié son modèle. — »
7. Mot à mot: pour ceux que le souci prendra la partie. •
9. Mot à mot: ne sont pas venant cle la terre. —10. Mot à mot: ne venant pas du ciel.
11. C’est-à-dire: des branches d’arbres qui servaient de toiture aux maisons du couvent.
billons"; mais encore nombreux sont les angles qui ont des crevasses, et d’autres endroits au milieu sont ici penchants au dehors 11, là sont contournés au dedans et au dehors 15, et une foule cle chambres en elle sont obliques ou contournées, de sorte qu’il y a en elles cle grandes fissures comme si la maison tout entière s’était tassée 1" ou avait été ébranlée une foule de fois, jusqu’à ce que toutes ces inclinaisons soient advenues. Depuis le commencement cle ce discours jusqu’à la fin, tout ce cjui est écrit clans ce livre nous accuse à cause des choses contre nature qui ont saisi la plupart des hommes, des mâles et des femelles, et parce que nous sommes clans la maison du Christ et ses lieux afin cle nous purifier et qu’ils soient purs aussi, car ce ne sont pas eux qui purifient l’homme ou le souillent, mais c’est l’homme qui les purifie, c’est l’homme qui les souille aussi. Depuis le siècle, on n’a pas dit des lieux du Seigneur qu’ils ont souillé l’homme, mais on
14. C’est-à-dire: surplombant au dehors, parce que mal construits ou près de la ruine.
15. C’est-à-dire: ne sont pas d’équerre, soit en dedans, soit au dehors.
combat"1 l’homme parce qu’il les a souillés. Si l’homme ne les souille pas, ils sont purs, à cause du saint qui habite en eux, Jésus, son Père et son Esprit; mais si nous nous souillons, le jugement de ce que nous avons dit une autre fois viendra sur nous, comme il le dit par le prophète: « 11 m’ont rendu ce dans notre coeur et dans notre âme sans qu’ils en soient remplis, comme la mer qui n’est pas remplie par toutes les eaux qui y coulent et y sont attirées 10? Où est ce que nous avons dit par cette parole: « La pureté convient à ta maison, ô Seigneur! jusqu’à des jours lointains 17 »? Mais vraiment elle deviendra pure tant et plus jusqu’à la fin. C’est elle, elle seule, qu’il est impossible cle souiller; si nous nous souillons, elle restera pure jusqu’à ce que vienne celui qui viendrajuger entre les purs et les souillés. Quels ustensiles cle ceux qui sont nécessaires pour travailler à la maison extérieure n’a-t-on pas donnés ou n’a-t-on pas placés en elle, jusqu’à des »
Ttaxca.. — 6. Z. nJa pas ce mot qui n’a pas de raison d’être. — 7. Z. n’a pas ce mot, ms. de Naples.
14. Mot à mot: ils combattentl’homme, manière de rendre on.
15. Jërëm., xix, 4. — 16. C’est un pléonasme. — 17. Psalm., xen, 5.
lanternes, des lampes et l’huile, parce que tous ne sont pas terrestres? et elle est solide jusqu’à son temps, elle est pleine cle lumière à son heure et elle ne remue pas par suite clés vents, car elle est bien bâtie. Et quels (ustensiles) dont ont eu besoin ceux qui travaillent à l’intérieur, qu’ils y emploient, n’a-t-on pas placés en elle? jusqu’à des lampes et de l’huile, car tous ne sont pas célestes. Et non seulement il y a cle nombreux coins qui sont ténébreux et cle nombreux morceaux cle bois qui sont tombés par suite cle ces vents-là forts et tourbillonnants, mais encore nombreux sont les angles qui ont des crevasses, et d’autres endroits au milieu sont ici penchants au dehors, là sont contournés en dedans et en dehors, et une foule cle chambres en elle sont obliques ou contournées, cle sorte qu’il y a en elles cle grandes fissures, comme si la maison tout entière avait été (ébranlée:’) ou s’était tassée une foule de fois jusqu’à ce que toutes ces inclinaisons soient advenues. Tu es béni, Seigneur Tout-Puissant, Dieu béni! remplis-les d’hommes pour la vie, remplis-les cle gens pour la vie! et non
1. Z. après ce mot: Tqa.. — 2. meiu pour mm, ou neim. Après ce mot Tq&.
3. Il y a un mot d’omis dans le texte, à savoir MAA.
seulement celles-ci, mais toutes les églises dans la terre entière habitée, tu les garderas de tout trouble en toute ta paix, tu feras plus que les remplir d’hommes pour la vie, depuis les mâles jusqu’aux femelles, ou petits garçons ou petites filles, jusqu’au siècle et jusqu’à la consommation du monde. Le reste des paroles cle ce livre ou le restant cle ce que nous avons dit et écrit en la seconde année après que nous avons bâti cette maison, en le temps que les Barbares ont fait incursion jusqu’à ce qu’ils arrivassent à la ville qu’on nomme Koïs", au temps où cette grande foule vint nous demanderl’hospitalité, fuyant ces Ethiopiens qui se vantaient d’une force T à cause cle l’impuissance des comtes grecs, qui ne connaissaient même pas dans leur infidélité celui qui leur donnait la force, Jésus, — surtout (ce sont) nos péchés qui les ont suscités contre nous *, — que sont-ils près de Dieu? où est celui qui prend souci des œuvres de Dieu, chacun selon sa sorte,
cf. E. AMÉLINEAU: Géographie de l’Egypte à l’époque copte, p. 399. — 7. C’està-dire: qui se vantaient d’être puissants parce qu’ils étaient entrés en Egypte.
8. La phrase est interrompue, soit que Schenoudi, emporté par la fougue de ses idées, ait oublié de la terminer, soit que le scribe ait passé quelque chose. On la remettrait d’aplomb, si l’on traduisait: certes nous les avons écrits en la seconde
afin qu’il nous donne de la force? Quel est celui que le Seigneur Dieu interrogera au jour du jugement, afin qu’il lui rende raison ’? Est-ce moi? ou un autre de ma sorte? sont-ce les rois? (sont-ce) ceux qui ont reçu des commandements ou les chefs 9 cle soldats? Ce sont tous ceux qui commandent, non seulement ceux à qui l’on a confié des choses à faire ou des âmes, mais encore jusqu’au peuple. La pureté de notre corps et de notre coeur, c’est l’honnêteté du mariage, c’est l’assiduité à la bienfaisance et à toute chose que les Ecritures ont commandée. C’est ainsi que sont heureux ceux qui trouveront franchise au jour de la nécessité’; mais malheur à nous, à nous hommes qui n’avons aucun souci de tomber entre les mains cle Dieu
2. C’est-à-dire: l’homme à qui on les aura confiés.
3. Mot à mot: les puissances des soldats.
4. C’est-à-dire: de la mort. — 5. Mot ii mot: parce que nous (ils) arriverons entre les mains de Dieu ou qu’il nous inter
... ennemi de Dieu et de son Christ. Sur ces choses aussi, asseyant son erreur, il catéchise ceux qui l’écoutent, disant: « Je vous vois clans une crainte cle Dieu; mais vous errez dans la foi. » L’accusation n’est pas du peuple, mais cle celui qui enseigne.
.... làoulesneimpiétés cle celui-ci. Mais puisqu’il d’autres qui errent dans sont y en a une autre manière, disant: « Le Sauveur a pris seulement le corps, sans prendre l’âme! », disant que la divinité est dans le corps au lieu d’être dans l’âme, juge qu’il ne faut pas croire des hommes qui ont eu la folie les démons disant: « Je donnerai ma vie" pour mes brebis 11 »; et: « Mon âme est troublée 7 »; et:
1. Ce fragment est publié d’après le ms. deNaples CXCII, que Zoëga a analysé dans son Catalogue, publié et traduit en partie, p. 450-452, et d’après un manuscrit de Venise, publié et traduit par MINGARELLI dans ses Codicum oegyptiorum reli
« Mon âme est affligée 4 »; comme homme, il disait: troublée, affligée; mais sa divinité, elle, n’était pas troublée ou affligée: c’est elle qui afflige un grand nombre de gens et qui trouble chacun. C’est lui le Verbe, certes, qui s’est fait chair; désirant manifester qu’il s’est fait homme en vérité, il a dit à Marie: « Ne me touche pas avant que je sois monté vers mon père 5. » Cependant, selon ce que nous avons dit auparavant, il est en tout temps près du Père, et, s’étant fait homme, il est encore dans sa divinité", quoique ne le croient pas ceux qui sont ballottés dans le flot de la foi mauvaise cle Manès. Celui qui habite clans la lumière, que rien n’affaiblit, a été dans le sein d’une femme. Comme ce n’est point une honte pour un architecte d’habiter dans la maison qu’il a bâtie, cle même aussi ce n’est pas une honte pour le démiurge d’habiter dans un sein qu’il avait créé (sic exit).... l’adoration de celui qui n’est pas maître de sa langue dans la calomnie ou autre chose qu’il ne convient pas de dire, eh bien! combien plus est
Ta.AAioc, ou un autre mot ayant le sens de créer. — En bas de la page, il y a: xiv, 34. — 5. Johan., xx, 17.
6. C’est-à-dire: il est encore Dieu, quoique devenu
« vaine l’adoration de celui qui met la division entre le père et le fils; ce sont des sépulcres blanchis, ne sachant pas que cette beauté extérieure n’enlèvera pas leur souillure intérieure: la pureté du plat et de l’assiette n’enlèvera pas* sien aveugle! purifie d’abord l’intérieur du plat et cle l’assiette, afin que l’extérieur soit pur aussi". » De qui parle-t-il? Il est évident, comme il l’a dit, qu’ « à l’extérieur, vous paraissez des hommes justes; mais votre intérieur est rempli d’hypocrisie et d’iniquité 10. » Car qui pourrait dire la souillure de l’intérieur des Pharisiens, des Scribes, des Grands-Prêtres, des Prêtres, qui jadis n’ont pas cru au Christ? Et leur pureté extérieure, je dis leur adoration, leur a-t-elle profité, ou en quoi ont-ils profité en crucifiant leur Seigneur, ces indignes serviteurs? Car, quand les serviteurs inclignes crucifièrent le Seigneur, il dit 11: « Ils n’entrèrent pas dans le prétoire pour ne pas être impurs, et pour manger la pâque". » Et pourquoi maintenant
8. Mot à mot: ne lavera pas; il faut entendre la pureté extérieure. — 9. Malth., xxm, 25. — 10. Ibid., xxin, 26.
leur adoration est-elle maudite avec (celle) cle leurs enfants et cle tout ce qui en est resté jusqu’à présent? eux dont le saiig est (retombé) sur eux et ne sera pas enlevé par la succession" des générations éternellement, eux et tout hérétique qui le blasphème’. Celui qui loue ceux qui font ces choses et les qui font ces choses et les disent, leur adoration est une eau torrentueuse, et malheur à ceux qu’il heureux ceux qui sont secourus (sic exit).... en faisant que son fils s’est offert pour nous comme offrande et victime de bonne odeur.
C’est le discours que notre père, le prophète apa Schenoudi, a dit, quand un philosophe hellène vint vers lui, après être venu d’autres fois, et Schenoudi savait que ses pensées n’étaient pas droites envers Dieu. Une foule de magistrats étaient assis près cle lui, avec des riches qui le connais
4. Mot à mot: qui prend blasphème contre lui. — 5. Maith.,
saient et se moquaient cle celui-ci8. Quand il fut venu pour entendre le Le prophète a dit: « Un lion rugira, et qui n’aura pas peur? Le Seigneur Dieu aparlé, et qui ne prophétisera pas! l? » C’estle Seigneur qui a ordonné, avec son Esprit-Saint; qui ne dira pas ce qui est ou qui cachera ce qui est utile? Comme j’étais assis sur une montagne, dit celui qui dit cela, j’ai vu un animal qui était dans l’air et combattait un autre animal se trouvant sur terre. J’ai eu une grande joie, parce que le volatile prévalut contre celui qui marchait sur terre; mais, un moment après, l’animal qui était sur terre se retourna contre le volatile, se saisit de lui et domina sur lui. Les sages sauront que ces paroles regardent tous les hérétiquesqui ont deux coeurs"’. En effet, il n’est pas étonnant qu’il y ait un Hellène ou un hérétique clans l’église, sans qu’il ait la foi: les oiseaux, eux aussi, sont souvent dans l’église, comme le paon et l’oie smen". Si, certes, l’hérétique et l’Hellène
10. C’est-à-dire: qui est double, qui hésite à se prononcer.
11. On voit par ces paroles que les oiseaux avaient libre accès dans l’Église; mais
étendent leurs mains ou les élèvent par hypocrisie, comme s’ils priaient, voici que les oiseaux aussi font cela souventes fois, quand ils étendent leurs ailes. Est-ce que vous combattrez Satan, ô infidèles, si vous n’avez pas la cuirasse cle la foi? C’est par elle que vous pourrez éteindre ses traits. Malheur à vous, si vous n’entrez pas (clans l’église) ou si vous ne recevez pas le corps et le sang du Seigneur! Mais malheur à vous, si vous (y) entrez et si vous recevez le saint mystère en étant cle deux coeurs’. Car c’est de vous et de votre race, depuis le commencementjusqu’à présent, que le Seigneur a dit contre vous: « Toutes vos œuvres sont un espoir vain et infertile 5 »; comme il a dit: « Il est vain pour vous cle vous lever dès l’aurore 0. » Pour quoi faire? Levez-vous pour adorer ou faire des libations à vos dieux qui n’en sont pas. Qui, parmi ceux qui prient afin que Dieu vous fasse sortir de votre erreur démoniaque, ne sera pas affligé sur vous, si vous vous levez cle bonne heure, pour qui? si vous adorez qui? Que gagnerez-vous à endurcir vos coeurs à ne
dans les églises, c’est ce que nul autre document ne nous apprend.
3. Lisez à cause de nuu.: ne eTe nqna.AAKa.£.
4. C’est-à-dire: qui est double, qui hésite à se prononcer. — 5. Ce texte n’est qu’une application de Sap., m, 11. — 6. Psalm., cxxvi, 2.
pas croire au Dieu qui désire que rien ne périsse cle ce qu’il a créé, qui nous a façonnés à son image et à sa ressemblance. U y a certes beaucoup cle (bêtes) qui volent parmi ces petites bêtes faibles; la mouche à miel est la plus précieuse d’elles toutes. Toute mouche, à la vérité, est réprouvéeet on les hait, excepté encore quelques-uns cle votre sorte qui croient qu’elles sont honorables, car vous espérez en des mouches, comme ce roi infidèle qui plaça son espoir dans la mouche, le Dieu d’Accaron, afin qu’elle le guérit cle sa maladie, comme les Écritures témoignent cle son insanité 8. Seule la mouche à miel est précieuse et honorée, comme le dit la Sagesse cle Dieu 0, car elle est honorée cle tout le monde et aimée. Tout homme, à la vérité, qui est sous les cieux 10, que l’on a fait naître au monde, on les appelle hommes: mais les hérétiques qui sont séparés de l’Eglise catholique sont réprouvés, et les Chrétiens seuls sont honorés et aimés près de Dieu. Il est bon, certes, d’aimer la mouche à miel, car elles donnent" leurs peines
7. Lisez: ne disaient: sous le sol du ciel, comme nous disons: sous la calotte des cieux. — 11. Le pluriel à cause de la généralité de la pensée.
aux rois et aux hommes pour qu’ils se reposent"; il est bon aussi d’aimer le Chrétien, car il réjouit Dieu et son Christ par toutes ses œuvres de justice, il donne aussi repos aux entrailles de tous les saints dans les cieux. Il est bon que les hommes prennent soin cle la mouche à miel, qu’ils veillent sur elle et tuent les autres bêtes qui la combattent; il est bon que les Anges prennent soin du Chrétien et veillent sur lui, qu’ils frappent et perdent l’ennemi qui combat contre lui. Il est bon que les hommes aiment la mouche à miel, car elle fournit 1 une rosée douce qui descend du ciel cle par le Seigneur; il est bon aussi que les Anges aiment le Chrétien, car il fait entrer clans les chambres de son âme la rosée douce qui descend du ciel des cieux, laquelle est douce plus que tout miel: je dis le Verbe de Dieu, la foi, la paix, la charité et l’espoir cle tout bien. C’est avec justice que l’on hait les mouches qui se. posent sur toute chose impure; c’est avec justice que vous serez haïs par les bien-aimés du Christ, vous, ô hérétiques, comme dit l’Ecriture5, car tout
leur repos, soit que l’on se servit du miel comme médecine, soit qu’on l’employât seulement comme nourriture; dans les deux cas, il y a repos de la douleur ou de la faim par un remède ou une nourriture agréable.
4. Mot à mot: elle amène chez nous (ego-jrn). — 5. L’Écriture ne parle pas des hérétiques.
« votre espoir est de travailler à toute impureté et à toute chose mauvaise, vous que l’Esprit de Dieu, qui parle en ceux qui sont siens, a livrés au mépris en disant: « Des mouches volantes, si elles meurent, elles perdent la préparation d’une huile de parfum" »; vous êtes morts, vous avez perdu la vous n’avez pas honte de vous tourner vers Dieu », qui aura honte de vous faire des reproches par le moyen de ces petites bêtes? Il y a des mouches que tout le mondeappelle mouches à chien; disons, nous aussi, à tout homme qui en tout lieu ne veut pas devenir chrétien: hommes à démons; leur part est ce qui est écrit: « Ils deviendront la proie des renards 10. » La brebis n’est pas aux bêtes féroces, mais au berger; si elle meurt, elle devient leur, car elle leur sert de nourriture lorsque le berger la leur a donnée. Je dis cela
1 1 isez • ne eTepe. — 2. Ici commence le ms. qui a été publié par Mingarelli citg.. un mot après Jore qui est un verbe actif, à moins qu’il ne soit pris ici passivement, plication de l’o est peut-être le signe du pluriel. 8. Ecoles., x, 1. 9. C’est plutôt et lire on au lieu de a.n et traduire simplement: si vous avez encore honte.
afin que vous ne disiez pas: « Est-ce que Satan a part dans les hommes? » A Dieu ne plaise, car toute créature, non seulement certes les hommes, mais encore les animaux et les bêtes féroces, les oiseaux, ceux qui sont dans les eaux cle pluie, les reptiles, jusqu’au serpent, c’est Dieu qui les a fait exister; mais si vous mourez dans votre infidélité et votre athéisme, vous devenez 0 la part des démons, car le Seigneur vous a livrés entre les mains des esprits impurs, comme la parolele dit: « Ceux-ci, je les ai livrés à Satan 1 ". » Il y a d’autres mouches: parfois elles se posent sur le miel lorsqu’ellesle trouvent; parfois encore, elles se posent sur le pain; parfois encore elles se posent sur les cadavres; on les trouve dans les maisons des hommes, mais on les hait. Cette parole est celle des Hellènes et de tout hérétique à deux coeurs 11; parfois ils écoutent la parole de Dieu dans le lieu d’enseignement; parfois encore ils glorifient le nom du Seigneur Jésus, le pain véritable qui est descendu du ciel, la vie des Chrétiens; parfois encore on les trouve dans l’église qui est la
l. Lisez: AAH. — 2. M. CKH. — 3. Même observation que plus haut. — 4. M. engoq. le msde Naples. M. dit que sur l’o de oem il y a une petite ligne qui doit marquer l’accentuation: il a parfaitement raison, comme j’espère pouvoir le montrer un jour.
9. Le texte doit être fautif. —10. 2". Timoth., i, 20.
11. C’est-à-dire: qui hésite, qui doute, ou hypocrite.
maison des enfants cle Dieu; parfois ils font les créatures ou les formes qu’ils adorent. Par cela, reconnaissez votre ignominie, je parle à vous qui viendrez à l’église par hypocrisie (et) par crainte des hommes. Car c’est pour vous que la parole a dit: « Maudits ceux qui font l’œuvre du Seigneur avec négligence". » Peut-être ces petits animaux qui sont clans les sycomores, qui sont dispersés par le vent quand on fend le sycomore, pensaient-ils, avant de venir à la lumière, qu’ils habitaient des chambres pleines cle lumière; il en est ainsi des Hellènes et cle tous les hérétiques qui pensent en eux-mêmes qu’ils sont dans la lumière, parce qu’ils font ce qu’il ne faut pas; mais, en voyant la lumière de l’Évangile du Christ qui a rempli la terre entière, non seulement ils deviennent faibles ou ils sont faibles, mais, au jour de leur mauvaises et leurs habitudes démoniaques, qu’elles seront livrées au vent1", quand l’Esprit de Dieu les soufflera, comme disent les Écritures en une foule d’endroits: « Le vent les emportera11 », c’est-à-dire la colère de Dieu, « et la »
3. Lisez: neTeipe comme l’avait remarqué mot: elles seront répandues par le vent. — 11. Isa., XLI, 16; LVII, 13.
tempête les dispersera’ », c’est-à-clire la colère qui apparaîtra dans le ciel. Si quelqu’un désire interroger un Grec ou un hérétique sur une chose, qu’il interroge cette petite bête dont c’est la coutume cle remuer sa tête en bas et sous le ciel, que les enfants interrogent pour rire ou s’amuser11 en disant: « La pluie viendra-t-elle? » Il en est ainsi encore cle ceux qui vont aux oracles", et dans les lieux semblables; mais celui qui désire leur reprocher leur nombreux parler, parce qu’ils disent ce qui n’est pas, dans leur connaissance fausse, qu’il leur dise ainsi: « Qui interroge les grenouilles pour savoir si l’eau viendra 13 », comme le disent ceux qui s’amusent, parce qu’elles croassent sur les rives des canaux1’. Que servira cette manière pour que les serviteurs du Verbe riche (?) vous gourmandent et disent: « Eh bien! c’est celui qui voit qui demandera le chemin aux aveugles? ou c’est la lumière qui demandera la lumière aux ténèbres? ou ce sont les hommes qui interrogeront
4. Lisez: TiAAa.. — 8. Même observation que plus haut pour la réduplication de la voyelle au
11. Ces deux expressions me semblent synonymes.
12. Mot à mot: aux lieux qu’il s’agit sans doute.
14. Mot à mot: dans les lieux de faire couler l’eau.
des bêtes sur des mystères ou des secrets de Dieu? C’est pourquoi cette parole véridique vous compare à des bêtes sans connaissance, (et) vous êtes devenus semblables à elles, comme il a été dit: « L’homme qui était honoré ne l’a pas compris, on l’a jeté avec les bêtes sans connaissance (et) il leur est devenu semblable 0. » Est-ce que vous trouvez surprenant 0 que ceux qui portent la connaissance véritable sur leurs lèvres, comme il est dit 7, se moquent de vous? comme ils sont en outre affligés sur vous parce que les démons se rient de vous sans que vous le sachiez, car vous êtes insensés. Est-ce que ce n’est pas de votre vanité que la Sagesse a dit: « Je rirai de votre perte, je me votre père au coeur dur, Pharaon, que Dieu a frappé d’une plaie de pustules effervescentes grandement, de destruction clans une ruine, l’ayant brisé par la grêle? et ne l’a-t-il pas affligé par la grenouille, par la sauterelle, par les mouches à chien et les moucherons, afin de manifester sa honte? N’était-il pas possible au Seigneur d’envoyer un Ange du ciel et de faire mourir »
6. Mot à mot: est-ce que c’est une merveille pour vous.
Pharaonavec toute sa multitude, comme un seul Ange frappa clans le camp des Assyriens clix-huit myriades et demie dans une seule nuit; mais un tel roi qui se glorifiait d’être un tyranr’, Dieu l’a rendu faible par les plus petites bêtes, un roi qui disait: « Il n’est pas celui qui pourra se tenir contre moi! » Dieu lui a appris son impuissance par des mouches à chien et des qu’il ne peut pas supporter et qu’il ne sent pas, cle manière à connaître Dieu par toutes les choses dont il le domptait, comme il a changé les fleuves en sang". Maintenant donc, le "Verbe cle Dieu nous fait des reproches par les paroles des Écritures: « Mon Dieu, place-les comme une roue et comme de la paille en présence du vent, comme un feu qui brûle une forêt et comme une flamme qui brûle des montagnes, poursuis-les ainsi clans la tempête et trouble-les dans ta colère, remplis leur visage d’ignominie; qu’ils aient honte et soient troublés jusqu’au siècle des siècles! qu’ils soient jetés à terre »
1. D’ordinaire le verbe OTII se construit sans ne: OTH gen a.q, comme nous l’avons rencontré plus haut dans ce même fragment. — 2. Après ce mot, commence la page en. •
5. Mot à mot: qui se glorifiait comme tyran.
6. Mot à mot: il les a convertis en un sang. Il manque sans doute quelque chose, car les idées ne se suivent pas.
« « et périssent, et qu’ils sachent que ton nom est le Très-Haut". » Et s’il vous l’ait honte de votre sottise par le moyen des plus petits animaux, surtout parce que vous ne vous écartez pas des œuvres des démons, comment échapperez-vous à ce qu’il a dit: a Qu’ils descendent vivants dans l’Amenti"! » Veux-tu éprouver la connaissance lumineuse7 des yeux des Hellènes et des hérétiques, regarde la lumière des yeux de la chauve-souris et de la chouette! et même ces autres sont encore plus choisis qu’eux", car ils ne se trompent pas dans les choses de leur nature, comme vous, parce qu’au lieu d’être des hommes de Dieu, vous êtes des hommes sans Dieu. Des hommes de cette sorte, pleins cle jactance, pensant d’eux-mêmes: « Nous sommes sages plus que des foules (de gens)! » ne pourront pas cacher maintenant leur ignominie et leur honte, quand le Verbe cle vérité dévoile ainsi qu’ils sont indignes. « Veux-tu connaître le coeur de quiconque est infidèle? » dit celui qui dévoile toute la turpitude de leur âme, à savoir qu’ils sont remplis d’esprits
page c’A.-i.. — 4. Le ms. présente en cet endroit ce qui pourrait sembler une lacune, mais ce qui n’en est pas une: il y a seulement un défaut dans le parchemin. —’
5. Psalm., LXXXII, 14 et sqq. — 6. Ibid-, LIX, 16.
7. Mot à mot: la connaissance de la lumière des yeux des Hellènes. Schenoudi se moque lourdement de ses adversaires.
8. C’est-à-dire: valent encore mieux qu’eux au point de vue de la vision.
impurs, observe les cavernes des hyènes et celles de tous les animaux féroces, comme elles sont remplies d’ossements de toute sorte. « Veux-tu aussi voir le coeur cle quiconque aime Dieu, afin cle les connaître 1? » dit celui qui dévoile la beauté cle leur âme, à savoir qu’ils sont pleins cle l’Esprit-Saint en toute œuvre bonne cle toute sorte, observe les trous des rochers qui sont remplis de tourterelles et tous les lieux où elles habitent. Les trous des rochers sont une seule et unique (habitation) pour les petits, et ils ne se séparent pas d’elle 5; les coeurs clos amis fidèles sont une seule et même (chose) avec le Seigneur Jésus, la pierre qui laisse couler le miel, « car le rocher était le Christ" », et ils ne s’en séparent pas. Car il dit; « Il leur a fait manger du miel d’un rocher, et cle l’huile d’une pierre de colline’. »
Qu’est-ce que le miel, sinon la parole et l’enseignementdes Ecritures? Qu’est le rocher, sinon le Christ Dieu? Qu’est l’huile cle la pierre cle la colline, sinon la grâce par laquelle les Chrétiens sont sauvés? L’eau, si on la mélange avec le vin, devient une seule et même chose (avec lui); et aussi l’homme cle Dieu, s’il participe* avec le Saint-Esprit, devient un seul et même (être) avec lui. Quelle est celle
4. Mot à mot: afin que tu les connaisses.
5. C’est-à-dire: de leur mère. — (î. Corinth., x, 4. —7. Cf. Deulëron-, xxiu, 13; mais le texte tel que le cite Schenoudi n’existe pas.
8. C’est-à-dire: s’il est en communion avec le Saint-Esprit.
« « à qui celui qui parle dans Salomon dit: « Mon amie, ma belle colomoe: » sinon l’Église qui enfante ses fils chrétiens qui lui ressemblent? C’est encore d’elle qu’on dit: « Mon amie, ma colombe parfaite, elle est seule en les mains de sa mère, élue en les mains de celle qui l’a enfantée"’. » Ensuite (il dit) enma colombe, dans le trou du rocher près du mur extérieur". » Cette parole montre7 celui qui est dans la splendeur8 ou l’apparition de la lumière cle celui qui est venu dans le monde, le Christ, près du mur extérieur, car Moyse a de sa gloire, de sa grâce et cle sa force: a Tu es bonne, ô mon amie, comme l’amour; tu es belle comme Jérusalem, tu es terrible comme des forces qui se tiennent". » Et encore: « Voici que tu es belle, mon amie, voici que tu es belle; tes veux sont des yeux de colombe10 », c’est-à-dire les prophètes et les
7. Mot à mot: cette parole, c’est que. — 8. Le mot mpe exprime la lumière du soleil alors qu’il se lève; je l’ai traduit par splendeur, parce que l’adjectif nepiwoy veut dire splendide.. mais dans le sens premier du mot. — 9. Cant., vi, 4.
apôtres qui sont remplis de l’Esprit-Saint. C’est encore d’eux qu’il est dit: « Tes deux mamelles sont comme les deux petits jumeaux de la gazelle 1. » C’est encore d’eux qu’on dit: « Mon frère est pour moi un bouquet de myrrhe, mamelles plus que le vin 5 », c’est-à-dire l’Ancien et le Nouveau Testament, qui sont pleins clés paroles de Dieu. Elle lui dit aussi: « Voici que tu es bon, mon frère, et que tu es beau à regarder: tu es l’ombre sur notre couche". » Et il lui dit aussi: « Quelle est celle qui monte du désert comme une colonne’d’encens que l’on a élevée, qui répand son parfum au dehors 7 », c’est-à-dire l’église des Gentils qui est sortie de l’adoration des idoles et qui est devenue un parfum cle bonne odeur pour le Christ". Elle lui dit aussi: « Tes mamelles sont bonnes plus que le vin, l’odeur cle ton parfum se répand plus epe tous les encens », et encore: « Ton nom est un parfum qui se dilate’. » Il lui dit aussi; « Qui est celle qui attend comme l’aurore 10? », c’est-à-dire son espérance ou son attente pour la venue du Sauveur cle tout
bonne odeur du Christ. — 9. Cant., i, 1 et 2. — 10. Ibid., vi, 9.
homme. « Belle comme le soleil, choisie comme la lune, admirable comme celle qui a été commandée’. » Elle dit aussi, quand on l’interroge: a Quel est ton frère d’après l’image d’un frère, ô belle entre les femmes? — Le portrait cle mon frère est celui-ci: blanc, roux, et propre entre une myriade; sa tête est comme l’or de Kîphas, ses cheveux élevés, Ethiopiens seront les premiers à offrir cle leurs mains à Dieu"; toutes les familles cle la terre adoreront en sa présence 7. » — « Les yeux sont comme la ressemblance cle colombes qui sont sur les eaux débordées, qui se sont lavées dans le lait et qui sont posées sur des eaux débordées 8. » Il lui dit aussi: « Quelle est celle qui monte toute blanche, qui se glorifie sur son frère 0? » L’Eglise ne se sépare pas de la sagesse et la sagesse ne se sépare pas cle l’Eglise: elles sont une seule et unique (chose). Elle 10 parle avec celui qui lui parle, sachant qui il est, disant: « Moi, je suis à mon
2. Lisez: oirre. — 3. Le texte me semble corrompu et je lis cecmi comme dans la leçon du Cantique des Cantiques, publié par M. MASPERO: Mémoires de la Mission du Caire, VI, 2, p. 203.
4. Cant., vi, 9. La Vulgate traduit le dernier membre de phrase: terrible comme une xxi, v. 28. — 8. Cant., y, 12. — 9. Ibid., vin, 5. — 10. La âancée du Cantique.
« frère, et mon frère est à moi 7. » Et encore: « Mon frère est allé en son jardin, vers les fioles d’encens, afin qu’il demeure dans les jardins et qu’il cueille les lis". » Et encore: « Mon frère est allé dans son jardin pour manger qui es comme un jardin entouré10 »; entouré dans la foi, le commandement et l’enseignement cle vie; « un jardin fermé, une source scellée 11 », clans la pureté et l’espoir de toute bonne chose. Avec quoi l’a-t-on scellée? Dans l’Esprit-Saint, comme a dit l’Apôtre: « N’attristez pas l’Esprit Saint cle Dieu, celui clans lequel vous avez été scellés pour le jour du salut 12. » Et cle nouveau vin et mon lait. Mangez, vous aussi, mes frères; enivrez-vous, mes amis 11. » Elle lui dit encore: « Je suis allée en mon jardin cle noyers pour voir, clans les bourgeons du torrent, si la vigne avait poussé et si le figuier avait fait
1. Après la lettre a. de ce mot commence la page c’A-e-.
13. C’est-à-dire: le fiancé du Cantique des Cantiques. — 14. Cant., v, 1. version copte se rapproche plus de la Vulgate que des Septante.
« des pousses. Je te donnerai mes mamelles en ce lieu-là; sans que mon âme le sache, il m’a placée dans les chars d’Aminadab 3. » Ensuite il l’appelle encore: « Lève-toi, viens, mon amie, ma belle colombe, car l’hiver s’en est allé’1 », c’est-à-dire; la glace de l’incrédulité des Juifs a été enlevée et est tombée à terre. Les bourgeons de la foi, cle l’espérance, de la charité envers Dieu « ont paru hors de notre terre, et le temps cle la taille est venu 5 », c’està-dire: le temps d’apprendre à tout homme toute chose bonne est venu, il a rempli la terre entière. « La voix cle la tourterelle a été entendue en notre terre 0 »; la prédication de l’Évangile de Jésus le Christ, le Verbe qui s’est fait chair, qui a habité parmi nous jusqu’à ce qu’il vivifiât notre mort 7. Elle l’appelle encore, disant: « Viens à moi., mon frère, allons aux.champs, afin de demeurer dans les paillottes et de nous lever cle bonne heure pour aller dans les vignes, afin de voir si la vigne" » (sic exit).
1. Lisez: -se eue a. TAW. — 2. Effacez les deux dernières lettres TAA, qui ne sont que le redoublement intempestif de la dernière syllabe de CWTAA. — 3. Cant., vi, nous vivifiât étant morts. — 8. Cant., vu, 11.
