Les Ménologes des évangéliaires coptes-arabes
Les saints du calendrier alexandrin d’après les évangéliaires des xiiie et xive siècles
- 01 — Introduction
- 1.II — Ménologes coptes
- 1.III — Matériaux de la présente édition
- 1.IV — Autres calendriers
- 1.V — Date, sources, patrie
- 1.VI — Fautes possibles
- 1.VII — Noms ajoutés dans les hymnaires coptes
- 1.VIII — Le calendrier copte
- 02 — Ménologe des évangéliaires coptes-arabes
- 03 — Appendices

Les Ménologes des évangéliaires coptes-arabes
Les saints du calendrier alexandrin d’après les évangéliaires des xiiie et xive siècles
François Nau · 02 septembre 2026 · 95 min de lecture · 12 vues
Nombre de ces synaxaires1 ont déjà été édités. On trouve par exemple : « Synaxaire de l’évangile — c’est-à-dire de l’évangéliaire — commençant au dimanche de Pâques, et se terminant au samedi saint, et comprenant, en plus, le ménologe et les lectures pour les diverses fêtes et mémoires des saints » (C. F. de Matthaei, Novum Test. graece, Curiae Variscorum, 1804, t. I, p. 729).
Après l’indication des lectures de l’évangile pour chaque dimanche (et même, ici, pour chaque jour de l’année), on trouve, ibid., p. 750:
Ἀρχὴ τοῦ μηνολογίου, ἤτοι τῶν ἐχουσῶν εὐαγγέλια ἑορτῶν.
« Commencement du ménologe, c’est-à-dire des fêtes qui ont des évangiles. »
« Le 1ᵉʳ jour, commencement de l’indiction et de la nouvelle année, et mémoire de saint Syméon stylite, évangile de Luc chap. XIII, et chap. XLIII du saint évangile de Matthieu. »
« Le 2 (sept.), (mémoire) du saint martyr Mamas et de saint Jean le Jeûneur ; Jean (ch. i). »
Les plus anciens ménologes grecs (IXᵉ au Xᵉ siècle) renferment moins de saints que les plus récents, mais tous ne portent que les saints auxquels sont affectées des leçons d’évangile, comme nous l’avons lu dans le titre. Dans les plus anciens manuscrits il y a peu de saints ; dans de plus récents on trouve des saints pour chaque jour, et tous ont leurs leçons propres.
II. Ménologes coptes§
Chez les Coptes, qui sont les héritiers directs de l’Église grecque d’Alexandrie, nous trouvons le même usage. À la fin des évangéliaires, les copistes ont mis bien souvent un synaxaire et un ménologe. Le ménologe diffère de celui des manuscrits grecs en ce qu’il donne, dans les plus anciens manuscrits, deux listes de saints, la première comprenant les noms des saints aux fêtes desquels on lit des leçons et la seconde des noms de saints sans aucune indication de leçons. C’est cette seconde liste qui manque dans les anciens manuscrits grecs2.
Il semble donc que l’Église d’Alexandrie avait un calendrier qui portait des saints pour presque chaque jour, mais que chaque église choisissait un certain nombre de ces saints auxquels elle attribuait des leçons et qu’elle mettait en tête, puis, à la suite, elle écrivait les seuls noms des autres saints3. Tels sont les évangéliaires coptes-arabes 1° de l’Institut catholique de Paris (A), écrit en 1250; 2° n° 24 de la Bodléienne (B), écrit en 1285;
1250, dont le calendrier a été édité et traduit par Selden (B) ; 3° Or. 1325 du British Museum (L), écrit en 1307; 4° Or. 3382 du British Museum (G). — L’évangéliaire arabe n° 54 de Paris (D) ne renferme qu’une série de noms, comme les ménologes grecs. D’ailleurs les Coptes, comme les Grecs, ont fini par donner des leçons aux saints de chaque jour et ont ainsi obtenu des ménologes ne renfermant qu’une série de noms, mais avec un ou plusieurs noms et des leçons pour chaque jour du mois. C’est le cas de l’évangéliaire Or. 1316 du British Museum (cf. le calendrier de Hunt. 240 de la Bodléienne). — On trouve encore des saints pour chaque jour dans l’évangéliaire arabe n° 15 du Vatican (E) ; dans le ms. Barberini n° 2 (F) et dans l’évangéliaire Arund. Or. 20 du British Museum. Selden a encore édité un calendrier renfermant une seule série de noms, dû au musulman Al-Qalqaschandi (C).
III. Matériaux de la présente édition§
1° Nous éditons et traduisons le ménologe de l’évangéliaire copte de l’Institut catholique de Paris (A), en conservant la disposition des saints en deux listes pour chaque mois. Nous n’indiquons pas les leçons affectées aux saints de la première liste, car elles ne rentrent pas dans notre plan et elles trouveront place dans une autre partie de la Patrologie. L’évangéliaire a été collationné par Horner, cf. The Coptic version of the New Testament in the northern Dialect, Oxford, 1898; il est décrit ibid., t. I, p. XCVI ; cf. C. R. Gregory, Novum Testamentum graece, t. III, Prolegomena, Leipzig, 1894, p. 876, n° 33. Le ménologe se trouve à la fin du manuscrit, écrit de droite à gauche, à la manière arabe, du ʳ au ʳ. Les saints de la première liste sont écrits sur une seule colonne et on trouve en face de chacun d’eux, sur six colonnes, les indications et les leçons qui leur correspondent. Les noms des saints de la seconde liste sont écrits en ligne à la suite les uns des autres, sur quatre colonnes, sans aucune indication autre que celle du jour du mois auquel ils se rapportent.
2° Nous avons collationné le ménologe de l’évangéliaire copte Or. 1314 du British Museum, fol. 124b à fol. 129, écrit en 1307 (L). On a déjà écrit que cet évangéliaire est une copie du manuscrit A, cf. Gregory, Prolegomena, p. 870 et Horner, loc. cit. ; il en est de même du ménologe, car nous n’avons relevé que de rares variantes dans la position de quelques points : ذ pour ز, ou dans la forme de quelque lettre : ر pour د.
3° Le ménologe de l’évangéliaire arabe n° 24 de la Bibl. Bodléienne d’Oxford, daté de 1285 (M)4, a été édité et traduit dans J. Selden, De synedriis
Au 7 Hatour, au 24 Barmoudah, au 1ᵉʳ Baschnes on trouve patris Kandi, patris Ildivihar, au lieu de : Saint Georges. Au 8 Kihak : Et sponsi Tzrintelis, au lieu de et saint Samuel. Au 14 Baschnes, Patris Nachumi remplace Pacôme. Au 5 Tout (2 septembre) M., dishinamae remplace Saint Mamas. Tusae remplace Nysse (17 Babeh) ; Fermanaeus remplace Cosme (22 Hatour) ; Gregorius Mgauensis remplace Grégoire le Thaumaturge (21 Hatour). Ananie, Schenoudi, Scété, Georges, Onuphre ne sont pas reconnus ni traduits au 5 Babeh, au 18 Baschnes, au 20 Babeh, au 7 et au 16 Hatour ; des noms communs deviennent noms propres : Laluiah discipuli remplace Réunion des disciples (au 6 Hatour) et des noms de ville deviennent des noms de Saint, par exemple au 25 Abib, « d’Athrib » devient Abba Theribae et, au 1ᵉʳ Mesori, « Khandaq » devient (puto) Melchisedek.
Renaudot5 a cependant tort de rendre Selden responsable de la plupart de ces fautes, car la fin de son ouvrage (où se trouve notre calendrier)6 a été éditée après sa mort7. Les éditeurs écrivent en effet :
4° Nous avons collationné à Oxford le ms. édité par Selden (Cat. Uri, I, p. 32, n° 24) ; nous indiquons ses leçons, comme on l’a vu plus haut, par la lettre M.
Le second calendrier copte-arabe édité et traduit par Selden, loc. cit., p. 1298 à 1315), que nous venons de voir mentionné dans le texte précédent, est un chapitre du musulman Abou 'l-Abbas Ahmad al-Qalqaschandi8 al-Schâfi’î9, « sur les fêtes des Coptes », p. 1298-1306, suivi d’une énumération des « fêtes et solennités », p. 1306-1315. Le chapitre « sur les fêtes des Coptes » n’est qu’un très court sommaire du chapitre de Maqrizi de même titre. Nous avons donc préféré prier M. l’abbé Leroy, puis M. P. Griveau, d’éditer ce dernier. Cf. infra, fasc. 4. Quant à l’énumération des « fêtes et solennités », nous avons donné ses variantes, d’après la traduction de Selden, dans nos variantes et nos notes, sous la lettre C.
On trouve ici, dans l’édition de Qalqaschandi, les mêmes fautes que dans l’édition du Ménologe : Samuel devient fête (de Soufnaï) (27 Mesori) ; Menas devient Festum Aminae (au 2 Mesori. E : Damien) ; Athanase devient Festum Asasii (7 Baschnes) ; Pamoun devient Festum Mamuni (au 4 Baounah) ; Théodore devient Festum Durris (au 20 Abib) ; Mercure devient (au 25 Abib) ; Schenoudi devient (au 7 Abib) ; Ephrem le Syrien devient ; les noms de villes Athrib et Khandaq deviennent encore deux noms propres de saints, car au 21 Baounah « Dédicace de l’église de la Vierge à Athrib » a donné : « 21. Festum Dominae ; 22. Festum (Atrib) ». De même, au 1er Mesori, « (Aboli, martyr) à Khandaq » a donné Festum forte Candaces.
Ces fautes montrent qu’une nouvelle édition n’est pas inutile10 ; nous ne les attribuons pas à Selden, puisque nous avons dit que ses calendriers sont une œuvre posthume ; mais se seraient-elles toutes trouvées sur sa copie que nous n’aurions encore garde de le blâmer, car les noms arabes sont de perpétuelles énigmes11, et Selden était moins bien placé que nous pour les deviner ; de plus nous savons très bien que le seul moyen de ne pas commettre de fautes est de renoncer à toute activité littéraire. Renaudot lui-même, qui censurait si vivement son prédécesseur, n’a pas échappé à cette loi et, dans sa traduction du calendrier d’Abou’l-Barakât, nous relevons aussi des fautes du genre de Pauli episcopi, Choris martyris12, au lieu de Polycarpe, évêque, martyr ; le nom propre, coupé en deux et un peu déformé, lui a fourni deux personnages. Personne n’est à l’abri de ces fautes, et la peine que nous ont donnée ces petits calendriers nous rend très indulgent pour les éditeurs antérieurs. Nous n’avons pas annoté notre édition, à cause de la place considérable qu’y tiennent les variantes et leur traduction, et aussi pour ne pas faire double emploi avec les annotations ajoutées par nous aux calendriers syriaques d’Alep et par M. l’abbé Tisserant au calendrier d’Abou’l-Barakât.
(Certaines leçons de Selden ont été reprises et quelquefois corrigées par J. Ludolf, Ad suam Historiam aethiopicam Commentarius, Francfort-sur-le-Mein, 1691, p. 389 à 435). Nous lui ferons quelques renvois sous le sigle Lud. Ludolf n’a pas non plus été également heureux dans toutes ses corrections. Voici comment l’adjectif grand est devenu chez lui, p. 414, le martyr Korns : Notre ménologe porte, au 23 Barmoudah (18 avril) : « Georges, le (plus) grand (Kebir) des martyrs ». La suppression d’un point a changé, chez Selden, en (Kir) qu’il a rapproché de κύριος et traduit par Dominus (Patris Karech, Domini martyrum). Ludolf, peu satisfait de cette traduction, et trouvant à la même date dans l’éthiopien « le martyr (Rôqo) » qu’une simple permutation des deux lettres lui a transformé en « martyr (Qôro) », s’est cru fondé à rapprocher de Qoro et à le changer en (Kor), ce qui lui a donné enfin « (Abou) Georgius (et) Korns, martyres », p. 414. Ce sont là des trésors d’ingéniosité malheureusement perdus, car l’éthiopien Rôqo désigne saint Roch, comme l’a montré M. Zotenberg, et n’est donc pas à changer en Qoro ; par suite Korns n’a plus d’autre point d’appui que le mot qui doit être corrigé, non en (Korus), mais en (grand), et les deux « Georges et Korns, martyrs », se réduisent au seul « Georges, le (plus) grand des martyrs »13.
7° Nous avons utilisé aussi le calendrier du manuscrit arabe n° 51 de Paris (D). Les évangiles, écrits en arabe, sont divisés en leçons selon l’usage de l’Église copte. Une partie du manuscrit a été écrite en 1413 et semble avoir été copiée sur un exemplaire daté de 1321; cf. Catalogue des manuscrits arabes de Paris, par M. le baron de Slane, Paris, 1883, p. 11-12. Au fol. 235 v° sqq., on trouve les leçons pour les principales fêtes. Il n’y a pas ici, comme dans les mss. ABGL, une seconde série de noms sans leçons. Voici les jours sous lesquels on trouve mentionnés des saints et des leçons correspondantes :
Sous Tout, on trouve : 1 à 12, 14-15, 17 à 23, 27, 29. Sous Babeh : 2, 5, 10-13, 21, 22, 25, 27. Sous Hatour : 7, 8, 9, 12 à 15, 20, 22, 24, 25, 27, 28, 29. Sous Kiahk : 1, 8, 14, 15, 22, 28 à 30. Sous Toubah : 1, 3, 4, 6, 8 à 13, 16, 17, 21, 22, 26, 28, 29. Sous Amschir : 2, 6, 7, 8, 10, 14. Sous Barmahat : 2, 10, 12, 13, 21, 27, 29. Sous Barmoudah : 23, 27, 30. Sous Baschans : 1, 3, 6, 8 à 10, 14, 16, 17, 20, 21, 24, 27. Sous Baounah : 1, 2, 11 à 16, 21 à 24, 30. Sous Abib : 1, 3 à 6, 12, 20, 21. Sous Mesori : 3, 13, 16, 28. C’est — à quelques exceptions près — la première liste de A14. Nous désignons les variantes de ce manuscrit par la lettre D.
M. l’abbé Tisserant a bien voulu nous transcrire deux autres calendriers coptes-arabes dont nous donnons les additions aux variantes et que nous reproduisons tels quels en appendices :
8° Le premier est contenu dans l’évangéliaire arabe n° 15 du Vatican (E), écrit, à l’usage de l’Église copte, en 1050 des martyrs (1334). Une deuxième main a ajouté axj^', ce qui donnerait 1054 (1338). Ce manuscrit est décrit par Mai qui donne la traduction latine du calendrier dans Scriptorum veterum nova collectio, t. IV, p. 14. Cf. Appendice I.
9° Le second (F) est contenu dans le manuscrit Barberini n° 2. Il est fragmentaire et ne contient que les quatre premiers mois, mais il nous a donné occasion de rechercher et d’exposer l’histoire de ce curieux psautier en cinq langues, acheté au monastère de Saint-Macaire pour le compte de Peiresc, pris par les corsaires barbaresques et par les chevaliers de Malte, et offert par ces derniers à la bibliothèque Barberini. Voir l’Appendice II.
10° Nous avons aussi collationné à Londres le Ménologe contenu, fol. 397 v° exemple « Koulylas et Acsoua sa sœur » (22 Tout) deviennent (p. 192) « Gotolas frater Acsui ».
dans l’Évangéliaire arabe Or. 3582 du British Museum15. Nous désignons ses variantes par la lettre G. Les saints sont aussi répartis en deux séries, l’une avec leçons, l’autre sans leçons, comme dans nos documents ABLM. Pour donner une idée nette de ce manuscrit et ce que ne peuvent faire ses seules variantes, voici le sommaire des saints qu’il mentionne :
BÂBEH. 1re Série. — 2 (29 septembre). Entrée du patriarche Sévère au pays d’Égypte.
HATOÛR. 1re Série. — 7 (3 novembre). Dédicace de l’église de Saint-Georges à Lydda
Amschir. 1ʳᵉ Série. — 2 (27 janvier). Abou Paul le Grand. Abou Jean, hégoumène du monastère d’al-Zoudjadj. — 6 (31 janvier). Abou Qyr et Jean. — 7. Saint Théodore. — 8. Syméon le prêtre et entrée de la Vierge au temple. — 10 (4 février). Le Saint gouverneur Juste. — 14 (8 février). Sévère, patriarche d’Antioche. Zacharie, prophète. — 29 (23 février). Polycarpe, évêque, et il est appelé patriarche.
Barmoudah. 1re série. — 30 (25 avril). Marc l’évangéliste.
Seconde série, identique à A, cf. infra, p. 37, en mettant à la seconde série les 23 et 27 qui figurent en première série dans A.
Baschons. 1re série. — 1 (26 avril). Naissance de la Sainte Vierge, et ses parents.
6 (1er mai). Isaac, à Difry, et Abou Macaire, prêtre, et Jérémie, prophète. — Le reste de cette série est identique à A, cf. infra, p. 38-39.
Seconde série. — 1 (25 juillet). Dormition d’Anne, mère de Notre-Dame la Vierge, et Apollon (Aboli), martyr, et son corps à Khandaq. — 2. Martyre de Damîna ou Mina (Mennas). — 5 (29 juillet). Anba David de Sakha. — 6. Visa, disciple de Schenoudi. — 7. Timothée, patriarche. — 8. Les sept enfants d’Antioche (Macchabées). — 9 (2 août). Anba Ari. — 11. Ptolémée, martyr à Memphis supérieure. — 17 (10 août). Jacques, martyr. — 19. Macaire le Grand à son monastère. — 20. Les sept enfants d’Éphèse. — 21 (14 août). Michée, prophète, et sainte Irène (Ahrāï). Sainte (Bassa ?). — 22. On fête en ce jour l’Assomption du corps de la Vierge, dans le rite des Syriens, de Rome, des Francs et des Arméniens. — 27 (20 août). Samuel, prophète. — 30 (23 août). Moïse, évêque de Farmā.
Petit Mois. 1re série. — 3 (26 août). Raphaël l’ange, et Andrianos et Julitta sa femme.
Tableau des jours qui ont des saints avec leçons (1re série) ou sans leçons (2e série) dans les Évangéliaires AB(M)G.
| Mois | 1ʳᵉ série (jours avec leçons) | 2ᵉ série (jours sans leçons) |
|---|---|---|
| Tout | 1, 2 (A, B, G)16 ; 3, 4, 5, 6 (A) ; 7, 8 (A, B, G) ; 9 (A) ; 10, 11, 12 (A, B, G) ; 13 (A) ; 15 (A, B, G) ; 16 (A) ; 17, 18 (A, B, G) ; 19 (B, G) ; 20 (A) ; 21, 22 (A, B, G) ; 23, 24 (A) ; 26 (A) ; 27 (A, B, G) ; 28 (A) ; 29 (A, B, G). | 3, 4, 5 (B, G) ; 6 (G) ; 9 (B, G) ; 13 (A, B, G) ; 14, 16 (B, G) ; 19 (A) ; 20 (B, G) ; 22 (B) ; 23, 24 (B, G) ; 28 (B) ; 30 (A, B). |
| Babeh | 2, 5, 10 à 15, 21, 22, 25, 27 (A, B, G). | 1 (A, G) ; 2 (A, B) ; 3 (A, B, G) ; 4 (A, B) ; 5 (B) ; 6, 7, 8, 16 à 20, 23, 24, 26, 29 (A, B, G). |
| Hâtour | 7, 8, 9, 12, 13 (A, B, G) ; 14 (A) ; 15, 20, 23, 24, 25 (A, B, G) ; 26 (B) ; 27, 28, 29 (A, B, G) ; 30 (G). | 1, 2, 3 (A, B, G) ; 4 (A, G) ; 5, 6 (A, B, G) ; 10, 11, 14, 16 (B, G) ; 17, 18, 19 (A, B) ; 21, 23 (A, G) ; 26, 30 (A). |
| Kiahk | 1, 8, 14, 15, 22, 28, 29, 30 (A, B, G). | 2 à 7, 9 à 13, 16 à 18, 24, 25 (A, B, G) ; 26, 27 (A, B). |
| Toubah | 1, 3, 4, 6, 8 à 13 (A, B, G) ; 16 (B, G) ; 17, 21, 22 (A, B, G) ; 25 (B, G) ; 26, 28, 29 (A, B, G). | 2, 5, 7 (A, B, G) ; 8 (B) ; 14 (A, G) ; 16 (A) ; 18, 20, 23, 24 (A, B, G) ; 25 (A) ; 27, 30 (A, B, G). |
| Amschir | 2, 6, 7, 8, 10, 14, 29 (A, B, G ; B met à tort 19 au lieu de 29). | 1, 3 (A, B, G) ; 5 (A, G) ; 7 (B) ; 9, 13, 15 (A, B, G) ; 17 (B, G) ; 18, 20, 21, 25, 28 (A, B, G) ; 30 (A, G). |
| Barmahat | 2, 10, 12, 13, 21, 27 (A, B, G) ; 29 (A). | 1, 7, 16, 18, 19 (A, B, G) ; 22 (B, G) ; 23 (B) ; 26 (A, G) ; 29, 30 (B, G). |
| Barmoudah | 23, 27 (A), 30 (A, G). | 1, 3, 4, 5, 6, 11, 12, 17, 22 (A, G) ; 23 (G) ; 24, 26 (A, G) ; 27 (G). B ne porte qu’une série : 1, 6, 14, 15, 16, 11, 12, 17, 22, 24, 15 (lire 25 = 24), 26. |
| Baschans | 1 (A, B, G) ; 3 (A) ; 6 (B, G) ; 7 à 10, 14, 16, 17, 20, 21, 24, 26 (A, B, G). | 2 (A, B, G) ; 3 (B, G) ; 4 (A, B, G) ; 5 (A, G) ; 12, 13 (A, B, G) ; 15 (B, G) ; 18, 27, 29, 30 (A, B, G). |
| Baounah | 1, 2, 11, 12, 13, 14 (A, B, G) ; 15, 16, 21, 22 (A) ; 23, 24, 30 (A, B, G). | 4, 5, 6, 7, 8, 10 (A, B, G) ; 15, 16, 17, 19 (B, G) ; 20 (A, B, G) ; 21, 22 (B, G) ; 25, 26, 27, 28 (A, B, G). |
| Abib | 1, 3, 4, 5, 12, 20, 21, 29 (A, B, G). B porte à tort 2 pour 3 et 24 pour 21. | 2 (A, G) ; 6 à 10, 13 à 17, 18, 19, 23 à 26 (A, B, G) ; 27, 28 (A, B) ; 30 (B). |
| Mesori | 3, 12, 13 (A, B, G) ; 16 (B, G) ; 28, 29 (B porte à tort 18 au lieu de 28). | 1, 2 (A, B, G) ; 3 (A) ; 5, 6, 7, 8, 9, 11 (A, B, G) ; 16 (A) ; 17, 19, 20, 21 (A, B, G) ; 22 (A, G) ; 26 (B) ; 27 (A, G) ; 30 (A, B, G). |
(Saints avec leçons) des trois documents A, B, G ; tandis que les jours 3, 4, 5, 6 ne figurent en première liste que dans le manuscrit A. — Il est remarquable que les différences sont beaucoup plus nombreuses pour le premier mois que pour les suivants.
Pour le petit mois, G met 3 en première série et 1, 4 en seconde (B ne porte que 3 et 1) ; A met 4 en première et 1, 3 en seconde.
11° M. l’abbé Tisserant nous a encore adressé la traduction d’un calendrier copte-arabe contenu dans le ms. arabe chrétien n° 1 de la Bibliothèque Victor-Emmanuel, à Rome, fol. 229-233ᵛ (H). C’est un évangéliaire écrit en 1059 des martyrs (1343 de notre ère) au monastère de Jean Hégoumène, dans le saint désert (Scété), 246 feuillets. Nous donnons ses additions aux variantes et nous reproduisons la traduction à l’appendice III. Les saints forment une seule série et les leçons sont séparées du calendrier ; elles figurent fol. 235-246.
IV. Autres calendriers§
1° Nous avons vu aussi le calendrier du ms. Addit. Or. 20, fol. 141, du British Museum, daté de 1280. Ce manuscrit porte quelques notes syriaques. Voici, comme spécimen, le mois de Tout :
Ce calendrier, bien qu’il donne des saints pour chaque jour en une seule série, doit être rapproché de nos ménologes aussi bien que les calendriers E, F et le calendrier d’Abou ’l-Barakât, comme on le voit par leurs nombreuses mentions communes, soit de personnages de l’Ancien Testament : Élisée (au 1ᵉʳ), Josué (au 4), Moïse (au 8), soit de fêtes comme la Nativité (au 10), les trois fêtes de la croix (aux 17, 18, 19), la translation de saint Jean (au 29), Grégoire d’Arménie et Paul (au 30). — Il n’en sera plus de même des suivants qui devront au contraire être rapprochés des légendes recueillies par Michel, évêque de Malîg et d’Atrîb, et qui constituent le Synaxaire arabe jacobite, cf. Patrol. Or., t. I et III (édité et traduit par M. René Basset).
2° On remarquera facilement en effet que les noms suivants du mois de Tout, que nous reproduisons d’après le ms. de la Bodléienne d’Oxford, Hunt. 240, ne sont que le sommaire du synaxaire édité par M. René Basset.
Tous les saints précédents ont une notice dans le synaxaire édité par M. René Basset ; nous avons ainsi le terme de l’évolution des ménologes : à chaque jour correspond au moins un saint avec des leçons de l’Écriture et sa légende dans le synaxaire proprement dit.
3° À cette catégorie appartient encore l’évangéliaire Or. 1316 du British Museum, écrit en 1663 et donné en 1721 à l’église de Sainte-Marie et Saint-Georges, au Caire, cf. Gregory, Prolegomena (Novum Test. graece), p. 871, mais le ménologe, fol. 178 v°, porte plus de noms que le précédent et semble sur les fondements de la religion, en 24 traités. Le premier traité, en tête duquel est le calendrier copte, est dirigé contre les musulmans et porte le nom de Paul, évêque de Sidon. Le ms. est de l’an 1266 des martyrs (1550 de J.-C.), cf. Catalogue Uri, p. 34, ms. XXXVIII.
donc — encore plus que lui — n’être qu’un sommaire du synaxaire édité par M. René Basset. Nous mettons en italiques les mentions qui ne figurent pas dans le manuscrit précédent.
En résumé, nous faisons connaître ici trois stades du calendrier de l’église jacobite d’Alexandrie : 1° Le calendrier primitif est divisé en deux séries ; les saints, plus ou moins nombreux, d’une série ont seuls des leçons d’évangile et, sans doute, des offices ; voir l’édition A, à laquelle se rapportent B, D, G, L, M. 2° Le nombre des leçons tend à s’accroître et tous les saints du calendrier primitif, avec quelques additions et quelques modifications, finissent par en être pourvus ; voir les éditions de E, F, H (appendices) auxquels se rapportent Arund. Or. 20 et le calendrier d’Abou’l-Barakât. 3° Une liste particulière a été, ou trouvée telle quelle par Michel, évêque d’Atrib et Malîg, au commencement du XVᵉ siècle, ou constituée par lui d’après des listes antérieures et différentes ; cf. P. O., III, 302-303. Michel a rédigé ensuite des légendes pour chacun des saints de cette liste, comme cela avait été fait longtemps auparavant dans l’église grecque, et il est naturel que cette liste, choisie ou formée par Michel, ait tendu à prévaloir. C’est elle que nous avons trouvée, plus sommaire dans Hunt. 240, et plus développée dans Or. 131617.
V. Date, sources, patrie§
Il resterait à chercher les sources du calendrier primitif de l’église d’Alexandrie et leur antiquité relative. L’étude intrinsèque employée par H. Kellner (L’année ecclésiastique, trad. A. Bund, manuscrit du synaxaire de Michel possède les mêmes noms de saints, disposés jour par jour, sur les deux copies. Sur la première copie il a l’indication et le texte des péricopes de l’évangile qu’il doit lire en leur fête, et sur la seconde il a le résumé de l’histoire des saints qu’il lira aussi le jour de leur fête.
Paris, 1910, p. 491-496) est peu efficace. De ce que le personnage le plus récent du calendrier Selden (B, M) serait le patriarche Isaac Iᵉʳ, successeur de Jean de Sébennytos, il s’ensuivrait, dit M. Kellner, loc. cit., p. 490, que ce calendrier devrait être reporté à la fin du VIIᵉ ou au commencement du VIIIᵉ siècle. De ce que le dernier patriarche mentionné dans notre calendrier du Vatican (E) serait le patriarche Michel (Chaïl), il s’ensuivrait, dit le même auteur, loc. cit., p. 492, que ce calendrier doit être placé au IXᵉ siècle ; mais un nom du calendrier ne permet de rien préjuger pour les noms voisins, ni, à plus forte raison, pour l’ensemble du calendrier. L’insertion, par un copiste, de quelques papes des VIᵉ au Xᵉ siècle dans un martyrologe du Vᵉ siècle ne serait pas un motif suffisant pour écrire que le martyrologe ainsi copié est du Xᵉ siècle ; ce serait toujours le martyrologe du Vᵉ siècle mais avec, en plus, quelques additions d’un scribe du Xᵉ. Inversement, un martyrologe rédigé actuellement d’après les actes des martyrs persans édités par le R. P. Bedjan, ne renfermerait pas de noms postérieurs au Vᵉ siècle et cependant ne devrait pas être appelé un martyrologe du Vᵉ siècle, il resterait un martyrologe rédigé au XXᵉ siècle d’après des sources anciennes.
Nous ne discuterons donc pas la date possible de nos documents, car ce problème devrait être posé non pour l’ensemble — comme M. Kellner, venons-nous de dire, l’a fait à tort — mais pour chacune des notices. Le stade le plus ancien est représenté, selon nous, par le document A (manuscrit de 1250), expliqué et complété par les documents BCDEFGHLM. Le ménologe A n’est pas tiré des ménologes grecs qui nous sont conservés dans des manuscrits de quatre siècles plus anciens ; on le voit à leurs nombreuses différences. Il n’est pas vraisemblable d’ailleurs que l’Église jacobite ait fait aucun emprunt liturgique important à l’Église grecque à partir du VIᵉ siècle ; les parties communes aux ménologes des deux Églises ont donc chance d’être antérieures à cette époque. Quant aux parties qui diffèrent, il en est qui peuvent être aussi anciennes que les précédentes mais qui tirent leur origine des coutumes différentes des Églises primitives d’Alexandrie d’une part et d’Antioche ou de Jérusalem de l’autre, puis, avec le temps, les divergences se sont accrues des dévotions locales et de la série des nouveaux docteurs, des nouveaux martyrs 18 et des nouveaux patriarches que l’on insérait dans l’ancien fonds.
À côté des saints peu nombreux que l’on trouve mentionnés à la même date dans le synaxaire de Constantinople et à la suite du nom desquels nous avons mis les deux lettres S. C., on trouvera un grand nombre de patriarches d’Alexandrie, comme Denys (9 Tout), Agathon (7 Tout), Athanase II (20 Tout), etc., et de saints propres à l’Égypte comme Jules d’Aqfahs (22 Tout), Abadir et Iraï (28 T.), Ptolémée (11 Babah), (5 Kihak) ; Apollo (25 B.), Rouaq (6 B.), Paul de Tmuis (7 B.), Jean de Scété (20 B.), Zénat (24 Babah), Macaire de Tkoou (27 B.), etc., etc., avec quelques translations et quelques dédicaces en Égypte, comme la translation de Théodore (5 Hatour), la dédicace de l’église d’Onuphre (16 Hatour). C’est donc bien un calendrier alexandrin et non un calendrier grec ou syrien adapté à l’Église d’Alexandrie ; car les éléments grecs et syriens qu’il renferme sont si peu considérables qu’ils s’expliquent facilement ou par une ancienne tradition commune ou par quelques emprunts accidentels.
On remarquera les nombreuses fêtes de saint Michel, 12, 13, 14 Hatour ; 12, 13, 14 Baounah ; 12 Mésori ; et les dates des fêtes de la sainte Vierge : sa présentation, au 3 Kihak (29 nov.) ; sa mort, au 21 Toubah (16 janv.) ; sa nativité, au 1ᵉʳ Bachnes (26 avril) et au 10 Tout (7 sept.) ; son Assomption, au 16 Mésori (9 août).
VI. Fautes possibles§
Nos calendriers, pour importants qu’ils soient, ne représentent qu’une branche de la tradition liturgique ; il est utile, dans les cas importants, de les contrôler à l’aide des données historiques, homiliaires et liturgiques parallèles. Ils ont été d’ailleurs exposés à plusieurs causes d’erreur dont on peut encore trouver des traces dans tous leurs manuscrits :
1° Dates et noms mal placés. En général les noms des saints sont disposés en colonne et les dates correspondantes sont mises en marge : a) une date peut être omise ou mal placée ; b) un nom peut être omis, ce qui place les suivants à d’autres dates ; c) parfois il y a deux noms à une date et le second peut être rapporté quelquefois à la date suivante :
Par exemple, au mois de Mesori, BM omettent en marge le chiffre 22. Il s’ensuit que, pour eux, l’Assomption se rapporte encore au 21 (14 août), tandis que la comparaison avec les autres sources nous a montré qu’il faut rétablir le chiffre 22 (15 août) en face de l’Assomption.
Au 6 Tout, M met en marge 3 au lieu de 6 et B rapporte Isaïe au 4 Tout en figure au 1ᵉʳ janvier chez les Coptes et au 20 juillet chez les Grecs, Joël figure au 19 nov. chez les Coptes et au 19 oct. chez les Grecs.
le mettant à la suite du 5. La comparaison avec les sources parallèles montre qu’il faut le laisser à sa place, après le cinq, et remplacer 4 par 6.
Au mois de Barmoudah, BM portent une seule série de noms, ce qui a introduit des changements de dates, 6 pour 3, 14 pour 4, 17 pour 8, 24 pour 23, comme le montrent les sources parallèles.
Dans le ms. À lui-même, nous trouvons saint Étienne au 17 et au 27 Baschnes, puis le scribe, de seconde main, a changé 27 en 17; ceci nous montre — et c’est confirmé par les sources parallèles — que saint Étienne au 27 Baschnes (22 mai) est une dittographie.
Le ms. A met encore Mama en marge en face du 12 Tout, lorsqu’il aurait dû le mettre au 14, comme les sources parallèles. Voir aussi les 5 et 6 Hatour.
Il n’est pas impossible que le désir de réserver le 21 Babeh (18 oct.) à la Sainte Vierge ait poussé saint Luc, chez les Coptes, du 18 oct. au 19 et le prophète Joël du 19 au 20, tandis qu’ils sont restés au 18 et au 19 dans le synaxaire de Constantinople.
Saint Matthieu, qui figure chez les Coptes au 20 Hatour (16 nov.) comme chez les Grecs, se trouve encore au 12 Babeh (9 oct.) où les Grecs fêtent Jacques, fils d’Alphée. Ce dernier a donc été porté chez les Coptes au 5 Babeh (2 oct.).
2° Permutations de noms. Des noms voisins peuvent se permuter. C’est ainsi que sur certains calendriers (ABG) on trouve Basilios au 11 Tout (8 sept.) tandis que d’autres, à la même date, portent Basilides qui appartient au cycle des martyrs mythiques de l’église monophysite copte. Dans le présent cas rentrent toutes les mauvaises lectures et toutes les dittographies causées par les fautes d’écriture.
4° Épithètes ajoutées au hasard. Les scribes semblent ajouter parfois au hasard ou changer à leur guise les épithètes, ce qui a encore pour effet de permuter les personnages ; par exemple on trouve, au 24 Tout, Grégoire le logicien ou le moine ; au 4 Tout, Siméon le reclus ou le stylite ; au 29 Amschir, Polycarpe évêque ou patriarche, et même, au 5 Tout, saint Mamas ou sainte Mama, suivant le manuscrit qu’on emploie.
Les sources se complètent et se rectifient les unes les autres, il est donc important d’en vulgariser le plus grand nombre possible avant de rédiger un calendrier définitif. C’est à ce travail préliminaire que nous apportons aujourd’hui notre contribution.
VII. Noms ajoutés dans les hymnaires coptes§
Les hymnaires coptes analysés par M. Delaporte (Revue de l’Orient chrétien, t. XVI, 1911, p. 368 à 375) portent en général des noms choisis dans nos ménologes. Voici ceux qu’ils ajoutent :
VIII. Le calendrier copte§
Les Coptes (et les Éthiopiens) ont adopté, depuis l’empereur Auguste, la réforme julienne, c’est-à-dire l’année de 365 jours, avec, tous les quatre ans, un jour complémentaire. Ils divisent l’année en treize mois dont les douze premiers ont chacun trente jours, tandis que le treizième, appelé « le petit mois », a cinq jours dans les années ordinaires et six jours dans les années bissextiles. Lorsque le calendrier julien a été établi en Égypte (la 724ᵉ année de Rome), le 1ᵉʳ du mois de Toth (ou Tout) était tombé le 29 août ; les Égyptiens ont donc depuis lors commencé leur année à cette date. La concordance julienne 1ᵉʳ Toth copte = 29 août grec-latin = 29 Ab syrien = 1ᵉʳ Maskaram éthiopien a subsisté jusqu’en 1582, époque de la réforme grégorienne. C’est donc la plus importante pour la comparaison des calendriers, puisque les documents que nous éditons se rapportent tous à l’époque où cette concordance avait lieu ; aussi c’est celle-là que nous indiquons et qui a déjà été indiquée par M. René Basset pour les quatre mois Tout, Babeh, Hatour, Kihak (Patr. Or., t. I et III) et par M. Guidi pour le mois de Sanê (Patr. Or., t. I).
À partir de 1582, l’année des Coptes (et des Éthiopiens) a cessé d’obéir à la concordance précédente, parce que ces peuples (comme les Russes) n’ont pas admis la réforme grégorienne. La différence, qui était de dix jours en 1582, augmente d’un jour pour trois années séculaires sur quatre. Elle est donc actuellement de treize jours (car 1700, 1800 et 1900 ont ajouté une différence d’un jour) et restera telle jusqu’en 2100, après quoi elle sera de quatorze jours, etc. La concordance grégorienne actuelle 1ᵉʳ Toth copte = 11 septembre grec-latin = 1ᵉʳ Maskaram éthiopien est celle qui a été indiquée par M. Guidi pour le mois de Hamlê où 1ᵉʳ Hamlê = 8 juillet. Nous préférons la concordance julienne où 1ᵉʳ Hamlê = 25 juin, parce qu’elle a subsisté jusqu’en 1582 et qu’elle a donc présidé aux influences mutuelles des divers calendriers l’un sur l’autre ; c’est la seule que nous indiquerons.
Nous renverrons d’ailleurs à ces synaxaires arabe jacobite et éthiopien édités par MM. René Basset et Guidi dans la Patrologia Orientalis et au catalogue des manuscrits éthiopiens de Paris, p. 151-195, où M. Zotenberg analyse longuement un manuscrit du synaxaire.
Je remercie M. l’abbé Tisserant qui a bien voulu relire les textes arabes.
A Ms. de l’Institut catholique de Paris. B Édition Selden, Francfort, 1696, p. 1316-1342. C Éd. Selden de Qalqaschandî, ibid., p. 1306-1315. D Évangéliaire arabe de Paris, n° 51. E Évangéliaire arabe n° 15 du Vatican. F Manuscrit Barberini, n° 2.
G Évangéliaire arabe Or. 3382 du British Museum.
H Évangéliaire arabe-chrétien n° 1 de la bibl. Victor-Emmanuel (Rome). L Évangéliaire copte Or. 425 du British Museum. M Évangéliaire arabe n° 21 de la Bodléienne (édité par Selden). Lud. = Ludolf.
MÉNOLOGE DU MANUSCRIT A
