Les Éclaircissements de saint Athanase sur les Psaumes
Fragments d’une traduction en copte sahidique
- 01 — Avant-propos
- 02 — Le manuscrit
- 03 — Contenu des fragments
- 04 — L’auteur du commentaire
- 05 — Psaume XV, verset 11
- 06 — Psaume XVI — Prière de David
- 07 — Psaume XXVIII, versets 6-11
- 08 — Psaume XXXII — À David
- 09 — Psaume XXXIII — Psaume de David, lorsqu’il changea son visage devant Abimélech, qui le renvoya et il s’en alla
- 10 — Psaume XXXIV — Psaume de David
- 11 — Psaume XLIV, versets 13-18
- 12 — Psaume XLV — Pour la fin, pour les fils de Coré, pour les choses cachées, psaume de David
- 13 — Psaume XLVI, versets 1-7 — Pour la fin, psaume pour les fils de Coré
- 14 — Psaume CXII, verset 9
- 15 — Psaume CXIII, versets 1-3 — Alléluia de l’Exode
- 16 — Psaume CXIV — Alléluia
- 17 — Psaume CXVI — Alléluia
- 18 — Psaume CXVII, versets 1-18 — Alléluia
- 19 — Psaume CXVIII, versets 86-95
- 20 — Psaume CXXXIV, verset 7
- 21 — Psaume CXXXVIII, versets 1-10 — Pour la fin, psaume de David, de Zacharie, dans la dispersion

Les Éclaircissements de saint Athanase sur les Psaumes
Fragments d’une traduction en copte sahidique
Saint Athanase d’Alexandrie · 28 août 2026 · 40 min de lecture · 10 vues
Note d’édition. Cet article reprend l’étude de J. David parue dans la Revue de l’Orient chrétien (1924) sous le titre Les Éclaircissements de saint Athanase sur les Psaumes — fragments d’une traduction en copte sahidique. L’avant-propos et la description du manuscrit sont restitués tels que l’éditeur les a écrits en français. Les gloses attribuées à saint Athanase, que l’éditeur donnait en traduction latine en regard du copte, sont ici rendues en français afin d’en rendre la lecture accessible ; les colonnes de texte copte sahidique et le relevé des leçons bibliques, qui ne se lisent qu’avec l’original, ne sont pas reproduits.
L’histoire critique des commentaires de saint Athanase sur les psaumes est encore loin d’être faite, et surtout le texte authentique n’en est pas établi. D’importants travaux ont pourtant déjà paru. Leurs résultats ont été enregistrés, critiqués, précisés et développés par Mᵍʳ Giovanni Mercati(1).
Trois commentaires ont été publiés sous le nom de saint Athanase.
Le premier a été publié pour la première fois dans l’édition bénédictine de ses œuvres, et complété par Montfaucon et par le cardinal Pitra. Ce commentaire est incorporé à de nombreuses chaînes grecques, mais surtout à celle de Nicétas d’Héraclée (xiᵉ siècle)(2).
Le cardinal Antonelli publia en 1746 un commentaire différent, auquel il appliqua le nom donné par saint Jérôme, dans le De viris illustribus, à l’œuvre de saint Athanase sur les Psaumes : De titulis Psalmorum. Cet ouvrage a été rendu par Faulhaber et Mercati à son véritable auteur, qui est le prêtre Hésychius de Jérusalem, du vᵉ siècle(3).
L’Église slave attribue à saint Athanase un commentaire conservé par plusieurs manuscrits grecs, et utilise surtout dans les églises cyrilliennes. C’est celui dont s’est occupé M. Jagić(4).
Le premier de ces trois ouvrages a seul le droit de revendiquer une authenticité attestée par des références et des citations anciennes et le témoignage des Chaînes les plus répandues. Mais si l’on reconnaît une sorte d’authenticité globale, il reste difficile de se prononcer sur celle de chaque glose en particulier. Les compilateurs de chaînes, et Nicétas d’Héraclée moins qu’un autre peut-être, n’étaient ni assez soigneux ni assez scrupuleux pour que l’on puisse prendre à la lettre toutes les attributions qu’ils font de telle glose à tel auteur ; ils les brisent, ils les bloquent, ils les expliquent et parfois y ajoutent du leur.
Une édition critique de ces textes ne sera donc possible que le jour où l’on disposera d’un texte grec transmis par tradition directe. On pourra aussi utiliser une paraphrase arabe(5) et une version syriaque conservée au British Museum dans un manuscrit du viᵉ siècle(6).
C’est afin de fournir une contribution à ce travail que je crois utile de faire connaître quelques fragments de la paraphrase de saint Athanase sur les psaumes, dans une traduction en copte sahidique.
