Le Livre des Conciles — Réfutation d’Eutychius
Texte arabe édité et traduit par P. Chébli
- 01 — Avant-propos de l’éditeur
- 02 — Le Livre des Conciles — 1re section
- 03 — Le Livre des Conciles — 2e section
- 04 — Le Livre des Conciles — 3e section
- 05 — Le Livre des Conciles — 4e section
- 06 — Le Livre des Conciles — 5e section
- 07 — Appendice — L’auteur de ce calcul ajoute Si vous voulez savoir à quel jour de la semaine correspond…
- 08 — Bibliographie

Le Livre des Conciles — Réfutation d’Eutychius
Texte arabe édité et traduit par P. Chébli
Sévère d'Achmounein · 1906 · 103 min de lecture · 16 vues
Cet écrit de Sévère, évêque d’Aschmounaïn, est une apologie des auteurs de l’hérésie et duschisme Jacobite, particulièrement de Dioscore. Malgré le parti pris, que nous lui reprocherons avec modération parce qu’on n’attend pas de lui qu’il parle d’un autre ton, Sévère se révèle un bon écrivain et un historien informé. L’histoire des Patriarches d’Alexandrie publiée et traduite par M. Evetts’, l’ouvrage que nous présentons aujourd’hui 2, et ses autres écrits que les éditeurs de la Patrologie Orientale se proposent de faire connaître au monde savant, lui font une place de choix parmi les écrivains chrétiens de l’Orient au dixième siècle.
La langue de Sévère est claire et classique ; mais son style est loin d’avoir les qualités de celui des auteurs musulmans, ou même des chrétiens tels que Théodore Abi-Qarrah, Elia Abi-Halim, El-Kindi, etc.
mais c’est un grand mérite d’avoir su manier une langue étrangère, en somme, aux chrétiens, quoiqu’ils la parlent, et dont les Arabes à cette époque révélaient difficilement les secrets aux infidèles.
Malheureusement, les copistes, plus préoccupés de bien aligner les mots et de bien dessiner les caractères que d’observer les règles de la grammaire, ont en tout temps et en tout pays donné libre cours à leur caprice et déformé les meilleurs ouvrages quand on a l’occasion de pagesdans la Revuedel’OrientChrétien,1905,p. 117-123d,’aprésunevieilletraductionlatineinéditedeRenaudot. 3. Pour bien des écrivains chrétiens de race copte, grecque ou syrienne, l’arabe n’était qu’une langue parlée », ce qui nous explique le grand nombre de mots et de tournuresvulgairescontenusdans leurs ouvrages.De entre les SultansMamloucksd’Egypteet les puissances chrétiennes.Cf.Revue de collationner les manuscrits et de noter les variantes, on est frappé de voir combien ils commettent d’omissions, et de constater avec quelle facilité ils changent la place des mots. Et ce qui est plus étrange, c’est de trouver pour un même terme plusieurs lectures différentes, sans qu’aucune soit grammaticalement correcte.
Inutile d’en dire davantage ; un coup d’œil jeté sur l’ouvrage instruit plus qu’un long Il est bon cependant d’avertir que nous avons reproduit intégralement le manuscrit 173 de Paris qui nous a semblé le meilleur. Nous y avons fait quelques corrections sans importance. Nous avons emprunté au manuscrit 172 ce qui manque au premier, c’est-à-dire le commencement et un feuillet du milieu de l’ouvrage. Le manuscrit 2 nous a servi pour relever les variantes.
Nous nous sommes procuré une collation du Ms. du Vatican [Cod. Arab. 155), que le R. P. Tobie Anaïsé, religieux Alépin Maronite résidant à Rome, a eu l’obligeance de faire à notre intention. Nous lui adressons ici nos plus vifs remerciements pour le soin et l’empressement avec lesquels il nous a rendu ce service. Nous avons reproduit, à la fin de l’ouvrage, une liste des principales variantes, nous attachant surtout à noter les additions et les omissions.
Enfin nous avons désigné le manuscrit 172 de Paris par A ; le ma
