L’Invention des reliques de saint Étienne
Étude de la recension arménienne inédite et des recensions grecque, latine et syriaque
- 01 — Les recensions
- 02 — Valeur du texte
- 03 — La recension arménienne
- 04 — Notes sur l’édition
- 05 — La version géorgienne
- 06 — Sigles de l’apparat critique

L’Invention des reliques de saint Étienne
Étude de la recension arménienne inédite et des recensions grecque, latine et syriaque
Anonyme · 28 août 2026 · 14 min de lecture · 3 vues
Le récit de l’Invention des Reliques de saint Étienne, dont nous publions pour la première fois la traduction arménienne, existe aussi en grec, en latin et en syriaque.
La recension syriaque a été publiée, d’après un manuscrit du VI-VIIᵉ s., par Land1.
La recension latine, qui se présente sous deux formes, peut se lire parmi les œuvres de saint Augustin2. La forme courte, imprimée en caractères ordinaires par Migne, se trouve, à la Bibliothèque Nationale seulement, dans seize manuscrits3. Dans la Bibliotheca Hagiographica Latina (B. H. L.) des Bollandistes, elle est représentée par le n° 7851. La forme longue, imprimée en italiques par Migne, se trouve, à Paris toujours, dans seize manuscrits également, mais dans l’ensemble moins anciens4. Dans la B. H. L., elle se trouve sous le n° 7853.
La recension grecque qui, de même que le texte syriaque, présente la forme longue, a été éditée par Papadopoulos-Kerameus5. Le texte de base est le manuscrit 224, de Saint-Sabbas, du milieu du XIVᵉ siècle. Dans notre apparat critique, il est désigné par le sigle A. Le manuscrit 18 de la même bibliothèque (sigle B dans notre apparat), de la deuxième moitié du Xᵉ siècle, dont le texte est de moins bonne qualité, garnit l’apparat critique de cette édition grecque. L’abbé Nau a aussi analysé trois manuscrits grecs de la Bibliothèque Nationale qui contiennent cette pièce6. Ce sont les numéros 881, 1179, tous deux du XIᵉ siècle, qui reproduisent le même texte et le numéro 1176, du XIIᵉ, qui est un remaniement de 1179.
Comme les manuscrits du fonds grec sont actuellement hors de Paris, nous n’avons utilisé que l’édition de Papadopoulos-Kerameus et, sur un point, une citation de 1176 (sigle D), donnée par l’abbé Nau7. D’après cette analyse, il semble bien que les manuscrits de Paris 881 et 1179 reproduisent le texte de Papadopoulos et que 1176 soit proche parent du numéro 18 de Saint-Sabbas.
La recension arménienne que nous publions est tirée du manuscrit 2 de la Bibliothèque des Mékhitharistes de Vienne. C’est un codex en papier, du XVᵉ siècle au moins, écrit sur deux colonnes de trente-six lignes8. Notre texte se trouve aux folios 256 r° b-260 r° a. Grâce à l’obligeance du R. P. Paul Peeters, à qui nous exprimons notre vive reconnaissance, nous avons eu en communication la photographie de ce passage, que possèdent les Bollandistes.
