Synaxaire — 8 Habib
Décès de saint Pichoï - Martyre de saint Pirô’ouh et saint Athom - Martyre de saint Plana, le prêtre - Martyre de saint Pimanôn - Décès de saint Karas frère du roi Théodose - Décès de saint Marc al-Antouni
- 01 — 1. Décès de saint Pichoï
- 02 — 2. Martyre de saint Pirô’ouh et saint Athom
- 03 — 3. Martyre de saint Plana, le prêtre
- 04 — 4. Martyre de saint Pimanôn
- 05 — 5. Décès de saint Karas frère du roi Théodose
- 06 — 6. Décès de saint Marc al-Antouni

Synaxaire — 8 Habib
Décès de saint Pichoï - Martyre de saint Pirô’ouh et saint Athom - Martyre de saint Plana, le prêtre - Martyre de saint Pimanôn - Décès de saint Karas frère du roi Théodose - Décès de saint Marc al-Antouni
Sources liturgiques et manuscrites · 14 août 2016 · 9 min de lecture · 1 967 vues
En ce jour de l’an 133 des martyrs (417 après Jésus Christ) eut lieu le décès de saint Pichoï, le bien-aimé de notre bon Sauveur. Il naquit dans un village nommé Châncha (شنشا) qui se trouve au gouvernorat de Ménoufieh (محافظة المنوفية) en Égypte en l’an 320 après Jésus Christ et il faisait partie d’une fratrie de six garçons. Leur père décéda et ils furent élevés par leur mère. Celle-ci eut une vision au cours de laquelle un ange du Seigneur lui disait : « Le Seigneur te dit : ‘donne-moi un de tes enfants pour me servir.’ » Elle lui répondit : « Qu’Il prenne celui qu’Il veut. » L’ange indiqua que c’était Pichoï. Sa mère dit alors : « Celui-ci est chétif. » L’ange lui dit alors : « La puissance du Seigneur donne toute sa mesure dans la faiblesse.1 »
A l’âge de vingt ans, il se rendit au désert et s’installa comme moine auprès d’Abba Bimouwa (بموا أنبا) à Scété. Il s’adonna à l’adoration de Dieu et à la privation pendant trois ans alors, il progressa dans la vertu et son cœur s’enflamma de l’amour de Dieu. Après le décès de son maître, il s’isola dans une caverne où il accrochait ses cheveux au plafond avec une corde pour éviter de s’assoupir pendant la prière2 et il jeûnait une semaine sur deux. Il apprit par cœur un grand nombre des livres de la sainte Bible principalement celui de Jérémie qu’il expliquait à quiconque venait à lui au point qu’il fut surnommé Pichoï de Jérémie.
Un jour il eut une vision dans laquelle le Seigneur lui disait : « Paix à toi, Pichoï que j’ai choisi. J’ai vu ton combat et ton travail et voici que je serai à tes côté. » Il lui répondit qu’il n’avait rien fait mais que c’est le Seigneur qui lui a accordé son soutien. Une seconde fois le Seigneur lui a dit : « Réjouis-toi, Pichoï car cette montagne que tu vois sera remplie de moines. » Le saint lui demanda : « Est-ce Toi qui Te chargera de leur subsistance ? » Le Seigneur lui répondit : « S’ils s’aiment les uns les autres et qu’il suivent mes commandements, je subviendrai à leurs besoins. »
Une autre fois le Seigneur lui apparut et saint Pichoï lui lava les pieds. Il Le reconnut en voyant la trace des clous. Par conséquence le saint but de l’eau qui avait servi au lavage des pieds du Seigneur et, lorsque son disciple arriva, il lui dit d’en boire. Mais celui-ci hésita et lorsqu’il se décida à le faire, il trouva le récipient vide et regretta de n’avoir pas obéi à son maître.
Les pères lui demandèrent de voir le Seigneur comme lui. Le Seigneur leur promit qu’ils le verront dans la montagne. Tous s’y rendirent mais en raison de son grand âge, abba Pichoï traina derrière eux. En chemin il vit un vieillard qui lui demanda de le porter ce qu’il fit. Au début il ne sentit pas le poids du vieillard mais, bientôt, il devint plus lourd. Alors, il se rendit compte qu’il portait le Christ. Alors, s’adressant au Seigneur, il Lui dit : « Le ciel ne peut te contenir3 et la terre tremble devant Ta majesté, comment est-il possible qu’un pécheur comme moi puisse te porter ? » Le Seigneur lui répondit : « Puisque tu m’as porté, ton corps ne verra pas la corruption. » Lorsque les frères apprirent ce qui s’était passé, il regrettèrent amèrement car ils avaient vu le vieillard mais s’étaient détournés de lui.
Saint Ephrem, le syrien, (مار أفرام السرياني) lui rendit visite et ils louèrent Dieu ensemble sans avoir besoin d’un interprète. Mâr Ephrem déposa son bâton à l’entrée de la grotte et celui-ci devint un arbre connu sous le nom de l’arbre de saint Ephrem (شجرة مار أفرام) qui se trouve toujours au monastère des syriens (دير السريان). Un frère voulut recevoir la bénédiction de saint Ephrem mais saint Pichoï l’interpela et lui dit qu’une nuée l’avait emporté.
Saint Pichoï quitta la vallée de Scété lors de la première invasion par les barbares. Il se rendit à Antinoë (أنصنا) et y demeura auprès de saint Paul de Tammouh (أنبا بولا لاطموهي). Ces deux saints ne furent plus jamais séparés, même après leur décès. Après avoir accompli son bon combat, saint Pichoï décéda en 417 après Jésus Christ et fut enterré au fort de Mini et-al-sakkar (منية السقار), proche d’Antinoë.
Au neuvième siècle, à l’époque du pape Joseph 1er (Youssab يوساب الأول), le 52ème patriarche, les dépouilles des deux saints furent ramenées à Scété, au monastère actuel d’abba Pichoï.
Que la bénédiction de ses prières soit avec nous. Amen !
