Synaxaire — 19 Paoni
Martyre de saint Georges al-Mouzahim - Décès de saint Pichaï Anoub - Décès du pape Achille, le 18ème patriarche de la prédication de saint Marc - Dépose des reliques de l’apôtre saint Marc dans le sanctuaire prévu à cet effet au monastère de saint Freige
- 01 — 1. Martyre de saint Georges al-Mouzahim
- 02 — 2. Décès de saint Pichaï Anoub
- 03 — 3. Décès du pape Achille, le 18ème patriarche de la prédication de saint Marc
- 04 — 4. Dépose des reliques de l’apôtre saint Marc dans le sanctuaire prévu à cet effet au monastère de saint Freige

Synaxaire — 19 Paoni
Martyre de saint Georges al-Mouzahim - Décès de saint Pichaï Anoub - Décès du pape Achille, le 18ème patriarche de la prédication de saint Marc - Dépose des reliques de l’apôtre saint Marc dans le sanctuaire prévu à cet effet au monastère de saint Freige
Sources liturgiques et manuscrites · 14 août 2016 · 5 min de lecture · 2 078 vues
En ce jour de l’an 675 des martyrs (959 après Jésus Christ) eut lieu le martyre de saint Georges (جرجس) connu sous le nom d’al-Mouzahim (المزاحم). Ceci eut lieu à l’époque du calife al-Moustânsir Billah (المستنصر بالله) et du pape Philothée (فيلوثيئوس) le 63ème patriarche1. Son père était un bédouin musulman qui avait épousé une chrétienne contre sa volonté. Elle lui donna 3 fils dont ce saint qui fut nommé Mouzahim. Sa mère lui donna une éducation conforme aux coutumes chrétiennes et il l’accompagnait souvent à l’église. Mouzahim vit les jeunes chrétiens revêtir des vêtements blancs pour communier aux saints sacrements. Alors il désira ardemment faire comme eux mais sa mère lui expliqua que ceci n’est possible qu’après le baptême. Toutefois elle lui donna un morceau du pain béni (لقمة البركة) et il trouva qu’il avait bon gout.
Lorsqu’il devint adulte, il voulut épouser une chrétienne et lui dit qu’il souhaitait être, lui aussi, chrétien. Elle lui expliqua que ceci n’était possible que s’il était baptisé en premier. Il se rendit alors à Damiette (دمياط) où il se fit baptiser et prit le nom de Georges (جرجس) puis il se maria. Quand son père et sa famille apprirent ceci, ils l’attrapèrent et le torturèrent mais il leur échappa et se rendit Saft Abu-Trab (صفط أبي تراب)2 où il demeura trois années. Lorsque son histoire fut connue, il se rendit à Katour (قطور)3 où il servit quelque temps à l’église saint Georges puis retourna à Démira (دميره)4, le village de sa mère et son lieu de naissance.
Lorsque les villageois apprirent son retour, ils l’attrapèrent et le livrèrent au gouverneur qui le fit mettre en prison après l’avoir torturé lui ainsi que sa femme Siyoula (سيولا). Le Seigneur fit intervenir une personne qui intercéda auprès du gouverneur et les fit libérer. Dès qu’ils furent sortis de prison, ils fuirent au village de Saft al-Kadour (صفط القدور)5 où il fut employé dans un pressoir d’huile. Dès que les villageois connurent son histoire, ils lui mirent une corde autour du cou et le tirèrent à travers le village mais son employeur le délivra d’entre leurs mains. Cependant il y avait une condition à cela : qu’il revienne à sa première religion avant le vendredi suivant. Un chrétien lui suggéra de s’enfuir. Alors il partit pour Tânta (طنطا) puis se rendit au village Damiana (دميانة) et finit par arriver au village de Bossât (بساط)6 et s’installa chez son beau-père. À cet endroit il eut une vision au cours de laquelle un ange l’informait qu’il obtiendra la couronne du martyre.
Dès que les villageois de Bossât apprirent qu’il était là, ils l’attrapèrent et le mirent dans une fosse obscure puis lui firent subir des tortures cruelles mais le Seigneur le guérissait et lui donnait de l’endurance. Pendant ce temps il vit en songe la sainte Vierge Marie. Le lendemain ils le présentèrent au gouverneur qui le fit décapiter ; ensuite ils tentèrent de l’incinérer et de le jeter dans le fleuve. Mais le Seigneur le protégea et une fidèle ramena à l’épouse du martyr une partie de son corps. En accord avec la mère du martyr, son épouse déposa cette relique dans la maison de son père à Bossât al-Nassara. Toutes deux servirent l’église de ce village pour le restant de leurs vies.
Après la destruction de cette église, les reliques furent transférées au monastère de sainte Damiana (دير القديسة دميانة) jusqu’au XVIIème siècle puis furent déposées dans l’église de Damiette (دمياط) sans que personne ne le sache. En 1966 les pères de l’église se rendirent compte de la présence du corps de ce martyr, alors ils l’embaumèrent et l’honorèrent.
Que la bénédiction de ses prières soit avec nous. Amen !
