Synaxaire — 16 Habib
Décès de saint Jean, le détenteur de l’Evangile en or - Arrivée de la dépouille du grand martyr saint Georges de Cappadoce à son église du vieux Caire - Consécration de l’église de saint Philotée
- 01 — 1. Décès de saint Jean, le détenteur de l’Évangile en or
- 02 — 2. Arrivée de la dépouille du grand martyr saint Georges de Cappadoce à son église du vieux Caire
- 03 — 3. Consécration de l’église de saint Philotée

Synaxaire — 16 Habib
Décès de saint Jean, le détenteur de l’Evangile en or - Arrivée de la dépouille du grand martyr saint Georges de Cappadoce à son église du vieux Caire - Consécration de l’église de saint Philotée
Sources liturgiques et manuscrites · 14 août 2016 · 4 min de lecture · 1 891 vues
En ce jour de l’an 164 des martyrs (448 après Jésus Christ) décéda saint Jean, le détenteur de l’Évangile en or (القديس يوحنا صاحب الإنجيل الذهب), connu sous le nom de Jean al-koukhi (يوحنا الكوخي). Ce saint naquit à Constantinople d’un père vertueux nommé Atropius1 (أتروبيوس) qui était un commandant de l’armée et d’une mère qui se nommait Théodora (ثاؤدورة). Jean fut éduqué dans le luxe mais avait un penchant pour la vertu et la fréquentation de l’église. Sur sa demande, son père lui fournit un évangile relié en or et en pierres précieuses.
Un jour, alors que Jean avait douze ans, un moine venant des bords de l’Euphrate et qui se dirigeait vers Jérusalem passa par Constantinople. Le jeune homme le questionna au sujet de son monastère et de la vie que les moines menaient. En conséquence Jean souhaita devenir moine. À son retour, le moine l’emmena avec lui au monastère sans que ses parents ne soient au courant. Ceux-ci furent attristés par sa disparition et le recherchèrent en vain. Quant à lui, il revêtit l’habit monastique et s’adonna avec zèle aux prières et à l’ascétisme au point qu’il n’avait plus que la peau et les os.
Sept ans plus tard, le Seigneur lui inspira qu’il devait se rentre à la maison de ses parents. Il s’y rendit revêtu comme un mendiant et demandant à Dieu de lui donner de la force. Une fois arrivé, un serviteur de son père le trouva couché devant la porte et lui demanda qui il était. Il lui répondit : « Je suis un pauvre malheureux qui adore mon Seigneur Jésus Christ et j’ai entendu que votre maitre était bon avec les pauvre. J’aimerais qu’il m’autorise à construire une hutte dans son jardin pour y séjourner. » Son père donna la permission et personne ne sut qui il était car le jeûne et l’ascétisme avaient modifié son apparence. Il poursuivit donc la prière dans la hutte et dans l’église.
À l’approche de son décès, Dieu l’informa en songe qu’il ne lui restait plus que trois jours à vivre sur terre. Alors il fit venir ses parents et leur fit promettre avec insistance de l’enterrer dans sa hutte et de l’ensevelir avec ses vêtements puis leur montra son Évangile en or. Ainsi ils surent qu’il était leur fils. Ensuite il rendit l’âme entre les mains du Seigneur qu’il avait tant aimé. Ses parents furent attristés et l’enterrèrent comme il le leur avait demandé.
Que la bénédiction de ses prières soit avec nous. Amen !
