Synaxaire — 13 Habib
Décès de saint Pisentius, l’évêque de Qift (Coptos) - Martyre de saint Abamôn de Toukh - Martyre de saint Chénouté, au début de l’époque arabe
- 01 — 1. Décès de saint Pisentius, l’évêque de Qift (Coptos)
- 02 — 2. Martyre de saint Abamôn de Toukh
- 03 — 3. Martyre de saint Chénouté, au début de l’époque arabe

Synaxaire — 13 Habib
Décès de saint Pisentius, l’évêque de Qift (Coptos) - Martyre de saint Abamôn de Toukh - Martyre de saint Chénouté, au début de l’époque arabe
Sources liturgiques et manuscrites · 14 août 2016 · 5 min de lecture · 1 832 vues
Nous commémore en ce jour le décès d’abba Pisentius (بسنتاؤس), l’évêque de Qift (Coptos – قِفط). Ce saint naquit vers l’an 284 des martyrs (568 après Jésus Christ) dans le village de Chamir (شمير) du district d’Armant (Hermonthis – أرمنت) de parents chrétiens qui lui donnèrent une bonne éducation conforme à leur Foi. Dès sa jeunesse il apprit la théologie et la sainte Bible. Il prit goût à la vie monastique et se rendit au monastère d’abba Phoibammon (دير أبي فام) au mont Chamah (جبل شامة)1 où il fut le disciple d’abba Élie le grand (أنبا إيليا الكبير). Saint Pisentius passa une grande partie de sa vie monachique au mont al-Assãs (جبل الأساس).
Il était sérieux dans son combat spirituel, priant et jeûnant beaucoup et étudiant la sainte Bible. Il mangeait une fois tous les deux jours et, parfois, restait trois jours, voire une semaine, sans manger. Lorsqu’il priait, le bout de ses doigts s’illuminaient et lorsqu’il lisait dans les prophéties de l’ancien testament, le prophète qui avait rédigé le livre qu’il lisait lui apparaissait.
Un jour, un frère vint lui rendre visite et trouva la porte de sa cellule ouverte. Selon la coutume des moines, il dit : « Bénis-moi, mon père » mais ne reçut aucune réponse. Croyant qu’il était malade, il entra et le trouva en discussion avec une autre personne. Saint Pisentius le lui reprocha et lui dit : « Il n’est pas conforme à la règle des moines d’entrer sans y avoir été invité. » Le moine s’excusa en disant : « Pardonne-moi père, j’ai cru que tu pouvais être fatigué et ne pouvais pas te lever alors je me suis hasarder d’entrer pour prendre de tes nouvelles. » Alors, le visiteur qui était là dit : « Laisse-le en paix car le Seigneur l’a rendu digne de cela à cause de ses bonnes œuvres. » Immédiatement le moine embrassa la main de ce visiteur qui prit congé et les quitta.
Après son départ, le frère demanda à abba Pisentius : « Qui était ce saint ? En effet, dès que je lui ai embrassé la main j’ai senti une grande force qui me submergeait. » Le père lui expliqua qu’après qu’il les ait quittés, il se sentit faible et il tomba malade. Il lui dit aussi que le Seigneur l’avait prit en pitié et lui a envoyé un de ceux qu’Il s’était choisi et que ce visiteur était le prophète Élie le Tishbite2 (إيليا التسبيتي) qui l’a consolé en lui disant des paroles qu’il avait reçu de Dieu. Puis il lui demanda de ne pas parler de tout ceci à quiconque jusqu’au jour de son décès.
Dieu réalisa un grand nombre de miracles par son intermédiaire. Une fois que les cruches étaient vides et que les frères faillirent mourir de soif, le saint pria et ils retrouvèrent de l’eau dans les cruches. Alors, tous glorifièrent Dieu. Une autre fois, lorsqu’il arriva dans la vallée et eut de la difficulté à trouver de l’eau, il pria pendant quatre jours et Dieu fit jaillir une source d’eau fraiche.
Il fut sacré évêque pour le diocèse de Qift par le pape Dami en (دميانوس)3 en 598 après Jésus Christ. Il accepta cette nomination car il était appelé par Dieu et dit aux prêtres de son diocèse qu’il n’aurait jamais consenti à cela s’il n’avait pas craint de désobéir à Dieu. Il fut un pasteur attentionné qui veillait au salut de chaque âme qui lui avait été confiée. Par ailleurs il aimait faire l’aumône. Il imposait le respect et nul ne pouvait le regarder en face malgré sa douceur et le plaisir qu’on éprouvait à discuter avec lui. Lorsqu’il montait à l’autel pour célébrer la sainte liturgie eucharistique, son visage resplendissait et les péchés de ses fidèles lui étaient révélés. Il voyait le Saint Esprit descendre sur les saints dons (القرابين المقدسة). De plus, Dieu lui avait accordé le don de prédire l’avenir. De plus il maintenait la porte de sa cellule ouverte et recevait quiconque voulait le voir.
Lorsqu’il sentit venir l’heure de quitter ce monde, abba Pisentius convoqua son disciple Jean pour le lui dire. Puis il réunit ses fidèles, leur fit un dernier sermon et leur recommanda de ne pas l’ensevelir dans des vêtements de valeur mais dans ce qu’il portait. Enfin, il tomba malade quelque peu puis décéda en paix.
Que la bénédiction de ses prières soit avec nous. Amen !
