Explication biblique Personnage de la Bible Les femmes célèbres dans la Bible et l’Histoire

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Les femmes célèbres dans la Bible et l’Histoire
Écrit par Sa Saintete Chenouda III   

 

Extrait d’une conférence donnée par sa Sainteté le Pape en décembre 1977 au Congrès de la Femme.

Les premières femmes

A l’occasion de la fête des mères, souvenons-nous des nombreuses femmes et mères qui se sont distinguées dans l’Histoire:

  • Eve, première femme créée par Dieu,
  • Sara, première femme stérile à enfanter,
  • Sainte Thècle, première femme martyr,
  • Phoebé, première diaconesse,
  • Marie-Madeleine, première femme à annoncer la bonne nouvelle aux apôtres,
  • La mère de Saint Marc, première femme à faire don de sa maison pour en faire une église,
  • La prophétesse Débora, premier juge de Peuple,
  • Abigaïl, première femme à corriger un prophète (elle a conseillé le prophète David),
  • Ruth, qui aimait profondément sa belle-mère,
  • La reine Esther, première femme à sauver un peuple entier,
  • La reine Hélène, première femme à construire et entretenir des églises,
  • Marie, soeur de Marthe et Lazare, première femme à donner l’exemple de la vie de méditation,
  • Paula, mère de Sainte Justuchium, première femme à être supérieure d’un couvent après son veuvage,
  • Sainte Olympias, première femme à devenir secrétaire d’un patriarche (Saint Jean Chrysostome patriarche de Constantinople),
  • Mère Sara, première femme à être la mère spirituelle de moines,
  • Sainte Marie, première et dernière femme à enfanter tout en étant vierge.

 

 

La première vérité est que la femme était nécessaire dans ce monde.

La Genèse nous révèle un fait étonnant de l’histoire de la création: Dieu créa toute chose à la perfection, mais au milieu de cette merveilleuse création, Il vit que quelque chose manquait: « Le Seigneur Dieu dit: Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Genèse 2:18).

Et Dieu combla ce manque en créant la femme, puis « Dieu vit tout ce qu’Il avait fait et voici, c’était très bon » (Genèse 1:31).

Notons que Dieu créa la femme avec un élément plus doux que celui dont provient l’homme.

Dieu créa l’homme de poussière, et il créa la femme à partir du corps de l’homme. La femme a donc été créée en deux étapes: d’abord la création de l’homme, ensuite la création de la femme à partir de l’homme.

Il est faux de dire que la femme a été imposée à l’homme !

Adam avait besoin d’Eve. Toutes les créatures vivantes furent créées par couple, quant à Adam, « il ne trouva point d’aide semblable à lui » (Genèse 2:20). Ce besoin intérieur qu’éprouvait Adam parvint à Dieu qui l’exauça et lui créa une aide semblable à lui, c’est-à-dire du même niveau, et comme lui, à l’image de Dieu et à Sa ressemblance (Genèse 1:26,27).

Et Dieu prit une côte d’Adam, sans douleur, et en créa Eve

Sans douleur, car la douleur n’a été connue qu’après le péché. Dieu fit tomber Adam dans un profond sommeil et lui retira une de ses côtes, accomplissant ainsi la première anesthésie au monde. Eve fut, et Adam s’en réjouit: « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l’appellera femme parce qu’elle a été prise de l’homme » (Genèse 2:23).

Adam et Eve formaient un seul corps avant d’être mariés.

Et ce, car ils provenaient d’un même corps. Remarquons, dans l’histoire de la création, qu’Eve, bien que différente d’Adam sexuellement et physiquement, lui était égale en nature, en pouvoir, en grâces et en dons. Elle était à la même image divine, ainsi qu’il a été dit que Dieu les créa à Son image, homme et femme. (Genèse 1:27). Il les bénit ensemble, Ensemble, Il leur donna le même pouvoir sur les animaux de la terre, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer. La femme fut d’abord appelée femme car elle a été prise de l’homme, mais après le péché, après avoir enfanté, Adam l’appela Eve car elle est la mère de tous les vivants (Genèse 3:20).

La femme a eu un rôle dirigeant tout au long de l’histoire.

Des femmes sont devenues reines, soit par héritage, soit en épousant des rois. La reine Esther n’était pas une dirigeante du simple fait d’être l’épouse d’un roi, mais elle a effectivement eu à diriger le peuple juif. Dans l’histoire de l’Egypte, nous connaissons la reine Hatchepsout qui a pu, par la force de sa pensée et de sa personnalité, exercer son ascendant sur tous ses frères qui étaient rois. De même, la reine Cléopâtre a pu soumettre tous les rois qu’elle a fréquentés.

Dès le commencement, la femme a eu un rôle dirigeant. Ainsi, Eve, hormis le rôle qu’elle a joué en incitant l’homme au péché, a de toute façon influencé et dirigé Adam. La femme a donc été dotée des qualités de leader dès le commencement. Je dis cela pour prouver que la femme est tout à fait apte à diriger.

Comme exemple, nous pouvons citer Abigaïl qui a dirigé le roi David.

David a loué sa sagesse: « Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m’a empêché en ce jour de répandre le sang, et qui as retenu ma main ». Il lui dit aussi: « Vois, j’ai écouté ta voix, et je t’ai favorablement accueillie » (1 Samuel 33,35). L’homme qu’Abigaïl a commandé était un prophète et un chef d’armée. L’Esprit de Dieu était sur lui et il était l’oint du Seigneur. (1 Samuel 16:12,13).

Souvenons-nous de Déborah dans l’Ancien Testament

Déborah était juge en Israël. Elle siégeait sous le palmier qui fut appelé « le palmier de Déborah », et les enfants d’Israël venaient à elle pour être jugés. Elle était aussi prophétesse de Dieu (Juges 4:4,5). Elle dirigea le peuple d’Israël et même le chef de son armée, Barak fils d’Abinoam qui refusa de partir au combat sans elle, et lui dit: « Si tu viens avec moi, j’irai, mais si tu ne viens pas avec moi, je n’irai pas » (Juges 4:8). Déborah vint avec Barak, et elle fut à l’origine de la victoire d’Israël et de l’écrasement de Sisera.

Souvenons-nous aussi de Sainte Macrina qui guida spirituellement ses frères, qui étaient des saints.

Elle était la mère spirituelle de Saint Basile le Grand, archevêque de Césarée. Elle était aussi le guide spirituel de son frère Saint Grégoire de Nayziance, et de son frère Saint Pierre, évêque de Spasate. Enfin, elle était la mère spirituelle de nombreuses moniales.

Plusieurs saintes étaient des guides pour des moines

Ainsi, Sainte Mélanie, la célèbre moniale, était le guide spirituel de Saint Mar Ogris. De même, Sainte Sara (Mère Sara) était la conseillère de nombreux moines qui se confiaient à elle.

N’oublions pas Sainte Damienne, moniale et martyr, qui a conduit son père au repentir et au martyre.

Enfin, parmi les femmes douées d’autorité, citons Sainte Monique

Par le bon exemple, par ses prières et ses larmes, elle a conduit son fils Augustin à la vie de la foi et du repentir.
Par ces exemples, je voudrais montrer que la femme n’est pas moins apte à diriger que l’homme.

Dans le même ordre d’idées, la femme ne manque ni de courage ni de foi

Combien de femmes martyrs, à travers l’histoire, ont enduré les pires souffrances. De manière générale, la femme est réputée endurante. Citons Mère Dolagie qui a vu ses enfants égorgés sur ses genoux, alors qu’elle les exhortait au martyre. Citons aussi Mère Sophie qui a encouragé ses trois filles au martyre, et Sainte Théodora qui a été conduite de force dans une maison de prostitution et a été sauvée par un jeune homme vêtu en soldat. Mais le jeune homme fut puni pour son acte, et condamné à mort. Quand Sainte Théodora l’apprit, elle accourut et lui dit: « Veux-tu me voler ma couronne ? », et elle se présenta au martyre.

N’oublions pas Sainte Catherine et l’influence qu’elle a eue. Souvenons-nous de Sainte Justine et de la peur qu’elle inspirait au démon qui avait peur d’entendre son simple nom. Cette grande Sainte a pu conduire Cyprien le magicien à la foi.

Les femmes était des pionnières de premier plan dans le Service de l’Eglise

Elles suivaient le Christ et étaient Ses disciples. Saint Luc fait mention de quelques unes d’entre elles dans son Evangile puis termine en disant: « ... et plusieurs autres qui l’assistaient de leurs biens » (Luc 8:2,3). Les Actes des Apôtres font mention de Phoebé, disciple de Saint Paul qui était diaconesse de l’Eglise de Cenchrées. (Romains 16:1,2). Elle aidait les autres et a écrit certaines des épîtres de Saint Paul (Romains 16:28). Enfin, n’oublions pas les maisons des vierges et des veuves, et leur service (1 Timothée 5).

De nombreuses femmes de l’ère apostolique ont fait don de leur maison pour en faire des églises.

La maison de la mère de Saint Marc est devenue la première église de la Chrétienté (Actes 12:12). A la fin de son épître aux Romains, Saint Paul demande: « Saluez Prisca et Aquilas, mes compagnons d’oeuvre en Jésus-Christ, qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie ... (et) l’Eglise qui est dans leur maison » (Romains 16:3-5).

N’oublions pas la première de toute ces femmes: la Vierge Marie.

Dès que Sainte Elizabeth entendit la salutation de Marie, elle fut remplie de l’Esprit Saint et l’enfant tressaillit de joie dans son sein (Luc 1:41). Dans la Louange nous chantons: « Tu t’es élevée, Marie, au-dessus des Chérubins et tu as dépassé les Séraphins ». Dans nos hymnes, la Sainte Vierge est citée avant les archanges.

Marie représente la virginité, Elizabeth représente le mariage et Anne, la prophétesse représente le veuvage. Elles font toutes partie de l’histoire de la Nativité du Christ.