Chapitre 1: La Sainte Vierge notre mère

Aucune femme au monde n’a été l’objet de tant de prophéties dans l’Ancien Testament et n’a joui d’un si grand intérêt dans la Bible comme la Sainte Vierge Marie.

L’Ancien Testament nous offre bien des symboles la concernant, et le Nouveau Testament présente sa biographie, le Magnificat et le miracle opéré par son intercession.

Nombreux sont les hymnes de glorification et les méditations sur la Sainte Vierge enregistrés dans les ouvrages des Pères, et glorieux sont les titres que l’Eglise lui donne et qu’elle puise dans l’Ecriture Sainte.

Elle est notre mère à tous, Notre Dame, la fierté de notre race, la Reine qui se tient à la droite du Roi, la Vierge toujours vierge, la chaste, la pleine de grâces, la Sainte Marie, la Mère puissante qui vient à notre secours, la miséricordieuse, la Mère de la Lumière, de la miséricorde et du salut, la vraie vigne.

L’Eglise l’élève au dessus du rang des archanges, en lui disant dans ses louanges et ses hymnes :

« Vous vous êtes élevée, Marie, au dessus des Chérubins, et vous avez transcendé les Séraphins. »

C’est Marie qui a été élevée au temple, qui a mené, dès son enfance, une vie de prière et de méditation, devenant ainsi le vase sacré choisi par Dieu pour y venir habiter.

De nombreuses générations ont attendu la naissance de cette Vierge afin que, par elle, soit réalisée « la plénitude du temps ».

C’est elle qui a éliminé la honte causée par le péché d’Eve et qui a sauvé la réputation de la femme après la chute. Elle est la Mère de Dieu, la Vierge toujours vierge.

Elle est la Vierge qui, durant l’enfance du Christ, est venue dans notre pays et y a vécu pendant des années au cours desquelles elle a sanctifié et béni notre territoire.

C’est elle qui fait des miracles innombrables que nous commémorons par des fêtes organisées dans les lieux où ils ont été opérés.

La Sainte Vierge ne nous est pas étrangère ; son amour a été profondément enraciné dans le cœur des coptes, émanant de la doctrine et affermi par l’expérience personnelle.

Qu’il est grand l’honneur accordé à notre pays par sa visite dans le passé et par son apparition sur les coupoles de son église à Zeitoun depuis de nombreuses années.

Aucune femme dans le christianisme n’a été l’objet de tant d’amour de la part des fidèles comme la Sainte Vierge Marie.

En Egypte, la plupart des églises célèbrent sa fête, et dans le rite, nombreux sont les louanges, les cantiques, les hymnes de glorification, les chants et les doxologies qui lui sont consacrés, surtout au cours du mois de Kiahk (durant le jeune de l’Avant). Nos frères catholiques lui consacrent un entier dénommé le mois de Marie.

Plusieurs monastères en Egypte portent le nom de la Sainte Vierge, tel le Monastère dit de la Sainte Vierge pour les paramos, le Monastère dit des syriens, le monastère de la Sainte Vierge nommé « Al Moharrak », autrement dit, le quart des monastères actuels, comme il y a aussi un couvent de religieuses en son nom de Haret Zoueila au Caire ; et nombreux sont les monastères et les écoles érigés en son nom en Occident.

 

I. Les Eglises les plus anciennes portant le nom de la Sainte Vierge

L’église la plus ancienne édifiée en son nom durant l’ère apostolique est celle de Philippes, la plus ancienne en Egypte date de l’époque du pape copte Thaoné, le seizième patriarche (en l’an 274 ap. J.C.)

Une des églises les plus célèbres édifiés au nom de la Sainte Vierge est celle du monastère appelé « Al Moharrak », consacrée à l’époque du patriarche Théophile (23eme patriarche), au début du cinquième siècle (le 6 du mois copte Hator), de même que les églises qui ont été construites dans les lieux qu’elle a visités en Egypte.

Il y a aussi en Occident deux églises coptes orthodoxe au nom de « la Vierge de Zeitoun », l’une en France et l’autre à Vienne.

 

II. Grandeur de la Sainte Vierge

La grandeur de la Sainte Vierge a été décrétée par le Saint Concile Œcuménique d’Ephèse, réuni en l’an 431 ap. J.C. et auquel ont assisté deux cents évêques venus de diverses parties du monde. Ce concile a établi l’introduction du credo dans lequel nous disons : « Nous vous vénérons, ô Mère de la Vraie Lumière, et nous vous glorifions, ô Vierge Sainte et Mère de Dieu, parce que Vous avez donné naissance pour nous au Sauveur du monde, Qui est venu et a sauvé nos âmes. »

Sur quels fondements le Concile Œcuménique a-t-il établi cette introduction ? En voici les causes :

La Vierge : c’est la sainte qui a été et sera toujours béatifiée par les générations, tel que le signale le Magnificat :

« Oui désormais toutes les générations me diront bienheureuse »

L’Eglise la dénomme la Reine, comme le signale le psaume :

« La Reine est à votre droite »

C’est pourquoi d’ailleurs plusieurs artistes, en dessinant l’icône de la Sainte Vierge, mettent une couronne sur sa tête et la placent à la droite de Notre Seigneur Jésus Christ.

Sa vénération est soulignée par le salut que lui a fait l’ange Gabriel en lui disant : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi … car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » ; cela signifie qu’elle a trouvé une grâce spéciale auprès de Dieu, comme le témoigne aussi Sainte Elizabeth qui « poussa un grand cri et dit : ‘Bénie es tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! ».

Devant la grandeur de la Sainte Vierge, sainte Elizabeth ressentit sa propre médiocrité. Quoiqu’elle savait que sont propre fils « sera grand devant le Seigneur, (qu’) il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère et (qu’) il marchera devant Lui avec l’esprit et la puissance d’Elie », elle fut envahit par le sentiment de son indignité et s’écria :

« Comment m’est il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? »

L’un des arguments les plus évidents de la grandeur de la Sainte Vierge et de sa dignité auprès de Dieu est qu’Elizabeth « fut remplie d’Esprit Saint », et l’enfant tressaillit d’allégresse » dans son sein des qu’ « elle eut entendu la salutation de Marie ». La révélation divine dit à ce propos :

« Et il advint, dès qu’Elizabeth eut entendu la salutation de Marie, que l’enfant tressaillit dans son sein et Elizabeth fut remplie d’Esprit Saint ».

C’est vraiment là une grandeur inouïe que la seule salutation de la Sainte Vierge remplisse Elizabeth de l’Esprit Saint. De quel saint peut on en dire autant ? Mais voici le témoignage d’Elizabeth : « Car, vois tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mon oreille, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein. »

Quand Elizabeth a été remplie de l’Esprit Saint, elle a acquis le don de la prophétie et de la révélation.

Ainsi a-t-elle su que la Sainte Vierge était la Mère de son Seigneur ; que celle-ci avait « cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur » ; elle a compris que le tressaillement de l’enfant en son sein était dû à l’allégresse qu’il ressentit en présence de l’Enfant Divin qui se trouvait dans le sein de la Sainte Vierge, aussi s’est elle écriée : « Béni (est) le Fruit de ton sein ».

La grandeur de la Sainte Vierge se révèle par le fait que le Bon Dieu l’ait choisie parmi toutes les femmes du monde…

Elle est la seule femme que l’Economie Divine a attendue des milliers d’années et qu’elle trouva méritant ce grand honneur que l’ange Gabriel a révélé en disant : « l’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te prendra sous son ombre c’est pourquoi l’Etre Saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu ».

Par sa grandeur, la Saint Vierge s’élève au dessus de toutes les femmes.

Voilà pourquoi la Révélation divine a dit d’elle :

« Nombres de femmes ont accompli des exploits, mais toi, tu les surpasses toutes ! ».

C’est peut être dans ce texte de la Bible que l’Eglise a puisé cette louange à la Sainte Vierge : « Toutes sortes de dignité ont été accordées à bon nombre de femmes, mais aucune d’elle n’a joui de la dignité qui vous a été accordée. »

Cette Vierge sainte était dans la pensée et  l’économie de Dieu dès le commencement.

Quand Dieu a promis le salut à nos Premiers Parents, il leur a dit que le « lignage » de la femme « écrasera la tête du serpent ». Cette femme, c’est la Sainte Vierge, et son lignage, c’est le Christ Qui a écrasé la tête du serpent sur la croix.

 

III. Une vie entourée de miracles

 

Les miracles dans la vie de la Sainte Vierge commencent bien avant sa naissance et se poursuivirent même après sa mort.

1. Sa conception a eu lieu par miracle d’un père et d’une mère stériles, et elle a été annoncée à ses parents par un ange.

2. Ses fiançailles ont eu lieu par un miracle divin qui a choisi le fiancé qui prendra soin d’elle.

3. La conception du Christ dans son sein a eu lieu par un miracle, car elle était vierge et elle l’est demeurée même après l’enfantement.

4. Lors de sa visite à Sainte Elizabeth, lorsque celle-ci a entendu son salut, l’enfant « a tressailli d’allégresse » en son sein, et elle fut remplie « d’Esprit Saint ».

5. D’innombrables miracles se sont produits lors de sa visite en Egypte, entre autres la chute des idoles.

6. Le premier miracle accompli par Notre Seigneur Jésus Christ en Cana de Galilée a eu lieu grâce à son intercession.

7. Le miracle de la fonte du fer qui a sauvé la vie de l’Apôtre Matthias a eu lieu grâce à sa prière.

8. A sa mort, Le Christ Lui-même est venu recevoir son esprit.

9. Dieu a puni les Juifs qui ont essayé d’outrager son corps après sa mort.

10. L’ascension de son corps au ciel a eu lieu par un miracle.

11. Les innombrables miracles qui se sont produits par son intercession dans diverses parties du monde ont été enregistrés dans bien des ouvrages.

12. Son apparition dans divers endroits, et surtout celle qui a eu lieu sur les coupoles de son église à Zeitoun et celle de Papadoublo à Choubrah, banlieue du Caire, son autant de miracles.

Ceux si se poursuivent partout dans le monde, et se poursuivront toujours, en témoignage de la dignité de cette sainte.

 

IV. Le jeune dit de la Sainte Vierge

 

L’Eglise a fixé la date du 1er Misra selon le calendrier copte (qui correspond au 7 Août) comme le commencement du jeune dit de la Sainte Vierge. Les fidèles accordent à ce jeune un grand intérêt et le pratique avec austérité ; certains y ajoutent encore plusieurs jours, à cause de leur grand amour pour la Sainte Vierge.

Le jeune portant son nom est l’association de réunions spirituelles dans la plupart des églises.

Un programme spirituel est établi comprenant un sermon donné tous les jours et des messes quotidiennes dans certaines églises, même celles qui se portent pas le nom de la Sainte Vierge.

Une grande fête lui est célébrée dans son ancienne église à Mostorod (banlieue du Caire).

Des fêtes d’autres sont aussi célébrées au cours de ce jeune. Par exemple, celle de Saint Georges dans les monastère de Mit Damsis et dans celui de Rosaykat au cours de la seconde moitié du mois d’Août, et celle de Saint Macaire le Grand.

Au cours du même jeune, l’Eglise organise des fêtes pour certaines saintes célèbres.

Parmi elle, citons Saint Baïssa (le 2 Misra qui correspond au 8 Août), Saint Yulita (le 6 Misra qui correspond au 12 Août), et Sainte Marina (le 15 Misra qui correspond au 21 Août).

Nous y célébrons aussi la fête de la transfiguration glorieuse de Notre Seigneur Jésus Christ le 13 Misra (qui correspond au 19 Août).

Au cours du même mois, le 7 Misra (qui correspond au 13 Août), l’Eglise commémore l’Annonciation par l’ange Gabriel à Saint Joachim de la naissance de la Sainte Vierge Marie.

Or, le jeune dit de la Sainte Vierge n’est pas la seule occasion où l’Eglise de la glorifie ; il y a tout un mois copte appelé le mois de Kiahk qui abonde en louanges, en hymnes de glorification et en doxologies en son honneur.

Les coptes en Egypte, et surtout les femmes, accordent un grand intérêt à ce jeune.

Plusieurs d’entre eux n’y mangent que des aliments cuits avec de l’eau et du sel (sans huile), et certains fidèles y ajoutent – par un vœu – une troisième semaine. D’autres y font le vœu de garder l’abstinence jusqu’à  l’apparition des étoiles dans le ciel…

Quel est donc le secret de tout cet intérêt ?

Premièrement : l’amour des coptes pour la Sainte Vierge qui a rendu visite à leurs pays de l’a ainsi béni ; aussi ont-ils érigé des églises dans les endroits où elle a vécu.

Deuxièmement : Le nombre considérable de miracles qui se sont produits en Egypte par son intercession, ce qui a incité plusieurs fidèles à considérer l’édification d’une église en son nom comme une grande bénédiction.

Son apparition à Zeitoun, accompagnée de miracles, a sans doute intensifié l’attachement des coptes à la Sainte Vierge et à  son jeune.

 

V. Fêtes de la Sainte Vierge

 

L’église célèbre chaque année une seule fête pour chaque saint ; cette fête correspond soit à la date de sa mort ou de son martyre, soit à celle de la découverte de ses reliques, d’un miracle accompli par son intercession ou de l’édification d’une église en son nom …

… alors qu’elle consacre plusieurs fêtes à la Sainte Vierge dont :

1. L’annonciation de sa naissance le 7 Misra (mois copte) par l’ange de Dieu à son père Joachim qui fut rempli de joie lui et sa femme Anne ; aussi l’ont-ils vouée à Dieu.

2. Son anniversaire célébré par l’Eglise le 1er Bachams (mois copte).

3. La fête de son entrée au temple (le 3 Kiahk) pour être consacrée au service de Dieu dans la résidence réservée aux vierges.

4. Celle de sa venue en Egypte avec Le Christ et Saint Joseph (le 24 Bachans).

5. Celle de sa mort (le 21 Touba). L’Eglise y célèbre aussi les miracles qui se sont produits le même jour, alors que les Apôtres l’entouraient, excepté Saint Thomas qui accomplissait sa mission aux Indes.

6. La fête mensuelle de la Sainte Vierge, célébrée le 21 de chaque mois copte, en mémoire de sa mort le 21 Touba.

7. Celle de l’ascension de son corps au ciel, célébrée par l’Eglise le 16 Misra, qui correspond à la date du 22 Août. Cette fête est précédée par un jeune dont la durée est de quinze jours.

8. Celle où l’on célèbre le miracle de la fonte du fer produit par son intercession, le 21 Baouna, en mémoire de la libération de l’Apôtre Saint Matthias et ses compagnons, lorsque les chaînes de fer avec lesquelles ils étaient attachés et fondu.

L’on célèbre aussi la date de l’édification de la première église au nom de la Sainte Vierge à Philippes.

Le rite de ces fêtes se caractérise par des hymnes particuliers et des doxologies dont plusieurs comprennent des prophéties et des symboles de la Sainte Vierge mentionnés par l’Ancien Testament.

9. La fête de son apparition à Zeitoun le 2 Avril 1968 (24 Baramhat) sur les coupoles de l’église édifiée en son nom, apparition qui a duré des années.

Sans compter que l’Eglise consacre des hymnes et des louanges en l’honneur de la Sainte Vierge pendant tout le mois de Kiahk (mois copte qui va du premier tiers de Décembre jusqu’au 7 janvier.)

VI. La Sainte Vierge dans la doctrine de l’Eglise

 

L’Eglise Copte Orthodoxe réserve à la Sainte Vierge l’honneur qui lui est dû sans exagération ni amoindrissement de sa valeur.

1. Selon la doctrine de l’Eglise Copte, elle est la Mère de Dieu (la Theotokos), et non la mère de Jésus, comme l’ont prétendu les Nestoriens contre lesquels a lutté Saint Cyrille d’Alexandrie et que le Saint Concile Œcuménique d’Ephèse a excommuniés.

2. L’Eglise Copte croit aussi que le Saint Esprit a sanctifié le sein de la Vierge pendant la période de la conception du Christ, comme l’ange le lui a annoncé en disant : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très Haut de prendra sous Son ombre ; c’est pourquoi l’Etre Saint Qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »

Du fait de la sanctification du sein de la Sainte Vierge par l’Esprit Saint, l’Etre conçu par elle n’est pas souillé par le péché originel. Quant à la Sainte Vierge elle-même, elle a été conçue par sa mère comme le reste de l’humanité ; aussi a-t-elle dut dans le Magnificat : « Et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur. »

C’est pour l’Eglise Copte n’admet pas la doctrine de nos frères catholiques selon laquelle la Sainte Vierge a été conçue sans être souillée par le péché originel.

3. Elle croit en  l’intercession de la Sainte Vierge, et l’élève au dessus de celle des anges et des archanges, car elle est la Mère de Dieu et la Reine assise à la droite du Roi.

4. L’Evangile appelle la Sainte Vierge la « comblée de grâce. »

Malheureusement, la traduction de Beyrouth de la Sainte Bible, amoindrissement sa valeur, traduit ce titre par l’expression « à qui la grâce est accordée »… Or, la grâce est accordée à tous les êtres humains. Quant à la Sainte Vierge, elle est comblée de grâce… cependant, la grâce ne signifie guère l’infaillibilité.

5. L’Eglise Copte croit que la Sainte Vierge est demeurée vierge.

Nos frères protestants sont les seuls à faire exception à cette règle, affirmant qu’elle a eu d’autres enfants que Le Christ.

6. L’Eglise Copte croit de même en l’ascension du corps de la Sainte Vierge qu’elle célèbre le 16 Misra.

 

VII. Titres et symboles de la Sainte Vierge

 

    1. Quant à sa grandeur et sa relation avec Dieu
    2. Nous l’appelons la Reine, assise à la droite du Roi.
      Nous nous souvenons ici de ces paroles du psaume : « La Reine est à Votre droite. » C’est pourquoi dans les icônes, on la représente à droite de Notre Seigneur Jésus Christ, et nous l’appelons dans la Sainte Liturgie Eucharistique « notre Dame et notre Reine à tous. »
    3. Nous l’appelons aussi « notre Mère la Sainte Vierge », parce que sur la croix, Notre Seigneur Jésus Christ a dit à son disciple bien aimé Jean : « Voici ta mère ».
    4. Elle est comparée à l’échelle de Jacob ; cette échelle qui « était dressée sur la terre », alors que « son sommet atteignait le ciel », était le symbole de la Sainte Vierge qui, par la naissance du Christ, a conduit au ciel les habitants de la terre.
    5. Elle est aussi appelé l’Epouse, parce qu’elle est la véritable Epouse de Dieu de la Gloire et parce que c’est en elle que se sont réalisées les paroles de Dieu dans le psaume :
      « Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille,
      Oublie ton peuple et la maison de ton père, alors le Roi désirera ta beauté :
      Il est ton Seigneur, prosterne toi devant Lui ! »
      C’est pourquoi d’ailleurs on l’appelle aussi l’amie de Soliman, c'est-à-dire la Vierge du Cantique des Cantiques. Et le psaume 45 poursuit en disant d’elle :
      « Vêtue de brocarts, la fille du roi est amenée
      Au-dedans vers le roi, des vierges à sa suite. »
    6. L’Eglise appelle la Sainte Vierge la belle colombe, car nous nous souvenons de la colombe que Noé avait lâchée après le déluge et qui revint vers lui avec un rameau d’olivier tout frais dans le bec qui était le symbole de la paix, et qui lui annonçait qu’il était sauvé des eaux du déluge. Par ce titre, le prêtre encense devant son icône en sortant du sanctuaire en disant : « Je te salue, ô Vierge Marie, la belle colombe. »
      On la compare à la colombe pour sa simplicité, sa pureté et l’œuvre de l’Esprit Saint en elle ; et comme la colombe a annoncé à Noé le salut après le déluge, elle nous a annoncé le salut par l’œuvre du Christ.
    7. Elle est aussi comparée au nuage, tout d’abord à cause de sa supériorité, et ensuite parce que c’est ainsi qu’elle a été comparée dans la prophétie concernant sa venue en Egypte :
      « Oracle sur l’Egypte :
      Voici que le Seigneur, monté sur un nuage léger, vient en Egypte. Les faux dieux d’Egypte chancellent devant Lui, et le cœur de l’Egypte défaille en elle. »
      Le mot nuage indique sa supériorité, comme il symbolise Notre Seigneur venant avec les nuées.
    8. Quant à sa grandeur et sa relation avec Dieu
    9. On a dit d’elle qu’elle était la Mère de Dieu (la Theotokos).
      Ce titre lui a été donné par le Saint Concile Œcuménique d’Ephèse en l’an 431 ap. J.C. et auquel Saint Cyrille le Grand a tenu en répondant aux Nestoriens. C’est d’ailleurs avec le titre de « Mère de mon Seigneur » que sainte Elizabeth lui a adressé la parole.
    10. On l’appelle aussi l’encensoir doré, et quelquefois l’encensoir d’Aaron. Quant à la braise qui se trouve à l’intérieur de l’encensoir, elle représente, par le charbon, la nature humaine du Christ, et par le feu, Sa nature divine, telle que le dit l’Ecriture Sainte : « Notre Dieu est un feu consumant. »
    11. On le dénomme aussi « le second Ciel », car tel que le Ciel est la demeure de Dieu, la Sainte Vierge, lors de sa sainte conception, était la demeure de Dieu.
    12. On l’appelle aussi la Cité de Dieu, parce qu’en elle s’est accomplie cette prophétie du psaume 87 :
      « Il parle de toi pour ta gloire, Cité de Dieu. »
      Elle est de même la « Cité du Grand Roi », parce qu’en elle se sont réalisées certaines prophéties sur Jérusalem ou Sion, tel qu’il a été dit dans le même psaume :
      « Mais de Sion l’on dira :
      Tout homme y est né
      et Celui qui l’affermit, c’est le Très Haut. »
    13. En cette qualité, on la dénomme la Vigne qui a porté la grappe de la vie, c'est-à-dire Notre Seigneur Jésus Christ. C’est sous ce titre que l’Eglise implore son intercession dans la prière de la troisième heure, en disant : « O Mère de Dieu, vous êtes la véritable Vigne qui a porté la grappe de vie. »
    14. En sa qualité de Mère de Dieu, on lui attribue d’autres titres dont : le Mère de la Lumière Véritable, parce qu’on a dit du Christ : « Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme. »
      Pour la même raison, elle est appelée la Candélabre d’or parce qu’elle a porté La Lumière en son sein, et la Mère du Très Saint parce que l’ange lui a dit dans l’Annonciation : « C’est pourquoi l’Etre Saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »
      Elle est aussi la Mère du Sauveur, parce que Notre Seigneur Jésus est le Sauveur du monde : « Qui sauvera son peuple de ses péchés. »
    15. Le buisson ardent que le prophète Moïse a vu dans le désert nous offre un autre symbole :
      C’est parce qu’affirme une de ses louanges qui dit : « Le buisson que le prophète Moïse a vu dans le désert, est symbole de la bienheureuse Mère de La Lumière, car elle a porté pendant neuf mois le feu ardent de la Divinité dans son sein sans qu’il ne lui porte préjudice. » En fait, le feu qui s’embrasait dans le buisson était le symbole de la Divinité car « Notre Dieu est un feu consumant », tel que l’affirme l’Apôtre Saint Paul alors que le buisson lui-même était le symbole de la Sainte Vierge.
    16. L’arche d’alliance est un autre symbole de la Sainte Vierge.
      L’arche était « en bois d’acacia » inaltérable et plaqué « d’or pur, au-dedans et au dehors », symbole de la pureté et de la majesté de la Vierge. Or, dans l’arche « se trouvaient une urne d’or contenant la manne, le rameau d’Aaron qui avait poussé et les tables de l’alliance. » qui représentaient dans leur ensemble un symbole du Verbe Incarné dans le sein de la Vierge.
    17. C’est pourquoi l’Eglise compare la Vierge à « l’urne contenant la manne », parce que la manne est le symbole de Notre Seigneur Jésus Christ qui est « le pain (de vie) qui vient du ciel, le vrai, car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde. »
      Puisque notre Seigneur Jésus Christ est comparé à la manne, l’on pet donc comparer la Sainte Vierge à l’urne contenant la manne, parce qu’elle a porté en son sein le Pain Céleste.
    18. La Sainte Vierge est comparée de même au rameau d’Aaron qui a poussé, Celui-ci avait bourgeonné : des bourgeons avaient éclos, des fleurs s’étaient épanouies et des amandes avaient mûri ; cela a eu lieu par miracle puisque le rameau n’a pas de vie en lui-même qui lui permette de bourgeonner et de donner des fleurs et des fruits. Ce rameau était le symbole de la virginité de Sainte Marie qui, selon la nature, ne pouvait engendrer un enfant, mais qui a enfanté Le Christ par miracle, tel que le chante l’Eglise dans la louange du dimanche consacrée à la Sainte Vierge.
    19. Elle est comparée à la Tente de la rencontre et au dôme de Moïse.
      Car le Seigneur signalait Sa présence par la gloire qui enveloppait la Tente de la Rencontre. Or, le Seigneur est venu habiter dans le sein de la Vierge. Dans les deux cas, Dieu a exprimé Son amour pour Son peuple. Ainsi disons nous dans une des psalmodies : « Nous vous comparons au dôme que Moïse a fait sur le Mont Sinaï et que Dieu habitait. »
    20. Elle est aussi dénommée le Porche oriental vu par le prophète Ezéchiel et duquel Dieu a dit : « Ce porche sera fermé. On ne l’ouvrira pas, on n’y passera pas, car le Seigneur, le Dieu d’Israël, y est passé. Aussi sera-t-il fermé. » Il ajoute ailleurs, « et voici que le gloire du Dieu d’Israël arrivait du coté de l’Orient. » « La gloire du Seigneur arriva au Temple par le porche qui fait face à l’Orient » et « emplissait le Temple. » Ce porche qui « sera fermé » symbolisait la virginité – à jamais scellée – de Sainte Marie qui était originaire d’un pays d’Orient.
    21. Comme la Sainte Vierge est le porche de l’orient, elle est dénommée de même la porte de la Vie et la porte du Salut :
      Le prophète Ezéchiel dit à ce propos que, par ce porche, Le Seigneur « entrera et c’est par là qu’Il sortira ».
      Or si Notre Seigneur Jésus Christ est lui-même la Vie, la Sainte Vierge est la porte de la Vie. Il a dit d’ailleurs Lui-même : « Je suis la Résurrection et la Vie. » C’est pourquoi elle est la porte de la Vie d’où Notre Seigneur est sorti, accordant la vie à tous ceux qui croient en Lui …
      Si Notre Seigneur est le Sauveur Qui a assuré le salut au monde entier, car Il « est venu chercher et sauver ce qui était perdu » par conséquent, la Sainte Vierge est la porte du Salut.
      Il n’est pas étonnant qu’elle soit appelée la porte, dénomination qui a été de même donné à l’Eglise. A ce propos, notre père Jacob a dit de Béthel : « Que ce lieu est redoutable ! Ce n’est rien de moins qu’une maison de Dieu et la porte du ciel ! ».
    22. On a comparé la Sainte Vierge au Saint des Saints, où seul le grand prêtre avait le droit d’entrer une fois par an pour offrir le sacrifice d’expiation des péchés de tout le peuple. Or, le Dieu de la Gloire est venu dans le sein de la Vierge une seule fois afin de racheter les péchés du monde entier.

Chapitre 2 Vertus de la Sainte Vierge

I. Vie d’humilité

 

 

L’humilité était la condition fondamentale requise de la personne de qui devrait naître le Dieu de Gloire.


Il était essentiel qu’Il naisse d’une personne humble capable de supporter la gloire de l’Incarnation Divine par son intermédiaire, celle de la venue du Saint Esprit sur elle, de l’enfantement de Notre Seigneur et de la béatification de toutes les générations. Elle devait être capable de garder son cœur de tout orgueil devant l’humilité d’Elizabeth qui lui dit : « Et comment m’est il donné que vienne à moi la Mère de mon Seigneur ? », devant toutes les apparitions des anges ; le prosternement des mages devant son Fils, les miracles innombrables effectués par Notre Seigneur en Egypte et surtout la lumière de son Fils dans son sein.

 

C’est pourquoi il a fallu que vienne la « plénitude du temps » où naîtra cette personne qui donnera naissance au Fils de Dieu.


En fait, l’humilité de la Sainte Vierge s’est révélée dans les différents épisodes de sa vie.

  1. Lorsque l’ange lui a annoncé qu’elle serait la Mère de Dieu, elle a répondu : « Je suis la servante du Seigneur », c'est-à-dire Son esclave et Sa servante et la gloire immense qui lui a été accordée n’a point affecté son humilité.

    Au contraire, c’est à cause de celle-ci que Dieu lui a accordé cette gloire, car « il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante », faisant pour elle de « grandes choses »
  2. Dès qu’elle eut entendu qu’Elizabeth était dans son sixième mois et bien qu’elle portait dans son sein le Dieu de la Gloire, elle est partie immédiatement, faisant un dur voyage à travers les régions montagneuses afin de la servir, et elle est restée chez elle pendant environ 3 mois, jusqu’à ce que le temps fut accompli où Elizabeth devait enfanter.
  3. Elle n’a jamais parlé de la gloire qui lui a été accordée par suite de l’Incarnation Divine.

II. Vie de soumission à Dieu

  1. La Sainte Vierge a mené dans le temple une vie pure et sainte, mais au moment où on lui a demandé de quitter ce lieu saint, elle n’a pas protesté et n’a fait aucune objection, tel que le font bien des femmes qui se plaignent, protestent et discutent les lois canoniques leur interdisant de rentrer à l’église pendant certaines périodes.
  2. Elle voulait vivre sans mariage, mais quand elle a reçu l’ordre de vivre sous la tutelle d’un homme, comme l’exigeaient les coutumes à cette époque là…
    … elle n’a pas protesté et elle a accepté de vivre sous la tutelle d’un homme, comme elle a accepté de quitter le Temple.
    Elle était totalement soumise à la volonté divine, sans objection, sans résistance et sans protestation.
  3. Elle était résolue à demeurer vierge, et elle n’a jamais pensé être mère. Mais lorsque Dieu a voulu qu’elle le soit en faisant venir sur le Saint Esprit, elle n’a pas discuté ; bien au contraire, elle a répondu en disant son expression célèbre : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole ! »
    Voila pourquoi le Bon Dieu lui a accordé le don de la maternité tout en lui gardant la virginité, et elle est devenue mère, ce à quoi elle n’avait jamais pensé…
    Par sa soumission à la volonté divine, elle est devenue la Mère de Dieu … plus encore, la plus honorable des mères.
  4. Lorsqu’elle a reçu l’ordre de fuir en Egypte, elle a fui.
    Et quand elle a reçu ensuite l’ordre de quitter l’Egypte, elle retournée dans son pays.
    Enfin, lorsqu’elle a reçu l’ordre de quitter Bethléem et de vivre à Nazareth, elle a obéi.
    La Sainte Vierge était une personne calme, soumise à Dieu, sans discussion. C’est pourquoi le Seigneur « a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante », faisant pour elle de « grandes choses ».
  5.  

III. Vie d’endurance

 

Ayant perdu ses parents dès l’âge de huit ans, la Sainte Vierge a enduré la vie d’orpheline.

Encore enfant, elle a vécu dans le temple, souffrant de la solitude.

Ensuit elle a quitté le temple pour vivre sous la tutelle d’un homme, et elle a accepté la vie de pauvreté.

Lorsqu’elle a enfanté son Fils Unique, elle « Le coucha dans une crèche, parce qu’ils manquaient de place dans la salle. »

La gloire immense qui l’a entourée n’a suscité dans son cœur aucun sentiment d’orgueil.

D’autre part, il lui était impossible de déclarer qu’elle avait tout en demeurant vierge, c’est pourquoi elle a gardé le silence.

De même, elle a supporté, non seulement le dur voyage de la Judée en Egypte, mais aussi d’être chassée d’une ville à l’autre dans ce pays où ils se sont réfugiés, par suite de la chute des idoles devant Notre Seigneur. Elle a enduré l’exil, la pauvreté, « l’épée (qui) lui (a) transpercé l’âme. » par suite de la persécution et des affronts dont son Fils était l’objet, et enfin des souffrances et de l’infamie de la croix.

Or, cette endurance ne l’a point empêchée de se réjouir dans le Seigneur, comme elle l’a dit dans le Magnificat : « Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur ».

IV. La foi et la soumission

Malgré tout ce qu’elle a enduré, elle ne s’est jamais plainte. Lorsque Hérode a menacé de tuer son Fils et qu’elle fut obligé de fuir en Egypte, et lorsque le Christ a été persécuté par les Juifs, elle n’a jamais dit : « Comment donc l’ange m’avait il annoncé qu’Il s’assoirait sur le trône de David Son père et que Son règne n’aurait pas de fin » ? Mais elle a pris patience, et tel que l’a dit Elizabeth, elle « a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ».

Elle a cru qu’elle enfantera tout en demeurant vierge, et cela a été réalisé. Elle a cru que « l’Etre Saint Qui naîtra (d’elle) sera appelé Fils de Dieu », bien qu’Il fut né dans une crèche, et sa foi a été confirmée par les visions qu’elle a eues, les apparitions des anges et par les miracles qui ont été effectués par Le Christ, et elle est restée ferme malgré les persécutions auxquelles il a été exposé …

Même lorsqu’elle L’a vu crucifié, elle a cru en Lui, et c’est alors qu’elle a pu le voir après Sa Résurrection.

V. Le silence, La prière et La méditation

Il était dans l’Economie de Dieu que la Sainte Vierge soit orpheline et qu’elle vive dans le temple.

Car, dans le temple, elle a appris à vivre dans la solitude et le silence et à s’adonner à la prière et à la méditation. Et comme elle a été privée de l’affection et de la tendresse de ses parents, l’amour de Dieu Seul a rempli son cœur.

C’est ainsi qu’elle a consacré son temps à la prière, aux louanges de Dieu, à la lecture de la Bible et à l’étude par cœur de plusieurs versets, ainsi que des Psaumes. Son Magnificat dans la maison d’Elizabeth en est une preuve, car la plupart de ses paroles sont extraites des Psaumes et des versets de la Bible.

Le silence est devenu une des caractéristiques de sa vie spirituelle, et bien que les événements qui ont accompagné la naissance du Christ lui ont permis de voir des choses extraordinaire qui dépassaient peut être son âge de jeune fille, et malgré tous les miracles qui l’ont entourée, les louanges chantées par les anges, le témoignage des bergers et des mages, elle ne s’est pas enorgueillie de la gloire qui lui a été accordée par la naissance du Sauveur et elle n’en a jamais parlé, mais « elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. »

Que la vie de la Sainte Vierge marquée par le silence et la méditation soit pour nous un exemple qui nous incite à méditer beaucoup et à parler peu.

Cependant, quand il a fallu qu’elle parle, elle est devenue la source de la tradition de l’Eglise à laquelle ont puisé les apôtres et les évangélistes en ce qui concerne les évènements et les miracles qui ont eu lieu lors de la fuite en Egypte, et le discours de Notre Seigneur dans le Temple, au milieu des docteurs, à l’âge de douze ans.

VI. Autres vertus

Le Seigneur a choisi cette jeune fille pauvre et orpheline pour être la femme la plus vénérée du monde, car elle possédait des vertus qui valaient mieux que toutes les richesses.

Parmi ces vertus marquant sa sainteté personnelle figure la chasteté, la virginité, la connaissance spirituelle, le service d’autrui et la maternité spirituelle à nos saints Pères les Apôtres.

Le temps nous manque pour mentionner toutes ses vertus …

VII. Sa Béatification

Quelles sont nombreuses les béatifications de la Sainte Vierge.

Elles figurent dans les hymnes et les louanges de l’Eglise, dans les chants consacrés à la Mère de Dieu (Theotokos) et les louanges chantés lors de la célébration de ses fêtes, dans les psalmodies du mois de Kiahk, dans les cantiques de l’Eglise et dans les psalmodies quotidiennes.

Dans les hymnes consacrés aux chœurs des saints et dans ceux où l’on sollicite leur intercession, l’Eglise s’adresse à la Sainte Vierge en premier lieu et demande son intercession avant celle des archanges.

En béatifiant la Saint Vierge, l’Eglise ne fait d’ailleurs que réaliser la prophétie figurant dans le Magnificat :

« Oui désormais toutes les générations me diront bienheureuse »

L’Eglise encense devant son icône et lui adresse le salut. Quelles sont nombreuses les louanges commençant par l’expression copte : « Shere Ne Maria » qui signifie : « Salut à Marie », ou : « Sois pleine d’allégresse, ô Marie », ou encore l’hymne qui signale que David, en jouant sur chacune des dix cordes de sa guitare, mentionne une de ses béatifications.

Nous demandons son intercession dans l’Ajpia (les prières des heures), dans la Sainte Liturgie Eucharistique et dans tous les livres de l’Eglise, le Sénéksar (l’hagiographie des Saints), la psalmodie et les hymnes.

Dans la prière des heures, nous nous adressons à elle dans la troisième partie de la prière de chaque heure, sollicitant son intercession, et aussi dans l’introduction du credo, lorsque nous disons : « Nous vous honorons ô Mère de la Véritable Lumière, et nous vous glorifions, ô Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu … »

Nous mentionnons aussi son nom au début et à la fin de la bénédiction.

Que nous commençons en disant : « Par les prières, les supplications et les exaltations que présente pour nous à tout moment la Mère de Dieu, la sainte et pure Vierge Marie. » Ensuite, après avoir cité les noms des anges, des Apôtres, des prophètes, des martyrs et de tous les saints, nous concluons la prière en disant : « Par la bénédiction de la Sainte Vierge en premier et en dernier lieu. »

VIII. L’icône de la Sainte Vierge

Il y a une différence entre une représentation qui incite à la méditation et une icône selon le rite :

  1. Dans les icônes, la Sainte Vierge doit apparaître portant Notre Seigneur Jésus Christ, en sa qualité de Mère de Dieu.
  2. Elle doit être à sa droite, conformément aux paroles su psaume : « La Reine est à Votre droite. »
  3. En tant que reine, elle porte une couronne sur sa tête, aussi bien que le Christ.
  4. Comme elle est sainte, il doit y avoir une auréole lumineuse autour de sa tête, conformément aux Paroles de Notre Seigneur : « Vous êtes la lumière du monde. »
  5. Puisqu’elle est le second ciel, elle est entourée par des étoiles, des anges et des nuages

Intercédez pour nous, ô très Sainte Vierge Marie, afin que Dieu nous accorde Sa miséricorde

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